Pas d’effondrement démographique à l’île de Pâques // No population collapse in Easter Island

Selon une étude incluant l’analyse de l’ADN de 15 anciens habitants de l’île de Pâques – Rapa Nui – publiée début septembre 2024 dans la revue scientifique Nature, l’île n’a jamais connu d’effondrement démographique comme le laissait supposer des études précédentes. L’analyse de l’ADN révèle également que les habitants d’Easter Island, située à environ 3 700 kilomètres du continent sud-américain, ont atteint les Amériques dans les années 1300, bien avant l’arrivée de Christophe Colomb dans le Nouveau Monde en 1492.
Colonisée par des marins polynésiens il y a 800 ans, Rapa Nui, aujourd’hui partie du Chili, possède des centaines de têtes de pierre monumentales, les moai, qui font écho au passé. Selon certains scientifiques, l’exploitation des ressources limitées de l’île de Pâques a entraîné un déclin démographique catastrophique, une dévastation écologique et la destruction d’une société par des luttes intestines. Cependant, cette théorie restait controversée, et d’autres preuves archéologiques suggéraient que Rapa Nui abritait une société petite mais durable.
Pour leur nouvelle analyse, les scientifiques ont utilisé pour la première fois de l’ADN prélevé sur des restes humains conservés au Musée de l’Homme à Paris pour savoir si l’île de Pâques avait connu un effondrement sociétal auto-infligé. Cette nouvelle approche a permis de faire la lumière sur son passé mystérieux. Pour étudier plus en détail l’histoire de Rapa Nui, les chercheurs ont séquencé les génomes de 15 anciens habitants qui ont vécu sur l’île au cours des 400 dernières années.
Les chercheurs n’ont trouvé aucune preuve d’un goulot d’étranglement génétique correspondant à une forte baisse de la population. Au lieu de cela, l’île abritait une petite population qui a régulièrement augmenté en taille jusqu’aux années 1860. À cette époque, des esclavagistes venus du Pérou ont enlevé de force un tiers de la population de l’île.
Les génomes ont également révélé que les habitants de l’île de Pâques avaient échangé des gènes avec une population amérindienne, ce qui laisse supposer que les habitants ont traversé l’océan vers l’Amérique du Sud entre 1250 et 1430, avant l’arrivée de Colomb aux Amériques, et bien avant que les Européens n’atteignent Rapa Nui en 1722.
Source : CNN via Yahoo News.

Moai à l’île de Pâques (Crédit photo: Wikipedia)

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According to an analysis of ancient DNA from 15 former inhabitants, part of a study published early September 2024 in the scientific journal Nature, Easter Island, never experienced a population collapse as suggested by previous studies. The analysis also reveals that inhabitants of the island, which lies about 3,700 kilometers from the South American mainland, reached the Americas in the 1300s, long before Christopher Columbus’ 1492 landing in the New World.

Settled by Polynesian seafarers 800 years ago, Rapa Nui, today part of Chile, has hundreds of monumental stone heads, known as moai, that echo of the past.

According to some experts, Easter Island’s exploitation of limited resources resulted in a catastrophic population decline, ecological devastation and the destruction of a society through infighting. However, that theory remains contentious, and other archaeological evidence suggests that Rapa Nui was home to a small but sustainable society.

The new analysis marks the first time scientists have used ancient DNA to address the question of whether Easter Island saw a self-inflicted societal collapse, helping to shed light on its mysterious past. To investigate Rapa Nui’s history further, researchers sequenced the genomes of 15 former residents who lived on the island during the past 400 years. The remains are stored at the Musée de l’Homme in Paris, which is part of the French National Museum of Natural History.

The researchers found no evidence of a genetic bottleneck corresponding to a steep drop in population. Instead, the island was home to a small population that steadily increased in size until the 1860s. At this point, slave raiders from Peru forcibly removed one-third of the island’s population.

The genomes also revealed that the Easter Islanders had exchanged genes with a Native American population, suggesting that the inhabitants crossed the ocean to South America somewhere between 1250 and 1430, ahead of Columbus’ arrival in the Americas, and well before Europeans reached Rapa Nui in 1722.

Source : CNN via Yahoo News.

Islande : des éruptions plus difficiles à prévoir ? // Iceland : eruptions more difficult to predict ?

Depuis le mois de décembre 2023, la prévision éruptive le long de la chaîne de cratères Sundhnúkagígar sur la péninsule de Reykjanes est relativement bonne. En s’appuyant sur les données de soulèvement du sol dans le secteur de Svatseengi, qui correspondent à l’accumulation de magma sous la surface, les scientifiques du Met Office ont pu dire, avec une marge d’erreur relativement faible, à quel moment une éruption était susceptible de se produire.
Cependant, selon une étude récente effectuée par des scientifiques de l’Institut des sciences de la Terre de l’Université d’Islande en collaboration avec le Met Office islandais, la prévision des prochaines éruptions pourrait devenir plus difficile.
La composition chimique du magma émis lors des quatre premières éruptions de Sundhnúkagígar révèle qu’il provient de plusieurs chambres ou sources magmatiques proches les unes des autres, à une profondeur d’environ cinq kilomètres. L’étude se base sur les données des quatre premières éruptions, en décembre 2023 et en janvier, février et mars 2024.
L’objectif de l’étude était de mieux comprendre l’accumulation de magma pour chaque éruption en examinant la composition chimique du magma émis. Si cette composition change à chaque éruption, cela montre que le magma provient de plusieurs chambres magmatiques.
La méthodologie de l’étude comprenait le prélèvement d’un certain nombre d’échantillons de lave à différents endroits au cours des quatre éruptions, ainsi que l’étude des différentes compositions chimiques du magma. Au total, 161 échantillons ont été collectés ; leur analyse a été réalisée à l’Institut des sciences de ta Terre de l’Université d’Islande et au Laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand.
Le résultat des analyses révèle que la composition chimique du magma est très variable, ce qui laisse supposer qu’il provient de chambres magmatiques différentes à une profondeur d’environ cinq kilomètres sous la chaîne de cratères. De plus, la composition chimique varie également d’une éruption à l’autre, ce qui indique des changements dans les chambres magmatiques à mesure que l’activité volcanique progresse sur la péninsule de Reykjanes.
Selon la conclusion de l’étude, comme il existe probablement plus d’une chambre magmatique sous Svartsengi, il peut être difficile de prévoir quand les prochaines éruptions auront lieu. Le comportement des éruptions peut également changer. Il peut être difficile de prévoir la quantité de magma émise par chaque éruption et la durée de l’éruption, en fonction de la chambre d’où provient ce magma.
On savait déjà que le magma est susceptible de s’accumuler dans plusieurs chambres magmatiques proches les unes des autres, mais c’est la première fois que cela est confirmé, grâce à l’analyse détaillée du magma émis sur la chaîne de cratères Sundhnúkagígar.

L’étude souligne également que l’analyse de la composition chimique du magma fournit des informations permettant l’interprétation des données géophysiques ; cela pourrait conduire à une meilleure compréhension du comportement des volcans.
Source ; Icelandic Met Office, Iceland Monitor.

Image webcam de la dernière éruption

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Since December 2023, the prediction of eruptions along the Sundhnúkagígar crater row on the Reykjanes Peninsula has been quite good. Relying on ground uplift in the Svatseengi area that corresponded with magma accumulation beneath the surface, scientists at the Met Office were able to say, with a relatively small margin of error, when the next eruption would occur.

However, according to a recent study by scientists at the Earth Sciences Institute of the University of Iceland in collaboration with the Icelandic Meteorological Office, eruptive prediction might become more difficult in the future.

The chemical composition of the magma in the first four eruptions in the Sundhnúkagígar crater row suggests that the magma comes from several magma chambers or vents that are close to each other at a depth of about five kilometers.The study is based on data from the first four eruptions, in December 2023 and January, February and March 2024.

The goal of the study was to gain a better understanding of magma accumulation for each eruption by examining the chemical composition of the magma that emerged. If it turned out to change in each eruption, it would be an indication that the magma came from more than one magma chamber.

The methodology of the study included that the researchers collected a number of lava samples in many places in the eruption areas during the four eruptions and investigated the different chemical composition of the magma. They took a total of 161 samples whose analysis was carried out at the Institute of Geosciences of the University of Iceland and the Laboratoire Magmas et Volcans in Clermont-Ferrand.

The result of the analysis was that the chemical composition of the magma is very variable, which suggests that it comes from several different magma chambers at a depth of about five kilometers below the series of craters. In addition, the chemical composition also varies from one eruption to another, which indicates changes in the magma chambers as the volcanic activity progresses on the Reykjanes Peninsula.

The conclusion of the study is that since there is possibly more than one magma chamber under Svartsengi, it may be difficult to predict when the next eruptions will occur. Then the behaviour of the volcanic eruptions can also change. It may be difficult to predict how much magma will be produced by each eruption and how long the eruption will last, depending on which chamber the magma comes from.

We know that it is probably common for magma to accumulate in more than one magma chamber that are close to each other in volcanoes, but this is the first time it has been confirmed, thanks to the detailed analysis of the magma from the Sundhnúkagígar crater row. The study also emphasizes that the analysis of the chemical composition of magma provides more accurate information that helps in the interpretation of geophysical data and will lead to a better understanding of the behaviour of volcanoes.

Source ; Icelandic Met Office, Iceland Monitor.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Dans sa mise à jour du 24 septembre 2024, le Met Office islandais donne quelques informations sur la dernière éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Les données GPS montrent que le soulèvement du sol à Svartsengi se poursuit à un rythme soutenu. Les modélisations basées sur ces données montrent également que l’accumulation de magma sous Svarstengi s’est poursuivie de manière constante au cours des dernières semaines.
Les données obtenues lors d’un survol du site de l’éruption à l’aide d’un drone le 11 septembre 2024 montrent que le champ de lave formé par la dernière éruption (22 août – 5 septembre 2024) représente un volume de 61,2 millions de mètres cubes et couvre une superficie de 15,8 kilomètres carrés. Cela fait de cette dernière éruption la plus importante dans la région de Sundhnúkur depuis décembre 2023. La partie la plus épaisse du champ de lave se situe autour du cratère qui est resté actif le plus longtemps.
L’activité sismique est restée faible au cours des deux dernières semaines le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Cependant, on a enregistré une certaine activité dans la partie occidentale de Fagradalsfjall, à une profondeur de 6 à 8 km, depuis la fin de l’éruption le 5 septembre. On a également observé une activité sismique significative à Trölladyngja au cours des derniers jours. La plupart des événements présentent une intensité faible. Le plus important avait une magnitude de M 3,0 le 22 septembre, à l’est de Trölladyngja. Aucune déformation n’a été détectée dans la zone autour de Trölladyngja.
Source : IMO.

Carte montrant l’étendue et l’épaisseur de la lave sur le site de la dernière éruption. Une carte avec une plus haute résolution est disponible à cette adresse :                                                                                                              https://en.vedur.is/media/uncategorized/thykktarkort24092024.png

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Dans une mise à jour publiée le 23 septembre 2024, le HVO indique que « l’éruption dans la Middle East Rift Zone du Kīlauea (Hawaï) qui a débuté le 15 septembre est terminée et il est peu probable qu’elle reprenne. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé de WATCH à ADVISORY (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne est passée d’ORANGE à JAUNE.
Source : HVO.

Image webcam de ce qui restera une petite éruption du Kilauea

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Dans un message diffusé le 23 septembre 2024, l’INGV indique qu’une activité explosive continue est observée à l’intérieur du cratère Nord-Est de l’Etna (Sicile). . Cette activité s’accompagne d’un dégazage permanent. D’un point de vue sismique, cette activité explosive qui a entraîné une hausse du tremor volcanique qui a atteint des valeurs élevées. Aucune variation significative n’est enregistrée au niveau de la déformation du sol.

Image webcam de l’Etna le  25 septembre au matin

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Le PHIVOLCS indique que l’activité éruptive continue sur le Kanlaon (Philippines), avec une forte sismicité et des émissions de SO2 atteignant en moyenne 5 362 à 10 449 tonnes par jour. Des nuages ​​de gaz et de vapeur s’élèvent de 300 à 800 m au-dessus du sommet. 3 905 personnes se trouvaient toujours dans des centres d’évacuation le 22 septembre 2024. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS rappelle au public de rester en dehors de la zone de danger permanent d’un rayon de 4 km et conseille aux pilotes de ne pas voler à proximité du volcan.

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Selon l’Agence météorologique japonaise (JMA), une décoloration de l’eau de mer autour de Sumisujima a été observée le 18 septembre 2024 lors d’un survol effectué par les garde-côtes japonais. La zone d’eau décolorée s’étendait sur environ 1,8 km au nord-ouest de la côte nord de l’île. Le 19 septembre, le JMA a averti qu’une éruption pourrait affecter les eaux autour de l’île.
Par ailleurs, un séisme de magnitude M 5,9 a été enregistré à faible profondeur (10 km) près de l’île Torishima le 23 septembre 2024. Il a déclenché un tsunami de 50 cm. Selon la JMA, l’événement pourrait être lié à l’activité volcanique sous-marine du volcan Sumisujima. La dernière éruption de ce dernier a eu lieu le 21 juin 1916.

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Une image satellite du 14 septembre 2024 de l’Erta Ale (Éthiopie) a montré une anomalie thermique de forme ovale juste au nord du pit cratère N, peut-être le signe d’une coulée de lave active. L’anomalie était absente sur une image du 19 septembre. De petites anomalies thermiques étaient visibles au-dessus des cratères N et S sur les images des 14, 19 et 24 septembre.
Source : Copernicus.

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L’Indonésie reste la région la plus active du monde ces jours-ci.
L’activité éruptive se poursuit sur le Lewotobi à partir d’une bouche sur le flanc supérieur nord-ouest. Des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 sur une échelle de 1 à 4. Le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 à 4 km autour des cratères Laki-laki et Perempuan.

L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru avec plusieurs événements éruptifs quotidiens enregistrés par le réseau sismique. Des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent à 150-500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 1 à 4. Il est demandé au public de rester à au moins 5 km du sommet dans toutes les directions, à 13 km du sommet vers le SE, à 500 m de la ravine Kobokan jusqu’à 17 km du sommet, et d’éviter les autres ravines en raison des risques de lahars, d’avalanches de matériaux et de coulées pyroclastiques.

L’éruption du Merapi se poursuit sur l’île de Java. Le dôme de lave sud-ouest génère de nombreuses avalanches de lave qui parcourent jusqu’à 1,9 km le long de la ravine Bebeng sur le flanc sud-ouest. Des coulées pyroclastiques sont également observées dans cette ravine. Les changements morphologiques du dôme de lave sud-ouest sont dus aux effondrements continus de matériaux. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et il est demandé au public de rester entre 3 et 7 km du sommet, selon les endroits.
Source : PVMBG.

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L’activité explosive se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne de 19 événements quotidiens qui produisent des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 2 000 mètres au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange.
Source : IGP.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In its update of September 24th, 2024, the Icelandic Met Office gives some information about the last eruption at the Sundhnúkur crater row. Data from GPS instruments suggest that the land uplift in Svartsengi continues at a steady rate. Model calculations based on this data also suggest that magma accumulation beneath Svarstengi has continued at a similar rate for the last weeks.

The data collected during a drone flight over the eruption site on 11 September 2024 shows that the lava flow field formed in the last eruption (22 August – 5 September 2024) has a volume of 61.2 million cubic meters and covers an area of 15.8 square kilometers. This makes this last eruption the largest in the Sundhnúkur area since December 2023. The thickest part of the lava flow field is located around the crater that was active the longest.

Seismic activity has been minimal during the past two weeks in the Sundhnúkur crater row. However, there has been some activity in the western part of Fagradalsfjall at a depth of about 6-8 km since the eruption ended on 5 September. There has also been considerable seismic activity in Trölladyngja in the last few days. Most of the earthquakes in the area are small. The largest one had a magnitude M 3.0 on 22 September, east of Trölladyngja. No deformation has been detected in the area around Trölladyngja.

Source : IMO.

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In an update released on September 23rd, HVO indicates that « the Middle East Rift Zone eruption of Kīlauea (Hawaii) that began on September 15th has ended and is unlikely to restart. The Volcano Alert Level has been lowered from WATCH to ADVISORY and the Aviation Color Code from ORANGE to YELLOW.

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In a message released on September 23rd, 2024, INGV indicates that continuous explosive activity is observed inside Mt Etna‘s North-East Crater (Sicily). This activity is accompanied by permanent degassing. From a seismic point of view, this explosive activity has led to an increase in the volcanic tremor that has reached high values. No significant variation is recorded in the deformation data.

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PHIVOLCS indicates that unrest continues at Kanlaon (Philippines), characterized by increased seismicity and SO2 emissions averaging 5,362-10,449 tonnes per day . Gas-and-steam clouds rise 300-800 m above the summit. 3,905 people were still in evacuation centers as of 22 September 2024. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). PHIVOLCS reminds the public to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone and warns pilots not to fly close to the volcano.

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According to the Japan Meteorological Agency (JMA) discolored water around Sumisujima was observed on 18 September 2024 during an overflight conducted by the Japan Coast Guard. The area of discolored water extended about 1.8 km NW of the N coast of the island. On 19 September, JMA issued an “eruption warning” noting that an eruption could affect the surrounding waters of the island.

A strong and shallow M 5.9 earthquake, registered by the Japan Meteorological Agency struck near Torishima Island on September 23, 2024 at a depth of 10 km. It triggered a 50-centimeter tsunami which is believed to be related to the undersea volcanic activity of the Sumisujima volcano. The last eruption of this volcano took place on June 21, 1916.

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A 14 September 2024 satellite image of Erta Ale (Ethiopie) showed an oval-shaped thermal anomaly just N of the N pit crater, possibly indicative of an active lava flow. The anomaly was absent in a 19 September image. Small thermal anomalies were visible over both the N and S pit craters in 14, 19, and 24 September images.

Source: Copernicus.

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Indonesia remains the most active region of the world these days.

Eruptive activity continues at Lewotobi from a vent on the upper NW flank. Steam and ash plumes rise as high as 1.2 km above the summit. The Alert Level remains at 3 on a scale of 1-4). The public is asked to stay outside the 3 to 4 km exclusion zone around the Laki-laki and Perempuan craters.

Eruptive activity continues at Semeru with multiple daily eruptive events recorded by the seismic network. Steam and ash plumes rise 150-500 m above the summit. The Alert Level remains at 2 on a scale of 1-4. The public is asked to stay at least 5 km away from the summit in all directions, 13 km from the summit to the SE, 500 m from the banks of the Kobokan drainage as far as 17 km from the summit, and to avoid other drainages due to lahar, avalanche, and pyroclastic flow hazards.

The eruption of Merapi continues on Java. The SW lava dome produces numerous lava avalanches that travel as far as 1.9 km down the Bebeng drainage on the SW flank. Pyroclastic flows are also observed in this drainage. Morphological changes to the SW lava dome are due to the continuing collapses of material. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit, based on location.

Source : PVMBG.

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Explosive activity continues at Sabancaya (Peru) with an average of 19 daily events generating ash plumes that rise up to 2,000 metrers above the summit. The alert level is kept at Orange.

Source : IGP.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Olympus Mons (planète Mars) bientôt en éruption ? // Olympus Mons (Mars) soon erupting ?

Un énorme panache de magma de plus de 1 600 kilomètres de diamètre serait en train de s’élever lentement mais sûrement sous le volcan Tharsis de la planète Mars et pourrait un jour provoquer une puissante éruption d’Olympus Mons, la plus haute montagne du système solaire.

Olympus Mons n’est pas seul dans la région de Tharsis ; il cohabite avec trois autres grands volcans : Ascraeus Mons, Arsia Mons et Pavonis Mons. Tous sont en sommeil depuis des millions d’années, mais une nouvelle étude nous apprend que la situation pourrait changer. En effet, un professeur de l’Université de technologie de Delft (Pays-Bas) a présenté à Berlin, en septembre 2024. à l’occasion du congrès scientifique Europlanet, les derniers travaux effectués par son équipe sur la Planète rouge.
En observant attentivement les variations infimes d’orbite de plusieurs sondes spatiales autour de Mars, tels que Mars Express, Mars Reconnaissance Orbiter et ExoMars Trace Gas Orbiter, les chercheurs ont pu cartographier le champ gravitationnel de la planète. Ils ont détecté des régions où la gravité est forte et des régions où elle est plus faible.
En associant ces résultats aux mesures sismiques de l’épaisseur et de la flexibilité de la croûte, du manteau et de l’intérieur profond de la planète réalisées par la mission Mars InSight de la NASA, les chercheurs ont découvert une complexité dans la distribution des masses au sein de la planète Mars. Plutôt que d’être divisé en couches superposées bien nettes, l’intérieur de Mars présente plusieurs anomalies de densité.
Les auteurs de la nouvelle étude ont en particulier découvert que sous Tharsis se trouve une vaste région de gravité plus faible, de 1 750 kilomètres de large, de densité plus faible, à une profondeur de 1 100 km. Les scientifiques pensent qu’il s’agit d’un énorme panache de magma qui est en train de se frayer lentement un chemin vers la surface de la planète et qui, un jour, pourrait alimenter les éruptions des volcans de Tharsis.
Ce panache mantellique n’est pas la seule anomalie détectée par l’équipe scientifique à partir de la carte de gravité de la planète Mars. Ils ont également découvert plus de 20 mystérieuses structures de différentes tailles sous l’hémisphère nord de Mars, là où un ancien océan remplissait autrefois les basses terres. Contrairement au panache mantellique sous Tharsis, ces structures sont plus denses que leur environnement et présentent une forte attraction gravitationnelle. Elles ne sont pas visibles à la surface de Mars ; elles sont enfouies profondément sous les sédiments déposés autrefois par l’océan.
Une nouvelle mission sera nécessaire pour obtenir plus d’informations sur ces structures mystérieuses et aider à mieux explorer le sous-sol de la planète Mars.
Source : space.com.

Source: NASA

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An enormous plume of magma over 1,600 kilometers across is slowly but steadily rising underneath Mars’ Tharsis volcanic region and could one day provoke a mighty eruption of Olympus Mons, the solar system’s tallest mountain. Olympus Mons is joined by three other large volcanoes in the Tharsis region: Ascraeus Mons, Arsia Mons and Pavonis Mons. All of these volcanoes have been dormant for millions of years, but a new research suggests that the situation could be changing. A professor from the Delft University of Technology in the Netherlands presented his team’s discovery at the Europlanet Science Congress in Berlin in September 2024. .

By carefully studying minute variations in the orbits of several satellites around Mars, such as Mars Express, the Mars Reconnaissance Orbiter and the ExoMars Trace Gas Orbiter, the researchers were able to map the Red Planet’s gravitational field. They found regions where the gravity was stronger and regions where the gravity was weaker.

Combined with seismic measurements of the thickness and flexibility of the planet’s crust, mantle and deep interior made by NASA’s Mars InSight mission, the new findings reveal the complexities of the distribution of mass within Mars. Rather than being divided into neat layers, Mars’ interior shows various density anomalies.

The authors of the new research found that beneath Tharsis is a vast region of weaker gravity, caused by a 1,750- kilometer-wide region of lower density at a depth of 1,100 km. They interpreted it as a huge plume of magma that is slowly working its way up from the planet’s interior, to perhaps one day power the Tharsis volcanoes again.

This mantle plume is not the only oddity that the scientific team found from the gravity map. They also discovered more than 20 mysterious subsurface structures of various sizes beneath Mars’ northern hemisphere, where an ancient ocean once filled the lowlands. Unlike the mantle plume underneath Tharsis, these northern features are denser than their surroundings and have a strong gravitational pull. These structures are not visible from Mars’ surface; they are buried deep beneath the sediments laid down by the ocean.

A new mission would be required to learn more about these mysterious features and help to better explore the subsurface of Mars.

Source : space.com.