Alertes tsunami dans le Pacifique // Tsunami warnings in the Pacific Ocean

Un séisme de magnitude M8,8 a été enregistré au large de la péninsule russe du Kamtchatka le 29 juillet 2025, déclenchant des alertes tsunami sur toute la côte ouest des États-Unis, avec également des ordres d’évacuation à Hawaï.
Le séisme a été enregistré à 23 h 24 (GMT), à environ 125 km à l’est-sud-est de Petropavlovsk-Kamtchatski. L’USGS  indique que l’hypocentre du séisme est peu profond, à une profondeur d’environ 19 km.
Peu avant 23 h 30, l’alerte tsunami a été déclenchée pour les zones côtières de Californie, du cap Mendocino à la frontière entre l’Oregon et la Californie. Une alerte tsunami signifie que des inondations importantes sont possibles.
L’alerte tsunami reste également en vigueur sur les zones côtières de l’Alaska, de Samalga Pass à Attu, à l’extrémité ouest des îles Aléoutiennes, et à Hawaï.
Les habitants des îles Aléoutiennes ont été invités à s’éloigner des plages, des ports, des marines et des criques. Suite à l’alerte tsunami émise pour les îles hawaïennes, le comté d’Hawaï a ordonné l’évacuation de toutes les zones inondables. La première vague du tsunami devrait atteindre les côtes de Big Island vers 19h17 aujourd’hui.

Ce n’est pas la première fois qu’un puissant séisme affecte cette région du monde. La péninsule du Kamchatka est une zone de subduction où la plaque Pacifique plonge sous la plaque d’Okhotsk. Cela se traduit par un volcanisme de subduction avec des volcans bien connus comme le Klyuchevskoy, le Karysmsky, le Sheveluch ou le Bezymianny qui entrent régulièrement en éruption.

La région est également soumise à un fort risque sismique. Au printemps 2006, un séisme de magnitude M7,9 touche la Koriakie. Le séisme du 5 novembre 1952 avait initialement reçu une magnitude de 8,2, mais elle a été révisée à M9,0 au cours des années suivantes. L’événement a provoqué un important tsunami, causant des dégâts et des victimes dans la péninsule du Kamtchatka et les îles Kouriles. Hawaï a également été impacté, avec des dégâts estimés à un million de dollars et des pertes de bétail, mais aucune victime humaine n’a été enregistrée. Le Japon n’a signalé aucune victime ni aucun dégât. Le tsunami a atteint l’Alaska, le Chili et la Nouvelle-Zélande.
L’hypocentre était situé à une profondeur de 21,6 km. La longueur de la rupture le long de la zone de subduction était de 600 km. Des répliques ont été enregistrées sur une superficie d’environ 247 000 km².

Source : USGS, autorités fédérales.

La péninsule du Kamtchatka, langue de terre longue de 1 250 kilomètres, est située à la jonction des plaques tectoniques du Pacifique et de l’Amérique du Nord.

Le dernier séisme est le plus puissant observé depuis celui de Tohoku, au Japon, en 2011, qui avait frappé la côte nippone avec une magnitude de M9,1, entraînant un tsunami dévastateur et un accident nucléaire à Fukushima.

À l’échelle mondiale, seuls cinq séismes enregistrés depuis un siècle ont surpassé celui de cette nuit : Valdivia (sud Chili) le 22 mai 1960 avec une magnitude de M9,5 ; séisme du Vendredi saint (Alaska) le 27 mars 1964 avec une magnitude de M9,2 ; séisme de Tōhoku (Japon) le 11 mats 2011 avec une magnitude de M9,1 ; séisme du 26 décembre 2004 à Sumatra (Indonésie) avec une magnitude de M9,1 ; séisme au Kamchatka en 1952 avec une magnitude de M9,0).

 

Le Pacifique nord-ouest avec la chaîne des Aléoutiennes et, à gauche, la fosse des Kouriles (Kouriles-Kamchatka) où s’est produit le dernier séisme (Source : USGS /  AVO)

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Dernière minute : les vagues de tsunami ont atteint Hawaï mais ne semblent pas avoitr l’amplitude redoutée. Aucun dégât n’est observé actuellement. Il faudra cependant quelques heures avant que l’énergie du séisme de magnitude 8,8 qui a frappé la côte est du Kamtchatka se dissipe complètement. Les secours continuent de surveiller la situation. L’eau a reculé et est remontée à plusieurs reprises du côté de Nawiliwili, à Kaua’i, où la première vague était attendue vers 19 h 10 (heure locale).

11h30 (heure Paris) : Comme je l’indiquais plus haut, aucun tsunami majeur n’est attendu à Hawaï. L’alerte tsunami reste toutefois de mise car la menace peut persister plusieurs heures, même si aucune vague de tsunami majeure n’est attendue suite au violent séisme de magnitude 8,8 survenu au large de la côte est de la Russie.

L’amplitude des vagues enregistrées à Hawaii a été la suivante : 1,70 mètre à 20h09 à Kahului, Maui. Amplitude de 1,49 m à 20 h 32 à Hilo. Amplitude de 1,29 m à 19 h 48 à Hanalei, Kaua’i.

Selon les médias français, en Polynésie française, on s’attendait à une onde océanique estimée entre 1,10 m et 2,20 m de hauteur, entre 00h57 (12h27 heure de Paris) et 1h08 (12h38). Les maires ont activé leurs plans communaux de sauvegarde, la gendarmerie a mis en sécurité la population

Peu avant 7 heures, un tsunami de 1,30 m a atteint un port sur la côte nord du Japon. Dans le port de Severo-Kourilsk, dans le nord de l’archipel russe des Kouriles, plusieurs tsunamis successifs ont submergé les rues sans faire de victimes.

Globalement, il semble donc que le puissant séisme de M8,8 ne causera pas les dégâts redoutés. C’est, bien sûr, une très bonne nouvelle.

Photo: C. Grandpey

16h00 (heure de Paris) : Le KVERT indique que le Klyuchevskoy (Kamchatka) est entré en éruption après le puissant séisme survenu le 20 juillet au large des côtes de la péninsule. Personne ne peut dire si cette éruption fait partie du comportement éruptif normal du volcan ou si elle est liée au séisme.
Les autorités d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud ont ordonné des évacuations et émis des alertes tsunami.
Les vagues du tsunami ont commencé à frapper les îles Marquises, en Polynésie française, tôt le 30 juillet, mais les les vagues sont plus faibles que prévu initialement. Cette situation va à l’encontre des prévisions alarmistes diffusées par les es médias français.
L’alerte tsunami a été levée pour les zones côtières du sud de l’Alaska, de la péninsule d’Alaska et des îles Aléoutiennes. Elle a également été levée pour les zones côtières de la Colombie-Britannique, ainsi que pour les Samoa.

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A magnitude 8.8 earthquake struck off Russia’s Kamchatka Peninsula on July 29th, 2025, triggering tsunami alerts for the entire U.S. West Coast and prompting evacuation warnings in Hawaii.

The earthquake was recorded at 11:24 p.m. (GMT), about 125 km east-southeast of Petropavlovsk-Kamchatsky. USGS said the quake was shallow, at a depth of about 19 km

Shortly before 11:30 p.m., a tsunami advisory was upgraded to a warning for the coastal areas of California, from Cape Mendocino to the Oregon-California border. A tsunami warning means significant inundation is possible.

The tsunami warning also remains in effect from the coastal areas of Alaska from Samalga Pass to Attu, at the western end of the Aleutian Islands, and Hawaii.

Residents in the Aleutian Islands were advised to move out of the water and away from beaches, harbors, marines and inlets.

Hawaiʻi County ordered the evacuation of all tsunami inundation zones as a result of the tsunami warning issued for the Hawaiian Islands.

The first tsunami wave is expected to arrive at Big Island coasts about 7:17 p.m. today.

This is not the first time a powerful earthquake has struck this region of the world. The Kamchatka Peninsula is a subduction zone where the Pacific Plate plunges beneath the Okhotsk Plate. This results in subduction volcanism, with well-known volcanoes such as Klyuchevskoy, Karysmsky, Sheveluch, and Bezymianny regularly erupting.
The region is also subject to a high seismic risk. In the spring of 2006, a magnitude 7.9 earthquake struck Koryakia.

The November 5, 1952 earthquake had been initially assigned a magnitude of 8.2, but it was revised to 9.0 in later years. A large tsunami followed, causing destruction and casualties on the Kamchatka Peninsula and the Kuril Islands. Hawaii was also affected, with damage estimated at up to one million dollars and livestock losses, but no human casualties were recorded. Japan reported no casualties or damage. The tsunami reached Alaska, Chile, and New Zealand.

The hypocentre was located at a depth of 21.6 km. The length of the subduction zone rupture was 600 km. Aftershocks were recorded over an area of approximately 247,000 km2.

Source : USGS, federal authorities.

The Kamchatka Peninsula, a 1,250-kilometer-long strip of land, is located at the junction of the Pacific and North American tectonic plates.
The latest earthquake was the most powerful recorded since the 2011 Tohoku earthquake in Japan, which struck the Japanese coast with a magnitude of M9.1, triggering a devastating tsunami and a nuclear accident at Fukushima.
On a global scale, only five earthquakes recorded in the last century have surpassed last night’s: Valdivia (southern Chile) on May 22, 1960, with a magnitude of M9.5; the Good Friday earthquake (Alaska) on March 27, 1964, with a magnitude of M9.2; and the Tōhoku earthquake (Japan) on May 11, 2011, with a magnitude of M9.1. earthquake of December 26, 2004 in Sumatra (Indonesia) with a magnitude of M9.1; earthquake in Kamchatka in 1952 with a magnitude of M9.0).

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Last minute : the tsunami waves have started to reach Hawaii, but don’t eeem to have the feared amplitude. No damage has currently been observed. However, it will be a few hours before the energy of the M8.8 earthquake that struck off the east coast of Kamchatka passes completely. Emergency personnel continue to monitor the situation. The water has receded and rose a few times on the Nawiliwili side of Kaua‘i, where the first wave was expected to arrive by 7:10 p.m (local time).

11:30 a.m. (Paris time): As I put it above, no major tsunami is expected in Hawaii. However, the tsunami warning remains in effect because the threat could persist for several hours, even though no major tsunami wave is expected following the violent M8.8 earthquake off the east coast of Russia.
The wave heights recorded in Hawaii were as follows: 1.70 meters at 8:09 p.m. in Kahului, Maui. 1.49 m at 8:32 p.m. in Hilo. 1.29 m at 7:48 p.m. in Hanalei, Kaua’i.

According to French media, in French Polynesia, an ocean wave estimated at between 1.10 m and 2.20 m in height was expected between 12:57 a.m. (12:27 p.m. Paris time) and 1:08 a.m. (12:38 p.m.). Mayors have activated their local emergency plans, and the police has secured the population.

Shortly before 7 a.m., a 1.30-meter tsunami struck a port on the northern coast of Japan. In the port of Severo-Kurilsk, in the northern Russian Kuril Islands, several successive tsunamis flooded the streets without causing any casualties.

Overall, it therefore appears that the powerful M8.8 earthquake will not cause the feared damage. This is, of course, very good news.

4:00 pm (Paris time) : KVERT indicates that Klyuchevskoy (Kamchatka) has started erupting after the powerful earthquake that occurred on July 20th off the peninsula’s coast. Nobody can say whether the eruption was part of the volcano’s normal eruptive behavoiur or whether it was linked to the earthquake.

Authorities in Central and South America have ordered evacuations and issued tsunami warnings.

Tsunami waves began hitting the Marquesas Islands in French Polynesia early on July 30th, but the waves were forecast to be smaller than initially feared. This goes against the alrming predictions made by the French news media. .

The tsunami warning has been cancelled for coastal areas of south Alaska, the Alaska peninsula and the Aleutian Islands. It las also been cancelled for the coastal areas of British Columbia, as well as for American Samoa.

Érosion côtière (suite) // Coastal erosion (continued)

Le 15 novembre 2024, une tempête côtière en Caroline du Nord a fait chuter une maison inoccupée dans l’océan dans le village de Rodanthe, dans le comté de Dare, au large de l’île de Hatteras, C’est la sixième disparition de maison dans la région cette année. Une partie de la Route 12 a été temporairement fermée à proximité du site de l’événement, ainsi que la plage en face de Rodanthe en raison de la présence de débris dangereux. Selon les autorités locales, les visiteurs sont priés de rester à l’écart de la zone, ainsi que de l’océan « sur plusieurs kilomètres au sud de Rodanthe ». Les intempéries ont compliqué les efforts de nettoyage et ces mêmes autorités surveillent les autres structures inoccupées à proximité car elles aussi sont en danger. Le National Weather Service avait prévu des rafales de vent allant jusqu’à 80 km/h le long de l’île tout en mettant en garde contre de possibles submersions.

Au total, six maisons ont été avalées par l’océan à Rodanthe depuis mai 2024. Fin septembre, trois maisons en bord de mer ont disparu en une semaine en raison de puissantes tempêtes et de la montée du niveau de la mer.

Le village de Rodanthe, comme d’autres villages au bord de l’océan, est particulièrement exposé à l’érosion côtière due à la combinaison de vents violents, de vagues puissantes, des forts coefficients de marées et de la montée des eaux. Les maisons posées sur pilotis qui jalonnent le littoral étaient autrefois protégées par des dunes et du sable sec. Ces dernières années, les soubassements de beaucoup de ces maisons ont été régulièrement, en partie ou entièrement, recouverts par l’eau de mer. Lorsque les maisons sont exposées à des vents violents et de grosses vagues, l’eau mine le sable qui soutient les maisons, augmentant les risques d’effondrement.

Source : USA Today;

Crédit photo: USA Today

À la mi-novembre, le coefficient de marée en France était d’environ 100, atteignant 102 le 16 novembre. Heureusement, le temps et la mer étaient calmes, sans grosses vagues. Si une tempête se produisait dans de telles conditions, le danger deviendrait très élevé pour la côte, comme on a pu l’observer à plusieurs reprises dans le passé. Dans de nombreux endroits, des enrochements ont été installés mais ils ne sont qu’une protection très provisoire car de puissantes vagues les détruisent rapidement. La seule solution pour lutter contre l’érosion côtière est de s’attaquer à la cause, à savoir le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre.

Les prochaines grandes marées auront lieu fin avril 2025 avec un coefficient maximal de 108 le lundi 28 avril. Croisons les doigts pour que la mer soit calme…

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A North Carolina coastal storm sent an unoccupied house into the ocean in the village of Rodanthe in Dare County, off the island of Hatteras, on November 15th, 2024, marking the sixth house collapse in the area this year. A portion of Highway 12 temporarily closed near the collapse, as well as the beach in front of Rodanthe due hazardous debris. Visitors are urged to stay clear of the area, as well as the ocean « for potentially many kilometers to the south of Rodanthe. » Severe weather has complicated cleanup efforts and officials are monitoring nearby unoccupied structures at risk.

The National Weather Service had forecasted wind gusts up to 80 km per hour along the island while also warning of ocean overwash.

Now a total of six houses have collapsed in Rodanthe since May 2024. In late September, three beachfront houses collapsed within a week due to intense storms and rising sea levels.

The village of Rodanthe, as well as others adjacent to the seashore, have been especially susceptible to coastal erosion caused by a combination of winds, waves, tides and rising seas. Elevated beach-style homes sitting atop pilings were once protected by dunes and dry sand. But in recent years, the bases of many of these homes have been regularly, either partially or fully, covered with ocean water. When the houses are battered by strong winds and large waves, the water erodes the sand supporting the homes, increasing the chance of collapse.

Source : USA Today

By mid-November, the tide coefficient in France was around 100, reaching 102 on November 16th. Fortunately, the weather and the sea were calm, with no threatening waves. Should a storm occur in such conditions, the danger would be very high for the coast, as could be observed in several occasions. In many places, ripraps(or rockfills) have been set up but powerful waves rapidly destroy them. The only solution to fight coastal erosion is to fight the cause, namely global warming and greenhouse gas emissions..

The next king tides will occur at the end of April 2025 with a maximum coefficient of 108 on Monday, April 28th. Let’s cross our fingers that the sea will be calm…

Érosion littorale en France : 500 communes menacées !

J’ai indiqué dans de nombreuses notes sur ce blog les menaces qui pèsent sur le littoral français avec la hausse du niveau de la mer sous l’effet du réchauffement climatique. Il n’y a guère que les négationnistes parisiens qui peuvent affirmer qu’il ne se passe rien. Pourtant, s’ils parcouraient le littoral atlantique comme je le fais fréquemment, ils se rendraient vite compte des conséquences de l’assaut des vagues, surtout au moment des tempêtes de grandes marées.

Effondrement de dune en Gironde

En France, métropolitaine mais aussi en outre-mer, certaines zones côtières vont vite devenir inhabitables face à la progression des océans. C’est ce qu’a d’ailleurs confirmé le 4 avril le ministre de la Transition écologique. Il a précisé que près de 500 communes à risques sont d’ores et déjà identifiées et le gouvernement travaille avec les maires pour mettre en place des « plans sur mesure. » Certaines zones seront inhabitables sur le littoral, dont 20% est grignoté par l’érosion côtière, un phénomène qui s’accélère.

Enrochements du côté du Prêcheur à la Martinique

Un rapport du Centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) prévient qu’entre un millier de bâtiments en 2028 et plusieurs centaines de milliers d’ici à 2100 seront potentiellement touchés par l’érosion côtière en France qui est particulièrement vulnérable au recul du trait de côte. L’érosion grignote environ 900 km de littoral. Pour anticiper ses conséquences, le CEREMA a dressé trois scénarios à horizon 2028, 2050 et 2100 en s’appuyant notamment sur des photos aériennes et des données satellite.

Comme promis par le ministre le 4 avril 2024 sur TF1, le CEREMA a dévoilé le 5 avril ses prévisions concernant le recul du trait de côte et ses impacts sur les logements construits à proximité. Deux dates ont été retenues par les scientifiques : 2050 et 2100. 2050, est le scénario vraisemblable et 2100 l’option la plus pessimiste avec une augmentation d’un mètre du niveau de la mer et surtout sans aménagement spécifique des territoires concernés. Cette dernière option ne saurait être exclue quand on voit à quelle vitesse augmentent les températures sur notre planète. De 4 000 logements menacés en 2050, on atteint presque 450 000 en 2100, soit une augmentation de plus de 1 000 %.

Lacanau fait partie des communes menacées

(Photos: C. Grandpey)

Il faut toutefois noter que cette accélération de l’érosion côtière ne devrait pas affecter l’ensemble du territoire de la même façon. Certains départements sont plus exposés à moyen terme mais s’en sortent mieux à long terme. C’est le cas de la Haute-Corse et de la Corse-du-Sud qui figurent parmi les plus touchés dans le scénario de 2050 avec près de 1 000 habitations menacées mais seulement 3 000 en 2 100. Cela s’explique par la géographie spécifique de l’île qui dispose de peu de zones basses. À l’inverse, le Nord et le Pas-de-Calais sont très exposés dans le scénario de 2100 car une partie de ces départements se situe en dessous du niveau de la mer.

Le journal Le Parisien fournit sur son site web la liste des départements les plus impactés par l’érosion côtière selon les scénarios de 2050 et 2100.

https://www.leparisien.fr/futurs/montee-des-eaux-et-erosion-voici-la-liste-des-departements-les-plus-menaces-05-04-2024-LCOH6AEHXNCDBAV3CPY3V2QN7A.php

Nombre de logements impactés par l’érosion côtière en 2028

Nombre de logements impactés par l’érosion côtière en 2050

Nombre de logements impactés par l’érosion côtière en 2100

Source: CEREMA

Vous trouverez des cartes plus lisibles à cette adresse:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/cartes-littoral-decouvrez-le-nombre-de-batiments-menaces-par-l-erosion-cotiere-dans-votre-departement-2951075.html

 

 

 

 

 

 

 

Février 2024, le plus chaud de tous les temps // February 2024, the warmest ever

Selon l’agence européenne Copernicus – mais l’information est confirmée par d’autres agences comme la NOAA – le mois de février 2024 a été le mois de février le plus chaud jamais enregistré au niveau mondial. C’est la neuvième fois consécutive qu’un record mensuel est battu.

 

Copernicus alerte aussi sur des températures jamais mesurées à la surface des océans en février 2024. Elles dépassent celles enregistrées en plein été, en août 2023.

 

Selon Copernicus, la température au mois de février 2024 est de 0,81°C au-dessus de la moyenne de la période précédente (1991-2020) et de 1,77°C au-dessus de l’ère pré-industrielle. On est donc loin des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat et la limite de 1,5°C de réchauffement climatique par rapport à l’ère pré-industrielle. Copernicus ajoute que la température moyenne au niveau mondial des 12 derniers mois (de mars 2023 à février 2024) est 1,56°C au-dessus de la moyenne de l’ère pré-industrielle, et la plus élevée jamais enregistrée.

Le mois de février 2024 dépasse aussi de 0,12°C le dernier record de température enregistré pour un mois de février, et qui datait de 2016.

Plus globalement, l’hiver 2023/2024, incluant les mois de décembre, janvier et février, a été le plus chaud de l’histoire mondiale avec 0,78°C de plus que la température moyenne de la période précédente (1991-2020). Cet hiver a été marqué par une sécheresse persistante et plus importante que la moyenne notamment dans le sud et l’est de l’Espagne, le sud de la France, en Sicile et au Maghreb, mais aussi dans une grande partie de la Scandinavie, dans le nord-ouest de la Russie et dans les régions situées à l’ouest de la mer Noire.

Ne pas oublier que l’été 2023 avait été le plus chaud jamais mesuré dans le monde.

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Le mardi 5 mars 2024, je me trouvais à Royan à l’occasion d’une conférence sur les volcans et les risques volcaniques dans cette ville. J’ai profité de ce séjour en Charente-Maritime pour me rendre de long de la côte atlantique au nord de la ville où j’ai pu constater les dégâts occasionnés par les dernières tempêtes hivernales. C’est spectaculaire et inquiétant. Les effets des assauts des vagues sur la dune littorale sont impressionnants. Le trait de côte a carrément reculé d’une dizaine de mètres. C’est dans de tels lieux que l’on se rend parfaitement compte de l’impact du réchauffement climatique sur les océans.

Des arbres ont été déracinés et culbutés au pied de la dune . Des branches jonchent les plages et font le bonheur des enfants qui construisent des cabanes.

Les oyats censés retenir la dune n’ont pas pesé lourd et leurs racines sont souvent à l’air libre.

Dans le secteur, des blockhaus, vestiges de la Seconde Guerre Mondiale, gisent à plusieurs dizaines de mètres de distance du rivage, au milieu de l’océan. Cette situation n’est pas la conséquence des dernières tempêtes, mais elle permet de se rendre compte du travail de sape effectué par l’océan au cours des dernières décennies.

Photos : C. Grandpey

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According to the European Copernicus agency – but the information is confirmed by other agencies such as NOAA – February 2024 was the hottest February ever recorded globally. This is the ninth consecutive time that a monthly record has been broken.
Copernicus also warns of temperatures never before measured on the ocean surface in February 2024. They exceed those recorded in midsummer, in August 2023.

According to Copernicus, the temperature in February 2024 was 0.81°C above the average of the previous period (1991-2020) and 1.77°C above the pre-industrial era. We are therefore far from the objectives of the Paris Agreement on climate and the limit of 1.5°C of global warming compared to the pre-industrial era. Copernicus adds that the global average temperature for the last 12 months (March 2023 to February 2024) was 1.56°C above the pre-industrial average, and the highest on record.
The month of February 2024 also exceeds by 0.12°C the last temperature record recorded for a month of February, which dates back to 2016.
More generally, the winter of 2023/2024, including the months of December, January and February, was the warmest in world history with 0.78°C higher than the average temperature of the previous period (1991-2020). ). This winter was marked by persistent and greater than average drought, particularly in the south and east of Spain, the south of France, Sicily and the Maghreb, but also in a large part of Scandinavia, in the north-west of Russia and in the regions west of the Black Sea.
We should not forget that the summer of 2023 was the hottest ever measured in the world.

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On Tuesday March 5th, 2024, I was in Royan for a conference on volcanoes and volcanic risks in this city. I took advantage of this stay in Charente-Maritime to travel along the Atlantic coast to the north of the city where I was able to see the damage caused by the latest winter storms. It is spectacular and disturbing. The effects of the assaults of the waves on the coastal dune are impressive. The coastline has actually retreated by around ten meters. One prefectly realises the impact of global warming on the oceans.

Trees were uprooted and overturned at the foot of the dune. Branches litter the beaches and delight children who build cabins. The oyats supposed to hold the dune could not resist and their roots are often in the open air.

In the area, blockhouses, remnants of the Second World War, lie several tens of meters away from the shore, in the middle of the ocean. This situation is not the consequence of the last storms, but it allows us to realize the undermining work carried out by the ocean over the last decades.