Pour que la catastrophe d’Armero (Colombie) ne se reproduise pas // For the Armero disaster (Colombia) not to happen again

drapeau-francaisTout comme Maurice Krafft avait réalisé une vidéo expliquant les principaux risques volcaniques, une équipe de chercheurs du NERC* et de l’ESRC* travaillent sur un projet de réduction des risques dans les zones volcaniques. Ils ont collaboré avec les communautés vivant près de six volcans actifs et potentiellement dangereux de Colombie, d’Équateur et des Caraïbes.
Une série de films ont été réalisés autour du Nevado del Ruiz qui a tué environ 25.000 personnes à Armero (Colombie) au cours de l’éruption de 1985, l’une des pires catastrophes volcaniques du 20ème siècle. L’équipe de chercheurs a collaboré pendant plusieurs années avec des partenaires locaux tels que le Servicio Geologico Colombiano, l’Université de Manizales, la Croix-Rouge et des représentants de communautés locales afin de mieux comprendre les dynamiques physiques des éruptions et la dynamique sociale des localités qui sont sous leur menace.

Le but de ces films est de maintenir la mémoire sociale de 1985 en impliquant la population locale. Leurs auteurs avaient un double objectif: faire prendre conscience du volcan et de la menace qu’il représente, et voir si les films incitaient les gens à prendre des mesures pour se protéger et donc réduire le risque volcanique. Pour ce faire, ils ont rassemblé des témoignages des événements de 1985, avec les souvenirs de survivants qui ont aussi raconté comment se déroule leur vie depuis cette époque.

Les chercheurs viennent de rentrer de Colombie où ils ont organisé des projections publiques des films dans les écoles et dans les centres communautaires de cinq zones à risque. Plus de 700 personnes étaient présentes. Après les projections, des interviews ont permis d’évaluer l’impact des films sur les connaissances des gens à propos du volcan et sur la façon dont ils pourraient agir en cas de crise. Les résultats sont en cours d’analyse, mais les premiers retours sont positifs. Les films ont visiblement atteint leur but. Comme l’a déclaré l’un des chercheurs, «l’un des points forts des films est que le public peut voir des gens de leurs propres communautés ; dans de nombreux cas, de sont des gens qu’ils connaissaient bien, mais avec lesquels ils n’ont jamais parlé de l’éruption de 1985. Entendre des histoires racontées par des gens avec lesquels ils peuvent s’identifier les fait se sentir beaucoup plus concernés. »
Alors que l’objectif principal des films était une meilleure prise de conscience de l’existence du volcan et des dangers qui l’accompagnent,  beaucoup de gens qui ont assisté aux projections ont déjà commencé à réfléchir et à parler de la façon dont ils pourraient se protéger plus efficacement.

* NERC: Natural Environment Research Council
* ESRC:  Economic and Social Research Council

Voici un extrait de la vidéo, avec sous-titres en anglais:
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=1KVz6ACZQa8

Source: Natural Environment Research Council (NERC).

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drapeau-anglaisJust like Maurice Krafft had made a video explaining the main volcanic risks, a team of researchers of the NERC* and ESRC* are working on a project to mitigate risks in volcanic areas. They have been working with communities near six active and potentially dangerous volcanoes in Colombia, Ecuador and the Caribbean.

One set of films were made around the Nevado del Ruiz, which killed around 25,000 people in Armero (Colombia) when it erupted in 1985, one of the deadliest volcanic disasters of the 20th century. The team have spent several years collaborating with local partners such as the Servicio Geologico Colombiano, the University of Manizales, Red Cross and local community representatives, in an effort to understand more about both the physical dynamics of eruptions and the social dynamics of at-risk communities.

The aim of the films was to maintain the social memory of 1985 by involving local people. The authors of the films had two goals: to raise awareness of the volcano and the threat it poses, and to find out if the films contributed to empower people to take action to reduce their risk. To do this, they documented oral histories of the events of 1985, recording survivors’ memories and telling the stories of their lives since then.

The researchers have just returned from Colombia, where they held public screenings of the films at schools and community centres in five at-risk areas. More than 700 people attended. After the screenings, interviews were held whose aim was to assess the films’ impact on people’s knowledge of the volcano and on how they might act in a crisis. The results are still being analysed, but a lot of the early feedback was positive. The films visibly affected people. Said one researchers: « One of the strengths of the films was that the audience could see people from their own communities, in many cases people they knew well, but who they’d never spoken to about the eruption in 1985. Hearing the stories of people they could identify with made it a far more engaging experience for them. »

While the films’ main goal was to increase awareness of the volcano’s existence and the kinds of danger it can produce, many people who saw them have already started to go further and talk about how they could protect themselves more effectively.

* NERC: Natural Environment Research Council

*ESRC: Economic and Social Research Council

Here is an excerpt of the video, with subtitles in English:

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=1KVz6ACZQa8

Source : Natural Environment Research Council (NERC).  

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Carte à risque du Nevado del Ruiz (Source: Servicio Geologico Colombiano)

Kilauea (Hawaii) : La coulée 61g avance comme une tortue // The 61g lava flow is advancing like a turtle

drapeau-francaisDans sa dernière mise à jour, le HVO indique que la coulée 61g reste active. Le vendredi 22 juillet, le front de coulée était actif et des sorties de lave se produisaient à quelques centaines de mètres en amont. Au matin de ce même jour, le front de coulée se trouvait à environ 615 mètres de la route de secours et  à 760 mètres de l’océan. La lave a avancé très lentement ces derniers jours. Les mesures précédentes, effectuées le 20 juillet révélaient que la lave se trouvait à environ 720 mètres de la route de secours et à 850 mètres de l’océan. Cela correspond à une progression de 90 mètres et une moyenne de 45 mètres par jour. Au rythme actuel, il faudrait à la lave 16 ou 17 jours pour atteindre le rivage.
Le 21 juillet, un hélicoptère de l’agence Paradise Helicopters (ma préférée à Hilo) a effectué un survol qui a confirmé que la coulée s’élargissait et que la lave venait se superposer aux coulées existantes. Ce jour-là, le front de coulée était immobile. La coulée 61g présente actuellement une longueur de plus de 8 km. Pendant le survol en hélicoptère, deux belles sorties de lave ont été observées. L’une d’elles – avec beaucoup de lave a’a – avait environ 500 mètres de long sur le pali, tandis que l’autre, composée de lave pahoehoe sur la plaine côtière, se trouvait à environ 800 mètres de la première.
Il y avait aussi un tunnel de lave effondré très spectaculaire près des quelques arbres épargnés par la lave dans la subdivision des Royal Gardens. L’ouverture présentait un diamètre d’une vingtaine de mètres et révélait deux rivières de lave qui serpentaient lentement sous plusieurs couches de lave refroidie.
Voici le lien vers la vidéo du survol en hélicoptère:
https://youtu.be/Hy4l7KRX3LM

Source: Big Island Now.

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drapeau-anglaisIn its latest update, HVO indicates that the 61G lava flow remains active. On Friday, July 22nd, the flow tip was active and breakouts were also active within a few hundred metres upslope. On July 22nd in the morning, the flow front was approximately 615 metres from the coastal emergency road and 760 metres from the ocean; there has been very little advance of the flow front in the past days. The previous measurements performed on July 20th indicated that. the flow was approximately 720 metres from the coastal emergency road and 850 metres from the ocean. This means an advance of 90 metres and an average of 45 metres per day. At the current rate, it will take lava 16 or 17 days to reach the shore.

On July 21st, a Paradise Helicopters (my favourite company in Hilo) fly-over confirmed that the flow was widening and overplating the flow field. On that day, the distal tip had stalled. The 61G flow is now more than 8 km long. During the helicopter overflight, only two sizable outbreaks were observed. One, with a’a lava for the most part, was about 500 metres long on the pali, and the second, a large pahoehoe flow on the coastal plain, about 800 metres from the first.

There was also a very dramatic collapsed lava tube near the remaining trees in the Royal Gardens subdivision. The hole was about 20 metres in diameter and revealed two rivers of lava snaking slowly beneath several shelves.

Here is the link to the video of the helicopter overflight :

https://youtu.be/Hy4l7KRX3LM

Source: Big Island Now.

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Vue de l’effondrement de la voûte du tunnel de lave sur le pali.

 

La surveillance de l’Hekla (Islande) // The monitoring of Mt Hekla (Iceland)

drapeau francaisL’Hekla est l’un des volcans les plus actifs d’Islande. Au cours du dernier millénaire, il est entré en éruption à 23 reprises. L’éruption la plus récente a eu lieu en février 2000, avec l’émission d’un panache de cendre, de gaz et de vapeur d’eau jusqu’à 10-12 km de hauteur pendant environ deux heures. L’éruption majeure la plus récente s’est produite en 1947 ; elle a généré un panache qui est monté à une trentaine de kilomètres dans la stratosphère. Selon les conditions météorologiques au moment de l’éruption, les nuages de cendre peuvent monter à une altitude élevée et affecter le trafic aérien international.
Depuis 1970, l’Hekla est entré en éruption à peu près tous les 10 ans (1970, 1980-1981, 1991 et 2000). C’est la raison pour laquelle le volcan est aujourd’hui considéré comme «en retard», vu que la dernière éruption a eu lieu il y a plus de 16 ans. Il convient toutefois de remarquer qu’avant 1970, l’Hekla se manifestait moins fréquemment, avec des périodes de repos allant jusqu’à 120 ans. Comme je l’ai écrit précédemment, j’ai de grands doutes quant à l’activité cyclique d’un volcan. S’agissant de l’Hekla, un laps de temps de 30 ans est loin d’être suffisant pour décider qu’un volcan a un cycle éruptif.

Le Met Office islandais (IMO) est en charge de la surveillance de l’Hekla. Depuis le début de la surveillance instrumentale du volcan dans les années 1970, les signaux pré-éruptifs ont été détectés seulement quelques dizaines de minutes avant le démarrage d’une éruption. De gros efforts sont faits pour mettre en place un réseau de surveillance efficace sur et autour du volcan afin de détecter les premiers signaux éruptifs. Le but est d’optimiser l’observation et l’interprétation des signaux disponibles et de donner, en temps opportun, des informations sur l’activité volcanique. Comme en 1991 et 2000, la prochaine éruption de l’Hekla sera probablement précédée d’un épisode mesurable d’ascension du magma vers la surface. Les séismes qui accompagnent cette ascension du magma peuvent et doivent être détectés en temps quasi réel. Le réseau sismique a été amélioré en 2012 avec l’installation de deux sismomètres temporaires à large bande à 11 km du volcan; ils viennent s’ajouter au réseau permanent. Le réseau sismique actuel est capable de détecter des séismes beaucoup plus faibles que ceux détectés automatiquement avant l’éruption de l’an 2000; de plus, il devrait pouvoir localiser ces événements avec plus de précision.
Une augmentation de l’activité sismique de l’Hekla entraînerait automatiquement l’apparition de signaux radio dans la salle de contrôle de l’IMO à Reykjavík, qui est opérationnelle 24 heures sur 24, tous les jours de l’année. Le système d’alerte, utilisé pour toutes les régions d’Islande, est basée sur la magnitude et le nombre de séismes, ainsi que sur l’énergie libérée, en fonction de seuils prédéfinis. En plus de l’alerte audio, une alerte est envoyée par sms au personnel de surveillance de l’IMO et aux autorités de la protection civile. Le tremor éruptif est également surveillé et une alerte est transmise chaque fois que le tremor enregistré à l’une des stations dépasse un seuil qui pourrait indiquer une éruption à court terme.
Trois paramètres principaux sont actuellement contrôlés par l’IMO: sismicité, déformation de surface, et émissions de gaz. Les plupart des mesures de déformation récentes montrent une tendance globale d’inflation sur le long terme. Le niveau de l’éruption de l’an 2000 a même été dépassé à certains moments entre 2007 et 2009.
Les mesures de gaz n’ont révélé aucune concentration détectable de SO2 sur l’Hekla depuis le début des mesures en 2014.
Il est clair que, depuis l’éruption de l’an 2000, d’importantes améliorations ont été apportées aux réseaux de surveillance du volcan. Toutefois, en raison des conditions environnementales difficiles, ainsi que des problèmes pouvant survenir lors du transfert et du traitement des données, une prévision précise à court terme ne peut pas être garantie. La prochaine éruption de l’Hekla pourrait se produire avec peu ou pas de préavis, en dépit de tous les systèmes de surveillance et d’alerte actuellement opérationnels. Compte tenu de l’amélioration des capacités de surveillance, et en se référant au comportement de l’Hekla en 1991 et 2000, l’imprévisibilité du volcan est telle que l’IMO pourrait disposer de moins d’une heure pour la mise en place des alertes dans des conditions optimales.
Source: Icelandic Met Office

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drapeau anglaisMount Hekla is one of the most active volcanoes in Iceland. During the last millennium, it has erupted 23 times. The most recent eruption was in February 2000, when the volcano emitted a 10 to 12-km-high plume of ash, gas and water vapour that lasted a couple of hours. The most recent major eruption of Hekla in 1947 generated a plume that rose to about 30 km in the stratosphere. Depending on weather conditions at the time of the eruption, the ash clouds can rise to high elevation and affect international air travel.

Since 1970, Mt Hekla has erupted roughly every 10 years (1970, 1980-81, 1991 and 2000). This is one reason why the volcano is now considered to be ‘overdue’, as the last eruption occurred more than 16 years ago. However, it should be noted that before 1970, Hekla erupted less frequently, with repose intervals up to 120 years in past centuries. This is the reason why – as I put it previously – I have great doubts about the cyclical activity of this volcano. Besides, a time span of 30 years is by no means sufficient to decide that a volcano has an eruptive cycle.

The Icelandic Met Office (IMO) is in charge of the monitoring of Mt Hekla. Since instrumental monitoring of the volcano began in the 1970s, pre-eruptive signals have been detected only tens of minutes before an eruption commenced. Great efforts are made to expand a robust monitoring network on and around the volcano for the purpose of detecting precursory eruptive signals. The goal is to optimize the observation and interpretation of the available signals to allow a timely warning about volcanic activity. As in 1991 and 2000, the next eruption of Hekla should be preceded by the measurable propagation of magma towards the Earth’s surface. Earthquakes accompanying the ascent of magma should be detected in near-real-time. The seismic network was improved in 2012 with the installation of two temporary broadband seismometers within 11 km of the volcano; they were added to the permanent network. The present network is able to detect much smaller earthquakes than would have been detected automatically immediately before the 2000 eruption; moreover, their location and accuracy is expected to be greatly improved.

Increased earthquake activity at Hekla results in an automated audio warning in IMO’s monitoring room in Reykjavík, which is staffed around the clock every day of the year. The warning system, which is used for all regions in Iceland, is based on earthquake size, earthquake rate and energy release relative to predefined thresholds. In addition to an audio alert for Hekla, an SMS alert is sent to IMO monitoring coordinators and Civil Protection authorities. Seismic tremor is also monitored and a warning is issued every time the tremor at any station exceeds a threshold which might indicate an eruption in the short term.

Three main parameters are currently monitored by IMO: seismicity, surface deformation, and gas emissions. The most recent deformation measurements show a broadly constant, long-term inflation trend signal. The 2000 eruption level was exceeded sometime between 2007 and 2009.

Gas measurements have seen no detectable concentrations of SO2 at Mt Hekla since measurements began in 2014.

It is clear that since the 2000 eruption of Hekla, significant improvements have been made to IMO’s monitoring networks around the volcano. However, due to harsh environmental conditions around the volcano, together with the potential for data-transfer and handling problems, a definite, short-term forecast cannot be guaranteed. The next eruption of Mt Hekla could occur with little or no forewarning, despite having all monitoring and warning systems fully functional. Taking into account IMO’s improved monitoring capabilities, and based on the behaviour of Hekla in 1991 and 2000, the unpredictability of the volcano is such that the warning-time under optimal conditions could be less than an hour.

Source : Icelandic Met Office.

Hekla-blog

Crédit photo: Wikipedia.

Hekla tilt

Graphique montrant l’évolution de la déformation de l’Hekla entre 1985 et aujourd’hui. On remarquera la déflation de l’édifice qui a accompagné les éruptions de 1991 et 2000 lorsque le magma s’est évacué. Le tilt présente une hausse globale depuis 2000 et a même dépassé le niveau d’avant cette dernière manifestation du volcan. (Source: Icelandic Met Office)

Volcans du Kamchatka (Russie) // Kamchatka volcanoes (Russia)

Trois volcans du Kamtchatka ont actuellement leur couleur d’alerte aérienne à l’Orange.

Le Klyuchevskoy continue d’envoyer des panaches de cendre de plusieurs kilomètres de hauteur, comme le 18 juillet avec une colonne de cendre qui est montée jusqu’à 6 kilomètres d’altitude. Le panache est ensuite étiré sur plus de 30 kilomètres vers le sud-est. Il n’y avait pas de zones habitées sur la trajectoire du nuage. Il avait été conseillé aux agences touristiques de modifier leurs itinéraires en raison du risque de pluie de cendre. Selon les données vidéo, une incandescence est présente au sommet du volcan et des coulées de lave avancent dans la ravine Apakhonchich. Les images satellites montrent une anomalie thermique sur le volcan.

La croissance du dôme de lave continue sur le Sheveluch où l’on observe une activité fumerollienne, de l’incandescence au niveau du dôme et des avalanches incandescentes. Les données satellitaires montrent une anomalie thermique sur le dôme de lave.

Une activité explosive et effusive modérée continue sur l’Alaid (Iles Kouriles septentrionales). Les dernières images satellites montrent le volcan sous une couverture nuageuse.

Source : KVERT.

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Three Kamchatka volcanoes currently have their aviation colour code at Orange.

Klyuchevskoy may send ash plumes several kilometres high, as it did on July 18th with an ash column 6 kilometres a.s.l. The plume then spread over 30 km to the south-east. There were no settlements on the way of the ash cloud. Earlier tourist companies had been warned to change their routes due to a threat of an ash shower. According to video data, incandescence is observed at the summit and lava flows travel along the Apakhonchich drainage. Satellite data show a thermal anomaly over the volcano.

The growth of the lava dome continues at Sheveluch volcano. Fumarolic activity, incandescence of the dome and hot avalanches accompany this process. Satellite data show a thermal anomaly over the lava dome.

The moderate explosive-effusive eruption of Alaid volcano (Northern Kuriles) continues. The latest satellite data showed the volcano was obscured by clouds.

Source: KVERT.

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Activité éruptive sur le Klyuchevskoy le 6 juillet 2016

(Crédit photo: Y. Demyanchuk / KVERT)