Mesures de températures à Yellowstone (Etat du Wyoming / Etats Unis)

drapeau francais.jpgVous trouverez dans la colonne de droite de ce blog les résultats et conclusions de la campagne de mesures de températures des sources chaudes de Yellowstone effectuée en juin-juillet 2010 en relation avec l’Observatoire Volcanologique.

 

drapeau anglais.jpgYou’ll find in the right-hand column of this weblog the results and conclusions of the temperature measurements of Yellowstone hot springs I performed in June-July 2010 in relation with the Yellowstone Volcano Observatory.

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Emerald Pool (Photo: C. Grandpey)

  

Le méthane du Lac Kivu (Rwanda / République Démocratique du Congo)

Il y a quelques mois, je faisais état d’un projet de la République du Congo et du Rwanda d’exploiter conjointement le méthane qui sommeille dangereusement au fond du Lac Kivu. C’est finalement le Rwanda qui vient de lancer l’exploitation de ce gaz. Elle présentera le double avantage d’alimenter en électricité l’ensemble du pays pendant des décennies tout en réduisant le risque d’asphyxie pour les populations qui vivent autour du lac. .

L’extraction du méthane se fait à partir d’une barge installée à proximité de la rive nord. L’eau chargée en gaz (méthane + CO2) est aspirée des profondeurs par un tuyau. Une fois parvenue à la barge, le liquide et les gaz sont tout d’abord séparés, puis un appareil – un « scrubber » – dissocie le méthane du CO2, ce dernier étant ensuite réinjecté dans le lac en même temps que l’eau qui a été pompée. Le méthane, quant à lui, alimente trois gros générateurs qui produisent actuellement 3,6 mégawatts d’électricité, soit plus de 4% des besoins du Rwanda.

Des investisseurs locaux et étrangers sont prêts à dépenser des centaines de millions de dollars dans de nouvelles installations d’extraction du méthane. En particulier, une société américaine a négocié un contrat de 325 millions de dollars avec le Rwanda pour produire 100 mégawatts à partir d’une centrale méthanière. Dans les deux années à venir, le gouvernement rwandais espère produire le tiers de son électricité avec le méthane du Lac Kivu et même exporter une partie de cette énergie vers les pays voisins.

Il ne faut pas oublier que la République Démocratique du Congo a le droit d’exploiter la moitié du méthane du Lac Kivu et une centrale de 200 mégawatts devrait prochainement y être implantée.  

Il ne fait aucun doute que le pompage du méthane et du CO2 va réduire le risque d’une catastrophe comme celle du Lac Nyos au Cameroun, mais il faut maintenant savoir quel impact le rejet du CO2 inutilisé peut avoir sur l’environnement et sur les populations.  

Source : The Guardian.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francais.jpgUn séisme de M 3.8 a été enregistré mercredi à 11h52, à 8 km au sud du cratère du Pu’uO’o, à 9,5 km de profondeur. Il faudra voir quel effet il peut avoir sur le comportement du Kilauea qui alterne les phases de gonflement et de dégonflement.

La lave en provenance du TEB continue à s’évacuer en tunnels en produisant de petites coulées de surface sur la plaine côtière et sur le pali. L’une de ces coulées a traversé l’extrémité de la route 130, avant d’arrêter sa progression une cinquantaine de mètres plus loin. Aucune habitation n’est actuellement menacée à Kalapana.

L’entrée de la lave dans l’océan à Puhi-o-Kalaikini reste active. Le delta formé par la lave a une largeur de plus de 900 mètres.

Source: HVO.

 

drapeau anglais.jpgAn M 3.8 earthquake was recorded on Wednesday at 11:52 a.m., about 8 km south of Pu’u O’o Crater, at a depth of 9.5 km.  It will be interesting to see if it has any effect on the behaviour of Kilauea which is going through several D/I events.

Lava from the TEB vent is flowing through tubes that carry lava down-slope, feeding scattered breakouts on the coastal plain and pali. One of these flows crossed the end of Highway 130 before stalling 50 metres farther downslope. No houses are currently threatened by this flow.

The Puhi-o-Kalaikini ocean entry remains active, with a delta that is more than 900 metres wide.

Source: HVO.

Mauna Loa (Hawaii / Etats Unis)

Si le Kilauea fait souvent la une de l’actualité volcanique, il ne faudrait pas oublier qu’il est construit sur le flanc du Mauna Loa qui culmine à 4170 mètres d’altitude. Les éruptions de ce dernier peuvent être redoutables, comme la dernière en date, en 1984, qui a menacé la ville de Hilo.

Le HVO communique régulièrement des bulletins sur l’activité du Mauna Loa. Le niveau d’alerte volcanique actuel est « Normal » et « Vert » pour l’aviation. Les capteurs GPS ne détectent aucun gonflement de l’édifice et la sismicité reste faible.

Une ré-alimentation de la chambre magmatique avait été observée en 1984, dans les mois qui ont suivi la dernière éruption. Pendant la décennie suivante, le volcan a connu une phase de dégonflement, avant de reprendre du volume vers le milieu de l’année 2002. Une nouvelle phase de gonflement s’est produite fin 2004, accompagnée d’un essaim sismique au cours duquel 2000 événements longue période ont été enregistrés en profondeur. A partir de 2006, le gonflement du volcan a ralenti et tout est redevenu parfaitement calme fin octobre 2009.

On estime qu’entre 2002 et 2010 plus de 100 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés à faible profondeur sous le Mauna Loa. Ce volume s’ajoute à l’intrusion – d’un volume inconnu – qui a eu lieu entre 1984 et 1993. On pense donc que depuis 1984, le volcan a stocké un volume de magma au moins équivalent a celui qu’il a vomi pendant l’éruption de 1984.  

On ne sait bien sûr pas quand le volcan se réveillera, mais il ne fait aucun doute que la prochaine éruption sera spectaculaire…

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à une brève séquence vidéo et le plaisir d’entendre la voix de Maurice Krafft en train de décrire l’éruption de 1984….

http://www.imagesdevolcans.fr/popup_video.aspx?id_objet=14631&type_objet=5

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Le Mauna Loa vu depuis le rift sud-ouest du Kilauea.
(Photo: C. Grandpey)