Premier semestre 2018 : Températures toujours en hausse

Nous sommes à la moitié de l’année 2018 et il est intéressant d’observer l’évolution des la température globale de la planète mois après mois depuis janvier.  Voici mois par mois les résultats des observations de la NASA concernant les températures moyennes de la planète pour le premier semestre 2018.

En pleine phase La Niña, janvier 2018 a été le cinquième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.

Avec + 0,78°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en janvier 2018 baisse de 0,13°C par rapport à décembre 2017. Les quatre derniers mois de janvier sont tous dans le top 5 des mois de janvier les plus chauds depuis 1880.

Toujours sous l’influence de La Niña, le mois de février 2018 a été le sixième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.

Avec + 0,78°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en février 2018 est identique à celle du mois de janvier.

Toujours sous l’influence de La Niña, le mois de mars 2018 a été le sixième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.

Avec + 0,89°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en mars 2018 grimpe de 0,1°C par rapport à février.

Le mois d’avril 2018 a été le troisième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.  Des records de chaleur ont été battus dans l’hémisphère sud.

Avec + 0,86°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en avril 2018 est quasi-stable par rapport à mars.

Le mois de mai 2018 a été le quatrième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.

Avec + 0,82°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en mai 2018 baisse légèrement par rapport à avril (+0,85°C).

Le mois de juin 2018 confirme la tendance au réchauffement des 40 dernières années. Il arrive à égalité à la 3ème place avec 1998 dans le classement des mois de juin les plus chauds. Seuls juin 2015 et 2016 ont réalisé une meilleure performance. Le mois de juin écoulé se situe à +0.77°C au-dessus de la moyenne 1951-1980.

Si l’on fait le bilan à mi parcours en 2018, en raison des conditions La Niña, l’année 2018 ne se situe pour l’instant qu’au 4ème rang des années les plus chaudes. Les températures de surface de la mer dans la région Niño 3.4 du Pacifique sont en train remonter et sont repassées dans le positif d’après les derniers relevés hebdomadaires. Une véritable remontée des températures interviendra probablement fin 2018 et surtout début 2019 à la faveur d’un éventuel retour d’El Niño. Les modèles tablent pour +0,8°C fin 2018 dans la région Niño 3.4, donc légèrement au-dessus du seuil El Niño (+0,5°C). Pour janvier-février-mars 2019, la prévision des modèles est de +1°C dans la région Niño 3.4.

Source: NASA

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Confirmation de la hausse constante des températures, un nouveau record de température inquiétant a été établi dans la ville de Quriyat, au sud de la capitale Muscat dans le sultanat d’ Oman, avec une température minimale de 42,6°C le 26 juin 2018. C’est le record pour les températures minimales sur Terre. Jusqu’à ce jour, la température minimale la plus élevée au monde était de 41,6°C à Oman le 27 juin 2011. Le 26 juin faisait partie des journées extraordinairement chaudes observées à Quriyat où la température est restée au-dessus de 41,9°C pendant 51 heures d’affilée.
Le 26 juin 2018, la température a atteint un maximum de 49,4°C, soit deux degrés de moins que le record historique de chaleur du pays. C’est malgré tout, la température la plus chaude jamais relevée au mois de juin.
La ville de Quriyat détient également le record de la journée la plus chaude dans le sultanat d’Oman – à égalité avec trois autres villes du pays. Le 30 mai 2017, les thermomètres affichaient un record de 50,8°C.
Plusieurs autres pays à travers le monde ont connu eux aussi des températures inhabituellement élevées en juin, comme les villes russes où s’est déroulée la Coupe du Monde de football. Les pays scandinaves transpirent aux aussi avec des températures avoisinant souvent les 30 degrés Celsius. Au Royaume-Uni, les températures ont atteint en juin 2018 30°C dans les quatre pays pour la première fois en cinq ans.

Source: NASA.

Etna (Sicile / Italie): Prochaine reprise de l’activité éruptive? // New eruptive activity in the short term?

drapeau francaisAu cours des derniers jours, la sismicité a montré une certaine hausse sur l’Etna. Il n’y a aucune activité visible au sommet, mais le réseau sismique a commencé à enregistrer le 23 juin une augmentation régulière de l’amplitude du tremor. Bien que ce dernier soit maintenant reparti à la baisse, la situation pourrait indiquer une migration du magma vers la surface et annoncer une nouvelle phase d’activité dans un avenir proche.
Il faut garder à l’esprit que, depuis le début du mois d’avril 2016, on a observé une reprise progressive de l’activité sommitale de l’Etna, avec une augmentation des émissions de gaz au niveau du Cratère NE et de la bouche qui s’était ouverte le 25 novembre, 2015 sur le flanc E du Nouveau Cratère SE.
Une activité strombolienne intense a débuté dans le Cratère NE dans la soirée du 17 mai.
Le 20 mai,  une activité strombolienne était visible dans la Voragine, avec des détonations audibles jusque sur les versants S et E.
Le 22 mai, une bouche sur le flanc supérieur du Nouveau Cratère SE a produit une série d’émissions de cendre qui sont montées à plusieurs centaines de mètres au-dessus du sommet.
Le 23 mai, des émissions de cendre sporadiques ont continué au niveau de cette même bouche.

Attendons maintenant pour le prochain épisode de l’histoire de l’Etna …

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drapeau anglaisOver the past days, seismicity has been increasing at Mount Etna. There is no visible activity at the summit, but the seismic network started registering a gradual rise in the amplitude of the volcanic tremor on June 23rd. Although the tremor is now decreasing, this could indicate magma migrating to the surface and possibly herald new activity in the near future.

One should keep in mind that since early April 2016, there has been a gradual resumption of summit eruptive activity at Etna, which initially consisted of increased gas emission mainly from the Northeast Crater and from the vent that had opened on November 25th, 2015, on the upper east flank of the New Southeast Crater.

Intense strombolian activity began at Etna’s Northeast Crater during the evening of May 17th.

On May 20th, strombolian activity was visible at Etna’s Voragine and produced explosion noises audible across a large area on the S and E flanks.

On May 22nd, a vent on the upper E flank of New Southeast Crater produced a series of ash emissions which rose several hundred meters above the summit.

On May 23rd, sporadic ash emissions continued from the vent on the upper E flank of the New Southeast Crater.

Let’s now wait for the next episode of Mount Etna’s story…

Etna juin

Evolution du tremor au cours des derniers jours.