Formation des grands gisements de cuivre // Formation of major copper deposits

Un article paru sur le site de Futura Sciences nous apprend comment ce sont formés les grands gisements de cuivre dans le monde. Pour cela, il est fait référence à une nouvelle étude parue dans la revue Nature Communications Earth and Environment et qui nous explique les conditions nécessaires à la formation de tels gisements. On apprend qu’ils seraient associés à des éruptions ratées.

Le cuivre, en raison de ses propriétés thermiques et conductives, fait partie des métaux les plus utilisés de nos jours. Il n’est guère de semaine où la presse ne fait pas état de vols de dépôts de cuivre dont le prix ne cesse d’augmenter suite à l’importance de la demande. Cette hausse est loin d’être terminée car le cuivre représente un élément clé dans la transition énergétique voulue par de nombreux gouvernements. En effet, tous les systèmes électroniques et électriques présents dans les technologies « bas carbone » nécessitent, pour leur fabrication, de grandes quantités de cuivre.

Le secteur des transports est grand demandeur de cuivre, ce qui fait craindre une pénurie à l’horizon 2050, si aucune production secondaire issue du recyclage n’est mise en place à grande échelle.

Le cuivre se trouve à l’état naturel au sein des porphyres cuprifères. Ces dépôts sont formés par la circulation, au sein de la croûte terrestre, de fluides chauds produits lors du refroidissement des magmas. Le cuivre précipite à partir de ces fluides et se dépose sous la forme de porphyres entre 1 et 6 km de profondeur, à proximité des réservoirs magmatiques. L’étude précise que ce processus n’est pas instantané. Il faut des centaines de milliers d’années pour que ces dépôts se forment.

De récentes études ont permis de mieux définir les mécanismes de la genèse des porphyres cuprifères, mais également l’environnement tectonique et magmatique dans lequel ils se mettent en place. Ces dépôts semblent généralement associés à la production de magmas calco-alcalins caractéristiques d’arcs volcaniques qui se développent dans la croûte continentale au niveau de certaines zones de subduction.

Dans ce contexte, il apparaît que l’importance du dépôt de porphyre cuprifère va principalement dépendre de la quantité de fluide exsolvé par le magma qui va, elle-même, dépendre du volume de magma en train de refroidir. Cependant, l’accumulation de grandes quantités de magma dans la croûte ne garantit pas la formation de minerais de cuivre. D’autres paramètres entrent en jeu.

Dans la nouvelle étude mentionnée plus haut, des chercheurs se sont attelés à caractériser de manière plus précise les conditions permettant la formation de grands gisements de cuivre. Leurs résultats montrent que la formation des porphyres cuprifères est très dépendante du volume de magma, mais également de sa vitesse de transfert vers la croûte supérieure et le réservoir magmatique. La formation d’importants dépôts nécessite donc l’injection de grands volumes de magma avec une vitesse de remontée assez rapide, à un débit supérieur à 0,001 km3 par an.

Ce type de comportement magmatique est caractéristique des grandes éruptions qui surviennent habituellement en environnement de rift, de point chaud ou de subduction. Or, pour garantir la formation d’importants dépôts, il ne faut pas que ce système magmatique arrive jusqu’au stade de l’éruption. En effet, lorsqu’une éruption se produit, les fluides issus du magma et à partir desquels les porphyres cuprifères peuvent se former, vont être expulsés dans l’atmosphère au lieu de rester au sein de la croûte continentale.

Les auteurs de l’étude concluent donc que les plus abondants gisements de cuivre se forment lorsque ces grandes éruptions avortent. D’importants volumes de magma et de fluides restent ainsi stockés au sein de la croûte supérieure, ce qui permet la genèse de porphyre cuprifère. Ces nouvelles données vont permettre de mieux cibler les lieux de prospection, avec l’espoir de découvrir les nouveaux et vastes gisements de cuivre qui seront nécessaires à notre industrie dans un futur proche.

Vous trouverez l’article dans son intégralité en cliquant sur ce lien:

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/geologie-eruptions-ratees-sont-origine-importants-gisements-cuivre-98531/

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An article published on the Futura Sciences website tells us how the large copper deposits in the world are formed. For this, reference is made to a new study published in the journal Nature Communications Earth and Environment and which explains the necessary conditions to the formation of such deposits. We learn that they are probably associated with failed eruptions.
Copper, due to its thermal and conductive properties, is one of the most widely used metals today. There is hardly a week when the press does not report thefts of copper materials whose price keeps rising due to the importance of demand. This rise is far from over because copper represents a key element in the energy transition advocated by many governments. Indeed, all the electronic and electrical systems present in « low carbon » technologies require, for their manufacture, large quantities of copper.
The transport sector is a major copper user, which raises fears of a shortage by 2050, if no secondary production from recycling is implemented on a large scale.
Copper is found naturally in copper-bearing porphyries. These deposits are formed by the circulation, within Earth’s crust, of hot fluids produced during the cooling of magmas. Copper precipitates from these fluids and is deposited in the form of porphyries between 1 and 6 km deep, near magmatic reservoirs. The study specifies that this process is not instantaneous. It takes tens of hundreds of thousands of years for these deposits to form.
Recent studies have made it possible to better define the mechanisms of the genesis of copper-bearing porphyries, but also the tectonic and magmatic environment in which they are set up. These deposits seem generally associated with the production of calco-alkaline magmas characteristic of volcanic arcs which develop in the continental crust at certain subduction zones.
In this context, it appears that the importance of the copper porphyry deposit mainly depends on the quantity of fluid exsolved by the magma which will, itself, depend on the volume of magma in the cooling process. However, the accumulation of large amounts of magma in the crust does not guarantee the formation of copper ores. Other parameters come into play.
In the new study mentioned above, researchers set out to characterize more precisely the conditions allowing the formation of large copper deposits. Their results show that the formation of copper-bearing porphyries largely depends on the volume of magma, but also on its speed of transfer to the upper crust and the magmatic reservoir. The formation of large deposits therefore requires the injection of large volumes of magma with a fairly rapid ascent rate, at a rate greater than 0.001 km3 per year.
This type of magmatic behaviour is characteristic of large eruptions that usually occur in rift, hotspot, or subduction environments. However, to guarantee the formation of large deposits, this magmatic system must not reach the stage of eruption. Indeed, when an eruption occurs, the fluids from the magma and from which the copper-bearing porphyries can form, will be expelled into the atmosphere instead of remaining within the continental crust.
The authors of the study therefore conclude that the most abundant copper deposits are formed when these large eruptions abort. Large volumes of magma and fluids thus remain stored within the upper crust, which allows the genesis of copper-bearing porphyry. These new data will make it possible to better target prospecting sites, with the hope to discover the new and vast copper deposits that will be necessary for our industry in the near future.
You can find the article in its entirety (in French) by clicking on this link:

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/geologie-eruptions-ratees-sont-origine-importants-gisements-cuivre-98531/

Vue panoramique de la mine de cuivre de Chuquicamata, à 2 850 mètres d’altitude au Chili. Située à proximité de Calama, c’est en volume extrait la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde. La cavité géante mesure 4,5 kilomètres de long, 3,5 kilomètres de large, avec une profondeur de 850 mètres. Par la taille, c’est la deuxième mine à ciel ouvert la plus profonde au monde, après celle de Bingham Canyon dans l’Utah aux États-Unis. J’ai été particulièrement impressionné par la taille des camions et celle de leurs roues. Tout est gigantesque dans cette mine. (Photo: Wikipedia).

Exploration de la dorsale médio-atlantique // Exploring the Mid-Atlantic Ridge

L’Organisation des Nations Unies a mis en place des journées internationales. Ainsi, en juin 2022, il y a eu la journée des parents, de la bicyclette, de la langue russe… Vous trouverez la liste complète avec de lien: https://www.un.org/fr/observances/list-days-weeks

Le 8 juin 2022 était la Journée mondiale des océans, afin de mieux faire connaître l’immense masse d’eau salée qui couvre environ 71% de la surface de la Terre. Cependant, le plancher océanique reste l’un des endroits les plus mal connus de notre planète. Comme je le dis souvent, nous connaissons mieux la surface de Mars que les abysses de nos océans. Il est vrai que les couleurs des corps célestes sont plus fascinantes et font davantage rêver que l’obscurité complète des fonds marins.
De mai à août 2022, une mission d’exploration océanique de la NOAA – « Journey to the Ridge 2022 » (Voyage sur le Dorsale) – explorera une section mal connue de la dorsale médio-atlantique (DMA) au nord et autour des Açores. Ces neuf îles forment une région autonome du Portugal à la jointure des plaques nord-américaine, eurasienne et africaine. Les Açores sont l’expression du volcanisme de point chaud, bien qu’il diffère considérablement du point chaud observé à Hawaii.
Avec une longueur nord-sud de 16 100 km le long de l’Atlantique, la DMA est la plus longue chaîne de montagnes au monde et l’une des quatre principales dorsales qui donnent naissance à une nouvelle croûte océanique. De ce fait, la DMA est le site d’une activité volcanique et sismique intense. Dans certaines zones de la DMA, des bouches hydrothermales spectaculaires apparaissent souvent là où le magma fournit de la chaleur au cours de son ascension vers le fond marin.
Ces bouches, appelées aussi fumeurs noirs, servent d’habitat à de nombreuses communautés biologiques qui se développent grâce à des réactions chimiques qui remplacent la lumière du soleil. Cependant, on sait peu de choses sur la vie sur ces sites une fois que les bouches hydrothermales cessent leur activité, ou sur la vie qui se trouve au-delà des bouches, le long de la zone de faille. Les expéditions passées ont permis de découvrir de nouvelles espèces, inconnues auparavant.
L’expédition « Journey to the Ridge » fait partie d’un important programme d’exploration océanique pluriannuel et multinational axé sur l’amélioration des connaissances et de la compréhension de l’océan Atlantique Nord.
L’océan Atlantique Nord joue un rôle essentiel pour l’humanité car il fournit des ressources biologiques et géologiques, produit des fruits de mer et régule le climat; c’est aussi une voie de commerce et de voyage entre l’Europe et les Amériques. Avec la mondialisation, la nécessité de comprendre, conserver, gérer et défendre les ressources océaniques est devenu une priorité.
Le véhicule télécommandé (ROV) de la NOAA est capable d’atteindre des profondeurs allant de 250 à 6 000 m. Au cours des plongées, les chercheurs exploreront les habitats de coraux et d’éponges en eau profonde, d’éventuelles bouches d’hydrothermales, des systèmes de sulfures polymétalliques éteints, les zones de rift, ainsi que la colonne d’eau.
Source : HVO.

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June 8th, 2022 was World Oceans Day, a day to appreciate the huge body of saltwater that covers about 71% of the Earth’s surface. However, the ocean floor remains one of the most poorly understood places on our planet. As I put it quite often, we know the surface of Mars better than the abysses of our oceans. It is true that the colours of space bodies are more fascinating than the complete darkness of the deep ocean floor.

From May to August 2022, a NOAA Ocean Exploration mission called “Journey to the Ridge 2022” will explore a poorly explored section of the Mid-Atlantic Ridge (MAR) north of and around the Azores Islands. These nine islands are an autonomous region of Portugal that sits at the triple junction boundary that separates the North American, Eurasian and African Plates. These volcanic islands are the expression of hotspot volcanism, though it differs significantly from the Hawaiian hotspot.

Spanning the north-south length of the Atlantic Ocean and stretching over 16,100 km, the MAR is the longest mountain range in the world and one of four major spreading ridges that create new oceanic crust. The MAR is the site of volcanic activity and frequent earthquakes. In other areas of the MAR, spectacular hydrothermal vents often form where magma provides heat as it rises to the seafloor.

These vents, called black smokers,are known to support diverse biologic communities that thrive on chemical reactions that replace the sunlight at the bottom of the ocean. However, little is known about life at these sites once vents go extinct, or what life lies beyond the vents, further away from the rift zone. Past expeditions have resulted in the discovery of new species, unseen before.

The « Journey to the Ridge » expedition is a part of a major multi-year, multi-national ocean exploration program focused on raising collective knowledge and understanding of the North Atlantic Ocean.

The North Atlantic Ocean plays a pivotal role to humankind, providing biological and geological resources, seafood production and climate regulation and a route for trade and travel between Europe and the Americas. With increased globalization, efforts to understand, conserve, manage and defend the maritime commons have become an essential shared responsibility.

The dives with the remotely operated vehicle (ROV) may span depths ranging from 250 to 6,000 m deep. During dives, the researchers expect to explore deep-sea coral and sponge habitats, potential hydrothermal vent and extinct polymetallic sulfide systems, fracture and rift zones, and the water column.

Source: HVO.

Carte bathymétrique de la dorsale médio-atlantique (Source: Wikipedia)

Image du robot télécommandé (ROV) « Deep Discoverer » qui sera utilisé au cours de la mission « Voyage to the Ridge 2022 ». (Crédit photo: NOAA)

Il y a 110 ans, éruption du Novarupta (Alaska)… // 110 years ago, Novarupta (Alaska) erupted…

Il y a 110 ans, dans l’après-midi du 6 juin 1912, une puissante éruption a secoué la péninsule de l’Alaska. Par le volume de matériaux émis, l’éruption du Novarupta a été la plus importante du 20ème siècle et n’a été dépassée dans l’histoire que par celle du Tambora un siècle plus tôt. Le volume de matériaux expulsés par le Novarupta était 30 fois supérieur à celui de l’éruption du mont Saint Helens en 1980.

Cette région de l’Alaska était peu peuplée au début du 20ème siècle, donc personne ne se trouvait assez près pour voir l’éruption proprement dite. Elle a été observée pour la première fois par l’équipage d’un bateau postal, le Dora, qui a entendu une explosion puis a vu un panache de fumée s’élever dans le ciel derrière le mont Katmai. C’est pourquoi tout le monde a d’abord pensé que le mont Katmai était entré en éruption.

Photo du nuage de cendre de l’éruption de 1912 prise depuis le Dora (Source: Kodiak Historical Society)

Le panache de cendres a rapidement atteint une hauteur de 30 kilomètres. En moins de 2 heures de temps, le nuage a enveloppé le Dora. D’autres explosions se sont produites pendant trois jours. Les maisons de l’île de Kodiak, à 160 kilomètres de là, ont été recouvertes d’une couche de 30 cm de cendres. Les habitants se sont blottis à l’intérieur pour échapper à la cendre. Des milliers d’animaux ont péri, ainsi que les poissons dans les rivières et les lacs envahis par les sédiments. Dans les jours qui ont suivi l’éruption, le nuage de cendres s’est propagé à travers l’Amérique du Nord et la planète; il a atteint l’Algérie le 17 juin.
Une équipe d’explorateurs de la National Geographic Society, dirigée par Robert Griggs, s’est rendue sur le site en 1916. L’ancienne vallée en forme de V entourant le site de l’éruption était devenue une plaine plate et aride.

Photo: C. Grandpey

En raison des innombrables panaches de vapeur qui s’échappaient des bouches dans la région, Griggs a appelé le site la « Vallée des dix mille fumées ». Lorsqu’il a découvert un nouveau dôme de lave près du mont Katmai, Griggs l’a baptisé Novarupta. D’autres expéditions dans les années 1950 ont confirmé que le Novarupta, et non le mont Katmai, était la source de l’éruption.

Dôme de lave du Novarupta (Crédit photo : USGS)

Griggs et d’autres scientifiques étaient persuadés que la région présentait un grand intérêt scientifique. Ils ont réussi à convaincre le président Woodrow Wilson de créer le Monument national du Katmai le 24 septembre 1918. Le 18 mai 1980, le Monument national est devenu le Parc National du Katmai. Par coïncidence, c’est le jour où le mont Saint Helens est entré en éruption.

Des milliers de visiteurs viennent dans le Parc National chaque année, notamment pour observer les grizzlis qui se nourrissent de saumons dans la Brooks River. La découverte de la Vallée des 10 000 Fumées est aussi une expérience inoubliable.

Photos: C. Grandpey

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110 years ago, on the afternoon of June 6th, 1912, a powerful volcanic eruption occurred on the Alaskan Peninsula. The Novarupta eruption was the largest in volume in the 20th Century, and was surpassed in history only by the eruption of Mount Tambora about 100 years earlier. The volume of materials expelled was 30 times greater than that of the Mount Saint Helens eruption in 1980.

This area of Alaska was sparsely populated in the early years of the 20th century, so no one was close enough to actually see the eruption itself. It was first observed by the crew of a mail boat, the Dora, who heard an explosion and then observed a smoke plume rising in the sky behind Mount Katmai. This is why everyone assumed that Mount Katmai had erupted.

The ash plume rose rapidly to a height of 30 kilometers. Within 2 hours, the ash cloud had enveloped the Dora. Moreexplosions continued for three days.  Settlements on Kodiak Island, 160 kilometers away, were blanketed in a layer of 30 cm of ash. Local residents huddled indoors to escape the choking atmosphere. Wildlife died by the millions, as did fish swimming in sediment-filled rivers and lakes. In the following days, the ash cloud spread across North America and the world, reaching Algeria by June 17th.

A team of National Geographic Society explorers, led by Robert Griggs, investigated the site in 1916. The former v-shaped valley surrounding the eruption site had become a flat, barren plain. Because of innumerable steam plumes escaping from vents across the area, Griggs called the site the “Valley of Ten Thousand Smokes.” Discovering a new lava dome near Mount Katmai, Griggs named it Novarupta. Further expeditions in the 1950s confirmed that Novarupta, not Mount Katmai, was the source of the eruption.

Griggs and others  considered the area of great scientific value. They began a lobbying effort that soon convinced President Woodrow Wilson to create the Katmai National Monument on September 24th, 1918. It was only on May 18th, 1980, that th National Monument became Katmai National Park and Preserve. By coincidence, this was the same day that Mount Saint Helens erupted. Thousands of visitors comr to the Pak each year, in particular to observe the grizzly bears that come to feed on salmon in the Brooks River. Discovering the Valley of the Thousans Smokes is also a great experience.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

  Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Situé à la frontière entre l’Équateur et la Colombie, le complexe volcanique Chiles-Cerro Negro montre des signes d’activité. L’Instituto Geofísico de la Escuela Politécnica Nacional (IGEPN) signale une augmentation de la sismicité dans la région. Elle a commencé le 27 mai 2022 pour atteindre près de 500 événements le 31 mai, avec une magnitude maximale de M 2,5.
On n’a pas connaissance d’activité éruptive récente pour les volcans Chiles et Cerro Negro. Cependant, il y a eu plusieurs épisodes de sismicité sous ce complexe volcanique ces dernières années. Le sommet le plus élevé, couvert de glaciers, du Chiles, à environ 4 km à l’ESE du Cerro Negro, est entré en éruption pour la dernière fois il y a environ 160 000 ans.
Source : IGEPN.

 

Récente sismicité sous le complexe Chiles-Cerro Negro (Source: IGEPN)

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï), dans le cratère de l’Halema’uma’u, se poursuit. Selon le HVO, les données actuelles indiquent que ce scénario ne devrait pas évoluer dans les prochains jours. Aucun changement significatif n’a été observé au sommet ou sur l’East Rift Zone.
La lave s’écoule d’une bouche dans la partie ouest de l’Halema’uma’u et se déverse dans le lac de lave. DE petites émissions sont également visibles sur le plancher du cratère. Le lac de lave montre une activité de surface continue.
Des mesures effectuées lors d’un survol le 10 mai 2022 ont indiqué que le fond du cratère s’était élevé d’environ 106 mètres et que 77 millions de mètres cubes de lave avaient été émis depuis le début de l’éruption le 29 septembre 2021.
Source : HVO.

 

Crédit photo: HVO

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Dans un bulletin émis le 7 juin 2022,l’INGV indique que de nouvelles fractures sont apparues sur l’Etna (Sicile) à la base de la paroi nord de la Valle del Bove, dans le secteur de Serracozzo. Une émission de lave est observée dans la partie la plus en aval de ce système de fractures. Le point d’émission est situé à une altitude d’environ 1800 m.
Le tremor montre une tendance à la baisse. il est passé de valeurs élevées à moyennes. La source du tremor se situe au niveau du Cratère SE à une altitude d’environ 2900 mètres.
Source: INGV.

 

La coulée de lave le 7 juin 2022 (capture écran webcam)

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Le CENAPRED indique que le Popocatepetl (Mexique) a connu un épisode éruptif à 05h36 (UTC) le 7 juin 2022, après plus d’un mois de calme relatif. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, phase deux.

https://twitter.com/i/status/1534101399608475650

Le CENAPRED conseille fortement aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher du volcan et surtout du cratère, et de rester à l’écart des ravines en raison du risque de coulées de boue et de débris.

Capture d’écran d’une des caméras du CENAPRED

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L’incendie qui s’est déclaré sur l’île de Stromboli (Sicile) le 25 mai 2022 a détruit quelque 250 hectares de végétation sur le flanc NE du volcan. Voici deux images satellites montrant Stromboli avant et après le désastre.

 

Source: Copernicus Satellite-2.

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Une nouvelle éruption s’est produite sur l’Anak Krakatau (Indonésie) à 06h05 (UTC) le 8 juin 2022, avec une colonne de cendres qui s’est élevée à environ 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.
Il est conseillé aux visiteurs de ne pas s’approcher du volcan à moins de 5 km du cratère actif.
On se souvient que l’activité volcanique de Anak Krakatau s’était intensifiée en avril 2022, avec de violents événements explosifs le 24 avril.
Source : CVGHM.

 

Capture d’écran de la webcam

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Ces derniers jours, les carabiniers de la compagnie Milazzo ont effectué des contrôles sévères dans les îles Éoliennes. En plus des contrôles classiques d’alcoolémie ou téléphone au volant, possession de stupéfiants et troubles à l’ordre public, les carabiniers ont verbalisé à Vulcano cinq touristes, qui ont dû payer chacun 500 euros pour avoir violé l’actuelle ordonnance émise par le maire de Lipari qui, pour des raisons de sécurité, interdit l’accès du cratère de la Fossa aux visiteurs et randonneurs. Ce n’est pas la première fois que les carabiniers verbalisent des contrevenants sur le volcan. A noter que l’accès aux bains de boue et à la plage de Levante est également interdit.

Source: Eolie News.

Photo: C. Grandpey

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Le 2 juin 2022, le Met Office islandais (IMO) a indiqué que l’inflation du sol sur la péninsule de Reykjanes (Islande) avait considérablement diminué et que la sismicité était en baisse, elle aussi, avec seulement environ 150 événements enregistrés la veille. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert car les données n’indiquaient aucun mouvement de magma.
Source : IMO.

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L’Observatoire volcanologique de Rabaul (RVO) indique que le 2 juin 2022, une petite éruption a été observée sur l’Ulawun (Papouasie-Nouvelle-Guinée) avec des panaches de cendres qui sont montés à environ 3 km au-dessus du sommet. La crise éruptive a duré 10-15 minutes. De petites retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent.
Source : RVO.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Located on the border of Ecuador and Colombia, the Chiles-Cerro Negro volcanic complex is shoning signs of activity. The Instituto Geofísico de la Escuela Politécnica Nacional (IGEPN) is reporting an increase in seismicity in the area. It started on May 27th, 2022, reaching almost 500 events on May 31st with a maximum magnitude of M 2.5.

There are no confirmed historical records of eruptive activity for the Chiles and Cerro Negro volcanoes. However, there were several episodes of increased seismicity under this volcanic complex in recent years. The higher, glacier-covered summit of Chiles, about 4 km ESE of Cerro Negro, last erupted about 160 000 years ago.

Source: IGEPN.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii), within Halemaʻumaʻu crater, continues. According to HVO, current data indicate that this scenario is likely to continue. No significant changes have been noted at the summit or in the East Rift Zone.
Lava is flowing from Halemaʻumaʻu western vent into the active lava lake and ooze-outs are observed onto the crater floor. The active lava lake shows continuous surface activity.

Overflight measurements on May 10th, 2022 indicated that the crater floor had seen a total rise of about 106 meters and that 77 million cubic meters of lava had been emitted since the beginning of the eruption on September 29th, 2021.

Source: HVO.

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In an update issued on June 7th, 2022, INGV indicates that new fractures have appeared on Mt Etna (Sicily) at the base of the north wall of the Valle del Bove, in the Serracozzo area. A lava emission is observed in the most downslope part of this fracture system. The emission point is located at an altitude of about 1800 m.
The tremor shows a downward trend, from high to medium values. The source of the tremor is located at the SE Crater at an altitude of about 2900 meters.
Source: INGV.

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CENAPRED indicates that Popocatepetl (Mexico) went through an eruptive episode at 05:36 (UTC) on June 7th, 2022, after more than a month of relative quiescence. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

https://twitter.com/i/status/1534101399608475650

CENAPRED urges residents and tourists not to approach the volcano and especially the crater, and to stay away from the bottoms of ravines due to the danger of mud and debris flows.

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The fire that started on the island of Stromboli ‘(Sicily) on May 25th, 2022 destroyed about 250 hectares of vegetation on the NE flank of the volcano. See above two satellite views of Stromboli before and after the disaster.

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A new eruption occurred at Anak Krakatau (Indonesia) at 06:05 (UTC) on June 8th, 2022, with an ash column that rose about 500 m above the summit. The Alert Level remains at 3 and the Aviation Color Code at Orange.

Visitors are advised not to approach the volcano within a 5-km radius of the active crater.

One can remember that volcanic activity at Anak Krakatau had intensified in April 2022, culminating with intense explosive eruptions on April 24th.
Source: CVGHM.

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In recent days, the carabinieri of the Milazzo company have carried out checks in the Aeolian Islands. In addition to the conventional controls of alcohol or telephone while driving, possession of narcotics and disturbing public order, the carabinieri fined at Vulcano five tourists who had to pay 500 euros each for having violated the current ordinance issued by the mayor of Lipari which, for security reasons, prohibits access to the Fossa crater to visitors and hikers. This is not the first time that the carabinieri have fined offenders on the volcano. Note that access to the mud baths and Levante beach is also prohibited.
Source: Eolie News.

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On June 2nd, 2022, the Icelandic Met Office (IMO) reported that the rate of uplift on the Reykjanes Peninsula (Iceland) had significantly decreased, and seismicity had been declining, with only about 150 earthquakes recorded the previous day. The Aviation Color Code was lowered to Green because the data indicated no magma movement.

Source: IMO.

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The Rabaul Volcano Observatory (RVO) indicates that on June 2nd, 2022 a small eruption at Ulawun (Papua New Guinea) produced dense ash plumes that rose about 3 km above the summit. The eruptive crisis lasted 10-15 minutes. Minor ashfall was reported in areas downwind,

Source: RVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm