Mt Agung (Indonésie / Indonesia): Bilan de 4 mois d’activité // After 4 months of activity

Ma première note sur ce blog à propos de l’éruption de l’Agung remonte au 14 septembre 2017. Ce jour-là, le VSI indique que le niveau d’alerte est passé de 1 à 2 (Waspada), suite à une augmentation de l’activité volcano-tectonique.
Il est conseillé aux villageois et aux visiteurs de rester à plus de 3 kilomètres du cratère. On nous rappele que le district de Karangasem autour du volcan compte environ 408 000 habitants et que la dernière éruption de l’Agung s’est produite en mars 1963 et a tué quelque 1100 personnes.

Le 19 septembre 2017, le niveau d’alerte passe à 3 (Siaga) sur une échelle de 4. La zone de sécurité est désormais étendue à 6 kilomètres du cratère et jusqu’à 7,5 kilomètres au nord, au sud-est et au sud-sud-ouest. On observe une augmentation continue de l’activité sismique ainsi que des émissions de gaz et de vapeur qui atteignent une cinquantaine de mètres de hauteur dans le cratère.

Le 22 septembre 2017, les autorités indonésiennes font passer le niveau d’alerte du Mont Agung au maximum (AWAS). Selon le VSI, on observe une «augmentation considérable» de l’activité sismique, ce qui indique une forte probabilité d’éruption.
La zone de sécurité est étendue jusqu’à 9 – 12 kilomètres du cratère.

Près de 11 300 villageois ont déjà quitté leurs maisons autour du volcan. Ils se trouvent dans des abris temporaires, des centres sportifs, des salles de villages et chez des proches.

Le 29 septembre 2017, 144 389 personnes ont été évacuées

Le 29 octobre 2017, le niveau d’alerte est ramené à 3 (SIAGA). Le diamètre de la zone de sécurité s’étend à 6 km au NNE et à 7,5 km dans la partie sud du volcan.

Le 27 novembre 2017, le niveau d’alerte est de nouveau élevé à son maximum (4 – AWAS). L’éruption a évolué d’une phase phréatique à une phase magmatique. Les panaches de cendre montent jusqu’à 4000 mètres au-dessus du cratère.

Les panaches de cendre de l’Agung ont entraîné la fermeture de l’aéroport de Denpasar au moins pendant 24 heures.

Le 1er décembre 2017, le VSI indique que depuis le 30 septembre, les émissions de cendre semblent avoir été remplacées par un panache essentiellement composé de vapeur.

Le 3 décembre 2017, selon le VSI, le volume du cratère est estimé à environ 60 millions de mètres cubes et le volume de lave dans le cratère est estimé à moins de 50%, soit environ 20 millions de mètres cubes.

Le 23 décembre 2017, le Président révoque le niveau d’alerte de l’Agung et annonce que l’île de Bali est prête à accueillir de nouveau les touristes.

La situation n’a guère évolué ces derniers jours. Les dernières vidéos (non datées) semblent montrer que l’on a affaire à une colonne de magma ouverte dans le cratère et qu’il n’y a pas de dôme de lave en formation. La situation ne semble donc pas menaçante actuellement pour les populations autour du volcan. Le travail a repris dans les mines sur les pentes de l’Agung. Les paysans sont autorisés à regagner leurs fermes pendant la journée et il leur est fortement conseillé de retrouver la sécurité des centres d’hébergement pendant la nuit.

En résumé, concernant la prévention, on peut dire que les autorités indonésiennes ont eu raison d’appliquer le principe de précaution dès les premiers signes de réveil de l’Agung car on sait que ce volcan peut être destructeur (voir l’éruption de 1963).

S’agissant de la prévision volcanique, j’ai souvent l’impression que le VSI – qui travaille pourtant très sérieusement – fait du pilotage à vue, avec un niveau d’alerte qui fait le yo-yo. Les volcanologues locaux observent mais, à l’image de leurs collègues européens et américains, ne sont pas capables de faire des prévisions fiables sur ce type de volcans où la volcanologie montre vite ses limites.

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My first post on this blog about the Mt Agung eruption dates back to September 14th , 2017. At that time, VSI indicated that the alert level had increased from 1 to 2 (Waspada) on Thursday, September 14, 2017, following an increase in volcano-tectonic activity.
Villagers and visitors were advised to stay more than 3 kilometres from the crater. We were reminded that the Karangasem district around the volcano included about 408,000 inhabitants and that the last eruption of Mt Agung occurred in March 1963 and killed some 1,100 people.
On September 19th, 2017, the alert level was increased to 3 (Siaga) on a scale of 4. The safety zone was extended to 6 kilometers from the crater and up to 7.5 kilometres to the north, southeast and south. south-southwest. There was a continuous increase in seismic activity as well as gas and steam emissions that reached about fifty meters high in the crater.
On September 22nd, 2017, the Indonesian authorities were raising the alert level of Mount Agung to the maximum (AWAS). According to the VSI, there was a « considerable increase » in seismic activity, indicating a high probability of eruption.
The security zone was extended to 9 – 12 kilometres from the crater.
Nearly 11,300 villagers had already left their homes around the volcano. They were in temporary shelters, sports centers, village halls and relatives.
On September 29th, 2017, 144,389 people were evacuated
On October 29th, 2017, the alert level was reduced to 3 (SIAGA). The diameter of safety zone a was 6 km NNE and 7.5 km in the southern part of the volcano.
On November 27th, 2017, the level of alert is again raised to its maximum (4 – AWAS). The eruption evolved from a phreatic phase to a magmatic phase. The plumes of ash rise up to 4000 meters above the crater.
The ash plumes led to the closure of Denpasar Airport for at least 24 hours.
On December 1st, 2017, VSI indicated that since September 30, ash emissions had appeared to have been replaced by a plume consisting mainly of steam.
On December 3rd, 2017, according to the VSI, the volume of the crater was estimated at about 60 million cubic meters and the volume of lava in the crater was estimated at less than 50%, about 20 million cubic meters.
On December 23rd, 2017, the President revoked the alert level of Mt Agung and announced that the island of Bali was ready to welcome tourists again.

The situation has not much changed in recent days. The latest videos (undated) seem to show that we are confronted with an open column of magma in the crater and there is no lava dome in formation. The current situation does not seem to be a threat to the populations around the volcano. Work has resumed in the mines on the slopes of Mt Agung. Farmers are allowed to return to their farms during the day, and are strongly advised to return to the safety of the shelters during the night.

To sum it up, one can say that, as far as prevention is concerned,  the Indonesian authorities were right to apply the precautionary principle at the first signs of activity of Mt Agung because we know that this volcano can be destructive (see the eruption of 1963).
With regard to volcanic prediction, I often feel that VSI – which is working very seriously – is flying at sight, with the alert level going up and down. Local volcanologists observe the situation but, like their European and American colleagues, are not able to make reliable predictions on this type of volcanoes which rapidly show the limits of volcanology. .

Crédit photo: Wikipedia

Nouvelles mesures des émissions de SO2 // New measurements of SO2 emissions

Même s’ils ne sont pas en éruption, la plupart des volcans actifs continuent à émettre des gaz. Ces émissions se présentent en général sous forme de vapeur d’eau à laquelle se mêlent du dioxyde de carbone (CO2), de l’hydrogène sulfuré (H2S), du dioxyde de soufre (SO2) et de nombreux autres gaz. Parmi ces gaz, le SO2 est le plus facile à détecter à partir de l’espace.
Dans une nouvelle étude publiée dans Scientific Reports, une équipe de chercheurs de l’Université Technologique du Michigan a mis au point le premier inventaire mondial d’émissions de SO2 d’origine volcanique en utilisant les données fournies par le mesureur d’ozone embarqué sur le satellite Aura de la NASA. Les chercheurs ont compilé des données entre 2005 et 2015 afin d’obtenir des estimations annuelles d’émissions gazeuses pour chacun des 91 volcans actifs dans le monde. L’ensemble de ces données permettra d’affiner les modèles climatiques et de chimie atmosphérique et permettra de mieux comprendre les risques pour la santé humaine et l’environnement.

Dans la mesure où les émissions quotidiennes sont beaucoup plus faibles que pendant une éruption majeure, les effets des panaches de gaz sont moins évidents, mais l’effet cumulatif est loin d’être négligeable. En fait, la plupart des volcans émettent la majorité de leurs gaz lorsqu’ils ne sont pas en éruption.
L’équipe scientifique a constaté que chaque année, l’ensemble des volcans émet de 20 à 25 millions de tonnes de SO2 dans l’atmosphère. Ce chiffre est plus élevé que l’estimation précédente qui remonte à la fin des années 1990 et qui s’appuyait sur des mesures au sol, mais il inclut davantage de volcans parmi lesquels certains n’ont jamais été visités par les scientifiques. Ce chiffre est encore inférieur aux émissions de SO2 produites par les activités humaines. Selon l’Environment and Climate Change Canada à Toronto, ces dernières envoient environ deux fois plus de dioxyde de soufre dans l’atmosphère. Les émissions anthropiques sont toutefois en baisse dans de nombreux pays en raison de contrôles de pollution plus stricts sur les centrales électriques, l’utilisation de combustibles à faible teneur en soufre, et les progrès technologiques pour le réduire pendant et après la combustion.
Les processus atmosphériques convertissent le dioxyde de soufre en aérosols sulfatés qui renvoient la lumière du soleil dans l’espace en provoquant un effet de refroidissement sur le climat. Les aérosols sulfatés situés à la surface de la Terre présentent un risque pour la santé. De plus, le SO2 est la principale source de pluie acide et constitue un irritant pour la peau et les poumons. Les problèmes de santé provoqués par les panaches SO2 sont présents dans les zones habitées sur les pentes de volcans à dégazage persistant comme le Kilauea à Hawaï et le Popocatepetl au Mexique.
Avec des observations quotidiennes, le suivi des émissions de SO2 par satellite peut également aider à prévoir les éruptions. Outre la mesure de l’activité sismique et la déformation du sol, les scientifiques qui contrôlent les données satellitaires peuvent détecter l’accroissement des émissions de gaz qui précédent les éruptions.
Les données au sol sont plus détaillées et, dans des régions comme l’Amérique Centrale où les volcans qui émettent du SO2 sont proches les uns des autres, elles permettent de mieux analyser les panaches de gaz volcaniques spécifiques. Cependant, lorsque les émissions de SO2 augmentent, les mesures effectuées sur le terrain demeurent trop éparses pour obtenir une image globale cohérente. Le nouvel inventaire mis au point par les chercheurs du Michigan fournit des données sur les volcans isolés comme ceux des îles Aléoutiennes et il fournit des mesures cohérentes à long terme sur les volcans qui émettent le plus de gaz comme Ambrym au Vanuatu et le Kilauea à Hawaï.
Le travail effectué par les chercheurs de l’Université Technologique du Michigan souligne la nécessité de ces données cohérentes sur le long terme. Si l’on veut obtenir des tendances ou effectuer un autre travail scientifique, les séries chronologiques plus longues sont vraiment indispensables. La valeur des données augmente avec sa durée.

Les nouvelles informations sur les émissions volcaniques permettront d’améliorer la surveillance des risques naturels, des risques pour la santé humaine et des processus climatiques.
Source: www.nature.com/scientificreports

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Although they are not erupting, most active volcanoes keep emitting gases. These emissions may include water vapour laced with carbon dioxide (CO2), hydrogen sulphide (H2S), sulphur dioxide (SO2), and many other gases. Of these, SO2 is the easiest to detect from space.

In a new study published in Scientific Reports, a team led by researchers from Michigan Technological University created the first global inventory for volcanic SO2 emissions, using data from the Ozone Monitoring Instrument on NASA’s Earth Observing System Aura satellite launched in 2004. They compiled emissions data from 2005 to 2015 to produce annual estimates for each of 91 currently emitting volcanoes around the world. The data set will help refine climate and atmospheric chemistry models and provide more insight into human and environmental health risks.

Because the daily emissions are smaller than a big eruption, the effect of a single plume may not seem noticeable, but the cumulative effect of all volcanoes can be significant. In fact, on average, volcanoes release most of their gas when they are not erupting.

The scientific team found that each year volcanoes collectively emit 20 to 25 million tons of SO2 into the atmosphere. This number is higher than the previous estimate made in the late 1990s based on ground measurements, but it includes data on more volcanoes, including some that scientists have never visited, and it is still lower than human emissions of SO2 pollution levels. Indeed, human activities emit about twice as much sulphur dioxide into the atmosphere, according to the Environment and Climate Change Canada in Toronto. Human emissions however are on the decline in many countries due to more strict pollution controls on power plants like burning low-sulphur fuel and technological advances to remove it during and after combustion.

Atmospheric processes convert sulphur dioxide into sulfate aerosols that reflect sunlight back into space, causing a cooling effect on climate. Sulfate aerosols near the land surface are a health risk. In addition, SO2 is the primary source of acid rain and is a skin and lung irritant. Health concerns with SO2 plumes are present in communities on the slopes of persistently degassing volcanoes like Kilauea in Hawaii and Popocatepetl in Mexico.

With daily observations, tracking SO2 emissions via satellite can also help with eruption forecasting. Along with measuring seismic activity and ground deformation, scientists monitoring satellite data can potentially pick up noticeable increases in gas emissions that may precede eruptions.

Ground-based data are more detailed, and in areas like Central America where large SO2-emitting volcanoes are close together, they better distinguish which specific volcano gas plumes come from. However, while field measurements of SO2 emissions are increasing, they still remain too sparse to piece together a cohesive global picture. The new inventory also reaches as far as the remote volcanoes of the Aleutian Islands and provides consistent measurements over time from the world’s biggest emitters, including Ambrym in Vanuatu and Kilauea in Hawaii.

The work performed by the researchers from Michigan Technological University highlights the necessity of consistent long-term data. If they want to look at trends or do other science, the longer time-series is really critical. The value of the data increases with its duration. The new volcanic emissions information pulls together opportunities to improve monitoring of natural hazards, human health risks and climate processes.

Source: www.nature.com/scientificreports.

Aperçu des émissions de SO2 au niveau des Iles Aléoutiennes et de l’Indonésie

Les mystères du volcanisme islandais // The mysteries of Icelandic volcanism

drapeau francaisLa situation actuelle en Islande montre bien à quel point la volcanologie moderne est démunie devant l’activité volcanique. La situation sur et aux abords du Vatnajökull offre chaque jour une option différente et les pronostics se modifient avec la diversité des événements. Il est symptomatique de remarquer que l’éruption de la nuit dernière s’est produite alors qu’aucune sismicité n’avait été détectée dans le secteur. L’éruption a démarré tellement discrètement qu’elle était « à peine visible sur les sismos ».

Tout le monde se pose des questions sur le comportement du dyke et de la sismicité qui l’entoure. Après l’éruption éclair du 29 août, la sismicité semblait montrer un retour en arrière du magma le long de l’intrusion, ce qui a poussé certains à affirmer qu’il y avait à nouveau un risque d’éruption sous le glacier Dingjujökull. A l’heure actuelle, une telle éventualité ne s’est pas vérifiée et la sismicité a tendance à décliner, peut-être suite à l’évacuation de la pression au niveau de l’éruption fissurale. .

De la même façon, certains font ressortir de temps à autre le spectre d’une éruption du Bárðarbunga qui ressemblerait à celle de l’Eyjafjallajökull en 2010, et ils n’oublient jamais de rappeler les tracas causés au trafic aérien. A l’heure actuelle, un tel événement ne semble pas imminent car les séismes enregistrés semblent davantage provoqués par des effondrements ou des affaissements de la caldeira.

A ce sujet, je voudrais que l’on m’explique comment une éruption aurait pu avoir lieu sur le  Bárðarbunga autour du 23 août, comme le prétendent certains scientifiques islandais. Je ne comprends vraiment pas comment une éruption peut être invisible ! Aucune anomalie thermique n’a été détectée ; aucun tremor harmonique n’a été enregistré; aucun panache de vapeur (et encore moins de cendre) n’a été observé ; aucune inondation n’a trahi la fonte de la glace et l’eau des rivières n’a pas subi de modifications chimiques. A mes yeux, la sismicité qui a été enregistrée à cette époque traduisait la migration du magma vers le NE et les contraintes subies à cette occasion par le plancher du volcan sous les centaines de mètres de glace qui le surmontent. D’ailleurs, les fortes secousses encore enregistrées de temps en temps trahissent ces modifications, ce qui est confirmé par les crevasses et les affaissements visibles à la surface du glacier.

Y aura-t-il une éruption du Bárðarbunga dans un proche avenir ? Personne ne le sait et je ne m’aventurerai pas à faire un pronostic. Ce serait parler pour ne rien dire. Le dyke va-t-il donner naissance à d’autres éruptions fissurales ? Va-t-il se stabiliser avec un lent déclin de la sismicité ? Assistera-t-on à une éruption sous-glaciaire ? Mystère ! Autant de questions auxquelles la volcanologie actuelle n’est pas en mesure de répondre.

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drapeau anglaisThe current situation in Iceland shows the limits of modern volcanology in front of volcanic activity. The situation on and around Vatnajökull offers every day a different option and prognosis change according to the events. It is significant to note that last night’s eruption occurred with no seismic activity being detected in the area. The eruption started so quietly that she was « hardly visible on seismometers. »
Everyone is asking questions about the behaviour of the dyke and seismicity around it. After the very brief eruption of August 29th, seismicity appeared to show that magma was flowing back along the intrusion, prompting some people to say that there was again a risk of an eruption under Dingjujökull. Such an event did not happen and the seismicity tends to decline right now, perhaps following the release of pressure at the fissure eruption. .
Similarly, some people tell us from time to time that an eruption of Bárðarbunga rwould esemble that of Eyjafjallajökull in 2010, and they never forget to remind us of the problems caused to air traffic. At present, such an event does not seem imminent as the earthquakes that are recorded seem more caused by collapses or the subsidence of the caldera.
In this regard, I would like someone to explain to me how an eruption could possibly have occurred at Bárðarbunga around August 23rd, as claimed by some Icelandic scientists. I really do not understand how an eruption may be invisible! No thermal anomaly was detected; no harmonic tremor was recorded; no vapor plume (or even ash) was observed; no flooding betrayed the melting ice and river water did not undergo chemical changes. To my mind, the seismicity that was recorded at that time reflected the migration of magma towards the NE and the stresses undergone by the floor of the volcano under the hundreds of metres of ice that are above it. Moreover, the strong quakes that are occasionally recorded betray these changes, which is confirmed by the cracks and the subsidenvce that can be seen on the surface of the glacier.
Will there be an eruption of Bárðarbunga in the near future? Nobody knows and I would not venture to make a prognosis. That would be talking without saying anything. Will the dyke lead to other fissure eruptions? Will it stabilize with a slow decline in seismicity? Should we expect a subglacial eruption? This is a mystery! These are questions that current volcanology is not able to answer.

Islande-eruption-03

Fractures dans la glace du Bárðarbunga.    Source : RUV (Icelandic National Broadcasting Service)