L’inadaptation française au réchauffement climatique

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (29 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Comme je l’ai expliqué dans ma note du 25 juin dernier, « politique et accélération sont deux mots qui cohabitent difficilement. Les gouvernements sont habitués à prendre des mesures sur le court terme et pas sur le long terme. […] Ils adorent pratiquer la politique de l’autruche et de la patate chaude. » Il n’est donc pas surprenant de constater que rien ou presque rien n’a été fait ces dernières années pour adapter notre pays au réchauffement climatique. Le phénomène avait été annoncé par les climatologues, mais nos gouvernants ont fait la sourde oreille. Aujourd’hui, c’est le gouvernement de Sébastien Lecornu qui est accusé de tous les maux, mais il n’est pas le seul responsable car ses prédécesseurs ne valent pas mieux.

Les exemples d’absences de mesures d’adaptation à la hausse des températures ne manquent pas, à commencer par les établissements scolaires. Faute de pouvoir accueillir convenablement les élèves, des centaines d’écoles et de collèges ont été contraints de fermer en ce mois de juin 2026. Nombre d’entre eux ont été rénovés, mais en oubliant de les adapter à la hausse annoncée des températures.

Après la canicule de 2003, les pouvoirs publics avaient promis de s’attaquer aux conséquences du réchauffement climatique. Il est vrai que la France avait connu la vague de chaleur la plus meurtrière de son histoire, avec plus de 19 000 décès.

En 2004, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a présenté le premier Plan canicule pour la France. Il prévoyait un dispositif spécial durant l’été, avec une veille de Météo-France et de l’Institut de veille sanitaire pour alerter rapidement les pouvoirs publics en cas de pic à venir. Les préfets pouvaient déclencher des plans spécifiques dans les hôpitaux, les services de secours ou les maisons de retraite. Selon Santé publique France, le plan canicule a fait partie des plus efficaces en Europe.

En 2004, l’Etat a priorisé aussi les établissements accueillant des personnes âgées, principales victimes de la vague de chaleur de 2003. Chaque Ehpad devait disposer d’une pièce climatisée. Une journée nationale de solidarité a même été instaurée pour financer la prise en charge des seniors et des personnes handicapées. Cet exemple des Ehpad illustre des avancées pour certaines populations, mais il y avait de nombreux trous dans la raquette et des manques persistants dans l’adaptation globale aux très fortes chaleurs.

La canicule de 2003 aurait dû être un électrochoc, mais le sujet de l’adaptation au réchauffement climatique est resté absent des agendas politiques sous Nicolas Sarkozy, puis sous François Hollande ou Emmanuel Macron. On ne relève aucune trace de cette thématique dans les programmes des candidats élus à l’Elysée en 2007, en 2012, en 2017 et 2022. Il est vrai que les campagnes présidentielles se sont déroulées au printemps, avant les fortes chaleurs !

En 2023, le gouvernement a lancé un grand plan pour rénover entre 40 000 et 44 000 écoles en dix ans via des prêts, des financements et des aides spécifiques. Mais avec la crise budgétaire, l’enveloppe destinée aux élus locaux pour des travaux en matière de transition écologique est passée de 2,4 milliards d’euros en 2024 à 837 millions d’euros en 2026, dont près de 20% sont actuellement gelés pour des raisons budgétaires ! Cherchez l’erreur.

Aujourd’hui, en 2026, les experts expliquent que 80% des écoles ne sont pas équipées pour résister aux vagues de chaleur. Cela explique pourquoi environ 3 500 établissements scolaires ont dû fermer à la mi-juin à cause de la chaleur et 10 000 autres ont dû aménager leurs horaires. L’excuse souvent donnée par les autorités est que les écoles ont été conçues pour être utilisées de septembre à fin juin, avant les fortes chaleurs. De plus, l’accent a surtout été mis ces dernières années sur le confort d’hiver, pour faire baisser les factures d’énergies et lutter contre le gaspillage énergétique.

L’inadaptation face aux fortes chaleurs concerne aussi les transports. C’est peut-être le domaine où le mot urgence n’a pas sa place car les aménagements des infrastructures prennent des années, voire des décennies. Pourtant, développer le transport ferroviaire serait un bon moyen de lutter contre les émissions des gaz à effet de serre. Ces dernières années, le gouvernement a préféré délaisser les lignes dites secondaires, comme celle qui permet de relier Limoges à Angoulême et d’accéder ensuite à Bordeaux, la capitale de la région Nouvelle-Aquitaine ! Là encore, cherchez l’erreur.

Il est à redouter qu’une fois la crise climatique de 2026 sera passée, on oublie très vite la question de l’adaptation au réchauffement climatique. Certains ne manqueront pas de dire que la canicule a été exceptionnelle (« inédite » selon Emmanuel Macron) et ne se reproduira pas de si tôt. Mais le sujet reviendra immanquablement, de manière plus fréquente et plus intense, avec l’aggravation du réchauffement climatique. Les climatologues annoncent d’ores et déjà le retour d’un puissant phénomène de réchauffement El Niño pour le deuxième semestre 2026 et surtout l’année 2027.

J’attends de voir le comportement du gouvernement s’il n’y a pas de neige au moment des Jeux d’Hiver dans les Alpes en 2030.

Ceux de Cortina ont frôlé la correctionnelle et ont été sauvés par une abondante chute de neige au dernier moment. Comme par un coup de baguette magique, je suis persuadé que le gouvernement français trouvera des crédits pour financer la mise en place d’enneigeurs haute température au bilan environnemental désastreux pour sauver la face et affirmera ensuite que les Jeux ont été une réussite… ! La honte n’existe pas en politique.

Source: presse nationale.

El Niño et la dilatation thermique du Pacifique // El Niño and the Pacific Ocean’s thermal expansion

Une des conséquences du réchauffement climatique et de la hausse des températures qui l’accompagne est l’élévation du niveau de la mer suite à un phénomène connu sous le nom de dilatation thermique des océans. On l’observe au niveau mondial depuis le début du 20ème siècle. Le niveau moyen des océans a augmenté de vingt centimètres entre 1901 et 2018, et la moitié de cette hausse a été observée après 1980. Le rythme annuel est estimé à plus de 3,5 mm par an. Les mesures sont effectuées au moyen de marégraphes, mais surtout de satellites.

Les conséquences prévisibles les plus importantes de l’élévation du niveau de la mer sont le recul du trait de côte, la disparition de territoires insulaires de faible altitude, l’intrusion d’eau salée dans les aquifères d’eau douce proches des côtes (voir mes notes à propos de la Camargue en France), la destruction d’écosystèmes côtiers et la perte de patrimoine culturel et historique.

D’après les images du satellite Sentinel-6 Michael Freilich, une importante vague d’eau chaude est en train de traverser l’océan Pacifique, alors que le phénomène El Niño se dirige vers son apogée. Cette zone, appelée onde de Kelvin, correspond à une hausse du niveau de la mer supérieure à la moyenne, sur des centaines de kilomètres le long de l’équateur. Cette anomalie est due au réchauffement des eaux lié à El Niño, dont l’épisode actuel pourrait être l’un des plus intenses jamais enregistrés.

Données acquises par le satellite Sentinel-6 Michael Freilich et traitées par les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory de la NASA.

Le satellite a capturé les écarts, par rapport à la moyenne, de la surface de la mer le 8 juin 2026. Les zones rouges indiquent des niveaux de mer plus élevés que la normale, tandis que les zones bleues indiquent des niveaux plus bas. Développé et lancé en 2020 par la NASA et l’Agence spatiale européenne, et exploité par l’Organisation européenne pour l’exploitation des satellites météorologiques (EUMETSAT), le satellite Sentinel-6 Michael Freilich mesure les variations de la hauteur de la surface de la mer avec une grande précision tous les 10 jours.
Ces données viennent compléter les mesures de la température de surface de la mer. Elles ont révélé un réchauffement des eaux du Pacifique à un rythme sans précédent ces derniers mois, conduisant les scientifiques à déclarer le début d’un nouvel épisode El Niño le 11 juin 2026.
Comme expliqué plus haut, lorsque l’eau de l’océan se réchauffe, elle se dilate et occupe un volume plus important. Cela se traduit par une augmentation de la hauteur de l’eau par rapport au satellite et au centre de la Terre, variation ensuite détectée par les instruments de haute précision du satellite. En certains points de l’équateur, la surface de la mer connaît actuellement une hausse de plus de 15 centimètres par rapport à la normale.
Des ondes de Kelvin comme celle observée actuellement se forment lorsque les vents dans le Pacifique Ouest, près de l’équateur, s’affaiblissent et s’inversent temporairement, soufflant d’ouest en est au lieu d’est en ouest. Cela permet à l’eau chaude de s’accumuler progressivement à l’est, approfondissant la couche d’eaux chaudes de surface et empêchant les eaux plus froides de remonter des profondeurs. Cette onde a maintenant atteint la côte ouest de l’Amérique du Sud.
La NASA avait déjà observé quelques autres ondes de Kelvin cette année, laissant présager un épisode El Niño imminent. En janvier, le satellite Sentinel-6 Michael Freilich en a détecté une près de la Micronésie, qui s’est dissipée vers la mi-février. Une autre est apparue en mars et a provoqué une élévation du niveau de la mer près du Pérou à la mi-mai.
Source : Live Science.

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One consequence of global warming is the rise in sea level due to a phenomenon known as ocean thermal expansion. This has been observed globally since the beginning of the 20th century. The average sea level rose by twenty centimeters between 1901 and 2018, and half of this rise has occurred since 1980. The annual rate is estimated at more than 3.5 mm per year. Measurements are taken using tide gauges, but primarily by satellites.
The most significant foreseeable consequences of rising sea levels are coastal erosion, the disappearance of low-lying islands, saltwater intrusion into freshwater aquifers near the coast (see my posts on the Camargue in France), the destruction of coastal ecosystems, and the loss of cultural and historical heritage.

According to images provided by the Sentinel-6 Michael Freilich satellite, a massive wave of warm water is making its way across the Pacific Ocean as the newly declared El Niño gets into full swing. The band, called a Kelvin wave, marks a swell of higher-than-average sea levels that stretches hundreds of kilometers along the equator. The anomaly is caused by warmer waters linked to El Niño whose current episode could become one of the strongest ever recorded.

The satellite captured the deviations from average sea surface height on June 8, 2026. Red areas indicate higher sea surfaces than usual, while blue areas mark areas with lower surface heights.

Developed and launched in 2020 by NASA and the European Space Agency and operated by the European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites (EUMETSAT), Sentinel-6 Michael Freilich measures changes in sea surface height with great accuracy every 10 days.

The data complements measurements of sea surface temperature that have shown Pacific waters warming at unpreceded rates over the past several months, leading scientists to declare the start of a new El Niño on June 11.

When ocean water warms, it expands and takes up more space. That translates to an increase in the height of the water relative to the satellite and the center of Earth, which is then picked up by the satellite’s sensitive equipment. At some points along the equator, sea surfaces are now more than 15 centimeters higher than usual.

Kelvin waves like this one form when winds in the western Pacific near the equator weaken and temporarily reverse, blowing from west to east instead of east to west. That lets warm water gradually build up in the east, deepening the layer of warm surface waters and preventing colder waters from rising from below. The wave has now reached the western coast of South America.

NASA had already observed a few other Kelvin waves this year, suggesting an El Niño event was soon to follow. In January, Sentinel-6 Michael Freilich detected one near Micronesia that dissipated around mid-February. Another emerged in March and elevated sea levels near Peru by mid-May.

Source : Live Science.

Canicules : Qui dit vrai?

Ce matin, la chaîne de radio France Info accordait une la place importante à la vague de chaleur intense qui a envahi la France. Le mercredi 24 juin 2026, la ministre de la Transition écologique citait un bulletin de Météo-France selon lequel, après une pause de quelques jours, un nouvel épisode de forte chaleur affecterait de nouveau la France entre le 6 et le 14 juillet.

De manière assez surprenante, Christine Peña, journaliste météo, affirmait que cela était faux et que Météo France n’annonçait pas une nouvelle canicule en juillet. A noter que j’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur la réticence de cette journaliste à insister sur les températures supérieures à la normale dans le cadre du réchauffement climatique.

Où se trouve la vérité ?

Alors que l’été météorologique bat son plein, les premières tendances saisonnières pour juillet 2026 révélées par Météo-France convergent vers un scénario de chaleur durable sur une grande partie de l’Europe. Les dernières projections du modèle européen ECMWF et du modèle américain CFS suggèrent des températures nettement supérieures aux normales sur la France et une vaste partie du continent. Les projections montrent une anomalie chaude persistante entre le 29 juin et le 26 juillet 2026. Lorsque plusieurs agences climatiques convergent vers le même scénario plusieurs semaines à l’avance, le signal gagne généralement en crédibilité. Cela ne garantit évidemment pas un mois exceptionnellement chaud, mais renforce nettement la probabilité d’un mois globalement supérieur aux normales.

La première semaine de juillet apparaît particulièrement remarquable avec des excédents pouvant dépasser +3 à +5°C entre l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, la Hongrie ou encore les Balkans. La France se situerait également dans une masse d’air sensiblement plus chaude que la normale, avec des anomalies souvent comprises entre +1 et +3°C. Les maximales pourraient fréquemment dépasser les 30°C sur une grande partie du pays et franchir ponctuellement le seuil des 35°C lors des pics les plus marqués.

Météo France rappelle qu’une tendance mensuelle ne permet pas d’identifier précisément les épisodes de chaleur extrême. En l’état actuel des simulations, juillet 2026 présente une forte probabilité d’être plus chaud que la normale sur la France et une grande partie de l’Europe.
Comme je l’ai indiqué dans ma note précédente, l’inquiétude des météorologues réside dans les réserves de chaleur observées au sud de l’Europe et en Afrique. Si le vent tourne au sud, sous l’effet de la moindre dépression sur l’Atlantique, les prévisionnistes craignent qu’une vague de chaleur déferle à nouveau sur la France.

Source : Météo France.

Réchauffement climatique : un avenir inquiétant

Concentrations de CO2 : 430,56 ppm (23 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Exceptionnelle, historique. Les médias manquent d’adjectifs pour qualifier la vague de chaleur qui frappe la France en ce mois de juin 2026, après une première alerte caniculaire en mai. En fait, on vient de vivre le printemps et le début d’année les plus chauds jamais observés. Et ce n’est probablement pas terminé. Selon le président du GIEC, l’Europe va « inévitablement » connaître d’autres épisodes de chaleur extrême à l’avenir. Et d’ajouter:  « Le réchauffement actuel dans certaines régions ou les océans va au-delà des prévisions des scientifiques. »

Les météorologues ont déjà repéré des réserves de chaleur assez importantes au sud de l’Europe et en Afrique. Dès que le vent va tourner au sud, sous l’effet de la moindre dépression sur l’Atlantique, une vague de chaleur déferlera à nouveau sur la France. Météo-France indique qu’il y a de fortes probabilités pour qu’à partir de la semaine du 6 juillet 2026 , notre pays connaisse à nouveau des chaleurs extrêmes jusqu’au 14 juillet. Dans un tel contexte, on peut se poser des questions quant au déroulement du Tour de France qui débute le 4 juillet à Barcelone.

Il ne fait guère de doute que les canicules à répétition que nous observons depuis les années 1970 sont liées au réchauffement climatique et à l’accélération du phénomène ces dernières années.

Les relevés que je diffuse quotidiennement (voir ci-dessus) montrent que les concentrations de CO2 et de CH4 dans l’atmosphère ne baissent pas et rien, ou pas grand chose, n’est fait pour inverser la Courbe de Keeling.

A cela s’ajoute le retour du phénomène El Niño qui réchauffe la planète de manière globale. Ses effets directs touchent surtout le Pacifique, mais on sait que de nombreuses régions du globe en subissent les conséquences.

Source: Copernicus

En France, il faut s’attendre à un hiver 2026-2027 particulièrement doux et une année 2027 ponctuée de nouvelles canicules. Est-ce à dire que les 40°C et plus relevés en juin 2026 paraîtront une température raisonnable en 2050 ? Il est trop tôt pour le dire, mais à la vitesse à laquelle le climat se réchauffe, cette hypothèse ne saurait être écartée. Le nombre de jours à 40 °C a été multiplié par 20 depuis l’an 2000! Ce n’est pas le futur, c’est notre réalité. La question désormais, c’est de savoir si ce sont les étés à 45 °C qui vont devenir la norme. Et ce n’est pas du tout la même chose pour la Nature. À 40 °C, un végétal ou un animal se met en position de lutte et veut résister. À 45 °C, les conséquences biologiques sont bien plus dramatiques.

Des étés à 45°C seraient très problématiques. Je ne cesse de rappeler sur ce blog que nos glaciers représentent une source majeure d’alimentation en eau. S’ils fondent et disparaissent, des milliards de gens auront soif ! On va me rétorquer que d’ici là on aura développé les usines de dessalement de l’eau de mer. Certes, mais ce ne sera pas suffisant pour alimenter en eau potable l’ensemble de la planète. Des mesures de restriction d’alimentation en eau commencent à être prises et elles vont se multiplier. En 2026, on devrait avoir une très grande partie de la France en alerte sécheresse. À l’heure actuelle, l’eau de surface n’existe plus dans les sols agricoles.

Que font nos gouvernants devant cette accélération du réchauffement climatique ? Rien ou pas grand chose. Politique et accélération sont deux mots qui cohabitent difficilement. Les gouvernements sont habitués à prendre des mesures sur le court terme et pas sur le long terme. Comme je l’ai déjà écrit, ils adorent pratiquer la politique de l’autruche et de la patate chaude. On s’en aperçoit en constatant qu’on continue de construire des hôpitaux, comme à Nantes, sans climatisation intégrée. De la même façon, aucune anticipation n’a été faite quant à l’adaptation des établissements scolaires au réchauffement climatique. Les travaux ont été effectués à petite échelle, parfois dans l’urgence. Lors de la rénovation très récente du lycée de Limoges dans lequel j’enseignais, la climatisation des salles de classe n’a pas été prévue. De toute évidence, le Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine n’a pas intégré la notion de réchauffement climatique. Aucune politique digne de ce nom n’a été mise en place dans nos écoles. Cela prouve que personne n’a compris ou voulu croire les climatologues quand ils annonçaient la crise actuelle, et maintenant nous en payons les pots cassés.