Réchauffement climatique en montagne : attention aux chutes de séracs !

Avec la période de temps chaud qui a affecté l’Europe au cours des dernières semaines, la fonte des glaciers s’est accélérée et les chutes de séracs se sont multipliées. L’isotherme 0°C s’est élevé et a souvent atteint 4000 mètres d’altitude.

Deux alpinistes -une Française et un Espagnol- ont été tués et 9 autres ont été blessés par la chute de séracs dans le sud-ouest de la Suisse le 27 mai 2022. Dix-sept alpinistes se trouvaient à 3400 mètres d’altitude, dans le secteur du Plateau du Déjeuner lors de l’ascension du Grand-Combin, quand ils ont été victimes d’une chute de séracs. Deux personnes sont décédées sur les lieux de l’accident. Neuf montagnards dont deux grièvement blessés ont été héliportés dans deux établissements hospitaliers de Lausanne. D’autres alpinistes ont été évacués par hélicoptère des lieux de l’accident qui a mobilisé sept hélicoptères ainsi qu’une quarantaine de sauveteurs.

La police a rappelé qu’il fallait redoubler de prudence voire renoncer aux sorties prévues quand le seuil de 0°C se trouve aux environs de 4000 mètres d’altitude. Le Grand-Combin, culmine à 4314 mètres ; c’est le deuxième plus haut sommet de la Suisse romande.

Source : différents organes de presse.

Photo: C. Grandpey

Martinique : il y a 120 ans, la Pelée détruisait Saint Pierre

A l’occasion du 120ème anniversaire de la Montagne Pelée, la Martinique organise la 47ème édition du « Mai de Saint-Pierre », avec de nombreuses manifestations que vous trouverez en cliquant sur ce lien :

https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/la-47e-edition-du-mai-de-saint-pierre-se-veut-memorielle-et-culturelle-1278748.html

On peut lire ce 8 mai 2022 sur le site Martinique la 1ère un intéressant article intitulé « Les leçons politiques éclairantes de l’éruption de la Pelée. »

https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/les-lecons-politiques-eclairantes-de-l-eruption-de-la-pelee-1280980.html

En marge de cette éruption, je recommande la lecture du livre de Daniel Picouly « Quatre-vingt-dix secondes » qui livre une approche très originale de ce tragique événement.

Saint-Pierre et la Montagne Pelée aujourd’hui

Cachot de Louis-Auguste Cyparis, l’un des deux survivants

N’oublions pas Alfred Lacroix qui a remarquablement décrit l’événement

Photos : C. Gtandpey

 

Selfies mortels! // Deadly selfies

Une étude réalisée en 2021 par la Fondation espagnole iO a révélé qu’au moins 379 personnes sont mortes en prenant des selfies – autrement dit des auto-portraits –  entre 2008 et 2021. Cela représente un accident mortel tous les 12,5 jours ! Selon cette même étude, les États-Unis sont le deuxième pays – après l’Inde – pour les décès par selfie avec au moins 39 incidents mortels. Les décès par selfie les plus courants (environ 50% du total) se produisent à proximité de chutes d’eau et de falaises.

Aux Etats Unis, les parcs nationaux ont connu un important nombre de décès liés à la prise de photos. En 2018, des touristes à Yosemite ont trouvé un appareil photo sur un trépied abandonné au sommet de Taft Point. Ils ont alerté les autorités du parc qui, quelque 25 mètres plus bas, ont localisé les corps d’un couple juste marié, originaire d’Inde, champion des selfies au bord des voies ferrées. Des touristes avaient déjà aperçu les jeunes gens la veille près du bord non protégé de la falaise.

Le Grand Canyon est un autre point chaud pour les décès liés à la photo. Par exemple, un touriste chinois a fait une chute de 300 mètres depuis le bord du canyon en mars 2019 alors qu’il prenait des photos. À la suite de cet accident, le National Park Service a décidé d’organiser le « Safe Park Selfie Day » et a créé un site Web exhortant les visiteurs à faire preuve de prudence lorsqu’ils prennent des photos dans des endroits dangereux.

Certains chercheurs espèrent avoir trouvé une solution avec le développement d’une application qui pourrait alerter ses utilisateurs des dangers tels que les falaises. L’algorithme ainsi créé utilise un ensemble de services de localisation et de technologie d’imagerie pour déterminer quand les utilisateurs se trouvent dans une situation dangereuse. Les chercheurs estiment que l’application est actuellement précise à environ 70%.

En attendant une plus grande précision, le président de la Fondation iO propose d’évaluer les zones potentiellement dangereuses, afin de créer des mises en garde plus efficaces à l’attention des randonneurs. Pour sa part, le National Park Service exhorte les randonneurs à faire attention où ils mettent les pieds, à ne pas reculer lorsqu’ils prennent des photos, à rester à l’écart des falaises et à mettre éventuellement en garde les autres photographes sur le danger encouru. Cela pourrait permettre d’éviter des chutes mortelles.

En voyageant en Islande l’an dernier j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion d’observer le comportement des touristes à la plage de Reynisfjara, à Gullfoss et sur le Jokulsarlon. Je dois dire que ce que j’ai vu dépasse l’entendement. J’ai vu des gens prendre des photos – pas seulement des selfies – en prenant des risques incroyables. Le mot « extrême » fait désormais partie du vocabulaire actuel. La télévision contribue largement à le répandre en montrant chaque jour un grand nombre de situations « extrêmes » que les gens ont envie d’imiter. C’est pourquoi le bilan évoqué précédemment n’est pas vraiment une surprise. Alors soyez prudents avant de prendre des photos et de faire un de ces sacro-saints selfies empreints d’un profond narcissisme. Les accidents n’arrivent pas qu’aux autres!

Source : Service des parcs nationaux aux Etats Unis.

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A 2021 study by Spain’s iO Foundation found at least 379 people died from selfies between 2008 and 2021. That’s one fatal accident every 12.5 days!

According to this same study, the United States was the second leading nation -after India – for selfie deaths with at least 39 deadly incidents. The most common selfie deaths were from falls off waterfalls and cliffs, accounting for about 50% of incidents.

The United States’ national parks have seen their fair share of photo-related fatalities. In 2018, tourists in Yosemite found a camera on a tripod at the top of Taft Point. They alerted park authorities who, some 25 meters below, located the bodies of a married couple from India – champion of selfies close to railways – who visitors had spotted near the unprotected edge of the cliff the day before. The Grand Canyon has been another hotspot for photo-related deaths. For instance, a Chinese tourist plunged 300 meters off the rim of the canyon in March 2019 while taking pictures. In the wake of that incident, the National Park Service announced it would observe « Safe Park Selfie Day » and launched a website urging visitors to exercise care while taking photos in dangerous spots.

Some researchers hope for a technological solution with the development of an app that could alert users to dangers like cliffs. The team’s current algorithm utilizes a mixture of location services and imaging technology to determine when users are in an unsafe situation; they estimate it is currently about 70% accurate.

In the meantime, the president of the iO Foundation suggests evaluating particularly dangerous areas, in order to create more effective warnings to hikers. For its part, the National Park Service urges hikers to watch their step, try not to step backwards while taking photographs, stay away from cliff areas, and be considerate of other photographers. Doing so could help to eliminate a deadly fall.

While travelling in Iceland I could observe the behaviour of tourists at the Reynisfjara beach, at Gullfoss ansd at Jokulsarlon. I must say what I saw goes beyond understanding. I could see people taking photos – not only selfies- while taking incredible risks. The word « extreme  » has become part of today’s volcabulary and television shows eveyday an high number of « extreme » situations that people feel like imitating. So, the current death toll does not really come as a surprise. Please watch your step before taking photos!

Source: National Park Service.

Paris, 2014 (Crédit photo: Wikipedia)

Eruption du Semeru (Indonésie): le bilan s’alourdit // Semeru eruption : the death toll increases

11 heures : Le bilan de l’éruption du Semeru s’alourdit; il est passé à 34 morts le 7 décembre 2021, selon l’agence nationale de gestion des catastrophes. 34 personnes sont mortes et 17 autres sont portées disparues. Près de 3 700 personnes ont été évacuées de la zone affectée par les coulées pyroclastiques.
L’opération de sauvetage est à la fois difficile et dangereuse. Il y a eu encore trois petites éruptions le 7 décembre, avec des panaches de cendres d’une hauteur d’environ un kilomètre. La tâche des sauveteurs est rendue plus difficile par l’instabilité des cendres volcaniques qui sont froides en surface mais encore très chaudes en profondeur.
Le gouvernement indonésien envisage de reloger les populations vivant dans des zones jugées dangereuses. Cela signifie qu’environ 2 000 maisons sont concernées.
Source : Médias d’information indonésiens.

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11:00 am : The death toll of the Mt Semeru eruption rose to 34 on December 7th, according to the national disaster agency. 34 people died and 17 are missing. Almost 3,700 persons have been evacuated from the affected area.

The rescue operation is both difficult and dangerous.There were three small eruptions on December 7th each spewing ash around a kilometre into the sky. The task for rescuers was made more difficult by the instability of the volcanic debris which are cold outside but still very hot inside.

The Indonesuian governement is thinking of relocating the opeople living in areas believed to be dangerous. This means around 2,000 houses are concerned.

Source: Indonesian news media.

Photo: C. Grandpey