Shiveluch (Kamchatka / Russie)

1475806114.47.jpgLe volcan a émis samedi des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à 5000 mètres de hauteur. Plus de 170 épisodes de tremor ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures. Ils étaient parfois suivis de puissantes émissions de cendre et d’avalanches pyroclastiques.

Le Shiveluch (3283 m) est entré en éruption en décembre 2006 et n’a cessé d’être actif depuis cette époque. L’acticité volcanique des 2 ou 3 dernières années a considérablement modifié la morphologie du volcan. La taille du cratère a augmenté de moitié et les pentes sont devenues plus raides.

Source : Agence russe d’informations internationales Rianovosti. 

 

993348610.54.jpgThe volcano released ash plumes to a height of about 5,000 metres on Saturday. Over 170 tremors have been recorded in the past 24 hours. Some of them were followed by powerful ash bursts and avalanches.

Shiveluch (3,283 m) last erupted in December 2006 and has been active ever since. Volcanic activity over the past two or three years has significantly altered the morphology of the volcano. The crater has been increasing in size by 50% and the slopes have become far steeper.

Source: Russian international news agency Rianovosti.

Mont Fuji (Japon)

1475806114.45.jpgC’est bien connu : les volcans peuvent tuer, même sans être en éruption. Ce sont souvent des randonneurs qui perdent la vie, par imprudence ou parce qu’ils sont mal préparés à escalader les pentes raides de l’Etna, du Semeru ou du Lengai.

Les dernières victimes se trouvaient sur le Mont Fuji (3776 m d’altitude), gravi chaque été par quelque 200 000 personnes dont un tiers d’étrangers. La police japonaise a retrouvé les corps d’un Américain et de son compagnon d’escalade, portés disparus depuis  la semaine dernière. Ils sont probablement morts d’hypothermie car les conditions météo (froid et neige) étaient très mauvaises. Ces décès viennent s’ajouter à ceux de 10 randonneurs morts de froid la semaine dernière sur l’île d’Hokkaido.

A noter que tous les ans des personnes meurent où sont blessées pendant l’ascension ou la descente du mont Fuji. Ainsi, en 2008, on a relevé 4 morts et 17 blessés.

Le Mont Fuji est une destination extrêmement populaire, en particulier pour les Japonais, qu’ils soient shintoïstes ou bouddhistes, en raison de sa forme caractéristique et du symbolisme religieux traditionnel qu’il représente. Il a d’ailleurs été le sujet d’inspiration de nombreuses œuvres artistiques au cours des siècles. Il était fort prisé par les peintres japonais du 19ème siècle, comme le maître de l’estampe nipponne Katsushika Hokusai  et  ses Trente-six vues du mont Fuji.

 

993348610.60.jpgEverybody knows that volcanoes can kill, even without an eruption. Most often, hikers died because they are reckless or because they are not physically prepared to climb the steep slopes of Mont Etna,  Semeru or Ol Doinyo Lengai.

The latest victims were climbing Mount Fuji (3776 m), like some 200,000 people every summer. A third of them are foreigners. The Japanese police recovered the bodies of an American hiker and a friend of his who had been reported missing since last week. They probably died of hypothermia as weather conditions (cold and snow) were very bad. These deaths come after those of ten other hikers who died of wet and cold on the northern island of Hokkaido.

Every year, a few people die during the ascent and the descent of Mount Fuji. In 2008, four hikers died and secventeen were injured.

Mount Fuji is a very popular destination among the Japanese, whatever their religion, because of its conical shape and the traditional and religious symbol it represents. It has been a frequent subject of Japanese art over the past centuries. Japanese painters loved it, like Katsushika Hokusai and his Thirty-six Views of Mount Fuji.

  

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Le Mont Fuji (Avec l’aimable autorisation de Wikipedia)

Sakurajima (Japon)

1475806114.57.jpgSelon la Japan Meteorological Agency (JMA), au vu des images satellites et d’après les observations faites par les pilotes, les explosions dans le Cratère Showa généraient des panaches de cendres qui s’élevaient jusqu’à 2 ou 3 km d’altitude à la mi-juillet, avant d’être emportés par le vent vers le SO, le nord et le NE. Le 19 juillet, la JMA a fait passer le niveau d’alerte de 2 à 3, sur une échelle de 5. En effet, la fréquence de l’activité explosive s’était accrue depuis la fin du mois de juin et des ondes de choc étaient ressenties les 18 et 19 juillet.

Il ne faut pas oublier que le Sakurajima se dresse à proximité d’une zone fortement peuplée avec, en particulier la ville de Kagoshima. De nombreux travaux ont été entrepris et des mesures ont été prises afin de limiter les risques encourus par la population. En cas d’éruption majeure, l’évacuation est parfaitement programmée. Chaque 12 janvier, date anniversaire de l’explosion de 1914, elle fait même l’objet d’une répétition générale.

Source : Global Volcanism Network.

 

993348610.46.jpgAccording to the Japan Meteorological Agency (JMA), judging from satellite imagery, and pilot observations, by mid-July explosions from Showa crater occasionally produced plumes that rose to altitudes of 2 – 3 km a.s.l. Plumes were observed drifting SW, N, and NE. On July 19th, JMA raised the Alert Level from 2 to 3 (on a scale of 5). The frequency of explosive eruptions had increased since late June, and shock waves were detected on July 18th and 19th.

One should bear in mind that Sakurajima stands close to a populated area with the town of Kagoshima. Major works have been performed and measures have been taken in order to limit the risks run by the population. In case of a major eruption, the evacuation has been carefully programmed. Every year on January 12th – the anniversary of the 1914 explosion – there is a general rehearsal of the evacuation.

Source: Global Volcanism Network.

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Le Sakurajima et la ville de Kagoshima
(Avec l’aimable autorisation de Wikipedia)

Halema’uma’u (Kilauea) et Bocca Nuova (Etna)

Le commentaire qui a été posté il y a quelques heures par Mathieu et qui fait une comparaison entre la morphologie actuelle de la bouche dans l’Halema’uma’u et les premières semaines d’existence de la Bocca Nuova de l’Etna (en mai 1968) est tout à fait pertinent. J’aime beaucoup la comparaison avec les avens de nos Causses. La voûte de l’aven est effectivement « dissoute par en dessous » alors que, pour une bouche volcanique, ce sont les gaz qui parviennent à corroder la voûte et à la faire s’effondrer.

A l’origine, la Bocca Nuova ne faisait que quelques mètres de diamètre ; aujourd’hui, c’est un gouffre d’environ 400 mètres de diamètre (voir photo ci-dessous). Il n’est pas impossible que la bouche de l’Halema’uma’u suive la même évolution.

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Vue de la Bocca Nuova il y a une dizaine d’années
(Photo: C. Grandpey)