Islande : nouvelle éruption à court terme ? // Iceland : a new eruption in the short term ?

Selon le Met Office islandais, il y a une forte probabilité d’éruption dans les prochains jours. Elle se produirait quelque part sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar avec un préavis très bref. L’accumulation de magma se poursuit dans la région de Svartsengi. Les scientifiques islandais pensent que près de 14 millions de mètres cubes de magma sont entrés la chambre magmatique depuis le début de l’éruption le 16 mars 2024. Lors des éruptions précédentes, entre 8 à 13 millions de mètres cubes de magma étaient entrés dans la chambre magmatique avant le déclenchement d’une éruption. Personne ne sait à quel moment la pression à l’intérieur de la chambre sera suffisante pour que le magma atteigne la surface. De nouvelles fissures éruptives pourraient s’ouvrir entre Stóra-Skógafell et Hagafell, avec des coulées de lave comparables à la phase initiale des dernières éruptions. Le Met Office prévient qu’il est très dangereux d’aller randonner dans le secteur car une nouvelle éruption peut y commencer dans un délai très court.

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According to the Icelandic Met Office, there are increased likelihood of a new volcanic eruption in the coming days. The most likely site the Sundhnúkagígar crater row and the notice time of the eruption could be very short.

The magma accumulation continues at the same rate as before in the Svartsengi area.. It can be assumed that nearly 14 million cubic metres of magma have been added to the magma chamber since the eruption began on March 16th. In previous eruptions, approximately 8 to 13 million cubic metres of magma had been added to the magma chamber. There is some uncertainty about when enough pressure will be needed for magma to reach the surface. New eruption fissures could open up between Stóra-Skógafell and Hagafell and lava flows could be comparable to the initial phase of the last eruptions..

The Met Office warns it is very dangerous for people to be traveling in the area as a new eruption might start there with very short notice.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

La situation sur le site de l’éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande) a été assez stable ces derniers jours avec peu d’activité au niveau de la bouche active qui montre un important dégazage. Cependant, l’inflation se poursuit dans le secteur de Svartsengi et il y a maintenant environ douze millions de mètres cubes de magma dans la chambre magmatique. Une légère augmentation de l’activité sismique a été enregistrée ces derniers jours. En observant le volume de magma présent dans la chambre, certains scientifiques du Met Office sont convaincus que « quelque chose va bientôt se produire ». Deux scénarios ont été proposés : soit de nouvelles fissures éruptives s’ouvriront entre Stóra-Skógafell et Hagafell, soit l’activité du cratère existant s’intensifiera.

Ces derniers temps, la lave en provenance de l’éruption s’est accumulée en grande quantité le long des digues de terre érigées pour protéger Grindavik. À certains endroits, la lave est plus haute que ces remparts. C’est pourquoi des travaux ont commencé pour construire de nouvelles protections. On espère qu’elles dirigeront la lave loin de la ville.
Les nouvelles digues de terre seront construites parallèlement à celles qui existent déjà. On espère que si une coulée de lave déborde d’une digue, une autre la freinera et l’enverra loin de la ville.
Le travail avance vite et il ne faudra pas longtemps (environ deux à trois semaines) pour que soient terminées les nouvelles digues qui peuvent atteindre six mètres de haut.

Source : Met Office, médias islandais.

Dernière minute : Le Met Office indique que « l »éruption volcanique qui a débuté le 16 mars 2024 sur la péninsule de Reykjanes a cessé. Malgré la fin de l’éruption, le soulèvement du sol à Svartsengi et la hausse de l’activité sismique montrent qu’une nouvelle éruption est possible prochainement. Les personnes séjournant à Grindavík doivent se préparer à une évacuation rapide. »

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Le Kilauea (Hawaï) n’est pas en éruption, mais plusieurs essaims sismiques ont été enregistrés ces dernières semaines. Le dernier événement a débuté le 6 mai 2024.Quelque 230 secousses se sont produites entre le 6 et le 7 mai au matin. Plus de 1 600 séismes ont déjà secoué le Kilauea entre le 27 avril et le 3 mai, dont plus de 350 par jour au plus fort de la crise. La plupart des derniers séismes ont été localisés dans l’Upper East Rift Zone. Les autres étaient situés dans la caldeira au sud de l’Halemaʻumaʻu.
Les hypocentres des séismes se situaient en moyenne entre 2 et 5 kilomètres sous la surface. Les magnitudes étaient pour la plupart inférieures à M 2,0, avec quelques événements de M 2,5.
La déformation du sol se poursuit également au niveau de l’Halemaʻumaʻu et le côté sud de Kalaupele (caldeira du Kilauea) et du cratère Keanakākoʻi.
Le HVO ne peut pas dire si cette nouvelle hausse d’activité entraînera une intrusion ou une éruption dans un avenir proche. Une éruption n’est pas imminente, mais les conditions peuvent changer rapidement.

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Après les puissants épisodes éruptifs qui ont secoué l’île volcanique de Ruang (nord Sulawesi / Indonésie), le centre de gestion des catastrophes (PVMBG) a diffusé une vidéo réalisée au cours d ‘un survol du volcan le 5 mai 2024. Outre les importants dépôts de cendres sur les flancs du volcan, on aperçoit dans la zone littorale les structures détruites au cours de l’éruption. Dans une note publiée le 5 mai 2024, j’ai expliqué que 9 800 personnes avaient dû être évacuées. Ce même jour, le PVMBG a réduit de 7 km à 5 km la zone d’exclusion autour du cratère actif. Selon les médias, 5 849 habitants de l’île de Tagulandang avaient été évacués le 5 mai ; les évacuations ont été interrompues après la réduction de la zone d’exclusion.

Le niveau d’alerte du Ruang reste à 4 sur une échelle de 4 niveaux.

https://twitter.com/i/status/1787002247559455108

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L’activité éruptive se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne de 36 événements explosifs par jour et des panaches de cendres qui montent jusqu’à 2500 m au-dessus du volcan. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Orange.

Source : IGP.

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Des émissions de gaz et de vapeur, avec parfois un peu de cendre, continuent à partir de bouches au fond du cratère du Poás (Costa Rica). Les panaches s’élèvent jusqu’à 300 mètres de hauteur. Une incandescence est périodiquement visible la nuit dans la Boca A et la Boca C .

Source : OVSICORI.

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Une hausse de la sismicité est observée sur le Puracé (Colombie), avec une déformation continue de l’édifice volcanique et une augmentation des émissions de gaz. Le 3 mai 2024, le niveau d’alerte a été relevé à Orange (le deuxième niveau sur une échelle à quatre couleurs). Les événements volcano-tectoniques (VT) sont principalement localisés sous le Puracé à des profondeurs inférieures à 4 km et les événements longue période (LP) sous le cratère et le flanc N à des profondeurs inférieures à 1 km. De plus, des événements de très faible magnitude indiquant une montée du magma ont été localisés à des profondeurs de 1 à 3,5 km sous les cônes Piocollo et Curiquinga.

Source : Instituto Geofisico.

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L’éruption se porsuit sur l’île Fernandina (Galápagos). La quantité de lave se déversant dans l’océan a considérablement augmenté entre le 25 et le 30 avril 2024 et les coulées de lave s’étalent maintenant sur 800 m de littoral.

Source : Instituto Geofisico.

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À l’attention des personnes qui se rendront dans les Îles Éoliennes dans les prochaines semaines : j’ai publié le 2 mai dernier une note décrivant la situation à Vulcano et Stromboli :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/05/02/nouvelles-de-vulcano-et-stromboli-iles-eoliennes-sicile/

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The situation at the eruption on the Reykjanes Peninsula (Iceland) has been quite stable in the past days with little activity at the eruptive vent which shows a lot of degassing. However, inflation at Svartsengi is going on and there are now about twelve million cubic metres of magma in the magma chamber. A slight increase in seismic activity has been recorded in the last few days. Judgng from the volume of magma in the chamber, sme scientists at the Met Office are convinced that “it’s getting closer to something happening.” Two scenarios have benn suggested : Either new eruption fissures will open up between Stóra-Skógafell and Hagafell or the existing crater’s activity will increase.

In the pastv days, lava from the eruption has been piling up in large quantities along the defensive walls erected to protect Grindavik. In some places lava has become higher than the walls themselves. As a consequence, work has begun to build new defensive walls at Grindavík. It is hoped that they will direct the lava flow away from the town.

The new defences will be built parallel to the current rampart. It is hoped that if a lava flow finds its way across one wall, another will « catch » it, and divert it away from the town.
Great progress has been made, and it will not be long (about two to three weeks) before the new walls will be finished, up to six metres high.

Source : Met Office, Icelandic news media.

Last minute : The Met Office indicates that « the volcanic eruption that began on March 16th, 2024 on the Reykjanes peninsula has ceased. Despite the eruption’s end, ongoing land uplift and increased seismic activity suggest a high possibility of a new eruption soon. Individuals staying in Grindavík should be prepared for a speedy evacuation. »

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Kilauea (Hawaii) is not erupting, but several seismic swarms have been recorded during the past weeks. The last event started on May 6th, 2024. About 230 earthquakes occurred between May 6th and 7th in the morning. More than 1,600 earthquakes had already shaken Kīlauea between April 27th and May 3rd, with more than 350 per day at the peak of that period. Most of the latest quakes were located in the upper East Rift Zone. The others were located in the caldera south of Halemaʻumaʻu.

Quake depths averaged between 2 and 5 kilometers beneath the surface. Magnitudes have been mostly below M 2.0, with a few M 2.5 events.

Ground deformation also continues beneath Halemaʻumaʻu and the south side of Kalaupele (Kīlauea caldera) and Keanakākoʻi crater.

HVO cannot say whether this new increase in activity will lead to an intrusion or eruption in the near future. An eruption is not imminent, but conditions could change rapidly.

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After the powerful eruptive episodes which shook the volcano island of Ruang (north Sulawesi / Indonesia), the disaster management center (PVMBG) released a video shot during an overflight of the volcano on May 5th, 2024. In addition to the significant ash layers on the flanks of the volcano, one can see in the coastal area the structures destroyed during the eruption. In a post publised on May 5th, 2024, I explained that 9,800 residents had to be evacuated. On that same day, PVMBG reduced the exclusion zone from a 7 km radius around the active crater to 5 km. According to news reports a total of 5,849 residents of Tagulandang Island had been evacuated by May 5th; additional evacuations were halted after the exclusion zone was changed.

The alert level for Ruang remains at 4 on a 4-level scale.

https://twitter.com/i/status/1787002247559455108

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Eruptive activity continues at Sabancaya (Peru) with an average of 36 explosive events per day and ash plumes rising up to 2500 m above the volcano. The alert level is kept at Orange.

Source: IGP.

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Continuing gas-and-steam emissions with sometimes ash content continue from vents on the crater floor at Poás (Costa Rica). Plumes rise as high as 300 meters. Incandescence at both Boca A and Boca C is periodically visible at night.

Source : OVSICORI.

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An increase in seismicity is observed at Purace (Colombia), along with continuing deformation and increases in gas emissions. On May 3rd, 2024, the Alert Level was raised to Orange (the second level on a four-color scale). Volcano-tectonic (VT)events were mainly located beneath Puracé at depths less than 4 km and long-period (LP) events were located beneath the crater and the N flank at depths less than 1 km. Additionally, very low-magnitude events indicating rising magma were located at depths of 1-3.5 km beneath Piocollo and Curiquinga.

Source: Servicio Geológico Colombiano (SGC)

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The eruption at Fernandina (Galapagos) continues. The amount of lava flowing into the ocean significantly increased during 25-30 April 2024 and the lava flows spread along 800 m of the coastline.

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Craters of the Moon (Idaho) et réchauffement climatique // Craters of the Moon (Idaho) and global warming

Aux États Unis, l’Idaho est un état particulièrement riche d’un point de vue volcanique, même si les Américains le connaissent surtout pour ses savoureuses pommes de terre. On peut y observer de nombreux témoignages de l’activité volcanique le long des routes, avec de spectaculaires entablements d’orgues basaltiques ou de vieux édifices comme les Three Buttes qui se dressent le long de la Route 26 au sud-est d’Arco.

Le site le plus connu et le plus visité est incontestablement Craters of the Moon. La dernière activité éruptive ayant eu lieu il y a environ 2100 ans, il se peut que les tribus Shoshone qui vivaient dans la région aient assisté aux derniers épanchements de lave. Une légende indienne parle d’un serpent vivant sur une montagne qui, irrité par les éclairs, l’enroula avec les anneaux de son corps et la pressa jusqu’à ce que de la roche liquide s’en échappe. Le feu jaillit des fractures et la montagne explosa….

Plus prosaïquement, les géologues américains pensent que l’activité volcanique a été provoquée il y a environ 15 millions d’années par la présence d’un point chaud qui, par la suite, aurait migré en direction du nord-est en même temps que la plaque nord-américaine se déplaçait vers le sud-ouest. Il se trouverait aujourd’hui sous la caldeira de Yellowstone. Comme dans de nombreux sites volcaniques de la planète, les scientifiques s’accordent pour dire que le volcanisme des Craters of the Moon est au repos, mais que l’activité est susceptible de reprendre au cours des prochains siècles ou millénaires.

 

Le 2 mai 1924, le président Calvin Coolidge a déclaré que 54 000 acres (environ 220 km2) de paysage volcanique dans le sud de l’Idaho deviendraient un Monument National car le paysage présentait « des phénomènes curieux et inhabituels d’une grande valeur éducative ».

En 2016, l’USGS a mené une étude montrant que les pikas, petits herbivores qui vivent généralement à haute altitude dans les montagnes de l’Ouest des États Unis disparaissent dans le Great Basin, le sud de l’Utah et le nord-est de la Californie en raison de la hausse des températures et de la sécheresse.
Alors que les scientifiques essayent de comprendre ces disparitions, le site des Craters of the Moon est devenu un lieu idéal pour mieux comprendre comment les rongeurs, et d’autres espèces réagissent au réchauffement climatique.

Selon un scientifique de l’Université de Californie, spécialiste du réchauffement climatique, « les Cratères de la Lune leur offrent un refuge aux rongeurs en raison de la topographie, alors qu’ailleurs, le réchauffement climatique a provoqué la disparition de certaines populations ».
Les pikas, qui historiquement n’étaient pas présents dans les Cratères de la Lune, sont un exemple des conséquences de la hausse des températures, des incendies de forêt et de la sécheresse sur la faune sauvage de l’ouest des États-Unis. Le site de l’Idaho constitue une ressource importante pour les scientifiques et le National Park Service pour mieux comprendre les impacts du réchauffement climatique.
Aux Cratères de la Lune. Les formations de lave a’a avec leurs infractuosités et les tunnels sont un lieu de séjour et de reproduction parfait pour les pikas. La hausse des températures oblige les pikas à déménager car ils ont besoin d’environnements plus froids pour survivre.

Photos: C. Grandpey

De mai à septembre 2024, les responsables des Craters of the Moon célébreront le 100ème anniversaire du National Monument et rappelleront les valeurs fondamentales qui ont façonné le parc au cours de cette période.
Source : Utah News Dispatch.

Les pikas – Ochotonidae – sont de petits mammifères plus proches des lapins et des lièvres que des rongeurs.Ils se distinguent notamment par leurs oreilles et pattes postérieures réduites, ainsi que par leur cri, un sifflement strident qui leur surnom de « lièvres siffleurs » ou « lièvres criards ». Le pika peut atteindre une longueur de 50 cm.

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In the United States, Idaho is quite rich from a volcanic point of view, even if American people mostly know it for its tasty potatoes. Much evidence of past volcanic activity can be observed along the roads, with spectacular colonnades of basalt organs or old structures like the Three Buttes that stand along Highway 26 southeast of Arco.
The best known and most visited site is undoubtedly Craters of the Moon. As the latest eruptive activity took place about 2,100 years, the Shoshone tribes living in the region may have seen the last lava flows. An Indian legend tells about a snake that lived on a mountain; made angry by the flashes of lightning, it wrapped the mountain with the rings of its body and pressed it until the liquid rock came out. Fire burst out of the fractures and the mountain exploded ….
American geologists believe that volcanic activity started about 15 million years with the presence of a hot spot which subsequently migrated northeast while the north-American plate was moving southwest. Today, the hot spot probably lies beneath the Yellowstone caldera. As with many volcanic sites on the planet, scientists agree that volcanism at the Craters of the Moon is at rest and activity might resume in the next few centuries or millennia.

On May 2nd, 1924, President Calvin Coolidge designated 54,000 acres of volcanic landscape across southern Idaho a national monument, adding that the landscape has “curious and unusual phenomena of great educational value.”

In 2016, U.S.G.S. conducted a study showing that pikas, small herbivores that typically live in high altitudes in rocky mountain ranges in the West, are disappearing in the Great Basin, southern Utah and northeastern California because of rising temperature and drought.

As scientists try to understand those disappearances, Craters of the Moon Monument and Preserve has become a perfect place to better understand how the rodent-like species, and others, are reacting to global warming.

Axccording to a climate change scientist at the University of California , “Craters of the Moon provides a good refuge for rodents because of the topography, while elsewhere, global warming has actually caused some populations to disappear.”

Pikas, which historically were not found in Craters of the Moon, are an example of the toll rising temperatures, wildfires and drought are having on wildlife in the Western United States. Idaho’s volcanic monument serves as an important resource for scientists and the National Park Service to better understand the impacts of climate change.

At Craters of the Moon. the lava field filled with a’a lava formations, infractuosities and tunnels, are a prime nesting location for pika. Rising temperatures are forcing the pika to relocate because they require colder environments to survive.

During the months of May through September 2024, officials at Craters of the Moon National Monument will be celebrating and recognizing the fundamental values that have shaped the park over the last 100 years.

Source : Utah News Dispatch.

Pérou : Juanita retrouve un visage // Peru: Juanita finds a face

Dans la région d’Arequipa au Pérou, le volcan Sabancaya culmine à 5967 mètres d’altitude et a connu plusieurs phases éruptives pendant la période historique.

 

Le Sabancaya et son voisin le Mont Ampato (Crédit photo : Wikipedia)

Plus près de nous, le Sabancaya est entré en éruption le 28 mai 1990. Au fil des jours, des explosions vulcaniennes de plus en plus violentes ont généré des panaches de cendre atteignant 7 ou 8 kilomètres de hauteur, avec des retombées jusqu’à 20 kilomètres de distance. Elles ont incité de nombreux villageois à fuir les pentes du volcan.

Les 23 et 24 juillet 1991, un essaim sismique a donné naissance à plusieurs lahars qui ont submergé quatre villages. Les secousses ont fait s’effondrer des maisons. La presse a fait état de 20 morts, 80 blessés et 3000 personnes qui ont perdu leurs habitations.

De nouvelles explosions se sont produites le 5 et le 7 mars 1994, avec des panaches de cendre de 3 kilomètres de hauteur. L’éruption s’est poursuivie avec des variations d’intensité jusqu’aux alentours du mois de septembre 1998.

 

L’éruption du Sabancaya en juin 1990 (Crédit photo : Smithsonian Institution)

Cette éruption du Sabancaya a eu une conséquence inattendue. La cendre du volcan a fait fondre la glace qui recouvrait le Mont Ampato voisin et exposé une momie inca, Juanita, découverte en 1996 par une équipe d’archéologues. Enveloppée d’un beau châle de laine alpaga, elle a reposé pendant cinq siècles sur la montagne, à 6300 mètres d’altitude, et y serait restée encore longtemps si l’éruption du Sabancaya n’avait pas trahi la présence de sa tombe. Son corps parfaitement conservé a été protégé des bactéries et autres champignons par son enveloppe de glace.

 

Juanita (Source : WikiCommons)

On pense que la jeune fille, âgée de 12-14 ans à l’époque, a été victime de la Capacocha, cérémonie pendant laquelle les Incas sacrifiaient des enfants aux dieux de la montagne car ils étaient persuadés que le Mont Ampato les approvisionnait en eau tout en les protégeant des avalanches et des tremblements de terre. Un tel sacrifice était un honneur pour un Inca, comme semble le montrer le visage apaisé de la jeune fille qui était agenouillée, tenant son châle d’une main, quand elle a été découverte. Elle était entourée d’offrandes telles que des poteries, de petits sacs de maïs et quelques figurines en or et en argent. Objet d’examens à l’aide de matériel de haute technologie, elle repose désormais au musée d’Arequipa.

Source : Killer Volcanoes. Claude Grandpey. Cégé Editions. 2013)

La découverte de la momie prend une nouvelle tournure aujourd’hui. Un article paru dans le National Geographic en octobre 2023 nous apprend que grâce à une analyse archéologique et à un travail de reconstitution médico-légal minutieux, le visage de Juanita a retrouvé ses traits. Le buste saisissant de la jeune femme constitue la pièce maîtresse d’une exposition présentée au Pérou et est l’objet d’un projet dont le but est de comprendre le drame du sacrifice humain perpétré dans les Andes il y a un demi-millénaire.

Oscar Nilsson, un archéologue et sculpteur suédois, a été capable d’extrapoler la profondeur probable du tissu facial qui recouvrait autrefois le crâne de la jeune fille grâce à une multitude d’outils (scanners, analyse d’ADN, informations sur l’alimentation et les maladies) qui lui permettent de déduire le visage d’un individu.

Puis Oscar Nilsson a imprimé une réplique en 3D du crâne de Juanita et a inséré des patères en bois à sa surface afin de guider la profondeur et le placement de chacun des muscles, faits à la main à partir d’argile modelable. Ajoutés un à un, les yeux, le nez, les tissus fragiles à la texture de corde ont formé un visage humain.

Après avoir réalisé un moule en silicone du buste, il a ajouté des centaines de cheveux et de pores individuels tout en nuances de brun et de rose. Tout cela a pris dix semaines. Le résultat, habillé de robes tissées par des Péruviennes du Centre des textiles traditionnels, constitue l’attraction principale de l’exposition « Capacocha : dans les pas des dieux incas » qui se tient jusqu’au 18 novembre au Musée des sanctuaires andins, à Arequipa.

La reconstitution sera exposée à côté de la momie de Juanita et sera accompagnée des histoires de quinze autres enfants choisis pour le rituel du capacocha et sacrifiés au sommet de l’Ampato ou d’autres pics andins.

En effectuant des analyses toxicologiques et médico-légales sur les restes d’un bébé et de quatre victimes âgées de six à sept ans présentées dans l’exposition, les scientifiques ont découvert qu’elles avaient été particulièrement choyées dans les mois précédant leur sacrifice et qu’elles avaient bénéficié d’un régime alimentaire composé de feuilles de coca, de vignes d’ayahuasca et d’alcool dans les semaines qui ont précédé leur mort ; c’était moins pour les intoxiquer que pour faire en sorte que ces jeunes enfants restent calmes et n’éprouvent pas d’anxiété alors que le moment du sacrifice approchait à grands pas.

Source : National Geographic.

 Juanita, la Fille des glaces d’Ampato, telle que reconstituée par l’archéologue et sculpteur Oscar Nilsson. (Musée des sanctuaires andins à Arequipa)

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In the Arequipa region of Peru, the Sabancaya volcano peaks at 5967 meters above sea level and has experienced several eruptive phases during the historical period.
Closer to us, Sabancaya erupted on May 28th, 1990. Over the days, increasingly violent Vulcanian explosions generated plumes of ash reaching 7 or 8 kilometers in height, with ashfall as far as 20 kilometers away. It prompted many villagers to flee the slopes of the volcano.
On July 23rd and 24th, 1991, a seismic swarm caused several lahars which submerged four villages. The tremors caused houses to collapse. The press reported 20 dead, 80 injured and 3,000 people who lost their homes.
New explosions occurred on March 5th and 7th, 1994, with ash plumes 3 kilometers high. The eruption continued with variations in intensity until around September 1998.

This Sabancaya eruption had an unexpected consequence. Ash from the volcano melted the ice that covered nearby Mount Ampato and exposed an Inca mummy, Juanita, discovered in 1996 by a team of archaeologists. Wrapped in a beautiful alpaca wool shawl, she rested for five centuries on the mountain, at an altitude of 6,300 meters, and would have remained there for a long time if the eruption of Sabancaya had not betrayed the presence of her tomb. Its perfectly preserved body was protected from bacteria and other fungi by its covering of ice.
It is believed that the young girl, aged 12-14 at the time, was a victim of the Capacocha, a ceremony during which the Incas sacrificed children to the mountain gods because they were convinced that Mount Ampato supplied them with water while protecting them from avalanches and earthquakes. Such a sacrifice was an honor for an Inca, as seems to be shown by the peaceful face of the young girl who was kneeling, holding her shawl in one hand, when she was discovered. She was surrounded by offerings such as pottery, small bags of corn and some gold and silver figurines. Subject to examination using high-tech equipment, it now rests in the Arequipa museum.
Source: Killer Volcanoes. Claude Grandpey. Cégé Editions. 2013)

The discovery of the mummy takes a new turn today. An article published in National Geographic in October 2023 tells us that thanks to an archaeological analysis and meticulous forensic reconstruction work, Juanita’s face has regained its features. The striking bust of the young woman forms the centerpiece of an exhibition presented in Peru and is the subject of a project whose aim is to understand the drama of human sacrifice perpetrated in the Andes half a millennium ago.

Oscar Nilsson, a Swedish archaeologist and sculptor, was able to extrapolate the likely depth of the facial tissue that once draped Juanita’s skull—using everything from CT scans to information about diet and disease—to make educated guesses about her face. Then he printed a 3D replica of Juanita’s skull, plugging wooden pegs onto its surface to guide the depth and placement of each muscle. Eyes, a nose, the tissues that constitute a human face were added in turn. After using a mold to make a silicone bust, he added hundreds of individual hairs and pores in shades of brown and pink. The work took 10 weeks. The resulting sculpture, wrapped in robes woven by women from Peru’s Centro de Textiles Tradicionales del Cusco, is the main attraction of “Capacocha: Following the Inca Gods,” which opened in November 2023 at the Museo Santuarios Andinos in Arequipa.

The reconstruction will beaccompanied by the stories of 18 additional children selected for capacocha atop Ampato and other Andean mountains.

When conducting toxicological and forensic analyses of the remains of a toddler and four six- to seven-year-old victims of capacocha, the researchers found that they were well nourished in the months before their sacrifice. They were also fed coca leaves, ayahuasca vine, and alcohol in the weeks before their deaths. It was not so much to intoxicate them as to keep them sedated and anxiety free in the moments preceding their sacrifice.

Source : National Geographic.