Incendies et manque d’eau en Californie // Wildfires and lack of water in California

Toute l’actualité environnementale en France en ce moment se focalise sur les incendies de forêt qui font rage en Grèce et en Turquie, mais il ne faudrait pas oublier que la situation reste également préoccupante aux États-Unis. Un énorme incendie de végétation – le Dixie Fire – dans le nord de la Californie est entré dans la petite ville historique (elle date de la Ruée vers l’Or) de Greenville le 4 août 2021, réduisant en cendres les maisons et les autres structures. L’incendie a brûlé une grande partie du centre-ville et certaines maisons des alentours. Une station-service, un hôtel et un bar ont été totalement détruits.
Certains habitants n’ont pas tenu compte de l’ordre d’évacuation. En conséquence, les pompiers ont dû venir à leur secours au lieu de se concentrer sur la protection des structures. Heureusement, il n’y a pas eu de morts ou de blessés.
Le Dixie Fire brûle dans les comtés de Plumas et de Butte depuis le 14 juillet. Il s’agit du plus important incendie de forêt en Californie. Il a jusqu’à présent détruit au moins 67 structures et n’est contenu qu’à 35 %. Il s’agit également du huitième plus grand incendie de l’histoire de la Californie.

La sécheresse actuelle en Californie a entraîné la fermeture de la centrale hydroélectrique Edward Hyatt. Le niveau d’eau du lac Oroville a atteint un niveau historiquement bas C’est la première fois que la centrale électrique cesse ses activités depuis sa construction en 1967, au moment où la Californie met en garde sur de possibles coupures d’électricité. La centrale a la capacité d’alimenter près d’un demi-million de foyers.
Les autorités affirment que ce n’est que l’une des conséquences de la sécheresse provoquée par le réchauffement climatique. Elles appellent l’ensemble de la population à prendre des mesures dès maintenant pour réduire la consommation d’eau de 15 %, afin de préserver les réserves.

Un problème similaire affecte le lac Powell en Arizona. Le niveau de l’eau est historiquement bas sur le lac très prisé des passionnés de navigation. Une rampe de mise à l’eau des bateaux est tellement au-dessus de l’eau que les gens doivent emprunter une pente raide pour transporter les kayaks et atteindre la berge. Les agences de location de bateaux ont dû annuler leurs réservations jusqu’en août.
Le lac Powell est le deuxième plus grand réservoir des États-Unis, juste derrière le lac Mead au Nevada, qui stocke également l’eau du fleuve Colorado. Le niveau des deux lacs diminue plus rapidement que prévu. C’est un sérieux problème pour une région englobant sept États qui dépend du fleuve pour fournir de l’eau à 40 millions de personnes et à une industrie agricole très active.
Plusieurs grandes étendues d’eau dans l’ouest des États-Unis ont atteint des niveaux bas record cet été, y compris le Grand Lac Salé dans l’Utah.

Le manque d’eau dans les lacs est dû au manque de neige et donc moins d’eau de fonte dans le fleuve Colorado et ses affluents. De plus, les températures très chaudes dessèchent le sol et provoquent l’évaporation d’une grande quantité d’eau du fleuve. Des études ont établi un lien entre la sécheresse de plus de 20 ans dans la région et le changement climatique d’origine anthropique.

Source: Médias d’information américains.

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All environmental news in France at the moment is centered on the wildfires that are raging in Greece and Turkey, but the situation remains preoccupying in the U.S. as well. A huge wildfire – the Dixie Fire – in northern California entered the small Gold Rush town of Greenville on August 4th, 2021, levelling down homes and businesses. The fire has burnt much of the downtown and some surrounding homes, A gas station, hotel and bar were burnt to the ground.

Some residents did not heed the evacuation order, and firefighters had to get them out of harm’s way instead of being able to focus on defending structures. Fortunately, there were no reports of injuries or casualties.

The Dixie Fire has been burning in Plumas and Butte counties since July 14th..It is currently the largest wildfire in California. It has so far destroyed at least 67 structures and is only 35% contained. It is also the eighth-largest wildfire in California’s recorded history.

The current drought in California has forced the shutdown of the Edward Hyatt hydroelectric power plant. The water levels in Lake Oroville have reached historic lows. It is the first time the power plant has ceased operations since it was constructed in 1967, at a time when California is warning about the potential for rolling blackouts The plant has the capacity to power almost half a million households.

Authorities say this is just one of many unprecedented impacts in California as a result of the climate-induced drought. They are calling on everyone to take action now to reduce water use by 15 percent, to preserve as much water supply in storage as possible.

A similar problem affects Arizona ‘s Lake Powell. The water level at the popular destination for houseboat vacations is at a historic low. One boat ramp is so far above the water, people have to carry kayaks down a steep cliff face to reach the surface. Houseboat-rental companies have had to cancel their bookings through August.

Lake Powell is the second-largest reservoir in the United States, right behind Nevada’s Lake Mead, which also stores water from the Colorado River. Both are shrinking faster than expected, a dire concern for a seven-state region that relies on the river to supply water to 40 million people and to a very active agricultural industry.

There are currently several large bodies of water in the U.S. West that have hit record lows this summer, including the Great Salt Lake in Utah. The causes of the lower water are less snowpack flowing into the Colorado River and its tributaries, and hot temperatures parching soil and causing more river water to evaporate. Studies have linked the region’s more than 20-year megadrought to human-caused climate change.

Source: U.S. news media.

Vue du lac Powell (Photo: C. Grandpey)

Réchauffement climatique : de plus en plus d’orages dans l’Arctique // Global warming : more and more thunderstorms in the Arctic

Avec le changement et le réchauffement climatiques, les orages sont de plus en plus fréquents dans l’Arctique. Les météorologues ont signalé trois épisodes orageux successifs, avec des éclairs impressionnants, au cours d’une seule semaine entre la Sibérie et le nord de l’Alaska. Ils n’avaient jamais rien vu de tel auparavant.

En règle générale, l’air au-dessus de l’Océan Arctique, en particulier lorsque l’eau est recouverte de glace, n’a pas la chaleur convective nécessaire pour générer des orages. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, l’Arctique se réchauffe plus rapidement que le reste du monde, de sorte que les conditions changent. Les épisodes orageux accompagnés d’éclairs pendant l’été au delà du Cercle Polaire arctique ont triplé depuis 2010, une tendance directement liée au changement climatique et à la perte de glace de mer de plus en plus rapide dans le Grand Nord. À mesure que la glace de mer disparaît, une plus grande quantité d’eau peut s’évaporer ; cela ajoute de l’humidité à l’atmosphère qui se réchauffe.

Les orages accompagnés d’éclairs menacent les forêts boréales de l’Arctique car ils déclenchent des incendies dans des régions reculées qui sont exposées au soleil de l’été 24 heures sur 24. Les éclairs sont également plus fréquents au-dessus des régions de toundra dépourvues d’arbres, ainsi qu’au-dessus de l’Océan Arctique et de la banquise. En août 2019, la foudre a même frappé à moins de 100 kilomètres du Pôle Nord.

Selon deux études menées par des scientifiques du National Center for Atmospheric Research à Boulder, Colorado, rien qu’en Alaska, l’activité orageuse va probablement tripler d’ici la fin du siècle si les tendances climatiques actuelles se confirment.

Avec la forte augmentation des éclairs, la Sibérie a connu des incendies de forêt de plus en plus violents ces dernières années (voir mes notes à ce sujet). Début juillet 2021, l’armée russe a procédé à des largages d’eau pour éteindre les flammes qui brûlaient près de 800 000 hectares de forêt. La Yakoutie, qui est la région la plus durement touchée, est en état d’urgence depuis des semaines.

De l’autre côté du détroit de Béring, la foudre à la mi-juin a déclenché l’un des plus gros incendies de l’été en Alaska en brûlant une immense étendue de toundra à environ 200 km au nord du Cercle Polaire.

Le réchauffement de l’Arctique favorise la croissance de la végétation dans la toundra du nord de l’Alaska, ce qui alimente encore davantage les incendies. Selon des chercheurs du Centre International de Recherche sur l’Arctique à Fairbanks, à la fin du siècle, une superficie deux fois plus importante de toundra se consumera en Alaska, avec des incendies de végétation qui se produiront quatre fois plus fréquemment.

Source : Yahoo Actualités.

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With climate change and global warming, thunderstorms are becoming more and more frequent in the Arctic. Meteorologists have reported three successive thunderstorms with impressive lightning bolts in a single week from Siberia to the north of Alaska. Forecasters had not seen anything like that before.

Typically, the air over the Arctic Ocean, especially when the water is covered with ice, lacks the convective heat needed to generate lightning storms. But as climate change warms the Arctic faster than the rest of the world, the conditions are changing. Episodes of summer lightning within the Arctic Circle have tripled since 2010, a trend directly tied to climate change and increasing loss of sea ice in the far north. As sea ice vanishes, more water is able to evaporate, adding moisture to the warming atmosphere.

These electrical storms threaten boreal forests fringing the Arctic, as they spark fires in remote regions already baking under the round-the-clock summer sun. There is also more frequent lightning over the Arctic’s treeless tundra regions, as well as above the Arctic Ocean and pack ice. In August 2019, lightning even struck within 100 kilometres of the North Pole.

According to two studies by scientists at the National Center for Atmospheric Research in Boulder, Colorado, in Alaska alone, thunderstorm activity is on track to increase three-fold by the end of the century if current climate trends continue.

With the sharp uptick in lightning, Siberia has seen increasingly violent forest fires in recent years. In early July 2021, the Russian army deployed water-dropping aircraft to douse flames burning nearly 800,000 hectares of forest, while the hardest-hit region of Yakutia has been in a state of emergency for weeks.

On the other side of the Bering Strait, mid-June lightning sparked one of the biggest fires this summer in Alaska, scorching a huge expanse of tundra about 200 km north of the Arctic Circle.

Warming in the Arctic is also encouraging the growth of vegetation on northern Alaska’s tundra, adding further fuel for fires. According to researchers at the International Arctic Research Center in Fairbanks, by the end of the century, twice as much Alaska tundra could burn on a regular basis than was the norm in the past, with fires occurring four times more frequently.

Source : Yahoo News.

Incendies de végétation en Sibérie (Source : The Siberian Times)

Le réchauffement climatique et les incendies aux Etats Unis // Climate change and wildfires in the U.S.

Plus de 70 incendies de forêt majeurs sont actuellement recensés dans l’ouest des États-Unis et dans les États voisins. Les flammes ont englouti des dizaines de milliers de kilomètres carrés. On craint que des conditions climatiques changeantes puissent aggraver une situation déjà désastreuse. La plupart des régions touchées par les incendies sont en proie à des conditions de sécheresse considérées comme « extrêmes » et « exceptionnelles », les niveaux d’alerte les plus élevés.

En Californie, l’incendie de Tamarack avance rapidement au sud du Lac Tahoe. Il a franchi une autoroute, provoquant de nouvelles évacuations et l’annulation d’un raid cycliste extrême à travers la Sierra Nevada. L’incendie de Tamarack, déclenché par la foudre le 4 juillet, a littéralement explosé pendant la nuit et menacé Markleeville, une petite ville proche de la frontière entre la Californie et le Nevada.

En Oregon, le Bootleg Fire est contenu à seulement 22%. La fumée et la chaleur ont provoqué des colonnes de cendres et de fumée pouvant atteindre 10 km de hauteur. Le Bootleg est actuellement le plus grand incendie de forêt aux États-Unis. Les autorités craignent que cet enfer fusionne avec le Log Fire à proximité.

Les incendies de végétation se développent et progressent rapidement en raison des conditions chaudes, sèches et venteuses. L’absence d’humidité contribue à la propagation du feu pendant la période nocturne. La forte vitesse de propagation des incendies est favorisée par la végétation qui a été affectée par la sécheresse. Des conditions similaires sont attendues pour les prochains jours.

Le National Weather Service (NWS) prévoit une « chaleur extrême » dans toutes les plaines du nord et les États de l’ouest entre les montagnes, avec des températures « bien au-dessus de la moyenne » au cours des prochains jours. Cette vague de chaleur exacerbera la sécheresse actuellement observée dans la région, ce qui va créer un environnement propice à la propagation incontrôlable des incendies de forêt. Le NWS a également également mis en garde sur la présence de « foudre sèche » pendant les orages de chaleur, en particulier dans des parties du nord et du centre de la Californie.

Les conditions extrêmement chaudes et sèches qui attisent ces incendies sont liées au changement climatique d’origine humaine. L’ouest des États-Unis connaît une chaleur et une sécheresse de plus en plus intense depuis une trentaine d’années. Le NWS explique que la situation ne fera qu’empirer, ce qui engendrera des incendies de végétation plus fréquents et destructeurs.

Selon le National Interagency Fire Center, 34 596 incendies de forêt ont été signalés du 1er janvier au 16 juillet 2021, affectant environ 10 000 kilomètres carrés. Au cours de la même période de 2020, il y a eu 28 423 incendies de forêt affectant 7 200 kilomètres carrés.

Source : The Guardian.

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More than 70 large wildfires are currently burning across the US west and nearby states – engulfing tens of thousands of square kilometres in flames. Fears are mounting that shifting conditions can worsen an already dire situation. Significant areas of the states affected by the wildfires are in the grips of drought conditions that are considered “extreme” and “exceptional”, the most severe levels.

In California, a rapidly growing Tamarack Fire south of Lake Tahoe jumped a highway, prompting more evacuation orders and the cancellation of an extreme bike ride through the Sierra Nevada.

The Tamarack Fire, which was sparked by lightning on 4 July, exploded overnight and was threatening Markleeville, a small town close to the California-Nevada state line.

In Oregon, the Bootleg Fire is just 22% contained. The smoke and heat have spurred giant « fire clouds », dangerous columns of ash and smoke that can spiral up to 10 km skyward. Bootleg is currently the largest US forest fire. Officials also worry that this inferno might merge with the nearby Log Fire.

The wildfires develop and extend rapidly due to hot, dry and breezy conditions. Poor humidity recovery at night is contributing to active fire spread through the night time period. Robust spread rates are being generated by drought-affected fuels. Similar conditions are expected for the next several days.

The National Weather Service (NWS) has forecast “excessive heat” throughout the northern plains and intermountain west states, with temperatures soaring “well above average” over the next several days. This heat wave will exacerbate the severe to exceptional drought currently found across the region, which in combination can make for an environment ripe for wildfires to spread uncontrollably. The NWS also warned that dry lightning could be a concern for portions of northern and central California.

The extremely hot, dry conditions fanning these fires are linked to human-caused climate change. The US west has grown much drier and warmer over the past three decades and is expected to grow more extreme which, in turn, is poised to create more frequent and destructive wildfires.

According to the National Interagency Fire Center, there have been 34,596 reported wildfires from 1 January to 16 July, affecting about 10 000 square kilometres. Over the same period of 2020, there were 28,423 wildfires affecting 7200 square kilometres.

Source : The Guardian.

 

Graphique montrant la progression des incendies de végétation aux Etats Unis depuis les années 1980 (Source : National Interagency Fire Center)

Les conséquences très inquiétantes du réchauffement climatique // The very disturbing consequences of climate change

De nombreuses études sur le réchauffement climatique ont été publiées ces derniers mois et toutes montrent clairement que, même si les pires conséquences de la hausse des températures ne sont pas forcément imminentes, la crise provoquée par les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique a déjà commencé.

Les années passent et les températures continuent de grimper, ainsi que les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, comme on peut le voir sur la courbe de Keeling à laquelle je fais souvent référence.

Voici un bref résumé des études qui ont été publiées ces derniers mois. Elles montrent à quel point la situation est devenue grave.

 

Une étude publiée le 2 mai 2021 dans la revue Nature par des chercheurs de l’Université du Minnesota a révélé qu’en raison de la hausse des températures, le niveau d’oxygène a chuté dans tous les lacs de la planète, ce qui va forcément entraîner des pertes parmi les espèces qui sont sensibles au manque d’eau froide et d’oxygène, mais aussi une augmentation de la charge des eaux en éléments nutritifs, avec intensification de l’eutrophisation et de la proliférations d’algues nuisibles. On assistera probablement aussi à une accumulation et un dégazage ultérieur de méthane.

Les chercheurs font remarquer que depuis 1980, le niveau d’oxygène à la surface des lacs d’eau douce a chuté de 5,5 % et de 18,6 % dans les eaux plus profondes.

Une étude publiée en juin 2021 dans Nature Climate Change a utilisé des données collectées dans 43 pays et indique que 37% des décès liés à la chaleur entre 1991 et 2018 peuvent être attribués au réchauffement climatique. L’étude montre qu’aux Etats Unis quelque 1 100 personnes meurent chaque année de la chaleur causée par le changement climatique. L’étude donne l’exemple du Maricopa County (Arizona) où se trouve Phoenix. En 2020, le comté a établi un record, avec 323 personnes victimes de la chaleur. Ce chiffre représente une augmentation de 62% par rapport à 2019.

De nombreuses études ont prouvé que les températures plus chaudes font se multiplier les incendies de forêt dans plusieurs régions du monde. L’une d’elles, publiée en septembre 2020, a révélé un risque accru d’incendies de forêt dans l’ouest des États-Unis et du Canada, le sud de l’Europe, la Scandinavie et l’Amazonie, en partie à cause d’une végétation plus sèche résultant de températures plus élevées.

L’étendue des feux de forêt a été multipliée par huit à dix au cours des quatre dernières décennies, en raison du réchauffement climatique. L’étude a également clairement indiqué que l’élimination des forêts, comme l’avait suggéré Donald Trump comme moyen de prévenir les incendies de forêt, n’était pas une solution.

Un rapport du National Park Service a révélé que 10% de la population de séquoias géants du nord de la Californie ont été détruits lors du Castle Fire en 2020. Les forêts de séquoias sont particulièrement nécessaires pour éliminer le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Il a été prouvé qu’un seul séquoia peut absorber autant de carbone que 250 arbres communs.

La fumée générée par les feux de forêt doit également être prise en compte. Une étude publiée en janvier 2021 dans les Proceedings de la National Academy of Sciences a révélé que la fumée des incendies de forêt représentait ces dernières années jusqu’à la moitié de la pollution par les particules aux Etats Unis, avec des effets nocifs pour la santé.

Une étude publiée en avril 2021 dans la revue Nature a révélé que la majorité des glaciers du monde fondent de plus en plus vite en raison du réchauffement climatique. En conséquence, environ 328 milliards de tonnes d’eau de fonte viennent s’ajouter à celles des océans du monde chaque année.

Comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises, l’énorme glacier Thwaites en Antarctique inquiète les scientifiques car sa fonte totale pourrait déstabiliser d’autres glaciers situés en amont. Ce phénomène entraînerait une élévation globale du niveau de la mer de plus de 3 mètres. Le Thwaites fond rapidement en raison de l’arrivée d’eau de plus en plus chaude qui le sape par en dessous. Alors que l’on continue à parler de l’élévation du niveau de la mer en millimètres, cela pourrait changer car la situation est de plus en plus inquiétante. Déjà, pliusieurs villes côtières des États-Unis ont été obligées de reloger certains habitants ou de construire des digues pour freiner les ardeurs de l’océan. Si la fonte du glacier Thwaites se poursuit, ces mesures deviendront rapidement inadaptées.

Les tempêtes et les ouragans sont de plus en plus fréquents et coûteux. Selon la NOAA, la fréquence des événements extrêmes et les coûts des dégâts qu’ils occasionnent ont augmenté en même temps que la température de la planète. 2020 a établi un nouveau record ; les catastrophes météorologiques et climatiques ont coûté 22 milliards de dollars, ce qui bat les précédents records annuels de 2011 et 2017. 2020 a été la sixième année consécutive au cours de laquelle 10 catastrophes d’un milliard de dollars ou plus se sont produites aux États-Unis. 13 violentes tempêtes, sept cyclones tropicaux, une sécheresse et un incendie de forêt en 2020 ont coûté 95 milliards de dollars. Ces événements ont entraîné la mort de 262 personnes.

2020 restera dans les mémoires pour la crise sanitaire et économique déclenchée par la pandémie de COVID-19. Si la COVID-19 a été une rude épreuve pour la société et l’économie, elle a une date d’expiration et prendra fin ou jour ou l’autre alors que le réchauffement climatique continuera son œuvre de destruction.

Source : Yahoo News.

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Many studies about climate change have been released in recent months and all of them are making clear that while the worst consequences of rising global temperatures may still be years away, the crisis caused by man-made greenhouse gas emissions has already begun.

With each passing year, global average temperatures have continued to climb, together with carbon dioxide levels as can be seen on the Keeling Curve to which I am often referring..

Here is a short summary of the studies that emerged in the last months. They show how serious the situation has become.

A study published on May 2nd, 2021 in the journal Nature by researchers at the University of Minnesota has found that, because of rising temperatures, oxygen levels in lakes around the world have plummeted, which may portend “future losses of cold-water and oxygen-sensitive species, increased internal nutrient loading, which exacerbates eutrophication and the formation of harmful algal blooms, and potentially increased storage and subsequent outgassing of methane.”. The researchers warn that since 1980, oxygen levels at the surface of freshwater lakes have dropped 5.5 percent, and 18.6 percent in deeper water.

Another study published in June 2021 in Nature Climate Change uses data collected from 43 countries and concludes that 37 percent of heat-related deaths between 1991 and 2018 can be attributed to climate change. The study shows that the number of people in the U.S. who die annually from heat death caused by climate change is approximately 1,100.

The study gives the example of Maricopa County (Arizona) which includes Phoenix. In 2020, the county set a record high for heat deaths at 323. That figure represents an increase of 62 percent from 2019.

Numerous studies have concluded that warmer temperatures are worsening wildfires in several areas of the world. A research published in September 2020 found increased risk of wildfires in the “western U.S. and Canada, southern Europe, Scandinavia and Amazonia,” due in part to drier vegetation resulting from higher global temperatures.

The extent of wildfires has increased eight to ten-fold in the past four decades, because of climate change. The study also made clear that raking forests, as former President Donald Trump suggested as a way to prevent wildfires, was not a solution.

A report by the National Park Service has found that 10 percent of the giant sequoia population in Northern California was destroyed in the 2020 Castle Fire. Redwood forests are desperately needed to help remove carbon dioxide from the atmosphere. It has been proved that a single redwood can absorb as much carbon as 250 trees of an average species.

The smoke generated by the wildfires should also be taken into account. A study published in January 2021 in the Proceedings of the National Academy of Sciences found that wildfire smoke accounted for up to half of all health-damaging small-particle pollution in the western U.S. in recent years.

A study published in April 2021 in the journal Nature found that the majority of the world’s glaciers were melting faster because of climate change. As a result, roughly 328 billion tons of meltwater is being added to the world’s oceans each year.

As I exlained several times, the massive Thwaites Glacier in Antarctica worries scientists because its collapse could destabilize other glaciers, resulting in more than 3 metres of global sea-level rise. The Thwaites has been melting faster than previously suspected due to the flow of warm water beneath it.

While annual sea-level rise continues to be measured in millimetres, the trend line is going in a worrisome direction. Already, coastal communities in the U.S. have been forced to make hard choices about relocating residents or building extensive barriers to try to keep the ocean from encroaching further. Should the deterioration of the Thwaites Glacier continue, those responses would quickly become inadequate.

Storms and hurricanes are becoming more frequent and costly. According to NOAA, the frequency and damage costs of major weather events have been increasing as global temperatures continue to rise. 2020 set a new record with 22 billion-dollar weather and climate disasters, shattering the previous annual record of 16 events in 2011 and 2017. 2020 was the sixth consecutive year in which 10 or more billion-dollar disaster events occurred in the U.S. There were 13 severe storms, seven tropical cyclones, one drought, and one wildfire event in 2020, for a total cost of $95 billion. These events resulted in the deaths of 262 people.

2020 will be remembered for the global health and economic crisis triggered by the COVID-19 pandemic. But while COVID-19 was a stress test for society and the economy, it has an expiry date while climate change does not.

Source : Yahoo News.

La fonte et disparition du glacier Thwaites aurait un impact majeur sur le niveau des océans (Source : BAS)