Les glaciers à Brive-la-Gaillarde le 24 janvier 2025 !

Je présenterai le vendredi 24 janvier 2025 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du réchauffement climatique » dans le cadre de l’Université de tous les Âges et du Temps Libre de BRIVE (Corrèze).

Elle aura lieu à 14h45 au Cinéma REX, 3 Boulevard Kœnig.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont souvent la conséquence du réchauffement climatique.
Lors de ses voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer un CD de 160 photos de glaciers à travers le monde, ainsi que l’ouvrage « Dans les Pas de l’Ours » écrit conjointement avec Jacques Drouin.

Glacier Columbia (Alaska) – Photo: C. Grandpey

Verdissement et rebond isostatique en Antarctique // Greening and isostatic rebound in Antarctica

La nouvelle n’est pas vraiment une surprise. Avec le réchauffement climatique, l’Antarctique verdit à un rythme effréné. C’est ce que confirme une étude récente réalisée pa des scientifiques britanniques et publiée dans la revue Nature Geoscience. Elle montre que la couverture végétale sur la Péninsule Antarctique a plus que décuplé au cours des quatre dernières décennies. La surface occupée par la végétation sur la péninsule est passée de 28 kilomètres carrés en 1986 à près de 370 kilomètres carrés en 2021.
L’étude rappelle que « l’Antarctique a connu des hausses de température importantes au cours des 60 dernières années, avec un niveau de réchauffement plus élevé en Antarctique occidental et sur la Péninsule Antarctique et beaucoup plus rapide que le réchauffement global de la planète ».
Les températures sur la péninsule ont augmenté de plus de 2,7°C depuis 1950, une hausse bien plus importante que celle observée ailleurs dans le monde. Les épisodes de chaleur extrême deviennent de plus en plus fréquents dans la région.
L’étude explique que le verdissement de l’Antarctique va se poursuivre, avec le risque d’arrivée d’espèces non indigènes et invasives, souvent introduites par des touristes, des scientifiques ou d’autres visiteurs du continent.
La nouvelle étude a utilisé des images satellites pour prouver qu’une tendance au verdissement à travers la péninsule Antarctique se produit et s’intensifie.
Source : USA Today via Yahoo News.

Image satellite de Robert Island montrant le développement de la végétation sur la Péninsule Antarctique

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Parallèlement au verdissement, les glaciers et les calottes glaciaires fondent et de nombreux scientifiques se demandent si le rebond isostatique pourrait contribuer à déclencher une activité volcanique. Une nouvelle étude révèle que le réchauffement climatique pourrait accélérer le volcanisme en Antarctique Une ‘étude identique a été réalisée en Islande il y a quelques années, mais nous ne disposons pas de suffisamment de recul géologique pour confirmer cette hypothèse.
En étudiant l’interaction entre le volcanisme et la glaciation au cours des 150 000 dernières années, des scientifiques américains et allemands ont déterminé que le rebond isostatique pourrait augmenter la fréquence et l’intensité de l’activité volcanique dans le système de rift antarctique occidental (West Antarctic Rift System – WARS). Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Geochemistry, Geophysics, Geosystems.
L’une des zones volcaniques les plus actives au monde, la région de WARS abrite plus de 130 volcans, dont beaucoup sont situés le long de la côte ouest de l’Antarctique. Si certains de ces volcans, comme le mont Erebus, sont visibles, beaucoup d’autres se cachent sous une épaisse couche de glace, une couche qui s’amincit et recule lentement.
Les auteurs de l’étude ont analysé la « dynamique interne » du système d’alimentation magmatique dans la région en concevant un modèle de chambre magmatique thermomécanique et en simulant diverses baisses de pression causées par la déglaciation. L’étude a également examiné comment ce changement de pression faisait augmener la taille de la chambre magmatique tout en impactant l’émission des substances volatiles. Après avoir effectué plus de 4 000 simulations, ils ont découvert que plus la chambre magmatique était grande, plus elle était impactée par le retrait des glaciers qui la surmontent.
Pour tester leurs conclusions, les chercheurs ont également exploré l’impact de la déglaciation dans les Andes, qui s’est produite il y a environ 18 000 à 35 000 ans. Ils ont trouvé des preuves d’une augmentation du volcanisme pendant la déglaciation au cours du dernier maximum glaciaire.
On peut lire dans l’étude que « à mesure que la glace fond, la réduction de poids sur le volcan permet au magma de se dilater et d’exercer une pression sur la roche environnante, ce qui peut faciliter les éruptions. La réduction de poids due à la fonte de la glace au-dessus permet également à l’eau dissoute et au dioxyde de carbone de former des bulles de gaz, ce qui provoque une accumulation de pression dans la chambre magmatique et peut éventuellement déclencher une éruption. »
Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

Sommet de l’Erebus (Crédit photo: Wikipedia)

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The piece of news does not really come as a surprise. With global warming, Antarctica is « greening » at a dramatic rate. It was confirmed by a recent study by British scientists, published in the journal Nature Geoscience, which showed that vegetation cover across the Antarctic Peninsula has increased more than tenfold over the last four decades. Greening on the Antarctic Peninsula increased from 28 square kilometers in 1986 to nearly 370 square kilometers in 2021.

The study reminds us that « Antarctica has experienced significant increases in temperature over the past 60 years, with rates of warming highest in the West Antarctic and Antarctic Peninsula regions and occurring much faster than global average warming. »

Temperatures on the peninsula have risen by more than 2.7°C since 1950, a much bigger increase than seen elsewhere in the world, with extreme heat events becoming increasingly frequent in the region.

The research suggests the of greening in Antarctica will continue to increase, with the risk of non-native and invasive species arriving, possibly carried by tourists, scientists or other visitors to the continent.

The new research used satellite images to determine that a greening trend across the Antarctic Peninsula is occuring and increasing.

Source : USA Today via Yahoo News.

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Together with the greening, glaciers and icecaps are melting and many scientists wonder whether the isostatic rebound might trigger volcanic activity. A new study suggests that global warming could accelerate volcanism in Antarctica This kind of study aw made in Iceland a few years ago, but w’ell need more geological observations to confirm this hypothesis.

Studying the interplay between volcanism and glaciation over the past 150 thousand years, scientists from the U.S. and Germany determined that the isostatic rebound could increase the frequency and intensity of volcanoes in the West Antarctic Rift System (WARS). The results of the study were published in the journal Geochemistry, Geophysics, Geosystems.

One of the most volcanically active areas of the world, WARS is home to more than an estimated 130 volcanoes, many of which are located along Antarctica’s western coast. While some of these volcanoes, such as Mount Erebus, are visible, many more are hidden away beneath a deep sheet of ice, a sheet that is slowly thinning and retreating.

The authors of the study analyzed the“internal dynamics” of the magma plumbing system in the region by designing a thermomechanical magma chamber model and simulated various pressure decreases caused by deglaciation. The study also investigated how this change in pressure increased the size of the magma chamber while also impacting the expulsion of volatiles. After running more than 4,000 simulations, they found that the larger the magma chamber, the more impacted it was by retreating glaciers overhead.

To test their findings, the researchers also explored the impact of deglaciation in the Andes Mountains, which occurred around 18,000 to 35,000 years ago. They found evidence of increased volcanism during deglaciation during the Last Glacial Maximum.

One can read in the study that “as the ice melts away, the reduced weight on the volcano allows the magma to expand, applying pressure upon the surrounding rock that may facilitate eruptions. The reduced weight from the melting ice above also allows dissolved water and carbon dioxide to form gas bubbles, which causes pressure to build up in the magma chamber and may eventually trigger an eruption.”

Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

Mise à jour sur les incendies à Los Angeles // Los Angeles Fire Update

Les médias français ne s’intéressent plus guère aux incendies qui ont ravagé Los Angeles et qui sont loin d’être terminés. Au cours des dernières heures, les pompiers ont lutté contre de nouveaux foyers qui se sont déclarés dans des lits de rivières asséchés et une végétation hyper sèche, tandis que les vents violents qui ont favorisé les incendies au cours de la semaine dernière ont de nouveau balayé le sud de la Californie. Les prévisionnistes expliquent que le dernier épisode de vents de Santa Ana a été plus faible que prévu, mais cela pourrait rapidement changer dans les heures à venir, et les autorités du comté de Los Angeles ont exhorté les habitants à se préparer à des pannes de courant et se tenir prêts à fuir.
De nombreux nouveaux départs de feu ont été maîtrisés, même si les deux plus grands incendies de Palisades et d’Eaton sont loin d’être maîtrisés. Ils avancent à travers les broussailles et les restes de quartiers calcinés. Les autorités ont prévenu qu’il pourrait falloir des semaines, voire plus, pour éteindre complètement ces incendies.
Le 14 janvier 2025, les autorités ont annoncé un 25ème décès lié aux incendies, et une vingtaine d’autres personnes sont toujours portées disparues. Plus de 100 000 personnes ont été déplacées.
En ce qui concerne les statistiques, l’incendie de Palisades, qui couvrait plus de 96 kilomètres carrés, n’était contenu qu’à 18 % le 14 janvier, contre 14 % auparavant. L’incendie d’Eaton couvrait plus de 57 kilomètres carrés et n’était contenu qu’à 35 %, contre 33 % auparavant. Aucun nouveau foyer ou structure importante n’a été signalé dans les deux cas.
Au moins 11 incendies de moindre envergure se sont déclarés le 14 janvier, mais la plupart ont été rapidement éteints. L’Auto Fire dans le comté de Ventura, au nord-ouest de Los Angeles, est contenu à 47 %. Un autre incendie de végétation a commencé dans l’après-midi près de la rivière Santa Ana, à l’est de Los Angeles, et est désormais complètement contenu.
Le National Weather Service prévient que les vents pourraient reprendre bientôt, donc l’alerte maximale sera de nouveau en vigueur à partir de 3 heures du matin le 15 janvier.
Les incendies ont exacerbé la crise du logement à Los Angeles. Un décret a été émis pour accélérer la délivrance des permis de reconstruction et l’approbation de mise en place de logements temporaires. Des centaines d’enseignants figurent parmi les personnes qui ont perdu leur logement.
Source : Cal Fire et médias locaux.

Source: Cal Fire

Histoire de provoquer un peu (vous me connaissez!) j’ai écrit un commentaire suite à la publication d’un article sur la ou les causes des incendies à Los Angeles par un journal américain. Comme c’est le cas avec la plupart des organes de presse outre-atlantique, aucune mention n’est faite du réchauffement climatique. J’ai donc tenté de recadrer les choses à ma façon.

De nombreuses personnes ont régi à mon commentaire. Si deux ou trois sont d’accord avec moi, la plupart refusent de voir l’impact de la hausse globale des températures sur le désastre qui a frappé L.A. Plusieurs voient dans ces incendies la présence de la main de Dieu. Je comprends mieux le point de vue négationniste du futur président des États Unis et son histoire de canular, ou celui d’Elon Musk qui, si l’on en juge par sa mauvaise foi, ne doit pas croire en Dieu…

Certains Européens se demandent si les Jeux de 2028 pourront avoir lieu à L.A. Bien sûr que oui ! Je me pose tout de même une question : verra-t-on une vraie flamme olympique ou bien une pseudo vasque illuminée comme à Paris ? lol

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The French media no longer inform about the Los Angeles wildfires that are far from over. In the past hours, firefighters battled new wildfires that ignited in dry riverbeds and parched vegetation, as strong winds that have created dangerous fire conditions over the past week swept again across Southern California. Forecasters said the latest round of Santa Ana winds had been weaker than they had feared. But that could quickly change in the coming hours, and officials in Los Angeles County urged residents to prepare for power outages and be ready to flee.

Many of the new fires were brought under control, even as the two largest blazes, the Palisades and Eaton fires, were far from contained, burning through brush and the remains of scorched neighborhoods. Officials have warned that it might take weeks, or longer, to fully extinguish those fires.

Officials on January 14th, 2025 announced a 25th death related to the fires, and about two dozen other people remain missing. More than 100,000 people have been displaced.

As far as statistics are concerned, the Palisades fire, was larger than 96 square kilometers but only 18 percent contained on January 14th, up from 14 percent. The Eaton fire covered more than 57 square kilometers and was only 35 percent contained, up from 33 percent. There were no reports of new homes or major structures burning in either fire.

At least 11 small fires were popping up on January 14th, though most were quickly extinguished. The Auto fire in Ventura County, northwest of Los Angeles, has been 47 percent contained. Another vegetation fire started in the afternoon near the Santa Ana River, east of Los Angeles, and is now completely contained.

The National Weather Service warns that the winds may pick back up soon, so the highest-level warning will be back in effect starting at 3 a.m. on January 15th.

The fires have exacerbated a housing crisis in Los Angeles. An executive order has been issued to expedite permitting for rebuilding, and fast-track approval of temporary housing. Hundreds of schoolteachers were among those who lost their homes.

Source : Cal Fire and local news media.

Le réchauffement climatique et les incendies à Los Angeles (suite) // Global warming and wildfires in Los Angeles (continued)

C’est fou : suivant leur futur président qui un jour a prétendu que le réchauffement climatique était un canular, la plupart des médias américains font tout ce qu’ils peuvent pour essayer d’expliquer les incendies qui ont ravagé Los Angeles par d’autres causes que le réchauffement climatique. Heureusement, au sein de toute cette cacophonie d’arguments parfois farfelus, certains organes de presse reconnaissent que la hausse des températures est largement responsable du désastre. Ainsi, le très sérieux  New York Times débute son article en rappelant que 2024 A ÉTÉ L’ANNÉE LA PLUS CHAUDE DE TOUS LES TEMPS.

Avec la hausse des températures partout dans le monde et des océans anormalement chauds, les scientifiques expliquent que lnous sommes entrés dans une nouvelle ère où se multiplient les inondations de grande ampleur, les tempêtes et les incendies. Tous ces phénomènes sont aggravés par le réchauffement climatique d’origine anthropique.
Les très violents incendies qui ravagent Los Angeles ne sont que la dernière conséquence de conditions météorologiques extrêmes qui deviennent de plus en plus furieuses et imprévisibles. Les incendies sont très inhabituels dans le sud de la Californie en janvier, qui est censé être la saison des pluies. Il en va de même pour les cyclones dans les Appalaches, où les ouragans Helene et Milton ont détruit des localités en octobre.
Les incendies de végétation sont plus violents et se déplacent plus rapidement. Les tempêtes deviennent plus fortes et véhiculent plus d’humidité. De plus, la hausse des températures dans le monde entraîne des vagues de chaleur et des sécheresses, qui peuvent être dévastatrices et exposer les populations à des dangers tels que des coulées de boue avec le retour de fortes pluies.
Partout dans le monde, les conditions météorologiques extrêmes et la chaleur torride ont tué des milliers de personnes en 2024 et en ont déplacé des millions. C’est ainsi que des pèlerins ont perdu la vie sous une chaleur torride en Arabie saoudite. En Europe, la chaleur extrême a contribué à au moins 47 000 décès en 2024. Aux États-Unis, les décès liés à la chaleur ont doublé au cours des dernières décennies.
L’ancien vice-président Al Gore, qui met en permanence en garde contre les effets du réchauffement climatique depuis des décennies, a déclaré : « Nous sommes désormais dans une nouvelle ère. Ces événements extrêmes liés au climat augmentent rapidement, à la fois en fréquence et en intensité. »
Les incendies qui font actuellement rage à Los Angeles sont parmi les plus destructeurs de l’histoire des États-Unis. Le 13 janvier, les flammes avaient consumé plus de 1150 kilomètres carrés et détruit des milliers de bâtiments. Au moins 24 personnes sont mortes et, selon AccuWeather, les pertes pourraient atteindre 150 milliards de dollars.
Bien qu’il ne soit pas possible de dire avec certitude si le réchauffement climatique est, à lui seul, à l’origine des incendies de Los Angeles, ceux-ci sont provoqués par un certain nombre de conditions de plus en plus courantes sur une planète de plus en plus chaude.
L’hiver dernier, le sud de la Californie a reçu d’énormes quantités de pluie qui ont entraîné une croissance extensive de la végétation. Aujourd’hui, plusieurs mois après le début de la saison des pluies, Los Angeles connaît une sécheresse. Il n’a pas plu depuis le 5 mai 2024. Depuis cette date, Los Angeles connaît la deuxième période la plus sèche de son histoire.
Les températures dans la région ont également été plus élevées que la normale. En conséquence, de nombreuses plantes qui avaient poussé l’année dernière sont desséchées, ce qui transforme les arbres, les herbes et les buissons en sources d’incendies potentielles. Cette combinaison de chaleur et de sécheresse, que les scientifiques attribuent au réchauffement climatique, a créé les conditions idéales pour que des incendies se déclenchent à Los Angeles.

Les vents violents de Santa Ana constituent un troisième facteur qui alimente les incendies. Soufflant tous les ans vers l’ouest depuis l’Utah et le Nevada, ils ne peuvent pas être directement liés au réchauffement climatique. Cependant, les vents qui ont attisé les flammes à Los Angeles ont été particulièrement violents, avec des rafales de plus de 160 kilomètres par heure, aussi puissantes qu’un ouragan de catégorie 2. C’est cette vitesse inhabituelle qui peut être attribuée au réchauffement climatique. Comme je l’ai écrit précédemment, les scientifiques expliquent que la fonte des glaces de l’Arctique crée des changements dans le comportement du jet-stream qui favorisent les grands incendies de végétation provoqués par le vent en Californie. Des études récentes ont montré que les épisodes de vent de Santa Ana pourraient devenir moins fréquents, mais aussi plus intenses pendant les mois d’hiver en raison de la crise climatique.
Les incendies dans l’Ouest des États Unisse sont intensifiés ces dernières années. En 2017, des milliers de maisons ont brûlé à Santa Rosa, en Californie. L’année suivante, le Camp Fire a rasé plus de 13 000 maisons à Paradise. En 2021, environ un millier de maisons ont brûlé près de Boulder, dans le Colorado.

Alors que les incendies sévissaient à Los Angeles, la tragédie est devenue la cible d’attaques politiques. Le président élu Donald Trump a accusé la gouverneur de Californie, une Démocrate, d’être responsable de la catastrophe. M. Trump a prétendu à tort que les protections étatiques et fédérales pour une espèce de poissons menacée avaient entravé les efforts de lutte contre les incendies en provoquant des pénuries d’eau.
Elon Musk, l’homme le plus riche de la planète et allié de M. Trump, s’est immiscé dans le débat sur le rôle du réchauffement climatique dans les incendies. M. Musk a déclaré : « Le risque de changement climatique est réel, mais beaucoup plus lent que ne le prétendent les alarmistes »,. Il a ajouté que la destruction des maisons était principalement le résultat d’une « surréglementation absurde » et d’une « mauvaise gouvernance au niveau des États et au niveau local qui a entraîné une pénurie d’eau ». Ces affirmations ont été réfutées par les scientifiques, qui ont rappelé qu’à mesure que les humains continuent de réchauffer la planète avec des émissions de gaz à effet de serre, les conditions météorologiques extrêmes deviennent plus fréquentes.
Source : Adapté de l’article paru dans le The New York Times

Carte des principaux foyers d’incenie à Los Angeles le 12 janvier 2024 (Source : California Department of Forestry and Fire Protection / Cal Fire)

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Des milliers d’habitants d’Anchorage, la plus grande ville d’Alaska, étaient toujours privés d’électricité le 13 janvier 2025, au lendemain d’une puissante tempête qui a provoqué des vents de force ouragan.. Les rafales tempétueuses ont abattu des lignes électriques, endommagé des arbres, forcé plus d’une douzaine d’avions à se dérouter et provoqué l’effondrement d’une passerelle piétonne au-dessus d’une route.
Une rafale de vent de 212 km/h a été enregistrée dans une station météorologique au sud d’Anchorage. Au nord de la ville, une rafale de 172 km/h a été enregistrée dans la vallée de l’Arctique, et dans la ville, une rafale de 121 km/h a également été enregistrée. Les vents de force ouragan commencent à 119 km/h.
Les services météorologiques expliquent ces vents violents par un important système dépressionnaire en Mer de Béring qui a véhiculé de l’humidité, avec des températures plus chaudes que la moyenne (supérieures 4 degrés Celsius) à Anchorage le 12 janvier 2025.

Là encore, pas un mot sur le réchauffement climatique qui, comme pour les vents de Santa Ana en Californie, est probablement responsable de ces vents jamais vus auparavant à Anchorage, et des températures inhabituellement chaudes en Mer de Béring.

Source: Anchorage Daily News.

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It’s crazy: Following their future president who once claimed that global warming was a hoax, most American media are doing everything they can to try to explain the wildfires that ravaged Los Angeles by causes other than global warming. Fortunately, in the midst of all this cacphony of sometimes outlandish arguments, some news outlets acknowledge that rising temperatures are largely responsible for the disaster. For example, the New York Times  begins its article by recalling that 2024 WAS THE WARMEST YEAR EVER.

With temperatures rising around the globe and the oceans unusually warm, scientists are warning that the world has entered a dangerous new era of chaotic floods, storms and fires made worse by human-caused global warming

The firestorms ravaging the country’s second-largest city are just the latest spasm of extreme weather that is growing more furious as well as more unpredictable. Wildfires are highly unusual in Southern California in January, which is supposed to be the rainy season. The same is true for cyclones in Appalachia, where Hurricanes Helene and Milton shocked the country when they tore through mountain communities in October.

Wildfires are burning hotter and moving faster. Storms are getting bigger and carrying more moisture. And soaring temperatures worldwide are leading to heat waves and drought, which can be devastating on their own and leave communities vulnerable to dangers like mudslides when heavy rains return.

Around the globe, extreme weather and searing heat killed thousands of people in 2024 and displaced millions, with pilgrims dying as temperatures soared in Saudi Arabia. In Europe, extreme heat contributed to at least 47,000 deaths in 2024. In the United States, heat-related deaths have doubled in recent decades.

Former Vice President Al Gore, who has warned of the threats of global warming for decades, declared : “We’re in a new era now, These climate related extreme events are increasing, both in frequency and intensity, quite rapidly.”

The fires currently raging in Los Angeles are already among the most destructive in U.S. history. By January 13th, the blazes had consumed more than 150 square kilometers and destroyed thousands of buildings. At least 24 people have died, and losses could top $150 billion, according to AccuWeather.

Although it is not possible to say with certainty whether it was caused by global warming, the Los Angeles fires are being driven by a number of conditions that are becoming increasingly common on a hotter planet.

Last winter, Southern California got huge amounts of rain that led to extensive vegetation growth. Now, months into what is typically the rainy season, Los Angeles is experiencing a drought. The last time it rained more than a 0.2 centimeters was on May 5th. Since then, it has been the second-driest period in the city’s recorded history.

Temperatures in the region have also been higher than normal. As a result, many of the plants that grew last year are parched, turning trees, grasses and bushes into kindling that was ready to explode. That combination of heat and dryness, which scientists say is linked to global warming, created the ideal conditions for an urban firestorm.

A third factor fueling the fires, the fierce Santa Ana winds, which blow West from Utah and Nevada, cannot be directly linked to global warming. But the winds that blew the flames in L.A. have been particularly ferocious, gusting at more than 160 kilometers per hour, as fierce as a Category 2 Hurricane.This unusual speed can be attributed to global warming. Scientists explain that melting Arctic ice creates changes in the jetstream’s behavior that make wind-driven large wildfires in California more likely. Recent studies have found that Santa Ana wind events could get less frequent but perhaps more intense in the winter months due to the climate crisis..

Fires across the West have been getting worse in recent years. In 2017, thousands of homes in Santa Rosa, California, burned to the ground. The next year, the Camp fire leveled more than 13,000 homes in Paradise. In 2021, roughly a thousand homes burned near Boulder, Colorado.

As the Los Angeles fires consumed some of the most valuable real estate in the world, an unfolding tragedy became fodder for political attacks. President-elect Donald Trump blamed The Californian Governor, a Democrat, for the disaster. Mr. Trump inaccurately claimed that state and federal protections for a threatened fish had hampered firefighting efforts by leading to water shortages.

Elon Musk, the world’s richest man and an ally of Mr. Trump, inserted himself into the debate over the role global warming plays in wildfires. Said Mr. Musk : “Climate change risk is real, just much slower than alarmists claim,” He said the loss of homes was primarily the result of “nonsensical overregulation” and “bad governance at the state and local level that resulted in a shortage of water.” Those claims were rebutted by scientists, who noted that, as humans continue to warm the planet with emissions, extreme weather is becoming more common.

Source : Adapted from the article in The New York Times.

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Thousands of residents across Anchorage, Alaska’s largest city were still without power on January 13th, 2025, a day after a powerful storm brought hurricane-force winds that downed power lines, damaged trees, forced more than a dozen planes to divert, and caused a pedestrian bridge over a highway to partially collapse.

A 212-kph wind gust was recorded at a weather station south of Anchorage. Just north of the city, a 172-kph gust was recorded in Arctic Valley, and within the city a 121-kph gust was recorded. Hurricane-force winds start at 119 kph.

The weather services explain these powerful winds by a large low-pressure system in the Bering Sea that brought the high winds, moisture and warmer than average temperatures (slightly over 4.4 degrees Celsius) to Anchorage on January 12th, 2025.

Here again, not a word about global warming which, like for the Ana winds in California, was probably responsible for these winds never seen before in Anchorage, and for the unusually warm temperatures in the Bering Sea.

Source: Anchorage Daily News.