Menace de la lave à Hawaii : l’éruption de 2014 // Lava threat in Hawaii : the 2014 eruption

Dans le dernier épisode de la série ‘Volcano Watch’, le HVO nous rappelle qu’au cours des dernières années, la plupart des éruptions du Kilauea se sont produites dans des régions reculées et les coulées de lave n’ont pas vraiment menacé les zones habitées. Cependant, faisant exception à la règle, l’éruption de 2018 dans la Lower East Rift Zone a détruit des centaines de structures, sans toutefois tuer personne.

Avant 2018, lors de l’éruption de Pu’uO’o, qui a duré 35 ans, des coulées de lave ont provoqué des dégâts dans les Royal Gardens, à Kalapana et à Pahoa. Avant l’éruption du Pu’uO’o, il y a eu également des éruptions au niveau du village de Kapoho en 1960 et dans la Lower East Rift Zone du Kīlauea en 1955. Toutefois, les dégâts causés par ces éruptions n’ont pas eu l’ampleur de ceux provoqués par les événements de 2018.

Il y a dix ans, en 2014, un nouvel épisode éruptif s’est produit sur le flanc nord-est du Pu’uO’o. Il a été officieusement baptisé Épisode 61e, mais plus communément Coulée du 27 juin en référence à la date de début de cette éruption.

Au cours des premiers jours de l’éruption, quatre fissures ont émis des coulées avançant en chenaux, avant que l’éruption se concentre au niveau de la bouche la plus en aval, où un lac surélevé (perched pond) a commencé à se former. Le 10 juillet, la pression exercée par ce lac a entraîné le déplacement de la bouche éruptive vers la fissure en amont et la disparition du lac de lave. Le déplacement de la bouche éruptive a généré une coulée rapide qui parcourait parfois plusieurs centaines de mètres par jour.

Le 18 août, la lave est entrée dans une profonde fracture souterraine qui l’a dirigée vers le nord-est. Après environ une semaine, la lave a émergé de la fracture. La coulée ainsi produite a parcouru environ 5 km en tunnels jusqu’à environ 1,2 km de la subdivision des Kaʻohe Homesteads. La lave a émergé de ces tunnels début septembre.

Le front de coulée a avancé lentement et régulièrement au cours des premières semaines de septembre. Puis, de fin septembre à début octobre, l’avancée de la coulée de lave a commencé à fluctuer. Vers la fin du mois d’octobre, une nouvelle coulée de lave en chenal a traversé Cemetery Road à Pahoa. La lave a ensuite traversé le cimetière japonais de la localité, puis une propriété privée. Elle a détruit une structure, avant de s’arrêter à seulement 155 m de la Pahoa Village Road.

Le 14 novembre 2014, une importante émission de lave a été observée à environ 6,5 km en amont du front de coulée. La lave a rapidement progressé en bordure nord-ouest de la coulée précédente, pour finalement se diriger vers la Place du Marché de Pahoa et la Highway 130. Le front de coulée s’est arrêté le 30 décembre après s’être approché à moins de 530 m du marché. C’est la plus longue distance parcourue par la lave, mais de nombreuses sorties de lave en amont ont continué à menacer Pahoa jusqu’au début de l’année 2015. L’activité de la coulée du 27 juin a ensuite diminué et est restée encore active à environ 8 km du Pu’uO’o.

Cet épisode éruptif s’est poursuivi jusqu’au début de juin 2016, moment où l’inflation du Pu’u’ō’ō a culminé et s’est accompagnée de l’ouverture de deux nouvelles bouches sur les flancs nord-est et sud-est du cône le 24 mai.

Source : USGS/HVO.

Vue de la Coulée du 27 juin le 5 novembre 2014. Le front de coulée se trouve à environ 170 mètres des premières maisons de Pahoa, en bas à droite de la photo (Source : HVO)

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In the latest episode of the series ‘Volcano Watch’, HVO reminds us that over the past few years, most eruptions of Kilauea volcano have happened in remote regions and lava flows have not directly threatened communities. However, the 2018 lower East Rift Zone eruption destroyed hundreds of structures, without killing anybody.

Before 2018, during the 35-year eruption of Pu’uO’o, lava flows caused destruction in Royal Gardens, Kalapana, and in Pahoa. Before Pu’uO’o, there were also eruptions in Kapoho Village in 1960 and on Kīlauea’s lower East Rift Zone in 1955.

Ten years ago, in 2014, a new eruptive episode occurred on the northeast flank of the Pu’uO’o cone. It was informally named episode 61e, but more commonly referred to as the June 27 flow in reference to the start date of that eruption.

In the first few days, four fissures produced channelized flows before the eruption focused at the lowest elevation vent, where a perched pond began to form. On July 10th, pressure from the perched pond triggered the eruptive vent to shift to the next highest fissure and abandon the perched pond. The change in eruptive vent produced a fast-moving flow that traveled up to several hundred meters per day.

On August 18th, the lava entered into a deep ground crack that directed the flow further to the northeast. After about a week the lava overflowed from the crack. The flow traveled roughly 5 km underground in these cracks to within about 1.2 km of Kaʻohe Homesteads subdivision where the lava exited the final crack in early September.

The flow front advanced slow and steadily during the first few weeks of September. Then from late September to early October, the lava flow’s advance began to fluctuate. Towards the end of October, a breakout surged through a narrow drainage and crossed Cemetery Road in Pahoa. The flow continued through the Pahoa Japanese Cemetery, through private property, and destroyed one structure, stalling only 155 m from Pahoa Village Road.

A large breakout on November 14th occurred roughly 6.5 km upslope of the flow front, and rapidly advanced along the northwest margin of the previous flow, ultimately headed towards Pahoa Marketplace and Highway 130. The flow front again stalled on December 30 after advancing to within 530 m of the marketplace. That was the furthest the lava flow advanced, but numerous breakouts just upslope continued to threaten Pahoa until early 2015.

The June 27th flow then retreated upslope and stayed within about 8 km of Pu’uO’o. This episode continued until early June 2016, when inflation at Puʻuʻōʻō culminated in two new eruptive vents on the northeast and southeast flanks of the cone on May 24th.

Source : USGS / HVO.

Islande : quelques nouvelles de l’éruption // Iceland : some news of the eruption

L’éruption qui a débuté le 29 mai 2024 sur la péninsule de Reykjanes est restée relativement stable ces dernières heures. L’activité sur la fissure éruptive s’étire depuis le cratère qui est resté actif pendant plusieurs semaines lors de l’éruption précédente et jusqu’au nord de celui-ci. La lave s’écoule vers la zone située entre Hagafell et Sýlingarfell, et le champ de lave s’épaissit également près du cratère. La lave émise par la partie nord de la fracture s’écoule principalement vers l’est. On n’observe aucune avancée des fronts de coulées à l’ouest de Grindavík.
L’activité sismique reste réduite dans la région et le tremor éruptif reste stable. Un affaissement important du sol a été observé dans le secteur de Svartsengi après le début de l’éruption. Depuis lors, aucun changement significatif n’a été enregistré indiquant une nouvelle accumulation de magma.

Image webcam de la partie active de la fissure éruptive le 30 mai 2024

Sur la base des données obtenues lors d’un survol effectué environ quatre heures après le début de l’éruption, ainsi que d’images satellite, il apparaît que la superficie du champ de lave était de 8,7 km² et son volume de 24 millions de m³ à 17h06 le 29 mai. Le débit moyen de lave au cours des quatre premières heures de l’éruption est estimé à environ 1 500 m³/s sur la base des mêmes données. L’estimation du débit éruptif n’a pas été mise à jour depuis, mais on peut supposer qu’il est désormais bien inférieur à ce qu’il était au début de l’éruption. À titre de comparaison, le débit moyen au cours des premières heures de l’éruption du 16 mars a été estimé à environ 1 100-1 200 m³/s.
Voici une bonne vidéo des premiers instants de l’éruption, filmée par un drone. La pression qui faisait jaillir les fontaines de lave était très élevée et la lave coulait très rapidement.

https://youtu.be/PCRLEdaHfxU

Pour le moment, Grindavik est épargnée par la lave. Les habitants qui ont décidé de rester dans la ville et les personnes qui travaillent au port ont été autorisés à revenir. Cependant, il n’est pas recommandé aux gens de ne pas rester pendant la nuit.
La dernière éruption est la plus puissante jamais enregistrée dans la région. Les gens craignaient que des infrastructures soient endommagées. Il est vrai que la lave se rapproche constamment de la ville. Il y a un champ de lave près des digues de terre du côté ouest de la ville et quand on regarde les photos aériennes de Grindavík aujourd’hui, on peut voir les endroits où le champ de lave a presque encerclé la ville. L’accès à Grindavík n’est plus possible via la Grindavíkurvegur, mais il existe des possibilités via la Suðurstrandarvegur et la Nesvegur, bien que cela soit difficile.
Les travaux sur les digues de terre vont se poursuivre. Elles ont prouvé leur efficacité, mais personne ne sait ce qui se passera si l’éruption dure encore longtemps.

Source  : Met Office islandais, Iceland Review.

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The volcanic eruption that began on May 29th, 2024 has been relatively stable over the past hours. Activity on the eruption fissure extends from the location of the crater that erupted for the longest part of the previous eruption and to the north of it. Lava flows from the crater towards the area between Hagafell and Sýlingarfell, and it is also thickening near the crater. Lava from the northern part of the fissure flows mostly to the east. There has been no advance in the lava flow fronts west of Grindavík.

There has been limited seismic activity in the area, and the eruption tremor has remained stable. Significant subsidence is observed in the Svartsengi area following the start of the eruption. Since then, no significant changes have been recorded that indicate renewed magma accumulation.

Based on the data from an aerial survey conducted about four hours after the eruption began, along with satellite images, it appears that the area of the lava field was 8.7 km² and the volume 24 million m³ at 17:06 of May 29th. The average discharge of lava during the first four hours of the eruption is estimated at ~1500 m³/s based on the same data. The estimate of the lava discharge from the craters has not been updated since then, but it can be assumed that it is now much lower than at the start of the eruption. For comparison, the average lava discharge during the first hours of the eruption that began on March 16th was estimated at about 1100-1200 m³/s.

Here is a good video of the first moments of the eruption shot by a drone. The pressure activating the lava fountains was very high and lava was flowing very fast.

https://youtu.be/PCRLEdaHfxU

For the moment, Grindavik is spared by the lava. Residents who decided to stay in the town and people who work at the port have been allowed to return. However, it is not recommended that people stay nights in the town.

The power of the eruption was large and the biggest ever in the area. People feared damage to further infrastructure. The lava is constantly getting closer to town. There is a lava field by the defense walls on the west side of the town and when one looks at aerial photos of Grindavík today, one can see where the lava field has almost surrounded the town. The way out of Grindavík is not possible via Grindavíkurvegur Road, but there are escape routes via Suðurstrandarvegur Road and Nesvegur Road, although it is difficult.

Work on the defense walls will continue. The defense walls have proved their value but people don’t know what will happen if the eruption continues for a long time.

Source : Icelandic Met Office, Iceland Review.

Péninsule de Reykjanes (Islande) : débordement de lave et effondrement du cratère actif // Reykjanes Peninsula (Iceland) : lava overflow and collapse of the active crater

Le dernier cratère actif sur la fracture éruptive s’est effondré le 7 avril 2024 au soir, suite à un épisode de débordement. La coulée de lave qui en a résulté s’est brièvement dirigée vers le nord, sans réelle menace pour les structures voisines.
Lorsque l’effondrement de la paroi du cratère s’est produit, il était rempli à ras bord de lave bouillonnante avec quelques petits débordements vers l’est. La lave a commencé à vraiment déborder, provoquant l’effondrement de la paroi nord du cratère. Ce dernier s’est à nouveau rempli et de nouveaux débordements de lave ne peuvent être exclus.
Source : Met Office.

Image webcam de l’éruption

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The last remaining active crater on the eruptive fissure collapsed on April 7th, 2024 in the evening, following an episode of lava overflowing. The resulting lava flow started flowing for a short time in a northerly direction, with no real threat to nearby structures.

When the collapse of the crater wall occurred, the vent was full of bubbling lava that was occasionally spraying eastward. Lava began to overflow, followed by the collapse of the crater wall. The vent has again filled with lava and more overflows cannot be excluded.

Source : Met Office.

Des digues de terre pour dévier la lave // Earth dykes to deflect lava

Avec les dernières éruptions du 18 décembre 2023 et du 14 janvier 2024 sur la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest de leur pays, les Islandais ont compris que les coulées de lave pouvaient menacer, voire détruire les infrastructures essentielles et les zones habitées. C’est la raison pour laquelle ils travaillent 24 heures sur 24 pour construire d’impressionnantes digues de terre pour essayer de de protéger la centrale vitale de Svartsengi et le port de pêche de Grindavik, et les mettre ainsi à l’abri des coulées de lave.

Les scientifiques expliquent que les six systèmes volcaniques de la péninsule, restés en sommeil pendant près de 800 ans, pourraient être de nouveau actifs pendant trois siècles, faisant planer une menace réelle sur 30 000 personnes, soit près de 8 % de la population totale du pays. Cinq éruptions ont déjà eu lieu depuis 2021.
Face au risque d’une éventuelle nouvelle activité volcanique, les autorités ont commencé, en novembre 2023, à construire des remparts de terre autour de la centrale géothermique de Svartsengi. Près de 100 bulldozers, excavatrices et camions travaillent sans relâche autour de la centrale. Au total, quelque 560 000 mètres cubes de matériaux – graviers et lave solidifiée – seront utilisés pour protéger la structure.

Bulldozer à l’oeuvre près de la centrale de Svartsengi (Crédit photo : Iceland Review)

Le but des digues est de détourner la lave, non de l’arrêter, et de forcer la coulée à progresser le long de ces barrières de terre. Essayer d’arrêter la lave ne sert à rien ; certes, ça l’arrêtera momentanément, mais elle finira par franchir ces obstacles
La construction de remparts a également commencé autour de Grindavik où vivent près de 4 000 habitants, évacués le 10 novembre 2023, un mois avant l’éruption du 18 décembre. Lorsque la dernière éruption a débuté le 18 janvier 2024, la première barrière de terre s’est avérée efficace pour éloigner la lave de Grindavik. Toutefois, lorsque des fissures se sont ouvertes à la périphérie de la ville, au-delà des digues de terre, la lave a détruit trois maisons. .

 

Les digues de terre (au premier plan) n’ont rien pu faire contre l’ouverture d’une nouvelle fissure aux abords de Grindavik (image webcam)

Les plus grandes digues mesurent environ 40 mètres de large à la base, entre huit et dix mètres de hauteur et quatre mètres de large au sommet. Il faudra probablement six semaines pour terminer le demi-cercle de sept kilomètres autour de Grindavik. Cela nécessitera environ deux fois plus de matériaux que pour la centrale de Svartsengi.
Ce n’est pas la première fois que des digues de terre sont érigées dans des régions sous la menace de volcans actifs. Des digues ou des remparts similaires ont déjà été tentés en Italie, à Hawaï et en Islande pour se protéger de la lave, mais à plus petite échelle.

Lors de l’éruption de l’Etna (Sicile) de 1991 à 1994, une digue de terre de 234 mètres de long et 21 mètres de haut a été construite dans le Val Calanna pour tenter d’empêcher la lave de devenir une menace pour la ville de Zafferana Etnea. La lave a été retenue pendant environ un mois avant de finalement déborder de la structure. La leçon a été tirée par les Islandais qui construisent désormais les digues différemment.

Edification d’une digue de terre sur l’Etna en 1991 (Crédit photo : Salvatore Caffo)

Les Islandais ont tenté pour la première fois de freiner la lave sur l’île de Heimaey (îles Vestmann) lorsqu’en 1973 une éruption a détruit la ville de Vestmannaeyjar, obligeant toute sa population à partir.
Depuis cette époque, d’autres éruptions ont eu lieu en Islande, mais généralement loin des villes et des infrastructures critiques. Lorsque l’activité volcanique a commencé sur la péninsule de Reykjanes en 2021, les Islandais ont essayé de construire un rempart de terre afin d’essayer d’éloigner la coulée de lave qui semblait déjà menacer Grindavik. Heureusement, la lave s’est arrêtée avant d’atteindre la digue.

Digue de terre dans la Meradalir en 2022 (Photo: C. Grandpey)

Les premières tentatives ont permis aux Islandais de se rendre compte que les barrières de terre étaient efficaces. Ils ont pu acquérir une technique pour les construire. La Protection civile enterre également les canalisations d’eau chaude plus profondément sous terre et surélève les lignes électriques et de télécommunications pour les protéger. Des tentatives sont également faites pour isoler les tuyauteries et les câbles électriques afin de les protéger de la lave à haute température.
Les Islandais sont habitués à vivre avec les volcans qui ont façonné de magnifiques paysages dans leur pays. Les geysers et les sources d’eau chaude attirent des foules de touristes, mais les volcans peuvent devenir un problème lorsqu’ils entrent en éruption au mauvais endroit. Le ministre islandais des Infrastructures a déclaré : « Il ne faut pas oublier que notre énergie géothermique verte, nos superbes attractions touristiques et notre bien-être proviennent de la puissance des volcans. Parfois, c’est une bonne chose et les gens en profitent, mais parfois les volcans peuvent devenir une menace. »
Source  : Adapté d’un article paru dans Yahoo Actualités.

Dans une note publiée le 18 janvier 2024, j’ai abordé le sujet du détournement des coulées de lave, en expliquant que cette technique présentait des limites :

Le détournement des coulées de lave et ses limites // The diversion of lava flows and its limits

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With the past eruption of December 18th, 2023 and January 14th, 2024, Icelanders have understood yhat lava flows are able to threaten and even destry essential infrastructure and residential areas. This is the reason why they are working round-the-clock to build impressive dykes to protect the vital Svartsengi power plant and the fishing port of Grindavik from lava flows on Iceland’s southwestern Reykjanes Peninsula where volcanic activity had been dormant for nearly 800 years.

Scientists explain that the six volcanic systems on the peninsula might be active for up to three centuries, with a real threat to 30,000 people, nearly 8% of the country’s total population. Five eruptions have already occurred since 2021.

With the risk of possible new volcanic activity, authorities in November 2023 began building defence walls around the Svartsengi geothermal power plant. Since then, nearly 100 bulldozers, excavators and haul trucks have been working nonstop around the plant. In total, some 560,000 cubic meters of gravel and solidified lava rock will be used to protect the structure

The aim of the dykes is to divert the lava, not to stop it, and to force the flow to move forward beside the barriers. Trying to stop the lava is of no use ; it will stop it, the lava will eventually go over the barriers.

Construction of defence barriers has also started around Grindavik, home to nearly 4,000 residents who were evacuated on November 10th 2023, one moth before the December 18th eruption. When the last eruption started on January 18th, 2024, the first barrier proved effective in diverting lava away from Grindavik but when fissures opened on the outskirts of the town, beyond the barriers, lava destroyed three houses. .

The biggest barriers are about 40 metres wide, between eight and ten metres high, and four meters wide at the top. Finishing the seven-kilometre half circle around Grindavik is expected to take six weeks. It will take roughly twice as much material as was needed at Svartsengi.

This is not the first time earthen barriers have been erected in regions with active volcanoes. Similar dykes or embankments have already been attempted in Italy, Hawaii and Iceland to protect from lava but on a smaller scale. During the 1991-1994 eruption of Mount Etna (Sicily), a 234-metres long and 21-metres high barrier was constructed in Val Calanna to try and prevent lava from travelling farther downslope and become a threat to Zafferana Etnea. The lava was held back for approximately one month before it eventually flowed over the structure. The lesson was drawn by Icelander who are now building the dykes differently.

Icelanders first attempted building defence walls on the island of Heimaey (Vestmann Islands) when a 1973 eruption ravaged the town of Vestmannaeyjar, forcing its entire population to evacuate.

Other eruptions have struck Iceland since, but usually away from towns and critical infrastructure. When volcanic activity began on the Reykjanes peninsula in 2021, attempts at building a defence were made, in order to try to steer the lava flow away from one area that would eventually lead to Grindavik, Fortunately, the lava stopped before reaching the barrier.

The first attempts allowed Icelanders to realise that the barriers are working, so now they know more about how to build them and how to use them. The Department for Civil Protection is also digging hot water pipelines deeper underground and lifting power and telecom lines higher to protect them. Attempts are also being made to insulate overland pipelines and power cables from hot lava.

Icelanders are used to living with volcanoes which have shped wonderful landscapes in their country. Geysers and hot water springs draw crowds of tourists, but volcanes can become a problem when they erupt in the wrong places. Said Iceland’s Minister of Infrastructure : « We must remember that our green geothermal energy, amazing tourist attractions and well-being in Iceland come from the power of the volcanoes. Sometimes it is good and a benefit to the people, but sometimes it is threatening us. »

Source : Adapted from an article in Yahoo News.

In a post published on January 18th, 2024, I addressed the subject of diverting lava flows, explaining that this technique had limitations:

Le détournement des coulées de lave et ses limites // The diversion of lava flows and its limits