Tourisme : attention! la Vallée de la Mort est quasiment inaccessible! Death Vanlley National Park almost inaccessible !

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la plupart des routes à l’intérieur du parc national de la Vallée de la Mort sont désormais fermées suite aux conditions météorologiques extrêmes qui ont provoqué des inondations soudaines ces derniers jours. Les fermetures comprennent des portions de la Highway 190, dela North Highway, de Lower Wildrose Road, de Dantes View, de Badwater Road et du 20 Mule Team Canyon. Le National Park Service (NPS) ajoute que toutes les routes non goudronnées sont impraticables.
En plus des fermetures, le NPS a également émis une alerte « météo extrême » pour le risque d’orages, avec recommandation de ne pas conduire sur des routes submergées ou couvertes de débris.
Le Parc a partagé une image sur sa page Facebook, montrant un véhicule qui a été emporté sur la Highway 190 à l’ouest de Stovepipe Wells où il est à moitié enfoui dans les débris.
Personne ne sait quand les routes seront rouvertes.
La région est depuis longtemps sujette aux intempéries. En 2015, un orage au mois d’octobre a fait tomber en cinq heures autant de pluie que pendant toute une année. Cela a provoqué la plus grande inondation de Scotty’s Castle depuis sa construction dans les années 1920. Le site et Bonnie Claire Road (Highway 267) sont restés fermés depuis cet événement et ne devraient pas rouvrir avant avril 2023.
Source : National Park Service.

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Surprising as it might seem, most of Death Valley National Park’s roads are now closed after extreme weather caused flash flooding in recent days. The closures include sections of Highway 190, North Highway, Lower Wildrose Road, Dantes View, Badwater Road, and 20 Mule Team Canyon. The National Park Service adds that all « unpaved roads are impassable. »

In addition to the closures, the NPS has also currently issued an « extreme weather » alert for the current « stormy » conditions, with the warning not to drive through any deep water or debris-covered roads.

The park has shared an image on its Facebook page of a vehicle swept off Highway 190 west of Stovepipe Wells that appears to be partially sunken into the debris.

There is no estimate on when the closed roads will be reopen.

The area has long been prone to severe weather, as a record-breaking October 2015 thunderstorm brought a typical year’s worth of rain in five hours, causing the largest flooding to the park’s Scotty’s Castle since it was built in the 1920s. Both the castle and Bonnie Claire Road (Highway 267) have remained closed since and are not expected to reopen before April 2023.

Source: National Park Service.

Bienvenue dans la Vallée de la Mort….quand il fait beau! (Photos: C. Grandpey)

Réchauffement climatique et événements extrêmes // Global warming and extreme events

Une grande partie de la France a été touchée par de violents orages le 5 juin 2022, avec des chutes de grêle qui ont causé de très gros dégâts dans certains départements. C’est chaque fois la même rengaine: du jamais vu! Les climatologue lancent pourtant message d’alerte sur message d’alerte. Avec le réchauffement climatique, de tels événements seront de plus en plus fréquents et de plus en plus violents.

Il est très étonnant de lire sur le site de la radio France Info que [les orages] ne sont pas plus nombreux selon les spécialistes. Selon un prévisionniste de Météo-France, « on n’a pas de motif concret de penser que les orages sont plus nombreux qu’avant, notamment en lien avec le changement climatique. D’autant plus que le recul qu’on a sur ce type de phénomène n’est que d’une vingtaine d’années. […]. Donc c’est difficile de faire un lien entre changement climatique et occurrence d’orages. »,

En admettant qu’ils ne sont pas plus fréquents, force est de constater qu’ils sont de plus en plus souvent très violents avec des chutes de grêle destructrices. Avant les dégâts du week-end dernier, la grêle avait détruit toits et pare-brises à Châteauroux dans la nuit de dimanche 22 à lundi 23 mai 2022.

Les derniers rapports du GIEC ont mis en évidence les conséquences du changement climatique sur les précipitations extrêmes. Pour chaque degré supplémentaire de réchauffement global, ces précipitations s’intensifient de 7%. Après les ravages causés aux cultures et aux structures le week-end dernier, le ministre de l’Agriculture a déclaré qu’il faudrait s’adapter à ces phénomènes extrêmes. Facile à dire, car les solutions préventives sont coûteuses et pas toujours très efficaces. Il est tout de même très étonnant que le ministre n’ait pas ajouté qu’il faudrait enfin s’attaquer aux causes du réchauffement climatique, à savoir les émissions de gaz à effet de serre et leurs sources.

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A large part of France was affected by violent storms on June 5th, 2022, with hail which caused very serious damage in certain departments. It’s the same story each time: never seen before! Climatologists, however, issue warning message after warning message. With global warming, such events will become more frequent and more violent.
It is very surprising to read on the France Info radio site that [thunderstorms] are not more numerous according to specialists. According to a forecaster from Météo-France, « we have no concrete reason to think that storms are more numerous than before, particularly in connection with climate change. Especially since the hindsight we have on this type of phenomenon is only twenty years old. […] So it is difficult to make a link between climate change and the occurrence of storms. »,
Admitting that they are not more frequent, it is clear that they are more and more often very violent with destructive hailstorms. Before the damage last weekend, hail had destroyed roofs and windshields in Châteauroux on the night of Sunday May 22nd to Monday May 23rd, 2022.
The latest IPCC reports have highlighted the consequences of climate change on extreme precipitation. For each additional degree of global warming, this precipitation intensifies by 7%. After the devastation caused to crops and structures last weekend, the Minister of Agriculture said that it would be necessary to adapt to these extreme phenomena. Easy to say, because preventive solutions are expensive and not always very effective. It is very surprising that the minister did not add that we should finally tackle the causes of global warming, namely greenhouse gas emissions and their sources.

Panneaux photovoltaïques totalement détruits par la grêle sur un bâtiment agricole en Creuse (Source: France 3 Nouvelle Aquitaine)

Réchauffement climatique : de plus en plus d’orages dans l’Arctique // Global warming : more and more thunderstorms in the Arctic

Avec le changement et le réchauffement climatiques, les orages sont de plus en plus fréquents dans l’Arctique. Les météorologues ont signalé trois épisodes orageux successifs, avec des éclairs impressionnants, au cours d’une seule semaine entre la Sibérie et le nord de l’Alaska. Ils n’avaient jamais rien vu de tel auparavant.

En règle générale, l’air au-dessus de l’Océan Arctique, en particulier lorsque l’eau est recouverte de glace, n’a pas la chaleur convective nécessaire pour générer des orages. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, l’Arctique se réchauffe plus rapidement que le reste du monde, de sorte que les conditions changent. Les épisodes orageux accompagnés d’éclairs pendant l’été au delà du Cercle Polaire arctique ont triplé depuis 2010, une tendance directement liée au changement climatique et à la perte de glace de mer de plus en plus rapide dans le Grand Nord. À mesure que la glace de mer disparaît, une plus grande quantité d’eau peut s’évaporer ; cela ajoute de l’humidité à l’atmosphère qui se réchauffe.

Les orages accompagnés d’éclairs menacent les forêts boréales de l’Arctique car ils déclenchent des incendies dans des régions reculées qui sont exposées au soleil de l’été 24 heures sur 24. Les éclairs sont également plus fréquents au-dessus des régions de toundra dépourvues d’arbres, ainsi qu’au-dessus de l’Océan Arctique et de la banquise. En août 2019, la foudre a même frappé à moins de 100 kilomètres du Pôle Nord.

Selon deux études menées par des scientifiques du National Center for Atmospheric Research à Boulder, Colorado, rien qu’en Alaska, l’activité orageuse va probablement tripler d’ici la fin du siècle si les tendances climatiques actuelles se confirment.

Avec la forte augmentation des éclairs, la Sibérie a connu des incendies de forêt de plus en plus violents ces dernières années (voir mes notes à ce sujet). Début juillet 2021, l’armée russe a procédé à des largages d’eau pour éteindre les flammes qui brûlaient près de 800 000 hectares de forêt. La Yakoutie, qui est la région la plus durement touchée, est en état d’urgence depuis des semaines.

De l’autre côté du détroit de Béring, la foudre à la mi-juin a déclenché l’un des plus gros incendies de l’été en Alaska en brûlant une immense étendue de toundra à environ 200 km au nord du Cercle Polaire.

Le réchauffement de l’Arctique favorise la croissance de la végétation dans la toundra du nord de l’Alaska, ce qui alimente encore davantage les incendies. Selon des chercheurs du Centre International de Recherche sur l’Arctique à Fairbanks, à la fin du siècle, une superficie deux fois plus importante de toundra se consumera en Alaska, avec des incendies de végétation qui se produiront quatre fois plus fréquemment.

Source : Yahoo Actualités.

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With climate change and global warming, thunderstorms are becoming more and more frequent in the Arctic. Meteorologists have reported three successive thunderstorms with impressive lightning bolts in a single week from Siberia to the north of Alaska. Forecasters had not seen anything like that before.

Typically, the air over the Arctic Ocean, especially when the water is covered with ice, lacks the convective heat needed to generate lightning storms. But as climate change warms the Arctic faster than the rest of the world, the conditions are changing. Episodes of summer lightning within the Arctic Circle have tripled since 2010, a trend directly tied to climate change and increasing loss of sea ice in the far north. As sea ice vanishes, more water is able to evaporate, adding moisture to the warming atmosphere.

These electrical storms threaten boreal forests fringing the Arctic, as they spark fires in remote regions already baking under the round-the-clock summer sun. There is also more frequent lightning over the Arctic’s treeless tundra regions, as well as above the Arctic Ocean and pack ice. In August 2019, lightning even struck within 100 kilometres of the North Pole.

According to two studies by scientists at the National Center for Atmospheric Research in Boulder, Colorado, in Alaska alone, thunderstorm activity is on track to increase three-fold by the end of the century if current climate trends continue.

With the sharp uptick in lightning, Siberia has seen increasingly violent forest fires in recent years. In early July 2021, the Russian army deployed water-dropping aircraft to douse flames burning nearly 800,000 hectares of forest, while the hardest-hit region of Yakutia has been in a state of emergency for weeks.

On the other side of the Bering Strait, mid-June lightning sparked one of the biggest fires this summer in Alaska, scorching a huge expanse of tundra about 200 km north of the Arctic Circle.

Warming in the Arctic is also encouraging the growth of vegetation on northern Alaska’s tundra, adding further fuel for fires. According to researchers at the International Arctic Research Center in Fairbanks, by the end of the century, twice as much Alaska tundra could burn on a regular basis than was the norm in the past, with fires occurring four times more frequently.

Source : Yahoo News.

Incendies de végétation en Sibérie (Source : The Siberian Times)