Si la vie existe – ou a existé – sur Mars, elle pourrait bien avoir laissé des traces dans une région des plaines du nord appelée Acidalia Planitia. C’est ce que des scientifiques américains ont conclu en observant les dernières images en provenance des engins spatiaux lancés par la NASA vers la Planète Rouge. On peut voir dans cette région de nombreuses structures géologiques (il pourrait y en avoir plus de 4 000) qui, aux yeux des chercheurs sont des volcans de boue qui rejettent – ou ont rejeté – des sédiments en provenance des profondeurs. Il se pourrait que de tels sédiments contiennent des substances organiques incorporant des signatures biologiques d’une possible vie actuelle ou passée. Contrairement a ce qui a pu être affirmé précédemment, les scientifiques américains sont certains que ces structures ne sont pas des cratères d’impacts, ni des édifices façonnés par la glace, des dépôts laissés par l’évaporation ou encore des structures construites par des coulées de lave.
Rencontrés dans plusieurs régions de la Terre, les volcans de boue sont très recherchés par l’industrie pétrolière car ils vomissent un mélange de gaz, de liquide et de roche indiquant la composition du sous-sol en profondeur. C’est ainsi qu’ils peuvent révéler la présence de poches de pétrole. Leur forage représente cependant un danger majeur, car le sol qui les entoure est souvent instable comme on a pu s’en rendre compte en Indonésie avec Lusi qui continue à déverser sa fange sur toute une région. La taille des volcans de boue est très variable, allant de quelques mètres de diamètre (comme les Maccalube di Aragona en Sicile) jusqu’à plus de 10 km et plusieurs centaines de mètres de hauteur.
Le but premier des missions martiennes est de savoir si la vie a jamais existé sur cette planète. C’est pourquoi les astrobiologistes recherchent des signatures qui indiqueraient des traces d’une telle vie extraterrestre. En faisant remonter des matériaux des profondeurs, les volcans de boue pourraient donner des indications très précieuses et autrement inaccessibles aux scientifiques.
Le conditionnel est bien sûr de rigueur, d’autant plus que les volcans de boue repérés dans la région d’Acidalia Planitia pourraient être âgés de deux ou trois milliards d’années….

Suite à une augmentation de la sismicité dans la partie sommitale du Galeras, l’INGEOMINAS a publié un bulletin extraordinaire le 20 août, confirmé par le dernier rapport du 21 août où l’on peut lire que des séismes de M 3,2 et M 3,4 ont été enregistrés à une profondeur d’environ 1 km. Ils indiquent une intrusion magmatique accompagnée de fracturation de roches. La télévision colombienne annonce qu’une alerte de couleur Jaune a été décrétée à dans le secteur de Nariño suite à cette hausse de la sismicité.
Due to an increase in seismicity in the summit area of Galeras, INGEOMINAS released an « extraordinary bulletin » on August 20th, confirmed by the latest report of August 21st. One can read that M 3.2 and 3.4 earthquakes were recorded at a depth of about 1 km. They indicate magma intrusion accompanied by rock fracturing. Columbian TV announces that a Yellow alert has been decided in the region of Nariño.
Des observations effectuées le 12 août dernier avec une caméra infrarouge ont révélé plusieurs zones chaudes dans la dépression d’effondrement qui s’est creusée dans la partie ouest du dôme le 11 février 2010, au-dessus de Gages Valley. La plupart de ces zones chaudes correspondent aux fumeroles que l’on aperçoit depuis le MVO. Les autres points chauds – surtout dans la partie ouest du dôme – marquent le point de déclenchement des derniers effondrements et autres coulées pyroclastiques. Ces coulées ont dégagé les matériaux froids en surface et mis à l’air la roche chaude qui se trouve en dessous. Cela montre que six mois après la fin de croissance du dôme, sa partie interne est toujours très chaude.
Observations made with an infrared camera on August 12th revealed several warm areas inside the collapse scar that appeared February 11th 2010 in the western part of the dome above Gages Valley. Most of these warm areas correspond to fumaroles that can be seen from the MVO. The other warm areas, primarily those on the western flank of the lava dome, pinpoint the source areas for recent rockfalls and pyroclastic flows. These flows have removed pieces of the cold outer surface to reveal warmer rock underneath. This shows that even after six months since the end of dome growth, the interior is still hot.
D’après le Rabaul Volcano Observatory, on pouvait observer de l’incandescence toutes les 4 – 5 minutes à l’intérieur du Cratère Sud de Manam le 10 août dernier. Le 11 août, des panaches faiblement chargés en cendre montaient à quelques centaines de mètres au-dessus du volcan. L’incandescence s’accompagnait de projections de lambeaux de lave jusqu’à 400 – 500 mètres au-dessus de la lèvre du cratère. Dans le même temps, le cratère principal se contentait d’émettre de la vapeur. Le 14 août, les panaches de cendre atteignaient une altitude de 2,4 km.
According to the Rabaul Volcano Observatory, incandescence from Manam’s South Crater was visible at 4-5 minute intervals on August 10th. The next day diffuse black ash plumes rose a few hundred meters above the rim. Incandescence was accompanied by periodic ejections of lava fragments 400-500 m above the rim. Meantime, the Main Crater emitted diffuse white vapour. On August 14th, ash plumes rose to an altitude of 2.4 km