Volcans du monde // Volcanoes of the world

La webcam SKYLINE est en panne depuis quelques jours et il faut donc se fier aux informations données par le Laboratorio Geofisica Sperimentale pour avoir des informations sur l’activité du Stromboli. Cette dernière reste soutenue. Le dernier bulletin fait état d’un dégazage faible et d’une intensité explosive moyenne au niveau des différentes bouches éruptives. Le tremor éruptif est stable et montre des valeurs moyennes. En revanche, le nombre d’événements longue période (VLP) – autrement dit les événements explosifs – présente des valeurs très élevées. On dénombre une trentaine d’explosions stromboliennes par heure. Deux anomalies thermiques ont été détectées par le système MODIS au cours des dernières 24 heures. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne 210 tonnes par jour. On enregistrait une moyenne de 7 retombées de blocs sur la Sciara del Fuoca au cours des dernières 24 heures.

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Dans un rapport publié le 6 septembre 2019, l’INGV indiquait que l’amplitude moyenne du tremor volcanique  sur l’Etna présentait une tendance à la hausse, confirmant ainsi l’activité strombolienne et de spattering observée ce même jour dans la Bocca Nuova.
Une augmentation lente et progressive de l’amplitude moyenne du tremor est enregistrée depuis la deuxième quinzaine d’août. Les valeurs actuelles sont comparables à celles observées peu avant l’éruption de décembre 2018 et supérieures à celles observées avant les épisodes éruptifs de mai à juillet 2019.
A deux reprises en 24 heures, on a assisté à une hausse brutale du tremor, probablement liée à la présence d’une activité strombolienne dans le Cratère NE, la Bocca Nuova ou le Cratère SE (voir les images de la caméra thermique). Le deuxième hausse, la plus significative, a eu lieu le 9 septembre 2019. Selon Boris Behncke, la montée en puissance du tremor est plus impressionnante que l’activité sommitale proprement dite. Il se peut que le magma cherche une autre porte de sortie. Le sommet du volcan est dans les nuages en ce moment, mais les sismographes montrent que le volcan a repris du service.

Aucune variation significative n’a été observée dans la déformation du sol.
Source: INGV.

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L’Alaska Volcano Observatory (AVO) doté d’instruments de surveillance sismique le Mont Dutton (près de l’extrémité de la péninsule de l’Alaska), et le Mont Wrangell (situé dans la Wrangell-St. Elias National Park and Preserve). L’AVO peut maintenant contrôler de manière fiable l’activité sismique sur ces volcans. Le niveau d’alerte volcanique est actuellement NORMAL et la couleur de l’alerte aérienne VERTE sur ces deux volcans.

S’agissant des autres volcans de l’Alaska, l’AVO continuera à utiliser les données satellitaires, infrasoniques et de la foudre, ainsi que les rapports des pilotes et des observateurs au sol pour détecter les signes d’activité éruptive.
Source : AVO.

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La sismicité a augmenté sur le Villarrica (Chili) et le petit lac de lave à l’intérieur du cratère est devenu plus actif. En conséquence, le SERNAGEOMIN a décidé d’élever le niveau d’alerte. à ORANGE. le 9 septembre 2019. Les localités proches du volcan doivent se tenir prêtes à une possible évacuation car une éruption majeure semblable à celle de 2015 est susceptible de se produire à court terme. Une zone d’exclusion de 2 km a été mise en place autour du cratère.
Source: SERNAGEOMIN.

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The SKYLINE webcam has been offline for a few days and we must therefore rely on the information provided by the Laboratorio Geofisica Sperimentale to get information on activity at Stromboli which is still elevated. The last bulletin reports weak degassing and medium explosive intensity at the different eruptive vents in the crater terrace. The eruptive tremor is stable and shows medium values. On the other hand, the number of very long period events (VLPs) – in other words explosive events – shows very high values. There are about thirty strombolian explosions per hour. Two thermal anomalies were detected by the MODIS system during the last 24 hours. SO2 emissions average 210 tonnes per day. An average of 7 rockfall events were recorded on the Sciara del Fuoca during the last 24 hours.

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In a report released on September 6th, 2019, INGV indicated that the mean volcanic tremor amplitude at Mt Etna is showing an increasing trend, confirming the strombolian activity and spattering heard on that same day within the Bocca Nuova crater.

A slow and gradual rise of the mean tremor amplitude has been recorded since the second half of August. Today’s values are comparable to those seen shortly before the December 2018 eruption, and higher than those observed before the eruptive episodes of May -July 2019.

Twice in 24 hours, there has been a sharp rise of the tremor, probably linked to Strombolian activity in the NE Crater, Bocca Nuova and the SE Crater (see thermal cam images). The most significant rise of the tremor occurred on September 9th, 2019. According to Boris Behncke, the rise of the remor is more impressive than the summit activity. It might mean that magma ifs teying to come out somewhere else. The summit of the volcano is currently hidden by the clouds, but seismographs show that Mt Etna has gone back to work.

No significant variations are being observed in ground deformation.

Source: INGV.

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 The Alaska Volcano Observatory (AVO) has reestablished seismic monitoring instruments at Mount Dutton near the tip of the Alaska Peninsula, and Mount Wrangell located in the Wrangell-St. Elias National Park and Preserve. AVO can now confidently monitor seismic unrest at these volcanoes. The volcanic alert level is now NORMAL and the aviation colour code is GREEN for both volcanoes.

As at other Alaska volcanoes, AVO will continue to use satellite, infrasound, and lightning data, and reports from pilots and ground observers to detect signs of eruptive activity.

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Seismicity has increased on Villarrica (Chile) and the lava pond in the crater has become more active. As a consequence, SERNAGEOMIN decided to raise the alert level. to ORANGE. on September 9th, 2019. Nearby communities should be ready for evacuations as a major eruption similar to the 2015 event may occur in the short term. An exclusion zone of 2 km has been set up around the crater.

Source : SERNAGEOMIN.

Source: INGV

Vue du Mt Wrangell depuis la Glenn Highway (Photo: C. Grandpey)

Toujours plus haut ! Toujours plus fort ! Toujours plus stupide !

Vous en avez ras-le-bol des vacances classiques, du surf et du parapente ? Vous voulez mettre la barre plus haut ? Vous voulez vraiment connaître les vacances de l’extrême ? J’ai un truc pour vous : le saut à l’élastique au-dessus d’un volcan actif !

Rendez-vous pour cela sur le site https://bungee.com/index.html.

Une société américaine propose un saut à l’élastique à 2847 mètres d’altitude, depuis un hélicoptère, au-dessus du Villarrica, l’un des volcans les plus actifs du Chili, avec un chaudron de lave qui bouillonne au fond de son cratère ! La société Bungee propose déjà des sauts depuis les plus hautes tours et ponts des États-Unis et double les vedettes de cinéma pour les cascades d’altitude.

Si vous avez de l’argent plein les poches, n’hésitez pas. Pour 15 958 dollars (14 139 euros) et quelques cents par personne, la société vous a concocté un séjour de six jours au Chili comprenant du rafting, des activités dans des sources chaudes, un hébergement 5 étoiles tout compris et, cerise sur le gâteau, un petit voyage panoramique en hélicoptère avec le « saut le plus dangereux du monde. » L’hélico de Bungee vous amènera à 213 mètres au-dessus du cratère du Villarrica accompagné par votre pilote, un moniteur de saut et un vidéaste qui immortalisera votre exploit qui se fera avec un élastique d’une centaine de mètres. Donc aucun risque de se faire brûler les moustaches par la lave. En plus du film, vous repartirez avec l’odeur du volcan en éruption ; c’est autre chose que celle du barbecue, non ?

Le descriptif du voyage se termine par deux questions essentielles :

1) Puis-je amener mon conjoint ou une autre personne de mon entourage ? Oui. Si ce n’est que pour le trajet en hélico, ils peuvent s’inscrire moyennant un supplément. S’ils veulent sauter eux aussi, vous aurez une ristourne de 1000 dollars (886 euros) sur votre séjour.
2) Puis-je mourir? Oui, c’est possible. Vous allez signer une décharge dégageant toute responsabilité de la société Bungee.

La prochaine expédition est prévue en mars 2020. A vos portefeuilles!

Voici une vidéo (en anglais) dans laquelle des amoureux de l’extrême décrivent leur expérience chilienne :

https://youtu.be/4ZT9ld2o-7U

Vue du Villarrica (Crédit photo: Wikipedia)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, en complément de celles publiées sur ce blog il y a quelques jours:

La dernière mission « Mayobs4 » effectuée à bord du Marion Dufresne a révélé que le nouveau volcan sous-marin détecté au large de Mayotte n’a pas grandi. Il fait toujours environ 800 mètres de hauteur,  mais il a grossi. Une nouvelle coulée de lave est apparue sur son flanc ouest. Elle a ajouté un volume d’environ 0,3 Km3 de magma. La coulée présente une épaisseur de 150 mètres, mais ces données doivent être affinées. Des échantillons ont été prélevés (voir photo ci-dessous).
On enregistre toujours de nombreux séismes (2000 pendant les douze jours de la mission), mais ils sont très faibles pour la plupart. La zone de l’essaim sismique est toujours située à une distance proche de Petite Terre, entre 5 et 15 kilomètres.
Des émissions de gaz et de fluides sont toujours constatées dans la zone de l’essaim sismiques. Des échantillons ont été prélevés et envoyés à un laboratoire de Brest pour des analyses.
Mayotte continue de s’enfoncer et de se déplacer. Les dernières données disponibles font état de 15 centimètres d’enfoncement depuis le début du phénomène en mai 2018, et de 18 centimètres de déplacement vers l’est. Le phénomène est lié à l’évacuation de la poche de magma qui a donné naissance au nouveau volcan sous-marin.
Les prochaines missions ne sont pas encore programmées, mais ce volcan reste sous surveillance. Comme d’habitude, les scientifiques sont confrontés à des problèmes de financement des missions. Les quatre missions successives du Marion Dufresne ont déjà coûté 5 millions d’euros.

Source : FranceTVInfo.

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L’activité de l’Ubinas (Pérou) continue d’être intense.1 522 séismes, d’une magnitude inférieure à M 2,2, ont été enregistrés entre le 20 et le 24 juillet. Les explosions génèrent parfois des panaches de cendre pouvant atteindre une altitude de 9 km. Entre le 26 et le 28 juillet, 503 personnes ont été évacuées des zones affectées par les retombées de cendre.
Source: IGP.

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La situation n’a pas beaucoup évolué au Kamchatka, où la couleur de l’alerte aérienne  pour l’Ebeko, le Sheveluch, le Karymsky et le Klyuchevskoi reste Orange en raison du risque d’explosions pouvant générer des volumineux panaches de cendre.

Source: KVERT.

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Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) est stable et estimé à 475 000 mètres cubes. La lave extrudée dévale parfois les pentes supérieures du flanc SE, générant des effondrements de blocs et de cendre qui parcourent environ un kilomètre dans la ravine de la Gendol River. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km autour du volcan.
Source: CVGHM.

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On peut encore voir des panaches de cendre s’élever jusqu’à une altitude de 2,5 km au-dessus du cratère du Bromo (Indonésie). Le niveau d’alerte reste à 2 et les visiteurs sont priés de rester en dehors d’un rayon de 1 km du cratère.
Source: CVGHM.

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De nombreuses explosions stromboliennes sont observées dans le cratère du Villarrica (Chili) avec des projections de matériaux incandescents sur les flancs du volcan. .
Source: POVI.

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Des pilotes ont fait état d’émissions de vapeur sur le Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska). Cette situation va de pair une légère hausse du tremor. En conséquence, l’AVO vient de faire passer la couleur de l’alerte aérienne de Vert à Jaune et le niveau d’alerte volcanique à « Advisory » (surveillance renforcée).

Source : AVO.

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Here is some more information about volcanic activity around the world, added to the news released on this blog in the previous days:

The last « Mayobs4 » mission carried out aboard the Marion Dufresne revealed that the new submarine volcano detected off Mayotte has not grown. It is still about 800 metres high, but its volume has increased. A new lava flow has appeared on its western flank. It has added a volume of about 0.3 Km3 of magma. The flow has a thickness of 150 metres, but these data need to be refined. Samples have been collected (see photo below).
There are still many earthquakes (2000 during the twelve days of the mission), but they are very weak for the most part. The area of ​​the seismic swarm is still located at a distance close to Petite Terre, between 5 and 15 kilometres.
Gas and fluid emissions are still observed in the seismic swarm area. Samples were taken and sent to a laboratory in Brest for analysis.
Mayotte continues to sink and slide. The latest available data show 15 centimetres of subsidence since the beginning of the phenomenon in May 2018, and 18 centimetres of displacement to the east. The phenomenon is related to the emptyingof the magma pocket that gave birth to the new submarine volcano.
The next missions are not yet scheduled, but this volcano remains under surveillance. As usual, scientists are facing funding problems of the missions. The four successive missions of the Marion Dufresne have already cost 5 million euros.
Source: FranceTVInfo.

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Activity at Ubinas (Peru) continues to be elevated. A total of 1,522 earthquakes, all with magnitudes under M 2.2, were recorded between July 20th and 24th. Explosions may generate ash plumes that rise up to 9 km above sea level. Between July 26th and 28th, 503 people were evacuated from areas affected by ashfall.

Source : IGP.

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The situation has not much changed in Kamchatka where the aviation colour code for Ebeko, Sheveluch, Karymsky and Klyuchevskoi is kept at Orange due to the risk of explosions that may generate voluminous ash plumes.

Source: KVERT.

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The volume of the lava dome at the summit of Merapi (Indonesia) is stable and estimated 475,000 cubic metres. Extruded lava sometimes falls onto the upper parts of the SE-flank, generating block-and-ash flows that travel about 1,000 metres down the Gendol drainage. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 3-km exclusion zone.

Source: CVGHM.

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Ash plumes can still be seen rising up to 2.5 km above sea level above Mt Bromo’s crater (Indonesia). The alert level remains at 2 and visitors are asked to stay outside a 1-km radius from the crater.

Source : CVGHM.

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Numerous strombolian explosions are observed in Villarrica’s summit crater (Chile) with ejections of incandescent material onto the flanks of the volcano. .

Source: POVI.

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Pilot reports of steaming coincide with low-level tremor recorded at Veniaminof (Aleutians / Alaska). These observations mark a departure from recent background activity. Therefore AVO has just raised the aviation colour code to YELLOW and the volcano alert level to ADVISORY.

Source: AVO.

Echantillon prélevé sur le nouveau volcan sous-marin de Mayotte pour être analysé. A première vue, il s’agit d’un basalte bien vacuolé (Source: BRGM).

Le glacier Pichillancahue (Volcan Villarrica / Chili) // Pichillancahue glacier (Villarrica Volcano / Chile)

Le Villarrica est le volcan le plus actif du sud Chili. Vous pourrez voir ci-dessous deux images du volcan acquises par le système Advanced Land Imager sur le satellite EO-1 de la NASA les 22 février et 5 mars 2015, avant et après l’épisode éruptif du 3 mars. Le Villarrica,  stratovolcan qui culmine à  2 582 mètres, est habituellement recouvert de glaciers sur une surface de 30 kilomètres carrés. Le 3 mars 2015, l’éruption a envoyé un panache avec des retombées de cendre sur le glacier Pichillancahue, sur les flancs N et E du volcan, où de petits lahars ont été observés par la suite dans ravines. Les pentes occidentales du Villarrica sont parcourues d’innombrables ravines empruntées par la lave et les lahars. Plus loin, le volcan est entouré de forêts; la région est un parc national.
Au cours des récentes éruptions, les coulées de lave ont fait fondre les glaciers et ont généré des lahars qui se sont déplacés à une vitesse de 30 à 40 km / heure en direction du Lago Villarrica et du Lago Calafquéen (en bas à gauche).

A côté des éruptions, le changement climatique affecte aussi les glaciers du sud Chili. Ainsi, les mesures sur le terrain ont montré que le front du glacier Pichillancahue sur le Villarrica a reculé de 500 mètres depuis 2002.

Le Villarrica n’est pas une exception. La plupart des glaciers du sud Chili ont reculé et ont perdu de leur volume au cours des dernières décennies en raison du réchauffement de la planète et de la diminution des précipitations. Cependant, les fluctuations de certains glaciers sont directement associées à l’activité effusive et géothermale car ils se trouvent sur des volcans actifs largement répandus dans la région. Afin d’analyser ces effets, un programme d’études glaciologiques et géologiques a été réalisé sur le Villarrica.
Entre 1961 et 2004, on a observé une perte de glace de 0,81 ± 0,45 m par an et la réduction annuelle de la surface du glacier Pichillancahue a atteint 0,090 ± 0,034 km² entre 1976 et 2005. L’épaisseur de la glace a également été mesurée, avec un maximum de 195 mètres La structure interne de la glace présentait une certaine complexité en raison de la présence de couches de cendres et de pierre ponce intra et supraglaciaires, réduisant la capacité de réflexion du sol. La glace atteint un volume d’eau équivalent à 4,2 ± 1,8 km³, ce qui est beaucoup plus faible et plus précis que les estimations précédentes. Ces estimations permettront de mieux apprécier le risque de lahar sur le Villarrica..

Source : NASA, Proyecto Observación Volcán Villarrica (POV).

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Villarrica is the most active volcano of South Chile. It is pictured here below in two images acquired by the Advanced Land Imager on NASA’s EO-1 satellite on February 22nd and March 5th, 2015. The 2,582-metre stratovolcano is usually mantled by a 30-square-kilometre glacier field, most of it amassed south and east of the summit in a basin made by a caldera depression.The 3 March 2015 eruption sent a plume which spread ash on the Pichillancahue  glacier around the N and E flanks of the volcano where small lahars were later observed in drainages. The western slopes of Villarrica are streaked with innumerable gullies, the paths of lava and lahars. Farther away, the volcano is surrounded by forests; the area is a national park.

During the recent eruptions, lava flows melted glaciers and generated lahars that spread at speeds of 30–40 kilometres per hour toward Lago Villarrica and toward Lago Calafquéen (lower left).

In addition to the eruptions, climate change also affects glaciers in southern Chile. Thus, field measurements have shown that the Pichillancahue glacier front on Villarrica has retreated by 500 metres since 2002.
Villarrica is no exception. Most glaciers in southern Chile have retreated and lost volume in recent decades as a result of global warming and reduced precipitation. However, fluctuations in some glaciers are directly associated with effusive and geothermal activity which occur on active volcanoes that are widespread in the region. In order to analyze these effects, a program of glaciological and geological studies was carried out on Villarrica.
Between 1961 and 2004, an ice loss of 0.81 ± 0.45 metres per year was observed and the annual reduction in Pichillancahuay glacier surface area was 0.090 ± 0.034 km² between 1976 and 2005. The thickness of the ice was also measured, with a maximum of 195 meters The internal structure of the ice had a certain complexity because of the presence of layers of ash and pumice, reducing the capacity of reflection of the soil. Ice reaches a volume of water equivalent to 4.2 ± 1.8 km³, which is much smaller and more accurate than previous estimates. The latest estimates will help to better assess the risk of lahar on Villarrica.
Source: NASA, Proyecto Observación Volcan Villarrica (POV).

Le Villarrica avant et après l’éruption du 3 mars 2015 (Crédit photo : NASA)

Les limites du glacier Pichillancahue-Turbio sont indiquées en noir (2005) et en pointillé (1976).

Photos illustrant le recul glaciaire sur le Villarrica (Source : POV)