De la pluie artificielle bientôt en France? // Artificial rain soon in France ?

Après plus de six semaines sans pluie, l’Indonésie commencera bientôt à ensemencer les nuages ​​afin de déclencher des précipitations. On espère que cela permettra de mettre fin à la vague de sécheresse provoquée par El Niño qui a mis en danger plus de 200 kilomètres carrés de cultures et donc de récoltes. Les autorités indonésiennes ont déclaré que les cultures à risque sont estimées à 215 millions de dollars, une perte qui pourrait causer une importante instabilité alimentaire dans la région.
Les autorités indonésiennes ont indiqué qu’elles allaient injecter des cristaux de sel dans les nuages ​​à la fin du mois d’août. Le sel attire naturellement l’eau et lorsque les particules deviennent saturées et lourdes, elles tombent du ciel sous forme de gouttes de pluie. L’Indonésie a déjà utilisé l’ensemencement des nuages ​​pour lutter contre le brouillard ​​lié aux incendies de forêts en 2015 et pour faire face aux inondations à Jakarta en 2013. Les nuages ont alors déversé leur pluie sur l’océan avant d’atteindre la capitale.
La prochaine opération d’ensemencement des nuages se déroulera à Jakarta et à Kupang, capitale de la province de Nusa Tenggara Est, dans le but de générer des pluies sur Java, Bali, Nusa Tenggara Ouest et Nusa Tenggara Est. Selon le Jakarta Post, au moins 100 juridictions sont touchées par la sécheresse actuelle, y compris d’importantes zones de production de riz.
L’ensemencement  des nuages ​​a été testé pour la première fois dans les années 1940 et est devenu de plus en plus fréquent au cours des dernières décennies. Le Sri Lanka a eu recours à cette technique pour provoquer la pluie au début de cette année afin de lutter contre la sécheresse, mais l’entreprise ne fut pas couronnée de succès. Les Émirats Arabes Unis ont mené à bien près de 20 missions d’ensemencement de nuages ​​sur une période de deux semaines en février. Plus de 50 pays utilisent actuellement l’ensemencement des nuages ​​pour modifier les conditions météorologiques.
Bien que la technique soit utilisée depuis près de 80 ans, les scientifiques se posent toujours des questions sur l’efficacité de l’ensemencement des nuages ​​et sur ses effets à long terme. Un rapport publié en 2003 par la National Academy of Sciences a révélé qu’il existait peu de preuves de l’efficacité de l’ensemencement des nuages et sur l’aptitude de la technique à provoquer des précipitations. Cependant, une expérience récente réalisée par des scientifiques de l’Université du Colorado et consistant  envoyer des doses d’iodure d’argent dans des nuages a provoqué des chutes de neige dans les montagnes du sud-ouest de l’Idaho.
Il convient de noter qu’un épais brouillard a actuellement envahi Palembang en raison des nombreux incendies de forêt dans les régions voisines. Le brouillard a réduit la visibilité et perturbe les activités quotidiennes dans la capitale provinciale. Le problème est que les méthodes d’ensemencement des nuages pour créer des pluies artificielles ne sont pas efficaces dans ces conditions.
Source: The Jakarta Post.

Avec la sécheresse actuelle en France et les vagues de chaleur à répétition susceptibles de se produire à l’avenir, je ne serais pas surpris que le gouvernement français décide bientôt de recourir à l’ensemencement des nuages ​​pour faire pleuvoir sur les cultures. Mais il faudrait pour cela que des nuages apparaissent dans le ciel qui est souvent resté désespérément  bleu en France cet été…

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After more than six weeks without rain, Indonesia will soon start cloud seeding in an effort to kickstart precipitation and end an El Niño-driven drought that has put 50,000 acres of crops at risk of harvest failure.Indonesian officials said the at-risk crops are worth an estimated 215 million dollars, a loss that could cause significant food instability in the region.

Indonesian authorities said they will send salt flares into passing clouds as early as the end of August. Salt naturally attracts water, and as the particles become saturated and heavier, they fall from the sky as raindrops. Indonesia previously used cloud seeding to fight fire-related haze in 2015 and to reduce flooding in Jakarta in 2013, by forcing clouds to release their rain over the ocean before reaching the capital city.

The country’s newest cloud-seeding operation will take place in Jakarta and Kupang, the provincial capital of East Nusa Tenggara, with the aim of generating rain over Java Island, Bali, West Nusa Tenggara, and East Nusa Tenggara. According to The Jakarta Post, at least 100 jurisdictions across the country are being affected by the current drought, including important rice-producing areas.

Cloud seeding was first tested in the 1940s and has become increasingly popular over the past few decades. Sri Lanka used the geoengineering technique to induce rain earlier this year to fight drought, though unsuccessfully. The United Arab Emirates completed nearly 20 cloud-seeding missions over a two-week period in February. More than 50 countries currently use cloud seeding to alter weather.

Despite nearly 80 years of use, however, there is still debate among scientists over cloud seeding’s effectiveness and long-term impacts. A 2003 report by the National Academy of Sciences found little evidence that cloud seeding has a statistically significant impact on rainfall. But a recent experiment, which involved dropping canisters of silver iodide into clouds, by scientists at the University of Colorado induced snowfall in the mountains of southwestern Idaho.

It should be noted that thick smog has currently engulfed Palembang as a result of increased wildfires in nearby regencies and cities. The smog has decreased visibility and started disrupting daily activities in the provincial capital over the weekend. The problem is that weather modification methods to make artificial rain are not effective in this condition.

Source: The Jakarta Post.

With the current drought in France and the repetitive heat waves likely to happen in the future, I would not be surprised if the French government soon decided to resort to cloud seeding to drop some water on the crops. But you need clouds to seed them and the sky has often been all blue in France this summer…

Principe de l’ensemencement des nuages par un projecteur de particules au sol ou en avion (Source: Wikipedia)

L’effondrement des Alpes // The collapse of the Alps

J’ai déjà rédigé plusieurs notes à propos des effondrements que l’on observe depuis plusieurs années dans les Alpes. A la différence de certains journalistes climato-sceptiques, je n’hésiterai pas une seconde à montrer du doigt le responsable de ces événements : le réchauffement climatique dont est victime notre planète. Les deux épisodes caniculaires qui se sont enchaînés depuis la fin du mois de juin ont eu un effet dévastateur.

J’ai expliqué pourquoi ces effondrements se produisent. Avec la hausse des températures, le permafrost de roche qui sert de ciment et assure la stabilité des parois est en train de fondre à une vitesse incroyable de sorte que des pans entiers de montagne s’effondrent dans les vallées avec parfois des conséquences dramatiques. Facteur aggravant, les fortes chaleurs sont arrivées très tôt en 2019. Fin juin, on a relevé une température de 6,9°C 50 mètres en dessous du sommet du mont Blanc. Du jamais vu. Un record absolu.
Dans le massif du Mont-Blanc, près de 70 éboulements ont été recensés jusqu’à présent sur l’année 2019. Ils font suite à ceux observée en 2018, comme l’effondrement d’une section de l’Arête des Cosmiques le 22 août 2018, pas très loin de l’Aiguille du Midi. Que ce soit au Mont Maudit, sous l’Aiguille des Deux Aigles, ou à la Tour Ronde, les éboulements s’enchaînent à un rythme effréné. Il est évident que les alpinistes doivent redoubler de prudence et être très vigilants pendant leurs courses
Il ne faudrait pas oublier, non plus, que ces matériaux qui s’accumulent au pied des parois sont particulièrement instables et risquent d’être emportés vers l’aval à l’occasion de très fortes intempéries. Le village de Chamoson dans le Valais suisse en sait quelque chose. En l’espace d’une année, une lave torrentielle a déferlé à deux reprises sur la commune. Le 7 août 2018, le torrent Saint-André a craché 20 000 mètres cubes de boue et causé près de 500 000 francs de dégâts. Les experts évoquaient alors une crue centennale. Le problème, c’est que le 11 août 2019 une lava torrentielle identique s’est engouffrée dans le lit de la Losentze. Elle a coûté la vie à un Genevois de 37 ans et une fillette de 6 ans.

Habituellement, le mois d’août est la période où les éboulements sont les plus fréquents au Mont-Blanc en raison de la chaleur qui s’installe, mais ce qui est prévu pour les années à venir aura une autre ampleur. On s’attend à des chutes de plusieurs centaines ou milliers de mètres cubes en automne et en hiver à cause des conditions climatiques actuelles.

Même si les éboulements sont moins violents habituellement au cœur de l’été, ils ont déjà causé la mort de deux alpinistes suisses le 22 juillet 2019.Un guide et son client ont été emportés par un éboulement à 4.300 mètres d’altitude sur le Cervin en Suisse.
D’autres témoignages d’alpinistes dans les Alpes font froid dans le dos. Il est fait état d’une chute de pierres subite depuis la célèbre arête de Kuffner, dans le secteur du Cirque Maudit. D’énormes éboulements se sont également produits sur la face Nord de la Tour Ronde et sur de nombreux couloirs du Mont-Blanc du Tacul, de jour comme de nuit. Des éboulements s’étaient déjà enchaînés lors de la canicule de 2003, mais rien de comparable à cette année.
La température des glaces augmente de 0,1°C par an dans le massif du Mont-Blanc, soit plus rapidement que la température de l’air. Les montagnes vont donc dégeler progressivement dans les Alpes. Les premiers concernés, les guides de haute montagne, voient déjà les changements qui s’opèrent d’année en année. Beaucoup pensent que la pratique du métier doit changer pour s’adapter aux mutations de la montagne. Comme je l’ai déjà indiqué,  parmi « Les Cent plus belles courses » recensées dans les années 1970 par Gaston Rebuffat dans le massif du Mont-Blanc, la plupart n’ont plus leur visage d’antan : 93 sont affectées par les effets du changement climatique, dont 26 très affectées, et trois d’entre elles n’existent plus.

Source : France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Le Nouvelliste.

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 I have already written several posts about the collapse that has been observed for several years in the Alps. Unlike some climate-skeptical journalists, I will not hesitate one second to point the finger at the culprit of these events: the global warming of our planet. The two heat waves that have been observed since the end of June have had a devastating effect.
I explained oreviously why these collapses occur. With rising temperatures, the rock permafrost that serves as a cement and ensures the stability of the walls is melting at an incredible speed so that whole sections of mountains collapse in the valleys with sometimes dramatic consequences. As an aggravating factor, the hot weather arrived very early in 2019. At the end of June, a temperature of 6.9°C was recorded 50 metres below the summit of Mont Blanc. Never seen before. An absolute record.
In the Mont-Blanc massif, nearly 70 landslides have been recorded so far in 2019. They follow those observed in 2018, as the collapse of a section of L’Arête des Cosmiques on 22 August 2018, not far from the Aiguille du Midi. Whether at Mont Maudit, under the Aiguille des Deux Aigles, or at the Tour Ronde, landslides are occurring at a frantic pace. Mountaineers must be extra careful during their races
It should not be forgotten, either, that these materials that accumulate at the foot of the walls are particularly unstable and may be carried downstream during very severe weather. The village of Chamoson in the Swiss Valais has been confronted with such events. In the space of a year, a torrential lava has swept twice on the municipality. On August 7th, 2018, the Saint-André stream poured 20,000 cubic metres of mud and caused nearly 500,000 francs in damages. The experts then evoked a centennial flood. The problem is that on August 11th, 2019 an identical torrential lava rushed into the bed of the Losentze River. It cost the life of a 37-year-old Genevois and a 6-year-old girl.
Usually, the month of August is the time when landslides are the most frequent in Mont Blanc due to the heat that settles, but what is planned for the coming years will have another magnitude. Collapses of several hundred or thousands of cubic metres are expected in autumn and winter due to current weather conditions.
Although the landslides are less violent usually in the heart of summer, they have already caused the death of two Swiss mountaineers on July 22nd, 2019. A guide and his client were swept away by a landslide at 4.300 metres above sea level on the Matterhorn in Switzerland.
Other alpinists’ testimonies in the Alps are cold in the back. There is a report of a sudden rock fall from the famous Kuffner Ridge in the Cirque Maudit area. Huge landslides also occurred on the north face of the Tour Ronde and on many corridors of the Mont-Blanc du Tacul, day and night. Rockfalls had already been observed during the heat wave of 2003, but nothing comparable to this year.
The temperature of the ice increases by 0.1°C per year in the Mont-Blanc massif, faster than the temperature of the air. The mountains will gradually thaw in the Alps. The first concerned, the high mountain guides, already see the changes that occur from year to year. Many believe that the practice of the profession must change to adapt to the changes in the mountain. As I have already mentioned, among « The hundred most beautiful races » recorded in the 1970s by Gaston Rebuffat in the Mont-Blanc massif, most are different from the old days: 93 are affected by the effects climate change, of which 26 are highly affected, and three of them no longer exist.
Source: France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Le Nouvelliste.

Alpes: Les glaciers fondent, les montagnes s’écroulent (Photo: C. Grandpey)

Juillet 2019, le plus chaud de tous les temps et « notre maison brûle » // July 2019, the hottest ever and « our house is on fire »

On vient d’en avoir la confirmation officielle : Juillet 2019 a été le mois de juillet le plus chaud de tous les temps. La température moyenne de la planète a été supérieure de 0,577°C à la moyenne du 20ème siècle. Juillet 2019 a été le mois de juillet le plus chaud des 140 dernières années, selon les dernières données de la NOAA. Jusqu’à présent, le mois le plus chaud était juillet 2016. Neuf des 10 mois de juillet les plus chauds ont été enregistrés depuis 2005, et les cinq dernières années ont été les cinq années les plus chaudes. Le mois de juillet 2019 a également été le 43ème mois de juillet consécutif et le 415ème mois consécutif avec des températures globales supérieures à la moyenne.

Causés par des températures anormalement élevées, des incendies de forêt brûlent dans le monde entier, avec des fumées qui envahissent le ciel depuis l’Alaska jusqu’à l’Amazonie. La fumée de certains incendies est si épaisse que les satellites peuvent la photographier depuis l’espace.

Les incendies ont provoqué des évacuations, en particulier sur l’île espagnole de Gran Canaria où plus de 8 000 personnes ont dû fuir les flammes. Les autorités ont déclaré que le feu qui ravage des zones boisées générait des flammes pouvant atteindre 50 mètres de hauteur dans la zone du parc naturel de Tamadaba. L’île est très fréquentée par les touristes, mais les autorités ont déclaré que les zones de villégiature n’avaient pas été touchées, même si la fumée était parfaitement visible.

L’Arctique dans son ensemble a connu des feux de forêt particulièrement intenses cet été, notamment dans des régions comme le Groenland où il n’y a généralement pas d’incendies. On estime que la quantité de dioxyde de carbone émise par les incendies dans les régions du cercle polaire arctique en juin 2019 dépassait la totalité du CO2 émis au cours de ce même mois de 2010 à 2018. Les incendies ont tendance à se situer plus au nord que d’habitude, et certains ont enflammé des sols tourbeux où le feu peut couver pendant des mois.
Les forêts boréales arctiques sont particulièrement menacées. On assiste à une espèce de cycle infernal. En effet, plus il y a d’incendies, plus de terres se trouvent découvertes ; ces terres vont davantage se réchauffer dans les années à venir car les arbres ne sont plus là pour faire de l’ombre, ce qui fera fondre le pergélisol qui, à son tour, va libérer du carbone et du méthane, des gaz à effet de serre qui contribuent à des étés plus chauds et à davantage d’incendies.

L’incendie de la région du Mont McKinley en Alaska, qui a détruit une cinquantaine de structures à environ 160 kilomètres au nord d’Anchorage, préoccupe les autorités. Au printemps, les scientifiques avaient prédit une longue saison de feux de forêts en Alaska car la neige avait fondu plusieurs semaines plus tôt que d’habitude dans de nombreuses régions de l’État. Le mois de juillet en Alaska a été le plus chaud de tous les temps et le feu qui couvait depuis longtemps au Swan Lake au sud d’Anchorage a repris de la vigueur. Une épaisse fumée a envahi la Péninsule du Kenai, obligeant les autorités à utiliser des voitures pilotes pour guider les véhicules sur les routes de la région. Les Alaskiens sont inquiets car cette année les incendies se rapprochent des zones habitées.

Selon des scientifiques américains, la forêt amazonienne résiste généralement assez bien au feu, mais à cause du réchauffement climatique, elle est plus sèche que d’habitude. Les fermiers pratiquent souvent de l’écobuage à cette période de l’année pour défricher des zones destinées à l’agriculture, mais la forêt amazonienne a connu en 2019 un nombre record d’incendies. Selon l’Institut national de la recherche spatiale (INPE), les données satellitaires ont détecté plus de 72 000 incendies depuis janvier, soit une augmentation de 83% par rapport à 2018. La hausse a été particulièrement significative dans les Etats occupés en totalité ou partiellement par la forêt amazonienne, comme celui du Mato Grosso, avec 13 682 départs de feu, soit une hausse de 87% par rapport à toute l’année 2018. Les émissions de fumées pour le mois d’août pour l’ensemble de l’Amazonie sont les plus élevées depuis 2010.
Source: USA Today.

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It has just been officially confirmed that July 2019 was the hottest month of July of all times. The average global temperature in July was 0.577°C above the 20th century average, making it the hottest July in the 140-year record, according to NOAA’s latest data. The previous hottest month on record was July 2016. Nine of the 10 hottest recorded Julys have occurred since 2005; the last five years have ranked as the five hottest. Last month was also the 43rd consecutive July and 415th consecutive month with above-average global temperatures.

Caused by unusually high temperatures, wildfires are burning across the globe, clogging the sky with smoke from Alaska to the Amazon. Smoke from some of the fires is so bad satellites can see it from space.

The fires have forced evacuations, most recently on Spain’s Gran Canaria in the Canary Islands, where more than 8,000 people have been forced to flee. Authorities said the fire burning in forested areas was generating flames up to 50 metres tall in the area of Tamadaba Natural Park. The island is popular with tourists, but officials said the resort areas were so far unaffected, although smoke was widely visible.

The Arctic as a whole has seen unusually high wildfire activity this summer, including areas such as Greenland that typically don’t see fires. One estimate found that the amount of carbon dioxide emitted from fires burning within the Arctic Circle in June 2019 was greater than all of the CO2 released in the same month from 2010 through to 2018 put together. The fires appear to be further north than usual, and some appear to have ignited peat soils where fires can smolder for months.

The Arctic’s boreal forests are particularly at risk. Indeed, there is a reinforcing loop: The more fires you have, the more land you open up, so in future years you are going to warm that land more because the trees are not there to shade it, which will in turn melt permafrost, which will then release carbon and methane, which are greenhouse gases, which contribute to warmer summers and more fires.

One of the biggest concerns is the McKinley Fire in Alaska, which has destroyed at least 50 structures about 160 kilometres north of Anchorage. Experts this spring predicted a long fire season in Alaska because the snow melted several weeks earlier than usual in many parts of the state. July was Alaska’s hottest month ever, and the long-smoldering Swan Lake Fire roared back to life, clogging the area with smoke and forcing officials to use pilot cars to lead vehicles through the smoky area on the Kenai Peninsula. Alaskans have become concerned because this year’s fires burned close to populated areas.

U.S. scientists say the Amazonian rain forest is typically resistant to fire, but climate changes have left it drier than usual. And while this is the time of year when farmers often set fires in the area to clear off areas for agriculture, the Amazon rain forest has experienced a record number of fires this year. The country’s space agency, the National Institute for Space Research (INPE) said its satellite data detected more than 72,000 fires since January, an 83% increase over the same period of 2018. The August emissions for the overall Amazonia areas are the highest since 2010.

Source: USA Today.

Anomalies de température globale en juillet par rapport à la période 1981-2010 (Source : RSS, UAH, ERA5, NCEP-NCAR, via le site global-climat)

La fumée amazonienne vue depuis l’espace (Source: NASA)

A l’assaut de l’Arctique ! // Storming the Arctic !

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », j’explique que la fonte de la glace dans l’Arctique est une aubaine pour les pays riverains qui n’hésiteront pas à aller y puise des ressources minérales et pétrolières jusqu’à présent inaccessibles. J’explique aussi que la fonte de la glace arctique va ouvrir les passages du nord-est et du nord-ouest. Des pays comme les Etats Unis, la Russie, la Chine ou le Japon vont se précipiter vers ces nouvelles voies de navigation, avec toute la pollution que ce trafic maritime va forcément générer.

Mes propos viennent d’être confirmés par la conférence « Arctic Frontiers » qui se tient cette semaine en Norvège. On y apprend que les géants du pétrole et du gaz ont bien l’intention de profiter de la fonte de la glace arctique qui libère l’accès à d’immenses ressources énergétiques: 13% des réserves mondiales de pétrole et 30% de celles de gaz se trouvent au-delà du cercle polaire.

Les représentants du norvégien Statoil, notamment, ont été très clairs lors de cette conférence. Ils prennent bien note du message de la COP 21, mais expliquent qu’il n’est pas question pour autant d’arrêter leurs activités en mer de Barents ou autour de l’Océan Arctique. Les réserves de pétrole diminuent partout dans le monde, c’est donc en Arctique selon eux qu’il faut aller chercher les derniers gisements.

Les écologistes dénoncent ce raisonnement car ces nouvelles explorations vont renforcer encore davantage le réchauffement global de la planète. Les ONG environnementales craignent aussi une marée noire dans la région. Elle serait désastreuse pour un écosystème déjà très fragilisée par le changement climatique.

A votre avis, qui du climat et des intérêts économiques va gagner la partie?

Source : France Info.

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During my conference « Glaciers at Risk », I explain that the melting of the ice in the Arctic is a boon for the neighbouring countries that will not hesitate to go and exploit mineral and oil resources that have been inaccessible until now . I also explain that the melting of Arctic ice will open the northeastern and northwestern passages. Countries such as the United States, Russia, China or Japan will rush to these new shipping routes, with all the pollution that maritime traffic will inevitably generate.
My words have just been confirmed by the conference « Arctic Frontiers » being held this week in Norway. We learn learned that the oil and gas giants are intent on taking advantage of the melting of Arctic ice, which frees access to immense energy resources: 13% of world oil reserves and 30% of gas are beyond the Arctic Circle.
Statoil’s representatives from Norway were very clear at the conference. They take note of the message of COP 21, but explain that there is no question of stopping their activities in the Barents Sea or around the Arctic Ocean. Oil reserves are decreasing all over the world, so it is in the Arctic that we should exploit the last deposits.
Environmentalists denounce this reasoning because these new explorations will further strengthen global warming. Environmental NGOs also fear an oil spill in the region. It would be disastrous for an ecosystem already weakened by climate change.

In your opinion, who will win the game? Climate and economic interests?
Source: France Info.

La fonte de la glace arctique va ouvrir de nouvelles voies maritimes (Source: Wikipedia)