18 mai 1980, le jour où le Mont St Helens a explosé (2ème partie) // May 18th, 1980, the day when Mount St Helens exploded (part 2)

Comme je l’ai écrit dans ma note du 28 avril 2020 consacrée à l’éruption du Mont St Helens en 1980, un renflement impressionnant est apparu dès le début du mois d’avril sur le flanc nord du volcan. En une semaine, le cratère avait atteint environ 400 m de diamètre et deux systèmes de fractures impressionnantes cisaillaient toute la zone sommitale. Des épisodes éruptifs se produisaient à raison d’un événement en moyenne en mars et environ un par jour le 22 avril 1980, lorsque prit fin la première période d’activité.

Crédit photo : USGS

De petites séquences éruptives ont repris le 7 mai et se sont poursuivies jusqu’au 17 de ce mois. À ce moment-là, plus de 10 000 séismes avaient été enregistrés sur le volcan et le flanc nord avait gonflé d’environ 140 mètres pour former un renflement proéminent. Dès le début de l’éruption, le renflement a progressé plus ou moins horizontalement, à raison d’environ 2 mètres par jour. Il était clair du magma s’élevait à l’intérieur du volcan. En fait, sous le renflement visible en surface se cachait un cryptodôme, autrement dit une intrusion magmatique qui n’avait pas encore percé la surface.

Sans signes précurseurs, un séisme de magnitude M 5,1 a secoué le volcan à 8 h 32 le 18 mai 1980 et s’est accompagné d’une série rapide d’événements. En même temps que le séisme, le renflement sur le flanc nord et le sommet du volcan ont glissé pour donner naissance à un énorme glissement de terrain d’une taille encore jamais observée sur Terre. Un petit panache éruptif sombre et riche en cendre est apparu directement à la base de l’escarpement formé par l’avalanche de débris, tandis qu’un autre s’échappait du cratère sommital et montait jusqu’à environ 200 m de hauteur. Une partie de l’avalanche de débris s’est dirigée vers les crêtes au nord, mais la plus grande partie s’est dirigée vers l’ouest et s’est engagée sur 23 km dans la vallée de la North Fork Toutle River où elle a déposé des hummocks, reliefs de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, que l’on peut encore observer aujourd’hui. Le volume de matériaux transportés par les avalanches est estimé à environ 2,5 km3.

Crédit photo : USGS

Photo : C. Grandpey

 Le glissement de terrain a fait disparaître le flanc nord du Mont St. Helens, y compris une partie du cryptodôme qui s’était formé à l’intérieur du volcan. La disparition du cryptodôme a entraîné une dépressurisation soudaine du système magmatique et déclenché un blast – de puissantes éruptions latérales – qui a arraché la partie supérieure du cône sur 300 mètres de hauteur. Lorsque ce blast a dépassé l’avalanche de débris mentionnée précédemment; il a accéléré pour atteindre une vitesse d’au moins 480 kilomètres à l’heure. En quelques minutes, un nuage éruptif a commencé à s’élever de l’ancien cratère sommital et a atteint en moins de 15 minutes une hauteur de plus de 24 km.

Crédit photo : USGS

Le blast a dévasté une zone sur près de 30 km d’ouest en est et sur plus de 20 km au nord de l’ancien sommet. Dans une zone s’étendant à une dizaine de kilomètres du sommet, il ne restait pratiquement plus d’arbres de ce qui était autrefois une belle forêt dense. Juste au-delà de cette zone, tous les arbres sur pied ont été projetés au sol, brisés comme des allumettes. A la limite extérieure de l’éruption, les arbres ont été complètement brûlés sur pied. La zone dévastée de 600 km2 a été recouverte d’un dépôt de matériaux chauds propulsés par l’explosion.

Troncs d’arbres sur le Spirit Lake

(Photos : C. Grandpey)

En disparaissant, le cryptodôme et le flanc du volcan ont mis à l’air libre le conduit d’alimentation du Mont St. Helens, entraînant une énorme libération de pression. Cette brutale dépressurisation dans le conduit éruptif a permis au magma de se précipiter vers l’extérieur. Moins d’une heure après le début de l’éruption, la dépressurisation dans le conduit éruptif a déclenché une éruption plinienne qui a envoyé un énorme panache de tephra dans l’atmosphère. Des coulées pyroclastiques en provenance du cratère ont dévalé la pente du volcan  à 80 – 130 km / h et se sont propagées jusqu’à 8 km au nord.
Cette phase plinienne s’est poursuivie pendant 9 heures, avec une très haute colonne étuptive, de nombreuses coulées pyroclastiques et des retombées de cendres dans les zones sous le vent. À la fin de la phase plinienne, un nouvel amphithéâtre de 1,9 x 2,9 km, orienté vers le nord, était apparu au sommet du volcan.

Crédit photo : USGS

Au cours de la journée, les vents dominants ont emporté la cendre vers l’est, à travers les Etats-Unis. Une obscurité totale a envahi Spokane,  dans l’Etat de Washington, à 400 km du volcan. Des retombées de cendres importantes ont été observées jusque dans le centre du Montana, avant d’atteindre les grandes plaines du centre des États-Unis, à plus de 1 500 km. Le nuage de cendres a traversé les États-Unis en trois jours et a fait le tour de la Terre en 15 jours.
Source: USGS.

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As I put it in my post of 28 April 2020, an impressive bulge had appeared on the north flank of Mount St Helens. Within a week the crater had grown to about 400 m in diameter and two giant crack systems crossed the entire summit area. Eruptions occurred on average from about 1 per hour in March to about 1 per day by April 22nd, 1980 when the first period of activity ceased.

Small eruptions resumed on May 7th and continued to May 17th. By that time, more than 10,000 earthquakes had shaken the volcano and the north flank had grown outward about 140 m to form a prominent bulge. From the start of the eruption, the bulge grew outward, nearly horizontally, at consistent rates of about 2 metres per day. It was clear that magma had risen high into the volcano. In fact, beneath the superficial bulge was a cryptodome that had intruded into the volcano’s edifice, but had yet to erupt on the surface.

With no immediate precursors, a magnitude M 5.1 earthquake occurred at 8:32 a.m. on May 18th, 1980 and was accompanied by a rapid series of events. At the same time as the earthquake, the volcano’s northern bulge and summit slid away as a huge landslide. A small, dark, ash-rich eruption plume rose directly from the base of the debris avalanche scarp, and another from the summit crater rose to about 200 m high. The debris avalanche swept around and up ridges to the north, but most of it turned westward as far as 23 km down the valley of the North Fork Toutle River and formed a hummocky deposit. The total avalanche volume is about 2.5 km3.

The landslide removed Mount St. Helens’ northern flank, including part of the cryptodome that had grown inside the volcano. The removal odf the cryptodome resulted in immediate depressurization of the volcano’s magmatic system and triggered powerful eruptions that blasted laterally and removed the upper 300 m of the cone. As this lateral blast of hot material overtook the debris avalanche; it accelerated to at least 480 kilometres per hour. Within a few minutes, an eruption cloud of blast tephra began to rise from the former summit crater. Within less than 15 minutes it had reached a height of more than 24 km.

The lateral blast devastated an area nearly 30 km from west to east and more than 20 km northward from the former summit. In an inner zone extending nearly 10 km from the summit, virtually no trees remained of what was once dense forest. Just beyond this area, all standing trees were blown to the ground, and at the blast’s outer limit, the remaining trees were thoroughly seared. The 600 km2 devastated area was blanketed by a deposit of hot debris carried by the blast.

Removal of the cryptodome and flank exposed the conduit of Mount St. Helens, resulting in a release of pressure on the top of the volcano’s plumbing system. This caused a depressurization wave to propagate down the conduit to the volcano’s magma storage region, allowing the pent-up magma to expand upward toward the vent opening. Less than an hour after the start of the eruption, this loss of conduit pressure initiated a Plinian eruption that sent a massive tephra plume high into the atmosphere. Pyroclastic flows poured out of the crater at 80 – 130 km/hr and spread as far as 8 km  to the north.

The Plinian phase continued for 9 hours producing a high eruption column, numerous pyroclastic flows, and ashfall downwind of the eruption. When the Plinian phase was over, a new northward opening summit amphitheater 1.9 x 2.9 km across was revealed

Over the course of the day, prevailing winds blew the ash eastward across the United States and caused complete darkness in Spokane, Washington, 400 km from the volcano. Major ashfalls occurred as far away as central Montana, and ash fell as far eastward as the Great Plains of the Central United States, more than 1,500 km away. The ash cloud spread across the U.S. in three days and circled the Earth in 15 days.

Source : USGS.

Le Mont St Helens aujourd’hui (Photos : C. Grandpey)

Semeru & Ibu (Indonésie)

Une puissante séquence éruptive a eu lieu vers 12h25 (UTC) sur le Semeru (Indonésie) le 16 mai 2020. Le panache de cendre est monté jusqu’à 14 km d’altitude.
Un bref épisode éruptif a été observé ce même jour sur le mont Ibu (île de Halmahera / Indonésie) à 9h20 (UTC).
La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge sur les deux volcans.
Source: The Watchers, VAAC Darwin)

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 A significant eruption took place at about 12:25 (UTC) at Semeru (Indonesia) on May 16th, 2020. It ejected ash up to 14 km a.s.l.

A short-lived eruption was observed that same day on Mt Ibu (Halmahera Island / Indonesia) at 09:20 (UTC).

The Aviation Colour Code was raised to Red on both volcanoes.

Source : The Watchers, Darwin VAAC)

Panache de cendre sur le Semeru (Photo: C. Grandpey)

 

Le plus volumineux volcan du monde // The most voluminous volcano of the world

Le plus grand, le plus beau, le plus fort ! Pas de problème, nous sommes aux Etats-Unis ! Jusqu’à présent, on savait que le Mauna Kea sur la Grande Ile d’Hawaii était la plus haute montagne du monde avec 4.207 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais 10 210 mètres depuis le plancher océanique. On savait aussi que son voisin, le Mauna Loa, avait la masse de lave la plus importante au monde. Or, au vu d’une étude hawaïenne parue le 8 mai 2020 dans la revue Earth and Planetary Science Letters, le Mauna Loa serait largement devancé par le Pūhāhonu, deux affleurements rocheux perdus au milieu de l’océan Pacifique Nord, à 1100 kilomètres au nord-ouest d’Honolulu. En hawaïen, ce nom signifie « tortue remontant à la surface pour respirer ». Pourtant, sous cette appellation inoffensive se cache le plus grand volcan du monde.

Découverts le 2 juin 1820 par un baleinier américain, ces deux rochers du Pūhāhonu présentent une hauteur de 4.500 mètres depuis le fond de l’océan.Si la taille de cette formation géologique est déjà impressionnante, son volume l’est encore plus car cette masse ne représenterait qu’un tiers du volume total du volcan. L’autre partie se trouve sous le plancher océanique. Selon une analyse au sonar réalisée en 2014, la montagne aurait un volume de 150 000 kilomètres cubes. Les chercheurs expliquent que le volcan est si lourd qu’il a fait s’affaisser la croûte terrestre de plusieurs centaines de mètres sous son poids.

Avec un tel volume, le Pūhāhonu surclasse le Mauna Loa et ses 83 000 kilomètres cubes de roche. Il serait pratiquement deux fois plus imposant que son compatriote.

Cette taille colossale du Pūhāhonu serait due à sa situation sur un point chaud. La température extrêmement élevée du magma en provenance du manteau terrestre aurait permis une production de roche en fusion plus importante que la moyenne.

Source : D’après un article paru sur le site web de GEO.

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The biggest, the most beautiful, the strongest! Sure, we are in the United States! Until now, Mauna Kea on Hawaii Big Island has been known to be the tallest mountain in the world at 4,207 metres above sea level, but 10,210 metres measures from the ocean floor. It was also known that its neighbour, Mauna Loa, had the largest mass of lava in the world. However, in view of a Hawaiian study published on May 8th, 2020 in the journal Earth and Planetary Science Letters, Mauna Loa is largely preceded by Pūhāhonu, two rocky outcrops lost in the middle of the North Pacific Ocean, 1,100 kilometres to the northwest of Honolulu. In Hawaiian, this name means « turtle rising to the surface to breathe ». However, under this harmless designation hides the largest volcano in the world.
Discovered on June 2nd, 1820 by an American whaler, the two rocks of Pūhāhonu have a height of 4,500 metres from the bottom of the ocean. If the size of this geological formation is already impressive, its volume is even more because this mass represents only a third of the total volume of the volcano. The other part is under the ocean floor. According to a sonar analysis carried out in 2014, the mountain has a volume of 150,000 cubic kilometres. Researchers explain that the volcano is so heavy that it has caused the Earth’s crust to sag hundreds of metres under its weight.
With such a volume, Pūhāhonu outperforms Mauna Loa and its 83,000 cubic kilometres of rock. It is almost twice as imposing as his compatriot.
This colossal size of Pūhāhonu is probably due to its location on a hot spot. The extremely high temperature of the magma coming from the Earth’s mantle probably allowed a production of molten rock higher than average.
Source: Based on an article on the GEO website.

Mauna Kea et Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde. La situation est restée relativement calme ces derniers jours.

L’INGV indique que l’activité s’est intensifiée au niveau du Nouveau Cratère SE (NCSE) de l’Etna ces derniers jours, avec des panaches de cendres plus denses correspondant peut-être à l’agrandissement de la bouche numéro 3. Des explosions stromboliennes projetant des matériaux hors du cratère et sur ses flancs sont également enregistrées.
L’activité explosive dans la Voragine (VOR) est relativement faible et discontinue. Le cône principal n’a pratiquement pas changé et produit de modestes émissions de cendres. Une forte activité explosive au niveau d’un cône situé à l’est du cône principal génère beaucoup de cendres et projette des matériaux qui retombent sur la lèvre Ouest de la Voragine ainsi que sur la terrasse Sud de la Bocca Nuova.
Source: INGV.

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La couleur du niveau d’alerte est Jaune sur 3 volcans surveillés par l’Alaska Volcano Observatory (AVO).
Le Shishaldin reste actif, avec un panache de vapeur visible sur les images de la webcam et de faibles anomalies thermiques  sur les images satellites. Des épisodes de tremor et des séquences sismiques basse fréquence sont parfois détectés par le réseau sismique local, mais aucune activité explosive n’a été enregistrée. Bien que l’activité soit actuellement à un niveau bas, elle est susceptible de s’intensifier sans prévenir.
Aucune activité significative n’a été détectée sur le Semisopochnoi par les stations sismiques locales ou les images satellites.
De petits séismes locaux continuent à être enregistrés sur le Great Sitkin. Aucune activité n’a été observée sur les images satellites et sur la webcam.

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que de puissantes éruptions ont été observées au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) au cours des derniers jours. L’une d’elles, le 27 avril 2020, a généré un panache de cendres qui s’est élevé à plus de 3000 mètres au-dessus du cratère et a projeté des blocs jusqu’à 600 – 900 mètres de hauteur. D’autres explosions ont été enregistrées les 1er, 7, 8 et 11 mai avec de semblables panaches de cendres denses et la projection de blocs jusqu’à 1 000 mètres du cratère. L’incandescence est actuellement visible la nuit.
Les émissions de SO2 s’élèvent en moyenne à 2 300 tonnes par jour.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3 depuis le 5 février 2016. Les habitants et les touristes sont priés à ne pas entrer dans la zone de danger.
Source: JMA.

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L’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Guadeloupe (OVSG) indique qu’au cours du mois d’avril 2020 on a enregistré sur la Soufrière  275 séismes d’origine volcanique, localisés essentiellement sous et autour du dôme, entre 0.1 et 6.9 km de profondeur sous le sommet.

Depuis le début de l’année 2018 on assiste à un processus cyclique d’injection de gaz magmatiques profonds à la base du système hydrothermal à une profondeur entre 2 et 3 km sous le sommet. Cela génère un processus répétitif de surchauffe et de surpression du système hydrothermal qui se traduit par des perturbations de la circulation des fluides hydrothermaux. Il en résulte une fluctuation de l’activité fumerollienne et une augmentation des essaims sismiques. Certains événements sont ressentis par la population, comme une secousse de M4.1 le 27 avril 2018. L’OVSG détecte également des déformations de faible amplitude et limitées au dôme de La Soufrière.

Toutefois, ces phénomènes ne sont pour l’instant pas clairement associés à une anomalie des autres paramètres de surveillance qui pourrait indiquer une éventuelle ascension du magma. La probabilité d’une activité éruptive à court terme reste faible.

Source : OVSG.

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Le HVO indique que l’activité sismique a augmenté ces derniers jours sur le Loihi, le volcan sous-marin au large de la côte sud de la Grande Ile d’Hawaï. Plus de 100 événements – dont 79 séismes de magnitude  M2 et 19 séismes de magnitude M3 et plus – ont été détectés les 11 et 12 mai 2020, mais rien n’indique qu’une éruption sous-marine s’est produite. La dernière activité majeure du Loihi a eu lieu en 1996. Les expéditions sous-marines qui ont fait suite à cette activité ont découvert que la zone sommitale du volcan s’était effondrée pour former un nouveau cratère d’environ 550 m de diamètre et 275 m de profondeur. Des bouches hydrothermales ont été observées dans le nouveau cratère, ainsi que des preuves d’une récente émission de lave.
Il est difficile de savoir exactement ce qui se passe actuellement sur le Loihi, mais l’intensification actuelle de l’activité sismique dans la région ne constitue pas une menace pour les Hawaiiens..
Il convient de noter qu’il n’y a pas de relation directe entre l’essaim sismique enregistré en ce moment sur le Loihi et l’augmentation de la sismicité observée à Pahala au cours de l’année écoulée. Il n’y a pas non plus de lien avec la sismicité observée sur le flanc sud du Kilauea.
Source: USGS / HVO.

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Une femme qui était entrée illégalement dans le Parc National de Yellowstone (Etats-Unis) a dû être transportée par avion vers un hôpital de l’Idaho où elle a été traitée pour des blessures, notamment des brûlures, après être tombée dans une source thermale du Parc. La femme n’avait pas l’autorisation d’entrer dans le Parc qui est fermé aux visiteurs depuis le 24 mars en raison de la pandémie de coronavirus. D’après la presse locale, elle était en train de prendre des photos près du Vieux Fidèle et serait tombée dans une source chaude en reculant, un peu comme les personnes qui tombent d’une falaise en faisant une autofoto.
Source: Bozeman Daily Chronicle.

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A la suite de reconnaissances de terrain effectuées le 13 mai 2020 par les autorités compétentes, le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de « vigilance » du dispositif ORSEC du Piton de la Fournaise. En conséquence, l’interdiction d’accès du public à la partie haute de l’Enclos a été levée. Toutefois, cet accès reste strictement limité aux trois sentiers balisés suivants :
– le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivals –  Cratère Caubet.
– le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le Nord du cratère).
– le sentier Kapor jusqu’au Piton Kapor.

Par ailleurs, le sentier Rivals est ouvert à la circulation jusqu’au niveau du cratère Caubet. La portion entre le cratère Caubet et Belvédère sur Château Fort reste interdite d’accès.

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Alors que le typhon « Vongfong » – connu localement sous le nom d’Ambo – est en train de s’abattre sur les Philippines, le PHIVOLCS met en garde sur le risque de lahars post-éruptifs dans les ravines qui entament les flancs du Mayon. Les très fortes précipitations peuvent remobiliser les dépôts laissés par les coulées pyroclastiques. Ces coulées de boue peuvent menacer les localités sur les moyennes et basses pentes, dans la partie aval des ravines où elles peuvent causer de gros dégâts.
Mayon est entré pour la dernière fois en éruption entre janvier et mars 2018.

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Here is some news of volcanic activity around the world. The situation has been relatively quiet during the past days.

INGV indicates that activity at Mt Etna’s New SE Crater (NSEC) increased in recent days, with more dense ash plumes, possibly with the enlargement of vent number 3. Strombolian explosions ejecting material out of the crater and onto the flanks are also recorded

Explosive activity at Voragine (VOR) is relatively mild and discontinuous. The main cone is almost unchanged and produces modest ash emissions. Strong explosive activity at a cone located E of the main cone produces a lot of ash, and ejects material that falls on the W edge of VOR as well as on the S terrace of Bocca Nuova.

Source: INGV.

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The alert level is Yellow on 3 volcanoes monitored by the Alaska Volcano Observatory (AVO).

Unrest continues at Shishaldin with a steam plume visible in webcam images and barely elevated surface temperatures in satellite views. Occasional periods of tremor and low frequency earthquakes are detected on the local seismic network, but no explosive activity has been recorded. Although activity is currently at low levels, it could escalate with little warning.
No significant activity was detected at Semisopochnoi on local seismic stations, or satellite images.

Small local earthquakes have continued at Great Sitkin over the past daye. No activity was observed in satellite and webcam images.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that powerful eruptions have been observed at Minamidake Crater of Sakurajima volcano (Japan) over the past days.  One of them on April 27th, 2020 generated an ash plume that rose more than 3,000 metres above the crater and ejected blocks 600 to 900 metres high. More explosions were recorded on May 1st, 7th, 8th and 11th with similar dense ash plumes and the ejection of blocks as far as 1000 metres from the crater. Incandescence is currently visible at night.

SO2 emissions average about 2,300 tons per day.

The alert level has been kept at 3 since February 5th, 2016. Residents and tourists are asled not to enter the danger zone.

Source: JMA.

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The Volcanological and Seismological Observatory of Guadeloupe (OVSG) indicates that during April 2020, 275 volcanic earthquakes were recorded on the Soufrière, located mainly under and around the dome, 0.1-6.9 km deep beneath the summit.
Since the beginning of 2018 there has been a cyclic process of injection of deep magma gases at the base of the hydrothermal system at a depth of 2-3 km beneath the summit. This generates a repetitive process of overheating and overpressure of the hydrothermal system which results in disturbances in the circulation of hydrothermal fluids. This results in a fluctuation in fumarolic activity and an increase in seismic swarms. Some events are felt by the population, such as an M 4.1 earthquake on April 27th, 2018. The OVSG also detects small amplitude deformations, limited to the dome of La Soufrière.
However, these phenomena are not yet clearly associated with an anomaly in the other monitoring parameters which could indicate a possible magma ascent. The likelihood of short-term eruptive activity remains low.
Source: OVSG.

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HVO indicates that seismic activity has increased at Loihi, the submarine volcano off the south coast of Hawaii Big Island. More than 100 events – including 79 M2 quakes and 19 M3 quakes and above – were detected on May 11th and 12th, 2020, but there is no indication that a submarine eruption has occurred. Loihi’s last major activity took place in 1996. Subsequent undersea expeditions to the area discovered that the volcano’s summit area had collapsed to form a new crater about 550 m across and 275 m deep. Hydrothermal vents were observed in the new crater, and evidence was found of newly erupted lava.

It is difficult to determine what exactly is currently happening at Loihi, but the current increased seismic activity in the area does not pose a threat to Hawaii residents.

It should be noted that there is no direct relationship between the current Loihi swarm and the ongoing increased seismicity observed in Pahala over the past year. It is also unrelated to seismicity observed on the south flank of Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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A woman who illegally entered Yellowstone National Park (United States) had to be airlifted to an Idaho hospital where she was treated for injures including burns after she fell into a thermal spring in the Park. The woman did not have permission to enter park, which has been closed to visitors since March 24th because of the coronavirus pandemic. She was reportedly taking pictures near Old Faithful and fell into a thermal feature while backing up, a bit like people who fell from a cliff while doing selfies.

Source : Bozeman Daily Chronicle.

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Following a field reconnaissance carried out on May 13th, 2020 by the competent authorities, the prefect of Reunion Island has decided to return to the « Vigilance » (Watch) phase for Piton de la Fournaise. Consequently, the ban on public access to the upper part of the Enclos has been lifted. However, this access remains strictly limited to the following three marked trails:
– Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – Rivals trail – Caubet Crater.
– Pas de Bellecombe trail – Formica Léo – access trail to the Dolomieu crater observation site (access from the north of the crater).
– Kapor trail to Piton Kapor.

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With typhoon « Vongfong » – locally known as Ambo – making landfall in the Philippines,  PHIVOLCS warned that it may generate post-eruption lahars on major channels draining Mayon volcano’s edifice by incorporating loose material from pyroclastic flow deposits. Lahars can threaten communities along the middle and lower slopes and downstream of the drainages, with the risk of major damage.

Mayon last erupted between January and March 2018.

L’activité sismique sur le Loihi (Source: USGS / HVO)