Les dopés font du vélo… à Limoges!

Après Les bronzés font du ski, voici « Les dopés font du vélo », autrement dit des cyclistes qui, eux, n’ingurgitent pas la gnôle des Alpes comme Gérard Jugnot dans le film, mais des substances censées améliorer leurs performances ! Ayant touché à la compétition cycliste puis à la grande randonnée en montagne, je pense assez bien connaître le monde du vélo et c’est la raison pour laquelle je n’irai pas voir le départ de l’étape qui conduira les coureurs de Limoges à Issoudun, demain 14 juillet !

Je dois dire que les organisateurs du Tour de France et des compétitions cyclistes professionnelles en général sont très forts ! Ils arrivent à faire croire au public – bien aidés par les commentateurs sportifs – chaque année que les courses sont propres et que les participants sont irréprochables. Le problème, c’est que quelques mois après la compétition (quand ce n’est pas pendant) on apprend que tel ou tel coureur s’est ‘chargé’. Mieux que ça, Tom Boonen a été pris en flagrant délit quelques semaines avant le départ du Tour cette année, mais on s’est empressé de lui pardonner son écart de conduite pour que le vainqueur de Paris-Roubaix apporte un plus à l’événement. Ne parlons pas de Lance Armstrong ! Quiconque a grimpé l’Alpe d’Huez sait parfaitement qu’il est impossible de monter à cette station d’altitude comme une mobylette, à la seule force des mollets. Jan Ullrich – qui lui tenait volontiers compagnie dans l’ascension – a poussé le bouchon du dopage un peu trop loin et a été mis hors d’état de nuire. J’espère que les instances internationales (UCI en tête) arrêteront de mettre des bâtons dans les roues du laboratoire de Châtenay-Malabry et que ce dernier fera enfin sortir la vérité au grand jour.

Lors d’un séjour aux Etats Unis, j’ai vu à la télévision – sur CNN – Armstong défendre bec et ongles son compatriote Floyd Landis contrôlé positif dans les Alpes et par la suite déchu de son titre de vainqueur parce que le dopage était trop évident ! Ce jour-là, j’ai vraiment été écoeuré et il vaut mieux que je n’aille pas assister à la présentation des équipes le 14 juillet à Limoges. Je parle anglais et, me connaissant, je pense que les quolibets et autres mots doux fuseraient ! Pas la peine de risquer des tracasseries dans une ville où réside Pascal Hervé qui – souvenez-vous – a été sanctionné suite à ‘l’affaire Festina’ où, à l’inverse de Richard Virenque, il n’a pas été dopé « à l’insu de son plein gré » !

Mon tempérament volcanique m’a conduit à pousser ce coup de gueule. Ca ne servira pas à grand-chose, mais ça fait du bien de pouvoir dire – merci les blogs ! – ce que l’on a sur le cœur !