Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde. La situation est restée relativement calme ces derniers jours.

Le Kavachi est l’un des volcans sous-marins les plus actifs dans le sud-ouest de l’Océan Pacifique. Situé au sud de l’île de Vangunu dans les îles Salomon, le volcan a percé la surface de l’océan au moins huit fois depuis sa première éruption en 1939, avant de disparaître sous l’action des vagues.
Dans son dernier rapport, le Global Volcanism Program de la Smithsonian Institution indique que les données satellitaires montrent une décoloration de l’eau de mer autour du Kavachi depuis janvier 2020. Les zones décolorées  à la surface de l’océan sont devenues plus fréquentes et plus denses et s’étirent sur de plus longues distances. Le 25 avril, une image satellite a montré une zone décolorée d’environ 15 km de long pour une surface d’environ 30 kilomètres carrés. Une zone circulaire d’eau marron d’environ 50 000 mètres carrés trahissait probablement l’emplacement de la bouche active à l’origine de la décoloration de l’océan. Une image acquise le 30 avril montre un mince ruban d’eau décolorée s’étendant à environ 50 km à l’ouest de Kavachi.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru (Indonésie). Les explosions génèrent des panaches de cendres denses qui s’élèvent à 100-400 m au-dessus du sommet. Des matériaux incandescents se détachent des extrémités des coulées de lave et descendent  sur environ 1 km dans les ravines Kembar et Kobokan (sur le flanc sud) où elle atteignent une distance de 2 km du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et il est rappelé au public de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: CVGHM.

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Les émissions de gaz et de cendres se poursuivent sur le Yasur (Vanuatu). Certaines explosions peuvent être intenses et projeter des bombes à l’extérieur du cratère. Les données sismiques indiquent une diminution de l’activité par rapport au mois de mars. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 4). Le rayon de la zone d’exclusion a été étendu à 600 mètres à la mi-mars et reste en vigueur.
Source: GeoHazards.

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L’eau du lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) montre actuellement une tendance au refroidissement. La température de l’eau est de 35°C. Entre février à avril, elle avait atteint 42°C. L’intensité du tremor volcanique a augmenté au début du mois de mars, avant de décliner, pratiquement en même temps que le refroidissement de l’eau du lac. Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Vert.
Source: GeoNet.

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Here is some news of volcanic activity around the world. The situation has been relatively quiet during the past days.

Kavachi is one of the most active submarine volcanoes in the south-west Pacific Ocean. Located south of Vangunu Island in the Solomon Islands, the volcano has become emergent and then been eroded back into the sea at least eight times since its first recorded eruption in 1939.

In its latest report, the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Program indicates that satellite data have shown discoloured water around Kavachi since January 2020. The discoloured plumes became more frequent, dense, and stretched for longer distances. On April 25th, a satellite image showed a plume in the water that was about 15 km long and spread over about 30 square kilometres. A small brown circle about 50,000 square metres in area indicated the presence of material over the likely vent location. An image acquired on April 30th showed a thin ribbon of discoloured water extending about 50 km W of Kavachi.

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Eruptive activity continues at Semeru (Indonesia). The explosions produce dense ash plumes that rise 100-400 m above the summit. Incandescent material from the ends of lava flows descend 1 km in the Kembar and Kobokan drainages (on the S flank), reaching a maximum distance of 2 km from the crater. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay outside a 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source : CVGHM.

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Gas-and-ash emissions are continuing at Yasur Volcano (Vanuatu). Some explosions can be intense and eject bombs outside the summit crater. Data from the seismic network indicate a decrease in activity as compared to March data. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-4). The radius of the permanent exclusion zone had been extended to 600 m in mid-March and is still in effect.

Source : GeoHazards.

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A cooling trend is currently observed in the water of the crater lake of Ruapehu (New Zealand). The water temperature is 35°C. During February-April the water temperature had peaked at 42°C. The intensity of the volcanic tremor increased in early March and later declined, almost in conjunction with the lake water cooling trend. The Volcanic Alert Level remains at 1 and the Aviation Color Code is kept remained at Green.

Source: GeoNet.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Astronomie et traditions à Hawaii (2) // Hawaii: The telescope vs. the volcano (2)

Un manque de concertation.
S’agissant des kia’i, l’opposition ne concerne pas seulement le Mauna Kea, ils reprochent à l’astronomie et à la science en général leur mode de fonctionnement. Un leader des kia’i a souligné que la solution n’était pas simplement de déplacer le TMT, comme certains astronomes ont commencé à le demander ; il s’agit de trouver un endroit où les gens l’accepteront vraiment. Cela nécessite une nouvelle approche du projet. En particulier, il serait souhaitable que les scientifiques cherchant à démarrer un nouveau projet intègrent les communautés locales dans les discussions bien avant le début de toute opposition, et avant même la mise en place du projet.

Une histoire d’eau.

Pour les Hawaïens de souche, une autre préoccupation concerne l’eau. Elle est présente dans les cérémonies traditionnelles organisées contre la construction du TMT. Les Hawaiiens rappellent son parcours à travers l’île et le cycle de l’eau de l’océan aux nuages ​​en passant par la pluie, les chutes d’eau, les étangs, les rivières, les champs cultivés, les estuaires et l’océan.
On remarquera une autre ironie dans la controverse. En effet, le TMT pourrait permettre aux astronomes d’identifier des planètes avec de l’eau dans leur atmosphère, un premier pas vers la recherche d’un monde habitable. Mais les kia’i répondent qu’ils connaissent déjà une planète très habitable et qui possède ce précieux liquide dans son atmosphère. Ils considèrent qu’il leur incombe de protéger cette eau et la montagne qui la recèle.
L’une des préoccupations des autochtones hawaïens est le traitement de l’eau par les observatoires. L’un des indigènes qui a travaillé sur le sommet a constaté l’utilisation de substances dangereuses, comme des bombes d’insecticides et le présence de mercure. Il s’est rendu compte qu’un seul observatoire prêtait attention à ces questions. La réponse du TMT est que ces accusations sont totalement infondées. Il n’y a aucune preuve que l’observatoire pourrait polluer l’eau car les puits les plus proches sont à environ 20 kilomètres. De plus, les observatoires n’utilisent jamais le mercure, le pire des produits chimiques pour nettoyer les miroirs des télescopes. Les observatoires disposent de leur propre moyen de transport, que ce soit pour les déchets ou pour le personnel.

TMT : un avenir incertain.
On ne sait pas ce qu’il adviendra du TMT. Si les gestionnaires du projet TMT décident que le site du Mauna Kea ne vaut plus la peine, comme l’espèrent les kia’i, ils s’orienteront vers les Iles Canaries. On ne sait pas combien de temps ils sont disposés à attendre pour commencer la construction qui devrait durer 10 ans.
Un délai encore plus serré se profile également pour le Mauna Kea: le contrat de bail entre l’État et l’Université d’Hawaï, qui régit la sous-location de chaque observatoire, expirera en 2033. On ne sait pas à quoi pourraient ressembler les nouvelles négociations du bail, mais il est probable qu’elles ne ressembleront pas au processus qui a conduit à l’accord initial il y a des décennies.
Même les adversaires les plus acharnés du TMT ne demandent pas la suppression de tous les télescopes. Ils veulent seulement que les observatoires soient de meilleurs voisins, plus sensibles aux préoccupations locales et plus respectueux de la terre à partir de laquelle ils étudient les étoiles. Les kia’i insistent sur le fait qu’ils n’essaient pas d’arrêter la science: ils essaient plutôt de l’améliorer. Un Hawaïen de souche, ancien technicien de télescopes, a déclaré: « La science qui ne permet pas à l’humanité d’avoir une Terre meilleure n’est peut-être pas la science dont nous avons besoin. »
Source: Adapté d’un article paru sur le site Space.com.

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 A lack of consultation.

For the kia’i, their opposition is not just about Mauna Kea, it’s about the way astronomy and science in general operates. One leader of the kia’i emphasized that the solution was not merely for the TMT to move, as some astronomers have begun to call for, but to find a location where people truly welcome it. That could require a new way of approaching such projects. In particular, scientists looking to start a new project would be wise to incorporate local communities in discussions long before any opposition begins, and long before it is even a project.

A concern about water.

For native Hawaiians, another concern is that water. It is present in the traditional ceremonies organised against the TMT construction. They trace water on its journey throughout the island and the water cycle, from ocean to clouds to rain to waterfalls to ponds to rivers to cultivated fields to estuaries to ocean.

It is another irony in the controversy: Among other discoveries, the TMT could help astronomers identify planets with water in their atmospheres, a first step toward finding a habitable world. But the kia’i say it already knows of one very habitable planet with that precious liquid in its atmosphere, and they consider it their responsibility to protect that water and the mountain that anchors it to the Big Island.

One of the Native Hawaiians’ concerns about astronomy at Mauna Kea has been the observatories’ treatment of the water. One of the natives who worked on the summit saw spills of hazardous substances from bug spray to mercury, and there was evidence of only one existing observatory addressing those issues. The TMT’s response is that those concerns are completely unfounded. There’s no evidence the observatory could affect the water as the nearest wells are about 20 kilometres away. Beside, the observatories won’t rely on mercury, the worst of the chemicals used to clean telescope mirrors. The facilities have a system to transport wastewater from science operations and human staff support alike off the mountain.

TMT: An uncertain future.

It is not clear what the TMT’s steps forward might be. If the TMT decides the Mauna Kea site is no longer worth the pain, as the kia’i hope, they will take their plans to the Canary Islands. It’s unclear how much longer they are willing to wait to begin construction  which is scheduled to last 10 years.

A sharper deadline is also looming over Mauna Kea: the master lease agreement between the state and the University of Hawaii, which governs every observatory’s sublease, will expire in 2033. What negotiations might look like is still unclear, but chances are they will not resemble the process that led to the original agreement decades ago.

Even the most strident opponents of TMT are not calling for all the telescopes to be removed. They do, however, want the observatories to be better neighbours, more responsive to local concerns and more respectful of the land from which they study the stars. The kia’i insist they are not trying to stop science: Instead, they are trying to improve it. A native Hawaiian who is a former telescope technician said: « Science that doesn’t empower humanity for a better Earth is maybe not the science we need to be doing. »

Source: Adapted from an article on Space.com.

Photos: C. Grandpey

Astronomie et traditions à Hawaii (1) // Hawaii: The telescope vs. the volcano (1)

Une tradition bien ancrée.

Le projet de télescope géant – le Thirty Meter Telescope, ou TMT – au sommet du Mauna Kea, un volcan sur la Grande Ile d’Hawaii, est la source de nombreux conflits entre les autorités et les Hawaïens de souche qui se font appeler les kia’i, ou protecteurs. Depuis le début du projet, des cérémonies traditionnelles sont organisées contre la construction du télescope géant sur ce que certains considèrent comme une terre sacrée. Pendant des siècles, les Hawaïens de souche sont venus pratiquer ces cérémonies sur la montagne. L’atmosphère ténue du sommet, à 4 000 mètres d’altitude, laisse peu d’oxygène à un cerveau humain. Pour les Hawaïens indigènes, ce peu d’oxygène est la preuve que le sommet est le domaine des divinités et que les humains ne peuvent s’y rendre qu’avec un but bien précis. Pour les kia’i, le TMT serait un télescope de trop sur un site qu’ils considèrent comme volé, sacré, et systématiquement mal géré. Ils désignent également un cercle où se dressent des centaines de sanctuaires à environ 300 mètres sous le sommet, et qui, selon eux, marquent la limite de la zone sacrée. La construction du TMT empièterait sur cet anneau, ce qui n’est pas acceptable.

L’histoire du TMT.

L’histoire du TMT a commencé en 2003, lorsqu’un partenariat sans but lucratif a été constitué entre deux universités californiennes et leurs homologues au Japon, en Chine, en Inde et au Canada. Baptisé TMT International Observatory, le groupe a décidé de concevoir un télescope avec un miroir d’observation gigantesque qui bouleverserait nos connaissances scientifiques. Il permettrait des découvertes susceptibles d’aborder certaines des questions existentielles de l’astronomie et changer l’humanité à jamais.
En 2009, le TMT a jeté son dévolu sur le sommet du Mauna Kea. Depuis cette époque, il a fallu négocier l’accès et la construction avec l’État qui est propriétaire du terrain, et l’Université d’Hawaï qui gère l’astronomie. Il y a eu plusieurs affaires judiciaires concernant les permis requis pour la construction. Lorsque la construction du TMT a été tentée en 2014, les kia’i ont interrompu cette initiative. Les tensions ont atteint leur paroxysme en juillet 2019, quand il a été annoncé que la construction du TMT allait reprendre. Les kia’i se sont alors mobilisés ; ils ont bloqué les camions et barré la route vers le sommet.

Le Mauna Kea : un site astronomique exceptionnel.

Certains habitants d’Hawaii et des hawaïens de souche soutiennent le TMT. Ils considèrent que les télescopes sont des successeurs modernes des anciens navigateurs qui se servaient des étoiles pour s’orienter. De plus, de tels télescopes constituent un maillon vital de l’économie locale et offrent des opportunités en matière d’éducation et d’emploi pour leurs enfants.
Pour les scientifiques qui souhaitent construire le TMT, le sommet du Mauna Kea est tout simplement le meilleur site possible. Ils ont besoin d’un site dans l’hémisphère Nord permettant de faciliter les partenariats avec les télescopes du sud, comme le Télescope Magellan Géant en construction au Chili.
Ensuite, il y a une question d’atmosphère. Le sommet du Mauna Kea est considéré comme l’un des meilleurs endroits sur Terre pour l’astronomie. Ironiquement, c’est pour cette même raison – la raréfaction de l’oxygène – que les Hawaïens indigènes considèrent le sommet sacré. Comme beaucoup d’autres télescopes dans le monde, le TMT doit se trouver sur un site au sommet d’une montagne, loin des couches inférieures de l’atmosphère terrestre qui peuvent perturber les images des télescopes. Cependant, même au sommet du Mauna Kea, le résultat n’est pas parfait. C’est pourquoi le TMT sera équipé d’un système d’optique adaptative, qui mesure et soustrait automatiquement les perturbations causées par l’atmosphère.

Source: Adapté d’un article paru sur le site Space.com.

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 A long-standing tradition.

The project of a giant telescope – the Thirty Meter Telescope, or TMT – on the summit of Mauna Kea volcano on Hawaii Big Island has triggered a lot of conflicts between the authorities and native Hawaiians who call themselves kia’i, or protectors..

Since the start of the project, traditional ceremonies have been organised against the construction of the massive telescope on what some consider sacred land.

For centuries, Hawaiian natives have come to the mountain. The tenuous atmosphere at the summit, 4,000 metres above sea level, leaves little oxygen to feed a human brain. For native Hawaiians, that shortage of oxygen is a sign that the summit is the realm of deities and that humans should visit only for specific purposes. For the kia’i, the TMT would be one telescope too many at a site they see as stolen, sacred, delicate and consistently mismanaged. The kia’i can also point to a ring of hundreds of shrines about 300 metres below the summit, which they say marks the edge of the most sacred zone. The TMT construction would run right through that ring, and that is not acceptable.

The story of the TMT.

The story of the TMT began in 2003, when a nonprofit partnership formed between two universities in California and counterparts in Japan, China, India and Canada. Now called TMT International Observatory, the group set out to design a telescope with such a massive observing mirror that it would change science forever. Its findings could tackle some of astronomy’s existential questions and change humanity forever.

In 2009, the TMT set its sights on the summit of Mauna Kea; since then, it has worked to negotiate access and construction with the State, which owns the land, and the University of Hawaii, which manages the astronomy precinct. There have been multiple court cases over the permits required for construction. When the TMT tried to break ground in 2014, the kia’i interrupted the ceremony. Tensions came to a head in July 2019, when the TMT announced it was ready to try building again and the kia’i mobilized, blocking construction trucks from the road that climbs to the summit.

Mauna Kea: Perfect for astronomy.

Some Hawaiian residents and native Hawaiians support the TMT, seeing the telescopes as modern successors to the islanders’ expertise at navigating by the stars, as a vital segment of the local economy, and as a pathway to educational and employment opportunities for their children.

For scientists hoping to build the TMT, the summit of Mauna Kea is simply the best possible site. They want a Northern Hemisphere location to better facilitate partnerships with telescopes in the south, including the equally massive Giant Magellan Telescope already under construction in Chile.

Then, it is a matter of atmospheres. The summit of the volcano is considered among the best places on Earth for ground-based astronomy. Ironically, it is for the same reasons native Hawaiians consider the peak sacred: the barely-there oxygen. Like so many telescopes around the world, TMT is expected to be on a mountaintop site away from the lower layers of Earth’s atmosphere which can blur telescope images. Even the summit’s view, however, leaves astronomers dissatisfied. That’s why the TMT would be armed with an adaptive optics system, which measures and automatically subtracts blurriness caused by the atmosphere.

Source: Adapted from an article on Space.com.

Photos: C. Grandpey

Péninsules de Reykjanes (Islande): Déclin de la sismicité // Reykjanes Peninsula (Iceland): Seismicity has decreased

La Péninsule de Reykjanes n’apparaît plus dans l’actualité volcanique depuis quelque temps. Cela signifie qu’il ne se passe rien de spécial. La sismicité intense enregistrée au cours des dernières semaines a diminué et est maintenant revenue à un niveau normal pour cette partie de l’Islande. Simple pause ou arrêt définitif ? Personne ne peut répondre à cette question. L’activité sismique passée a été la plus intense jamais enregistrée dans la région depuis le début de l’instrumentation numérique en 1991
Personne ne connaît vraiment la cause de cette hausse de la sismicité. Comme on pouvait le lire à l’époque sur le site web de l’Icelandic Met Office (IMO), « davantage de recherches sont nécessaires pour comprendre dans sa globalité l’activité dans la Péninsule de Reykjanes ».
Depuis le début de l’année 2020, plus de 6000 séismes ont été enregistrés sur la péninsule. Les volcanologues islandais pensent que l’intrusion magmatique est l’explication la plus probable de l’activité sismique observée au nord de Grindavík. La raison qui pousse les scientifiques à cette conclusion est le soulèvement du sol juste à l’ouest du Mont Thorbjorn, avec une déformation de plusieurs centimètres par jour, notamment entre janvier et mars 2020. Le Conseil Scientifique Islandais a expliqué que ce soulèvement était probablement provoqué par une intrusion magmatique horizontale qui était également responsable de la sismicité.

En ce qui concerne les émissions de gaz, seule une augmentation de CO2 a été enregistrée dans des grottes de la région. Cela ne semble pas suffisant pour expliquer une intrusion magmatique qui s’accompagne en général de l’émission d’autres gaz.
La modélisation montre que des fissures peuvent s’ouvrir dans la couche supérieure de la croûte terrestre, à 1-2 km de profondeur, en raison des contraintes induites par le soulèvement proprement dit. Cependant,  cette interprétation des événements est incertaine ; il semble toutefois qu’un processus sous-jacent soit à l’origine de l’activité sismique et de déformation sur une zone aussi étendue en si peu de temps.
La difficulté à comprendre les causes de la sismicité et de l’inflation du sol vient du fait que la Péninsule et la Dorsale de Reykjanes se trouvent à la frontière de plaques tectoniques, situation compliquée par la présence de systèmes volcaniques dans cette même zone.

Deux principaux scénarios ont été définis par les scientifiques islandais:.
1) Si l’inflation est due à l’accumulation de magma, le phénomène peut cesser rapidement sans autre activité. C’est peut-être ce qui se passe ces jours-ci.

L’accumulation de magma peut aussi conduire à une intrusion magmatique, avec ou sans éruption.
2) Si l’inflation n’est pas causée par l’accumulation de magma, elle peut être liée à l’activité tectonique et conduire à des séismes plus importants (jusqu’à M6.0).
Quelles que soient les causes et leurs conséquences, les autorités islandaises ont décrété un état de vigilance. Des réunions scientifiques régulières sont organisées et la population est tenue informée.
Source: IMO.

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The Reykjanes Peninsula is no longer mentioned in the volcanic news these days. This means nothing special is happening. The intense seismicity recorded during the past weeks has declined and has now gone back to background levels. Is it just a pause our the definitive end of the seismicity? Nobody is able to answer this question. It was the most intense activity ever recorded in the region since the beginning of digital monitoring in 1991

Nobody is quite sure of the cause of the increase in seismicity. As the Icelandic Met Office (IMO) put it one day, “more research is needed to decipher the on-going activity at the Reykjanes Peninsula as a whole.”

From the beginning of 2020, over 6000 earthquakes have been recorded on the Reykjanes Peninsula. Icelandic volcanologists think magmatic intrusion is the most likely explanation for the earthquake activity north of Grindavík. The reason that pushes scientists to think so is the uplift that was observed just west of Mt. Thorbjorn, with ground deformation of several centimetres per day, especially between January and March  2020.The Scientific Advisory Board explained that the uplift was probably triggered by a horizontal magma intrusion which was also responsible for the seismicity.

As far as gas emissions are concerned, an increase in CO2 was recorded in several caves of the region, but this is not sufficient to account for a magma intrusion which is usually accompanied by the emission of other gasas.  .

Modelling shows that fissures can open in the uppermost layer of the crust, at 1-2 km, because of the tensional stress induced by the uplift itself. However, the interpretation of the events is uncertain, but there are indications that a common underlying process is the cause of the activation of such a widespread area in such a short timeframe.

The difficulty to understand the causes both of the seismicity and the ground inflation comes from the fact that the Reykjanes peninsula and the Reykjanes ridge are composed of plate boundaries, with volcanic systems lying right across the boundaries.  .

Two major possible scenarios have been defined by Icelandixc scientists: .

1) If the inflation is due to magma accumulation, the phenomenon may cease soon without further activity. This is perhaps what is happening these days.

Magma accumulation may lead to a magma intrusion, with or without an ereuption.

2) If the inflation is not caused by magma accumulation, it may be linked to tectonic activity and lead to larger earthquakes (up to M6.0).

Whatever the causes and their consequences, Icelandic authorities have declared a state of uncertainty. Regulatr scientific meetings are being held and the population is kept informed.

Source: IMO.

Source : IMO