Une meilleure prévision éruptive sur l’Etna (Sicile) ? // Better eruptive prediction on Mt Etna (Sicily) ?

Alors que l’Etna est vivement critiqué par l’UNESCO pour la mauvaise gestion de son Parc, une nouvelle méthode de surveillance des mouvements de magma sous le volcan pourrait permettre aux scientifiques de mieux prévoir une éventuelle éruption.
L’éruption la plus récente de l’Etna, le 2 juin 2025, a éjecté un énorme nuage de cendres de 6,5 kilomètres de haut et déclenché une avalanche de blocs de lave et autres matériaux.

https://www.youtube.com/shorts/T8FxmsaoqQc?feature=share

L’éruption était annoncée ; les autorités ont donc pu émettre des bulletins d’alerte le matin même, mais les prévisions sont rarement aussi fiables.
Selon une nouvelle étude publiée par des scientifiques de l’INGV le 8 octobre 2025 dans la revue Science Advances, la nouvelle méthode de surveillance pourrait faciliter la prévision des éruptions de l’Etna. Les chercheurs ont analysé un paramètre, la valeur b, qui décrit le rapport entre les séismes de faible et de forte magnitude dans une région de la croûte terrestre. Ce rapport peut changer à mesure que le magma remonte à travers la croûte jusqu’au sommet d’un volcan. Un géophysicien de l’Etna Osservatorio explique que « l’évolution de la valeur b au fil du temps reflète l’évolution des contraintes à l’intérieur du volcan. Puisque la remontée du magma induit des variations de contraintes au sein de la croûte, le suivi de la valeur b peut révéler les différentes étapes du transfert du magma des profondeurs vers la surface.»
La valeur b est un paramètre établi en volcanologie, mais les chercheurs l’ont étudiée d’une manière innovante, à l’aide d’un modèle statistique actualisé. En compilant 20 années de données sismiques sur l’Etna, ils ont constaté une forte corrélation entre la valeur b et l’activité volcanique de l’Etna.
L’Etna se situe dans la zone de collision entre les plaques tectoniques africaine et européenne. De ce fait, une fracture verticale dans la croûte terrestre sous le volcan facilite la remontée du magma à la surface. La croûte sous l’Etna atteint 30 km d’épaisseur. Le magma remonte à travers la croûte avant une éruption, mais au lieu de réalimenter une seule chambre magmatique, la roche en fusion alimente une série de zones de stockage interconnectées, logées dans la croûte à différentes profondeurs. La zone de stockage magmatique la plus profonde se situe à 11 km sous le niveau de la mer et alimente un système de stockage intermédiaire composé de différentes zones s’étendant probablement de 3 à 7 km de profondeur. À mesure que le magma remonte, il traverse un réseau complexe de fractures et atteint finalement la dernière zone de stockage, située au-dessus du niveau de la mer, à l’intérieur de l’édifice volcanique.

Modèle sismique-tectonique 3D mettant en évidence la corrélation entre les clusters sismiques et les principales structures géologiques. Source : INGV)

Les chercheurs ont analysé les schémas sismiques des 30 kilomètres de croûte sous le volcan de 2005 à 2024, en accordant une attention particulière à la variation de ces schémas selon les régions de la croûte. En général, les régions de la croûte terrestre comportant des zones de stockage magmatique actives présentent des valeurs b plus élevées que les régions plus stables, car les zones actives connaissent plutôt de petits séismes. À l’inverse, les régions plus stables de la croûte terrestre subissent généralement plus de séismes importants car la force nécessaire pour briser la roche est plus importante.
Ainsi, en suivant la valeur b au fil du temps, les chercheurs pourraient suivre le mouvement du magma à travers la croûte profonde jusqu’à la première zone de stockage, puis vers le système de stockage intermédiaire, et enfin vers la zone de stockage peu profonde. Cette méthode pourrait permettre aux scientifiques d’estimer la chronologie des éruptions de l’Etna.
Source : Live Science via Yahoo News.

——————————————–

While Mount Etna is under sharp criticism from the UNESCO for the poor management of its Park, a newly discovered way to monitor magma movements beneath the volcano could help scientists forecast when it might erupt.

Etna’s most recent eruption, in June 2025, ejected a huge 6.5-kilometer-high cloud of ash and triggered an avalanche of hot lava blocks and other debris. The eruption was expected, so officials were able to issue warnings on the morning of the event, but predictions are rarely as reliable.

According to a new study published by INGV scientists on October 8 2025 in the journal Science Advances , the novel method could make it easier to predict Mount Etna’s eruptions. The researchers analyzed a parameter called the b value, which describes the ratio of low-magnitude to high-magnitude earthquakes in a region of Earth’s crust. This ratio can change as magma rises through the crust to the summit of a volcano.

A geophysicist at INGV’s Etna Observatory explains that « changes in the b value over time reflect how the stress inside the volcano is evolving. Since magma ascent induces stress changes within the crust, tracking the b value can help reveal different stages of magma transfer from depth to the surface. »

The b value is an established parameter in volcanology, but the researchers examined it in a novel way, with an updated statistical model. By compiling 20 years’ worth of earthquake data from Mount Etna, they found a very strong correlation between the b value and Etna’s volcanic activity.

Mount Etna sits in the collision zone between the African and European tectonic plates. As a result, a vertical fracture in Earth’s crust underlies the volcano, thus facilitating the rise of magma to the surface. The crust beneath Mount Etna is up 30 km thick. Magma rises through this volume before an eruption, but instead of replenishing a single magma chamber, the molten rock feeds a series of interconnected storage zones that are embedded in the crust at different depths. The deepest magma storage zone is 11 km below sea level, and it feeds an intermediate storage system with different zones likely extending 3 to 7 km deep. As magma rises, it travels through an intricate network of fractures and eventually reaches the last storage zone, which is located above sea level inside the volcano edifice.

The researchers analyzed seismic patterns in the 30 kilometers of crust beneath the volcano from 2005 to 2024, paying particular attention to how these patterns varied between crustal regions. Generally, regions of Earth’s crust with active magma storage zones show higher b values than more stable regions do, because the active zones experience more small earthquakes than bigger ones. Conversely, regions of Earth’s crust that are more stable typically experience more big earthquakes than smaller ones, because it takes more force to break the rock.

So, by tracking the b value over time, it may be possible for researchers to follow the movement of magma through the deep crust to the first storage zone, up from there to the intermediate storage system, and up again to the shallow storage zone. This method could help experts estimate the timings of eruptions at Mount Etna.

Source : Live Science via Yahoo News.

Une faille annulaire sous les Champs Phlégréens (Italie) // A ring fault beneath the Campi Flegrei (Italy)

Jusqu’à présent, la sismicité des Champs Phlégréens (Italie) était attribuée au seul bradyséisme et aux mouvements de terrain qu’il provoque. Un nouvel outil d’intelligence artificielle (IA) révèle aujourd’hui que les Campi Flegrei ont connu plus de 54 000 tremblements de terre entre 2022 et 2025. En cartographiant ces événements, les chercheurs ont découvert une immense faille annulaire qui pourrait avoir contribué à cette sismicité. Les scientifiques expliquent que cette faille est susceptible de déclencher des séismes de magnitude M5,0. Leur étude a été publiée le 4 septembre 2025 dans la revue Science.

 Source : Wikipedia

Depuis 2025, on a enregistré dans les Champs Phlégréens cinq séismes supérieurs à M4,0, et le volcan montre des signes d’instabilité depuis 2005. Cependant, la nouvelle étude nous apprend que la plupart des séismes dans la région passent inaperçus.
Pour étudier les menaces qui pèsent aujourd’hui sur les Champs Phlégréens, les chercheurs ont développé un outil d’intelligence artificielle (IA) capable d’identifier les séismes que les méthodes traditionnelles ne permettaient pas de détecter. En général, les sismologues identifient les séismes en se contentant d’analyser des sismogrammes. Avec la nouvelle approche basée sur l’IA, les scientifiques entraînent un modèle d’apprentissage automatique à identifier les phases sismiques. Ils s’appuient sur des millions d’exemples passés déjà examinés par leurs collègues, mais la méthode est conçue pour être plus efficace et plus précise.
L’équipe scientifique a choisi d’analyser les Champs Phlégréens avant d’autres volcans sur Terre pour plusieurs raisons. L’une des priorités était de mieux comprendre le comportement de ce volcan, car plus de 360 000 personnes vivent dans la caldeira des Champs Phlégréens, et environ 1,5 million de personnes résident dans la zone environnante. Bien qu’il n’y ait actuellement aucun signe d’éruption, un violent séisme avec un hypocentre à faible profondeur pourrait présenter un danger considérable pour les personnes et les biens.

Photo: C. Grandpey

Les résultats des analyses à l’aide de l’IA révèlent que les trois quarts des séismes survenus aux Champs Phlégréens entre 2022 et mi-2025 sont passés inaperçus. Alors que les méthodes traditionnelles font état de 12 000 événements au cours de cette période, l’IA indique que ce nombre est plus proche de 54 000.

En cartographiant la localisation de ces secousses, les chercheurs ont découvert des failles que les méthodes précédentes n’avaient pas révélées. Ils ont notamment identifié deux failles en convergence sous Pouzzoles. Leur localisation montre qu’un séisme de magnitude M5,0 pourrait se produire dans la région.
Pouzzoles a connu un soulèvement du sol dans les années 1980, et le phénomène se reproduit actuellement ; le sol sous la ville s’élève d’environ 10 centimètres par an. Il s’avère que la zone de soulèvement est encerclée par plusieurs failles, dont l’ensemble a l’aspect d’ une « faille annulaire » bien marquée qui s’étend au large de Pouzzoles (voir illustration ci-dessous).

 Illustration figurant dans la dernière étude

Selon les auteurs de l’étude, l’activité sismique le long de cette faille annulaire pourrait aider à prévoir l’évolution du système et donner une idée de la magnitude des futurs événements sismiques. Cependant, cette étude n’apporte pas de nouvelles informations sur la probabilité ou la date de la prochaine éruption des Champs Phlégréens. La sismicité enregistrée entre 2022 et mi-2025 est faible, à des profondeurs supérieures à 4 kilomètres. Rien n’indique une migration du magma vers la surface. Pour l’instant, les habitants des Champs Phlégréens peuvent dormir tranquille.
Source : Live Science.

—————————————————-

Up to now, the seismicity in the Phlegraean Fields (Italy) was attributed to bradyseism and the ground movements it causes. A new artificial intelligence (AI) tool reveals today that Campi Flegrei experienced more than 54,000 earthquakes between 2022 and 2025. By mapping these events, researchers discovered a huge ring-shaped fault that may have contributed to that seismicity. The scientists explain that the faultcould may unleash magnitude M5.0 earthquakes. Their study was published on 4 September 2025 in the journal Science.

So far in 2025, Campi Flegrei has produced five earthquakes above magnitude M4.0, and the volcano has been showing signs of unrest since 2005. However, most of the earthquakes triggered in the region are going undetected.

To investigate modern threats from Campi Flegrei, researchers developed an AI tool capable of identifying earthquakes that previous methods couldn’t pick out. Traditionally, seismologists identify earthquakes by analyzing seismograms. In the new approach, the scientists train a machine learning model to pick phases. They base it on the collection of millions of past examples already examined by scientists, but the method is designed to do the job more effectively.

The scientific team chose to have their tool analyze Campi Flegrei before other volcanoes for several reasons. A priority was to better understand this volcano’s behavior as more than 360,000 people live inside the Campi Flegrei caldera, and roughly 1.5 million people reside in the wider area. While there are currently no signs of an eruption, a particularly violent or shallow earthquake could present a huge danger to people as well as damage buildings.

The results from the AI tool reveal that three-quarters of earthquakes at Campi Flegrei between 2022 and mid-2025 went undetected. While traditional methods documented 12,000 earthquakes in this period, AI shows the number was closer to 54,000.

By mapping the location of these earthquakes, the researchers discovered faults that previous methods had not revealed. Notably, the team found two faults converging beneath Pozzuoli. The location of these faults suggests an M5.0 earthquake might occur in the region.

Pozzuoli experienced uplift in the 1980s, and the same is happening again now, with the ground beneath the town rising by about 10 centimeters each year. It turns out, the area of uplift is encircled by several faults, forming a well-marked « ring fault » that extends offshore.

According to the authors of the study, seismic activity along the ring fault could help predict changes in the system, as well as hint at the magnitudes of future earthquakes. However, it does not provide new information about the likelihood or timing of Campi Flegrei’s next eruption. All the analyzed seismicity from 2022 to mid-2025 is shallow, at depths above 4 kilometers and does not indicate any migration of magma towards the surface. For the time being, residents in the Campi Flegrei do not need to worry about the next eruption.

Source : Live Science.

Islande : nouvelle éruption à l’approche ? // Iceland : is a new eruption getting closer ?

Dans un entretien accordé aux médias islandais, le Met Office explique que des dizaines de petits séismes ont été enregistrés à l’est de Sýlingafell le 11 octobre 2025 au soir. L’essaim sismique a débuté vers 20 heures et a duré environ une heure avant de disparaître peu à peu. Cela laisse supposer que la prochaine éruption sur la péninsule de Reykjanes ne devrait pas tarder et que « le magma devrait bientôt percer la surface ».
Les volcanologues du Met Office expliquent avoir déjà observé ce type d’activité, généralement quelques semaines avant le début d’une éruption. Selon eux, cela signifie que le magma s’approche d’une fracture ou d’une faiblesse de la croûte.
La pression à l’intérieur de la chambre magmatique continue de monter, mais la question est toujours de savoir quand cette pression deviendra suffisamment élevée pour déclencher une intrusion magmatique et, à terme, une éruption. « Il est difficile de déterminer précisément le moment où cela se produira. » Cependant, selon le Met Office, « d’après l’expérience passée, on peut s’attendre à une éruption dans deux à trois semaines, voire un mois. Le même phénomène s’est produit avant l’éruption de novembre dernier : un petit essaim sismique a été observé vers le 4 novembre, et l’éruption a commencé le 20 ou le 21. En mai 2024, un essaim semblable s’est produit dans la nuit du 10 mai et a été suivi de l’éruption du 29. Reste à savoir si ce schéma se reproduira, mais nous devons nous y préparer.»
Il convient de noter qu’il n’y a eu pratiquement aucune activité sismique dans la région depuis la fin de l’éruption à l’été 2025, de sotye que l’essaim du 11 octobre au soir a immédiatement donné l’alerte sur les systèmes de surveillance internes du Met Office. L’essaim sismique a cessé progressivement et n’a pas été suivi d’autres événements. De plus, aucune déformation mesurable du sol n’a été observée.
Source : Met Office.

Image webcam de la dernière éruption

————————————————–

In an interview with the Icelandic news media, the Icelandic Met Office explains that dozens of small earthquakes east of Sýlingafell were recorded on 11 October 2025 in the evening. The seismic swarm began around eight o’clock and lasted for about an hour before it subsided, It suggestd that the wait for the next eruption on the Reykjanes Peninsula may be nearing its end and that “the magma is approaching a breaking point”

Volcanologists at the Met Office say they have seen this kind of activity before, typically a few weeks before an eruption begins. It means that the magma is nearing some kind of fracture or weakness in the crust.

Pressure inside the magma chamber continues to build, but the question is always when that pressure becomes high enough to trigger a magma intrusion and ultimately an eruption. “It’s difficult to pinpoint exactly when that happens.”

However, according to the Met Office, “based on past experience, one might expect an eruption in two to three weeks, maybe a month. The same thing happened before the eruption last November — there was a small swarm around November 4th, and the eruption began on the 20th or 21st. In May2024, a similar swarm occurred on the night of May 10th, and the eruption followed on the 29th. Whether this is the same pattern remains to be seen, but it’s something we have to be prepared for.”

It should be noted that there has been virtually no seismic activity in the area since the eruption ended in the summer 2025, which made last night’s swarm stand out and immediately alert the Met Office’s internal monitoring systems. The seismic swarm died down and was not followed by other events. Besides, there was no measurable ground deformation.

Source : Met Office.

Islande : l’heure d’une nouvelle éruption approche // Iceland : Time for a new eruption approaches

Selon le Met Office islandais, une nouvelle éruption est susceptible de se produire le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur dans quelques semaines. L’analyse des événements passés a permis d’estimer la fourchette de volumes nécessaire pour le déclenchement de la prochaine intrusion magmatique ou de la prochaine éruption.
L’utilisation d’un modèle géodésique permet de calculer le temps nécessaire pour recharger ces volumes spécifiques dans la chambre magmatique, en tenant compte des incertitudes qui y sont associées.
À ce jour, on estime que le volume minimum de 11 millions de mètres cubes a été atteint le 27 septembre 2025 et le volume maximum de 23 millions de m3 sera atteint le 18 décembre, sous réserve qu’il n’y ait pas de fluctuations dans le système d’alimentation.

Source : IMO

Une fois le volume minimum atteint, on considère qu’il existe une forte probabilité d’intrusion magmatique et d’éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Une éruption peut survenir à tout moment une fois le volume minimum atteint. Cette période, du 27 septembre au 18 décembre, représente la prévision à moyen terme. Elle peut évoluer en fonction des variations du débit d’alimentation magmatique et sera mise à jour en conséquence. Comme lors des événements précédents, les prévisions à court terme seront publiées par le Met Office dès que le réseau de surveillance en temps réel détectera une nouvelle propagation du dyke magmatique.
Pour ces raisons, le Met Office a décidé de relever le niveau d’alerte volcanique pour la zone Reykjanes-Svartsengi de 1 à 2. Une nouvelle carte d’évaluation des risques a été publiée et est valable du 25 septembre au 14 octobre 2025, sauf si des changements d’activité nécessitent une mise à jour.
Source : Met Office.

———————————————–

According to the Icelandic Met Office, a new eruption is likely to occur along the Sundhnúkur crater row in a few weeks. Analysis of past events has enabled an estimate of the likely volume range required to trigger the next magma intrusion or eruption.

By using a geodetic model, it is possible to calculate the time needed to recharge these specific volumes, including their associated uncertainties.  As of today, it is assessed that the lower volume of 11 million cubic meters was reached on 27 September 2025 and the upper vomume of 23 million m3 will be reached on 18 December, provided no fluctuations occur in the feeding system.

Once the lower volume is reached, it is considered that we have entered a period with increased likelihood of a new intrusion and/or eruption. An eruption may occur any time after this lower volume is reached. This time period from 27 September to 18 December represents the medium-term forecast. This forecast will change based on variations in the magma inflow rate and will be updated accordingly. As in previous events the short-term forecast will be issued as soon as the real-time IMO monitoring network detects new activity indicative of a dike propagation.

For these reasons the IMO has decided to increase the volcano alert level for Reykjanes-Svartsengi from 1 to 2 and, accordingly, a new hazard assessment map for the area has been issued and is valid from 25 September to 14 October 2025, unless activity changes require an update.

Source : Met Office.