Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Sur l’Ile de la Réunion, l’éruption du Piton de la Fournaise est terminée mais il n’est toujours pas possible d’accéder à la partie haute de l’Enclos. Le Préfet de La Réunion a décidé le passage en phase de sauvegarde.

Comme à son habitude après une éruption, l’OVPF n’écarte aucune hypothèse quant à l’évolution de la situation à venir : Arrêt définitif de l’éruption ? Reprise de l’activité sur le même site ou ailleurs, plus en aval par exemple ? L’Observatoire fait remarquer que l’éruption a été de faible durée et de faibles volumes de lave ont été émis.

Le 8 décembre, on enregistrait une sismicité volcano-tectonique – sans déformation de l’édifice volcanique – sous la bordure ouest du cratère Dolomieu, à 900 m  environ au dessus du niveau de la mer, soit 1700 m environ sous la surface. On peut raisonnablement penser qu’il s’agit de réajustements dans la chambre magmatique superficielle suite à la dernière éruption.

Comme je l’ai indiqué précédemment, cette dernière éruption est probablement le signe que la chambre magmatique superficielle qui s’était purgée lors de l’éruption d’avril 2020 au Piton Voulvoul s’est de nouveau remplie. La pression des gaz est malgré tout faible, comme l’a montré la faible intensité des fontaines de lave. En conséquence, je ne pense pas que l’éruption reprenne dans les prochains jours. Les « fous du volcan » vont devoir faire preuve d’un peu de patience… !

++++++++++

Rien de très nouveau en Sicile où l’INGV indique qu’une activité strombolienne « normale » est observée sur le Stromboli, à raison de 5 à 10 explosions d’intensité moyenne par heure dans les zones cratèriques Nord et Centre-sud.  Une séquence explosive plus intense a été enregistrée le 6 décembre 2020

Sur l’Etna, on observe un dégazage des cratères sommitaux ainsi qu’une activité strombolienne essentiellement au niveau du Cratère SE. Toutefois, comme je l’ai indiqué précédemment, une activité strombolienne simultanée peut se produire à partir de deux bouches dans le Cratère SE.

Source : INGV.

++++++++++

Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange pour le Sheveluch, le Klyuchevskoy et l’Ebeko et Jaune pour le Bezymianny.

En revanche, l’activité explosive a repris sur le Karymsky le 9 décembre 2020 avec des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 7000 mètres d’altitude. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’Orange car la cendre peut perturber le trafic aérien dans la région.

Source : KVERT.

++++++++++

 En Indonésie, l’éruption du Lewotolo continue. On peut voir des panaches de cendres s’élever jusqu’à 1,5 km au-dessus du volcan. L’incandescence au sommet est visible tous les soirs et des matériaux sont parfois éjectés jusqu’à 20 m de hauteur. Suite à l’activité éruptive des dernières semaines, 9 028 personnes ont été évacuées vers 11 centres d’hébergement. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Aucun changement de morphologie n’a été observé dans la zone sommitale du Merapi dont le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

L’éruption du Semeru se poursuit. Des matériaux incandescents sont parfois éjectés de 50 à 100 m au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs parcourent de 200 à 1500 m dans la ravine Kobokan sur le flanc SE. Les événements éruptifs génèrent des coulées pyroclastiques qui parcourent jusqu’à 2,5 km sur la pente du volcan. Les dépôts de la coulée pyroclastique du 1er décembre ont parfois 15 m d’épaisseur. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE. Source: VSI.

++++++++++

Dernière minute : Au cours des premiers jours de décembre, les sismomètres du HVO ont enregistré environ 165 séismes de faible magnitude (inférieure à M2,5) sur le Mauna Loa (Hawaï), principalement sous le sommet et les flancs supérieurs du volcan. La majorité de ces secousses se sont produites à moins de 8 kilomètres de profondeur.

L’activité sismique a augmenté sur le flanc nord-ouest du Mauna Loa le 4 décembre 2020,avec un événement de magnitude M 4.1 et des essaims de petits séismes peu profonds, et concentrés dans le temps et le lieu.

Depuis le 4 décembre, le HVO a enregistré plus de 150 séismes dans ce secteur, à des profondeurs de 1 à 9 km sous la surface, sur une zone de moins de 4 km et se prolongeantt sur 6 km vers le nord. La plupart des événements avaient une magnitude inférieure à M 2,0 et ont été localisés à plus de 4 km sous la surface.

Les essaims sismiques superficiels dans cette région ne sont pas exceptionnels. Ils ont déjà été observés en octobre 2018, avril 2017, juillet 2016, août 2015 et avant.

Les mesures GPS continuent de montrer une inflation lente au niveau du sommet du volcan. Elle traduit l’apport de magma dans le système d’alimentation peu profond.

Les concentrations de gaz et les températures des fumerolles restent stables.

Source: HVO.

—————————————-

Here is some news of volcanic activity around the world :

At Reunion Island, the eruption of Piton de la Fournaise is over but access to the upper part of the Enclos is still prohibited. The Prefect of La Réunion has decided to switch to the ‘Sauvegarde’ phase.

As usual after an eruption, OVPF does not rule out any hypothesis about the evolution of the situation : End of the eruption? Resumption of activity on the same site or elsewhere, further downslope for example? The Observatory notes that the eruption was of short duration and small volumes of lava were emitted.

On December 8th, volcano-tectonic seismicity – with no deformation of the volcanic edifice – was recorded beneath the western rim of the Dolomieu Crater, 900 m above sea level, or about 1,700 beneath the surface. This seismicity was probably caused by readjustments within the shallow magma chamber after the last eruption.

As I indicated previously, this latest eruption is probably a sign that the shallow magma chamber that drained during the April 2020 eruption at Piton Voulvoul has filled again. The gas pressure is still low, as shown by the low intensity of the lava fountains. As a result, I don’t think the eruption will resume in the next few days. The « volcano madmen » will have to be patient …!

++++++++++

Nothing really new in Sicily where INGV indicates that a « normal » Strombolian activity is observed on Stromboli, at a rate of 5-10 explosions of average intensity per hour in the North and Center-South crater zones. A more intense explosive event was recorded on December 6th, 2020

On Mt Etna, degassing of the summit craters is observed as well as Strombolian activity mainly at the SE Crater. However, as I put it previously, simultaneous Strombolian activity can occur from two vents in the SE Crater.

Source: INGV.

++++++++++

In Kamchatka, the aviation colour code is kept at Orange for Sheveluch, Klyuchevskoy and Ebeko, and Yellow for Bezymianny.

However, explosive activity resumed at Karymsky  on December 9th, 2020 with ash plumes up to 7 km above sea level  The Aviation Colour Code has been raised from Yellow to Orange as the ash may affect air traffic in the region. .

Source: KVERT.

++++++++++

 In Indonesia, the eruption at Lewotolo continues. Ash plumes can be seen rising as high as 1.5 km above the volcano. Incandescence at the summit is visible nightly and material is sometimes ejected as high as 20 m above the summit. Due to the past eruptive activity, 9,028 people were evacuated to 11 housing centres. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the crater.

No morphology changes have been observed in the summit area of Merapi whose Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

The eruption at Semeru continues. Incandescent material is sometimes ejected 50-100 m above the summit. Rock avalanches travel 200-1,500 m down the Kobokan drainage on the SE flank. Eruptive events and rockfalls generate pyroclastic flows that travel as far as 2.5 km down the slope of the volcano. Deposits from the December 1st pyroclastic flow are as thick as 15 m. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

Source: VSI.

++++++++++

Last minute : During the first days of December, HVO seismometers recorded approximately 165 small-magnitude (below M2.5) earthquakes at Mauna Loa (Hawaii), mostly beneath the volcano’s summit and upper flanks. The majority of these earthquakes occurred at shallow depths of less than 8 kilometres below sea level.
Earthquake activity increased on Mauna Loa’s northwest flank on December 4th, 2020, including an M 4.1 event and clusters of small, shallow earthquakes occurring closely in time and location.

Since December 4th, HVO has recorded over 150 earthquakes in this region, at depths from 1–9 km below the surface, over an area of less than 4 km and extending 6 km north. Most earthquakes have been below M 2.0, and deeper than 4 km beneath the surface.

 Swarms of shallow earthquakes in this region are not unprecedented. They waere already observed in October 2018, April 2017, July 2016, August 2015, and earlier.
GPS measurements continue to show slow, long-term summit inflation, consistent with magma supply to the volcano’s shallow storage system.
Gas concentrations and fumarole temperatures remain stable.
Source: HVO.

Piton de la Fournaise (Photo : Christian Holveck)

Dommages collatéraux du réchauffement climatique // Collateral damage from global warming

La scène se déroule dans le vaste lac de cratère Kurilskoye au sud de la péninsule du Kamtchatka. Le lac contient – ou plutôt contenait – le plus grand nombre de saumons rouges (sockeye) en Asie. Le lac fait partie de la réserve naturelle du sud-Kamtchatsky où vivent au moins 800 ours bruns, la plus grande population protégée d’Eurasie.

A la fin de chaque été, les ours se rassemblent sur les berges du lac où ils attendent que les saumons quittent les profondeurs du lac et pénètrent dans les eaux de surface pour regagner les frayères.

On peut voir jusqu’à 200 plantigrades en train  de pêcher en même temps. Les ours mâles et les mères avec des petits restant à une courte distance les uns des autres.

La réserve est sous la surveillance constante des gardes qui peuvent ainsi observer les ours dans leur habitat naturel pendant qu’ils pêchent, se battent ou jouent les uns avec les autres les jours où la pêche a été bonne. Les animaux sont alors repus ; ils ne mangent que les œufs des saumons et abandonnent le reste de leurs proies qui pourriront sur les berges du lac.

Il n’en va pas de même cette année. Les gardes font état d’une situation bien différente. Faute d’avoir pu attraper suffisamment de saumons et donc loin d’être rassasiés, les ours adultes n’hésitent pas à tuer les oursons pour ensuite les dévorer. Une vidéo tournée il y a quelques jours (voir le lien ci-dessous) montre un ours brun adulte debout près d’un ourson qu’il vient de tuer. Une telle scène ne peut être filmée que depuis un bateau. Il est formellement interdit de s’approcher d’un ours avec sa proie car l’attaque sera immédiate.

Un tel cas de cannibalisme chez les ours n’est pas exceptionnel, mais les gardes de la réserve ont remarqué que c’était de plus en plus fréquent. En raison du réchauffement climatique, le nombre de saumons sockeye qui atteignent le lac depuis la Mer d’Okhotsk est de plus en plus faible. En conséquence, les tensions entre les ours s’intensifient, et cela dure depuis plusieurs années. Les adultes sont agressifs les uns envers les autres et se battent souvent. Des oursons, que les adultes considèrent également comme de possibles concurrents sexuels auprès des femelles, sont dévorés par les mâles affamés.

Les gardes pensent que le nouveau comportement des ours est peut-être dû à la combinaison de plusieurs facteurs : la concentration plus élevée d’ours autour du lac, une pénurie de pommes de pins de cèdres dont les ours sont friands, et la réduction du nombre de saumons.

Source: The Siberian Times.

————————————————-

The scene is taking place in the vast Kurilskoye crater lake in the south of the Kamchatka Peninsula. The lake contains – or rather contained – the largest sockeye salmon stocks in Asia. The lake is part of the South-Kamchatsky nature reserve, home to at least 800 brown bears, the largest protected population in Eurasia.

Every autumn bears gather on its banks, waiting for salmon to leave the depths of the lake and to enter shallow waters on the way to the spawning grounds.

Up to 200 predators can be seen fishing at the same time, with male bears and mothers with cubs staying within a short distance from each other.

The reserve is under the constant monitoring of the inspectors, which gives them an opportunity to observe the bears in their natural habitat as they fish, argue, fight and eventually play with each other after days of successful fishing when the animals are so full that they only take caviar, leaving the salmon rot on the banks.

This year’s reports paint a very different picture as adult bear hunt cubs after weeks struggling to fish successfully. A video shot a few days ago shows an adult brown bear standing by a killed bear cub (see link below). This kind of footage can only be filmed from a boat. It is categorically forbidden to get near the bear by its prey as the attack will follow imminently.

Such a case of cannibalism among the bears is not exceptional, but the reserve inspectors have noticed it is getting more and more frequent.

Because of climate change and global warming, there is a  lower number of sockeye salmon getting to the lake from the Sea of Okhotsk. As a consequence, the tensions among the bears have been growing for several years. Adult males are aggressive towards each other and often engaged in fights. Cubs, which are also seen as possible sex competitors with the sows, have been eaten by the hungry  males.

The reserve inspectors think that the bears’ new behaviour might also be caused by a combination of reasons: the higher concentration of bears around the lake, the poorer harvest of cedar pine cones and the smaller number of fish.

Source: The Siberian Times.

https://youtu.be/w0aqWYQLqpk

Grizzly et sockeye en Alaska (Photo : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Au Kamtchatka, une nouvelle séquence éruptive sur le Karymsky le 21 octobre 2020 a incité KVERT à élever à l’Orange la couleur de l’alerte aérienne. Une anomalie thermique a été identifiée sur les images satellites. Les explosions ont produit des panaches de cendres qui s’élevaient jusqu’à 6 km au-dessus du niveau de la mer.

L’activité strombolienne se poursuit sur le Klyuchevskoy avec une coulée de lave qui descend dans la ravine Apakhonchich sur le flanc SE. La couleur de l’alerte aérienne était passée à l’Orange le 8 octobre 2020.

Une activité explosive sur le Bezymianny le 22 octobre a produit un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 9 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge, puis abaissée à l’Orange et finalement au Jaune le 23 octobre 2020.

La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange pour le Sheveluch et l’Ebeko.
Source: KVERT.

++++++++++

En Sicile, l’activité de l’Etna se caractérise par des séquences stromboliennes dans le cratère nord-est (NEC), au niveau du cône dans le nouveau cratère sud-est (NSEC) et des émissions de gaz au niveau de  la Voragine (VOR) et de la Bocca Nuova (BN). La fréquence et l’intensité des explosions stromboliennes sont variables.

L’activité du Stromboli se caractérise par des explosions dans la zone cratèrique Nord (N) et la zone cratèrique centre-sud (CS). Les explosions de deux bouches dans le cratère N1 éjectent des lapilli et des bombes à 80 à 150 m de hauteur, avec aussi des émissions de cendres. Les explosions de deux bouches dans la cratère N2 éjectent des matériaux à une fréquence de 5 à 10 événements par heure. Les explosions provenant des bouches de la zone C-S éjectent également des matériaux à 250 m de hauteur, à une fréquence de 1 à 3 événements par heure.
Source: INGV.

++++++++++

Suite à la détection récente par satellite d’émissions significatives de SO2 et d’une augmentation de la sismicité au-dessus de la normale, l’AVO a fait passer au Jaune la couleur de l’alerte aérienne et à « Advisory » (surveillance conseillée) le niveau d’alerte volcanique du Korovin (Aléoutiennes / Alaska). Des séismes discrets ont été détectés au cours des deux dernières semaines et un dégazage de SO2 a été détecté quatre fois dans les données satellitaires les 15, 20 et 26 octobre. Les images satellites ne montrent aucun autre signe d’activité pour le moment.
Source: AVO.

++++++++++

En raison d’effondrements du dôme de lave sommital, le Sinabung (Indonésie) a déclenché deux coulées pyroclastiques le 25 octobre 2020. Les avalanches de cendre à haute température ont atteint des distances de 1,5 et 2,5 km, comme on peut le voir sur la vidéo amateur ci-dessous. Par mesure de précaution, les autorités ont évacué les habitants à proximité du volcan.
Le CVGHM indique que la première coulée a atteint une distance d’environ 1,5 km tandis que la seconde a parcouru jusqu’à 2,5 km. D’autres coulées sont probables car le dôme de lave continue de s’effondrer.
Avec les fortes pluies, les lahars sont un autre danger posé par ce volcan, donc les personnes vivant à proximité des ravines du Sinabung doivent être vigilantes.

Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (Siaga).
Source: CVGHM.

Petite vidéo amateur de l’événement du 25 octobre:
https://youtu.be/pivm7TZZ-gs

++++++++++

Dans son bulletin mensuel, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique (OVSM) indique qu’au cours du mois de septembre 2020, 51 séismes de type volcano-tectonique et 88 séismes régionaux d’origine tectonique, ont été enregistrés, mais l’activité sismique reste globalement faible et ne présente pas d’inquiétude pour la population. D’ailleurs, le niveau d’alerte reste Vert.

Toutefois, bien que l’activité sismique reste globalement faible, elle est en augmentation depuis novembre 2019. La plupart de ces séismes sont localisés sous la Montagne Pelée entre 3 km de profondeur et la surface. Selon l’Observatoire, cette augmentation des séismes peut être la conséquence d’une plus forte circulation d’eau chaude chargée en minéraux, ou à la fracturation de l’édifice volcanique en lien avec l’activité tectonique dans la région. Durant la période historique, plusieurs séismes ont causé des dommages en Martinique : 1827, 1839, 1843, 1906, 1946, 1953 et 2007.
Source : OVSM, Martinique la 1ère.

++++++++++

La préfecture de Mayotte vient d’indiquer que, selon les données de la dernière campagne océanographique menée du 1er au 26 octobre 2020, le volcan sous-marin découvert en mai 2019 au large de Mayotte est toujours actif. Cette dernière campagne a permis d’identifier au nord-ouest du volcan de nouvelles coulées de lave pouvant atteindre 60 m mètres d’épaisseur sur le fond marin. Elles confirment la persistance d’une activité éruptive, toujours en cours au moment de la campagne..
Les relevés du fond marin ont permis de constater que la morphologie du volcan n’a pas évolué depuis août 2019. Selon les études déjà menées sur le volcan, ce dernier présente une hauteur de 800 mètres et il a provoqué des séismes qui ont fait s’affaisser Mayotte de 15 centimètres.
Source : Mayotte la 1ère.

++++++++++

Le récent essaim sismique – avec un événement de M 5,6 – sur la Péninsule de Reykjanes (Islande), entre Fagradalsfjall et Kleifarvatn, a provoqué une déformation du sol associée à un mouvement sur des failles pendant la période du 16 au 22 octobre 2020. Sur le document ci-dessous, le signal le plus significatif, à proximité de Skolahraun représente un mouvement allant jusqu’à 5 cm (dans la ligne de visée du satellite) associé au séisme M 5,6. D’autres déformations sont observées à proximité de Driffell et à l’est de Keilir ; elles sont liées au mouvement sur les failles dans cette région. De nombreuses fractures, liées à ces séismes, ont été observées au sol dans cette zone.
Ces séismes sont liés à la réactivation volcano-tectonique de la Péninsule de Reykjanes depuis décembre 2019. Cette activité sismique n’est pas terminée et d’autres secousses sont probables.
Source: OMI.

—————————————-

Here is some news of volcanic activity around the world :

In Kamchatka, a new eruption at Karymsky on October 21st, 2020 prompted KVERT to raise the Aviation Colour Code to Orange. A thermal anomaly was identified in satellite images. Explosions produced ash plumes that rose as high as 6 km above sea level.

Strombolian activity continues at Klyuchevskoy with a lava flow travelling down the Apakhonchich drainage on the SE flank. The Aviation Colour Code had been raised to Orange on October 8th, 2020.

An explosive eruption at Bezymianny on October 22nd produced an ash plume that rose as high as 9 km above sea level. The Aviation Colour Code was raised to Red, then lowered to Orange and finally to Yellow on October 23rd, 2020.

The Aviation Colour Code remains at Orange for Sheveluch and  Ebeko.

Source: KVERT.

++++++++++

In Sicily, activity at Mt Etna is characterized by strombolian activity at the Northeast Crater (NEC), the New Southeast Crater (NSEC) cone, and gas emissions at the Voragine (VOR) and Bocca Nuova (BN) craters. Both the frequency and intensity of the strombolian explosions is variable.

Activity at Stromboli is characterized by ongoing explosive activity from Area N (north crater area) and in Area C-S (south-central crater area). Explosions from two vents at the N1 vent (Area N) eject lapilli and bombs 80-150 m high, and produced ash emissions. Explosions at two N2 vents eject material at a frequency of 5-10 events per hour. Explosions from vents in Area C-S also eject material 250 m high at a frequency of 1-3 events per hour.

Source: INGV.

++++++++++

Based on recent satellite detections of significant SO2 emissions and an increase in seismicity above background level, AVO has raised the Aviation Colour Code and Alert Level at Korovin (Aleutians / Alaska) ro Yellow and Advisory, respectively.  Discrete earthquakes have been detected over the past two weeks and SO2 degassing has been detected four times in satellite data on October 15th, 20th and 26th. Satellite views show no other signs of activity at this time.

Source: AVO.

++++++++++

Due to collapses of the summit lava dome, Mt Sinabung (Indonesia) unleashed two pyroclastic flows on October 25th, 2020. The hot clouds reached distances of 1.5 and 2.5 km, as can be seen on the amateur video below. As a precautions, authorities evacuated nearby residents.

CVGHM indicates that the first flow reached a distance of some 1.5 km while the second travelled as far as 2.5 km. More flows are expected as the lava dome keeps collapsing.

With the heavy rains, lahars are another danger posed by this volcano, so people living near Sinabung’s drainages should be aware of that danger, too.

The alert level remains at 3 (Siaga).

Source : CVGHM.

Short amateur video of the 25 October event :

https://youtu.be/pivm7TZZ-gs

++++++++++

In its monthly bulletin, the Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique (OVSM) indicates that during the month of September 2020, 51 volcano-tectonic earthquakes and 88 regional earthquakes of tectonic origin were recorded, but the seismic activity remains low and is not of concern to the population. The volcanic alert level remains Green.
However, although seismic activity remains low, it has been increasing since November 2019. Most of these earthquakes are located under Montagne Pelée between a depth of 3 km  and the surface. According to the Observatory, this increase in seismicity may be the consequence of a stronger circulation of hot water loaded with minerals, or the fracturing of the volcanic edifice in connection with tectonic activity in the region. During the historic period, several earthquakes caused damage in Martinique: 1827, 1839, 1843, 1906, 1946, 1953 and 2007.
Source: OVSM, Martinique la 1ère.

++++++++++

The Mayotte prefecture has just indicated that, according to data from the last oceanographic campaign conducted from October 1st to 26th, 2020, the submarine volcano discovered in May 2019 off Mayotte is still active. This campaign identified new lava flows up to 60 m thick on the seabed to the northwest of the volcano. They confirm the persistence of an eruptive activity, still in progress at the time of the campaign.
Surveys of the seabed have shown that the morphology of the volcano has not changed since August 2019. According to studies already carried out on the volcano, the latter has a height of 800 metres and it triggered earthquakes that caused Mayotte to subside by 15 centimetres.
Source: Mayotte la 1ère.

+++++++++++

The recent seismic swarm – with a maximum magnitude of M 5.6 – on the Reykjanes Peninsula (Iceland), between Fagradalsfjall and Kleifarvatn, caused ground deformation associated with movement on faults during the period October.16th – 22nd, 2020. On the document below, the large signal shown in the vicinity of Skolahraun represents movement of up to 5 cm (in the satellite’s line-of-sight) associated with the M 5.6 earthquake. Additional deformation is observed in the vicinity of Driffell and east of Keilir, related to movement on faults in this region. Multiple fractures, related to these earthquakes, have been observed on the ground in this area.

These earthquakes are related to the volcano-tectonic reactivation of the Reykjanes Peninsula which commenced in December 2019. The unrest is ongoing and the occurrence of additional future earthquakes is considered likely.

Source: IMO.

Source: IMO

Catastrophe écologique au Kamchatka (suite et fin) // Environmental disaster in Kamchatka (continued and concluded)

Comme je l’ai écrit dans deux notes précédentes, une pollution à grande échelle a affecté la côte de la péninsule du Kamtchatka (Russie). De nombreuses questions ont été posées sur la cause possible de la pollution. On l’a attribuée à la fuite possible de produits pétroliers et de phénol des navires traversant le golfe d’Avacha, ou à une manœuvre militaire qui aurait pu polluer une rivière qui se jette dans l’océan. En fait, les deux hypothèses sont inexactes.
En fin de compte, c’est une prolifération d’algues toxiques avec du phytoplancton toxique qui est responsable de la mort à grande échelle de la vie marine au large du Kamtchatka.

Pour mémoire, la mystérieuse pollution a été signalée pour la première fois par des surfeurs locaux en septembre ; ils souffraient de problèmes de santé et de brûlures dues à une substance chimique. À la mi-octobre, 95% des animaux des fonds marins ont été retrouvés morts au large des côtes, ce qui a conduit à la possibilité d’une pollution par des produits chimiques déversés par l’Homme.  .

On ne sait pas pourquoi la prolifération d’algues a causé tant de dégâts dans les eaux autour de la péninsule. Les autorités tentent toujours d’identifier ce qui a déclenché cette prolifération, ainsi que la chute du niveau d’oxygène dans l’eau.
Le vice-président de l’Académie des Sciences de Russie a expliqué qu’après avoir étudié des milliers d’échantillons d’eau, on a découvert la présence de toxines émanant d’un organisme unicellulaire dinoflagellé. «La mort en grand nombre d’organismes aquatiques benthiques s’est produite à la suite d’une exposition aux toxines d’un complexe d’espèces du genre Karenia, qui appartient à la famille des dinoflagellés.»

D’autres scientifiques ajoutent que des bancs de plancton ont été vus en train de dériver vers le nord en direction de Tchoukotka, avant de se déplacer vers le sud vers les côtes du Kamtchatka. Ces organismes microscopiques ont favorisé la prolifération des algues toxiques. Les proliférations d’algues peuvent durer de quelques jours à plusieurs mois.

Source: The Siberian Times.

——————————————–

As I put it in two previous posts, a wide-scale pollution has affected the coast of the Kamchatka Peninsula in Russia. Many questions were asked about the possible cause of the pollution. Itt was attributed to the possible leakage of oil products and phenol from ships passing through the Avacha Gulf, or to a military manoeuvre that might have polluted a river that flows into the ocean. Actually, both hypotheses were wrong.

In the end, a toxic algae bloom with toxic phytoplankton has been found to be responsible for the massive die-off of marine creatures off Kamchatka. The mysterious pollution was first reported by local surfers in September, who suffered health problems and chemical burns. In mid-October, 95 percent of seabed animals were found dead off the coast, leading to theories that it was caused by harmful, manmade chemicals. Actually, it was the toxicity of the algae that caused the environmental disaster. It is not known why the algae bloom led to so much damage to the waters around the peninsula, and authorities are still trying to identify what triggered the bloom, as well as the reduction in oxygen levels in the water.

The vice president of the Russian Academy of Sciences explained that after studying thousands of water samples, the presence of toxins from a single-celled organism called dinoflagellate was found. “The mass death of benthic aquatic organisms occurred as a result of exposure to toxins from a complex of species of the genus Karenia, a representative of dinoflagellates.”

Other scientists add that groupings of plankton were seen drifting northward toward Chukotka, before shifting to the south to the shores of Kamchatka. These microscopic organisms fed the toxic algae bloom.

All the analyses indicate that no pronounced man-made impact on the habitat of aquatic organisms was detected. The blooms can last from days to months.

Source : The Siberian Times.