Ruapehu (Nouvelle Zélande): Montée en température du lac de cratère // Increase in temperature of Crater Lake

Dans un bulletin publié le 30 janvier 2015, le GNS Science indique que le lac de cratère du Ruapehu connaît une nouvelle montée en température. Depuis le début du mois de décembre 2014, la température est passée de 15 ° C à plus de 40 ° C. Des températures semblables ont déjà été relevées en mars 2011 et avril 2014, avant que le lac refroidisse ensuite.
Un échantillonnage récent de l’eau du lac (effectué le 14 janvier) a révélé plusieurs changements intervenus dans la chimie du lac. En particulier, on observe une arrivée accrue de gaz volcaniques dans le lac. L’augmentation de la température du lac et l’arrivée de gaz indiquent probablement une nouvelle montée en température du système hydrothermal qui se trouve sous le lac. Les observations récentes sur le terrain et des rapports de pilotes confirment qu’une certaine convection est présente dans le lac qui a, de ce fait, changé de couleur et est passé du bleu-vert au gris clair.
Depuis 1950, la température du lac de cratère du Ruapehu a oscillé entre 9°C et 60°C. Pendant le quart de cette période, le lac a eu une température supérieure à 37°C, avec une moyenne d’environ 30°C. Les cycles de température ne sont pas rares ;  il y a eu cinq cycles de réchauffement de l’eau depuis 2010.
Dans le passé, des modifications de températures semblables à celles qui se produisent actuellement ont débouché sur deux types de situations :
1) Dans la plupart des cas, la température du lac atteint un maximum (40-42°C), qui dure un court laps de temps (quelques jours ou quelques semaines), puis le lac commence à refroidir, sans activité éruptive. La situation actuelle semble correspondre à ce cas de figure.
2) Plus rarement, la température du lac continue d’augmenter et de petites éruptions de vapeur peuvent apparaître dans le lac de cratère. C’est ce qui a été observé entre 1985 et 1995. Si la température du lac continuait d’augmenter, des éruptions volcaniques plus importantes pourraient se produire.
L’alerte volcanique pour le Ruapehu reste à 1 (sur une échelle de 5). La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.

 ———————————————————

In a bulletin released on January 30th 2015, GNS Science indicates that Mt Ruapehu’s Crater Lake has been heating again. Since early December 2014 the temperature has risen from 15 °C to over 40 °C. Similar temperatures were reached in March 2011 and April 2014, before the lake cooled.

Data from a recent Crater Lake sampling (January 14th) has shown there are several changes in the lake chemistry. In particular, there is evidence for increased amounts of volcanic gas discharging through the lake. The increase in the lake temperature and gas discharge is probably indicative of renewed heating of the hydrothermal system under the lake. Observations from recent visits and pilot reports confirm some convection is present in the lake. The lake has changed from a blue/green colour to light grey as a consequence.

Since 1950, the temperature of Ruapehu’s Crater Lake ranged from 9°C to 60°C. About 25% of the time the lake is warmer than 37°C with an average of about 30°C. Cycling of the lake temperature is not unusual and there have been 5 heating cycles since 2010.

In the past changes like the current ones have had two typical outcomes:

1) In most cases the lake temperature reaches a maximum (40-42 °C), which lasts a short time (days-weeks) and then the lake starts cooling with no eruptive activity. The current situation seems to correspond to this hypothesis.

2) More rarely the lake temperature continues to increase and minor steam eruptions may start in the Crater Lake. This was observed between 1985 and 1995. If the lake temperature continued to increase, larger volcanic eruptions could occur.

The Volcanic Alert Level for Ruapehu remains at 1 (on a scale of 5). The Aviation Colour Code is Green.

Le lac de cratère du Ruapehu  (Photo:  C.  Grandpey)

Un lac de lave dans le cratère du Nyiamuragira (République Démocratique du Congo) ?

drapeau francaisD’après le site web livescience.com, un nouveau lac de lave a fait son apparition au fond du cratère nord du Nyiamuragira. La lave s’agite encore dans les profondeurs et son niveau fluctue mais les scientifiques pensent que l’on pourrait bientôt avoir affaire à un lac de lave permanent, comme dans le cratère du Nyiragongo à quelques kilomètres du Nyiamuragira.

————————————

drapeau anglaisAccording to the livescience.com website, a new lava lake has appeared in the North Pit Crater of Nyamuragira volcano. Lava is still deep within the crater and its level is fluctuating but scientists think the volcano may eventually spawn a long-lived lava lake like neighbouring Nyiragongo.

Image d’un volcan iranien // Image of an Iranian volcano

drapeau francaisLa NASA a récemment mis en ligne une belle photo prise le 23 juin 2014 depuis la Station Spatiale Internationale. Elle montre le lac d’ Ourmia (également connu sous le nom Orumiyeh ou Orumieh) dans l’ouest de l’Iran avec un volcan à proximité, dont le nom n’est pas mentionné dans le répertoire de la Smithsonian Institution. Les nuances de vert et de beige montrent l’eau dans le lac ; elle est très salée et présente une profondeur de seulement quelques dizaines de mètres, même à marée haute. Le littoral apparaît sous la forme d’un liseré blanc de sel. Le lac est l’un des plus importants du Moyen-Orient. Il mesure 130 kilomètres depuis la rive nord jusqu’au delta de végétation.
Les rivières qui se jettent dans le lac sont les lignes vertes étroites. Elles forment des deltas marqués par des groupes de champs agricoles verts; les sols humides et l’approvisionnement en eau permettent l’agriculture dans une région par ailleurs très sèche. Le lac et ses zones humides ont été déclarés Réserve de Biosphère de l’UNESCO.
La ville d’Ourmia apparaît sous la forme d’une tache grise au milieu des champs. Sur la rive opposée, se dresse la structure ovale du volcan éteint. Une chaussée relie les rives du lac à cet endroit.
Le lac a connu forte perte de son eau liée à une diminution de la pluviométrie depuis plusieurs années et au captage pour l’agriculture.
D’un point de vue technique, la photo a été prise par un astronaute avec un appareil photo numérique Nikon D3S et un objectif de 80 millimètres.
Vous verrez une image plus grande en cliquant sur ce lien:
http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/84000/84116/iss040e17264_lrg.jpg

 ————————————————-

drapeau anglaisNASA recently released a nice photo taken on June 23rd 2014 from the International Space Station. It shows Lake Urmia (also known as Orumiyeh or Orumieh) in western Iran with a volcano close by, whose name is not mentioned in the Smithsonian Institution directory.  Green and tan shades show the extent of the water in the lake which is highly saline and only a few tens of meters deep even at high water. The shoreline appears as a white margin of salt. The lake is one of the largest in the Middle East, measuring 130 kilometres from the northern shoreline to the vegetated delta.

Rivers that flow into the lake appear as narrow green lines. They form deltas marked by clusters of green agricultural fields; soft soils and the nearby water supply support farming in an otherwise dry region. The lake and its wetlands have been declared a UNESCO Biosphere Reserve.

The city of Urmia stands out as a gray patch surrounded by fields. On the opposite shore, the extinct volcano appears as an oval shape. A causeway and bridge connect the shorelines at this point.

The lake has been experiencing a drastic loss of water related to a long-term decrease in rainfall and the extraction of water for farming.

From a technical point of view, the photo was taken by an astronaut using a Nikon D3S digital camera with an 80 millimetre lens.

A larger image can be seen by clicking on this link:

http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/84000/84116/iss040e17264_lrg.jpg

Lake-Urmia

Crédit photo:  NASA.

Poás (Costa Rica): Niveau du lac en baisse et températures en hausse // Lake level has dropped and temperatures have increased

drapeau francaisUne visite effectuée le week-end dernier sur le Poás par des volcanologues du réseau sismologique (RSN) de l’Université du Costa Rica  a révélé que le niveau d’eau de la Laguna Caliente a diminué de 1,10 mètre au cours du mois d’avril.
Un groupe de scientifiques est descendu dans le cratère pour observer le lac et vérifier les dires des gardes du parc qui indiquaient une augmentation de l’activité volcanique.
La baisse du niveau d’eau dans la Laguna Caliente a été observée à plusieurs reprises ces dernières années, principalement en raison d’une diminution des précipitations pendant la saison des pluies, entre mai et novembre.
La température moyenne de l’eau du lac mesurée au cours de la visite était en hausse de 10 degrés Celsius par rapport à une précédente mesure effectuée début Avril ; on avait alors enregistré 39°C.
Le mois dernier, la lagune a perdu un volume d’eau estimé à 58 000 mètres cubes.
L’eau joue le rôle de filtre naturel pour les gaz du volcan. Une augmentation de l’émission de gaz est susceptible de se produire si le niveau d’eau de la lagune continue de baisser. Ces gaz atteindront rapidement les abords du volcan, et les pluies acides pourraient affecter les zones agricoles dans les communautés voisines.
L’accès touristique au Parc National du Poás reste autorisé pour le moment, mais les autorités locales sont en état d’alerte et signaleront tout changement dans le comportement du volcan.
L’augmentation d’activité du Poás a débuté en mars 2006, avec plusieurs fortes explosions phréatiques. Jusqu’à présent, depuis le début de l’année 2014, les volcanoloques du RSN ont enregistré trois explosions phréatiques importantes. La première a eu lieu le 25 février avec des projections de matériaux jusqu’à près de 300 mètres de hauteur. Le 30 mars, les projections atteignaient 200 mètres de hauteur, et 30 mètres le 30 avril.

Source: The Tico Times.

 ———————————————

drapeau anglaisAn inspection by volcanologists from the University of Costa Rica’s National Seismological Network (RSN) last weekend found that the water level in Poás Volcano’s Laguna Caliente has decreased by 110 centimetres in the last month.

A group of RSN experts descended into the crater’s lagoon, known as Laguna Caliente, to check out reports by park rangers of increased volcanic activity at the site.

The decrease in water levels has been a recurring trend in recent years mostly due to a decrease in rainfall during the country’s rainy season (May-November).

Average temperatures of the lagoon’s water increased by 10 degrees Celsius compared to a previous measurement in early April, when experts recorded 39°C.

Last month, the lagoon lost 58,000 cubic meters of water.

Water acts as a natural filter for gases from the volcano. An increase in the emission of gases could occur if the lagoon’s water level continues to drop. These gases would reach land surrounding the crater, and acid rains could affect agricultural areas in nearby communities.

Tourist access to Poás National Park currently remains normal, but local authorities are on alert to report any change in the volcano’s behaviour.

Poás’ period of increasing activity was first recorded in March 2006, with several large phreatic explosions. So far this year, RSN experts have recorded three significant phreatic explosions. The first, on February 25th, sent material up to nearly 300 metres high. On March 30th, material reached 200 metres high, and on April 30th, it reached 30 metres.

Source: The Tico Times.

Poas-blog

Vue du Poás et de la Laguna Caliente  (Crédit photo:  Wikipedia)