Nouveau séisme sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) // New earthquake on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Un nouveau séisme, d’une magnitude M 4,2, a été enregistré sur la péninsule de Reykjanes le 30 octobre 2023 à 12h19. L’hypocentre a été localisé à 6 km de profondeur. Il a été ressenti en de nombreux endroits, y compris dans la région de Reykjavik. L’épicentre se trouvait à Sýlingarfell, à environ trois kilomètres à l’est du Blue Lagoon, et donc pas très loin de la centrale électrique de Svartsengi. La sismicité est irrégulière sur la péninsule mais a diminué depuis l’essaim observé ces derniers jours.
Le dernier séisme survient après l’annonce selon laquelle la terre est en train de se soulever au nord-ouest de Þorbjörn, bien à l’ouest de Fagradalsfjall. et à proximité du Blue Lagoon, de Svartsengi et de Grindavík. Selon un volcanologue islandais, il ne serait pas surprenant qu’il faille procéder à une évacuation et il faudrait faire vite.
Le soulèvement du sol a été assez rapide, trois centimètres en 24 heures. La terre s’est soulevée cinq fois dans la région depuis 2020, mais la vitesse de soulèvement des derniers jours est plus grande que les fois précédentes.
La grande question est de savoir ce qui pourrait être fait pour protéger les structures sous la menace d’une éruption. La centrale électrique de Svartsengi n’est pas loin de cette zone et alimente toute la péninsule de Reykjanes. Le Blue Lagoon n’est pas loin, non plus, du secteur où la terre se soulève. Grindavik.
Comme je l’ai expliqué précédemment, le contexte volcano-tectonique de la Péninsule de Reykjanes et personne ne sait si, quand et où une éruption pourrait avoir lieu.

Dernière minute : Les dernières mesures révèlent que la nouvelle intrusion magmatique se situe juste au nord-ouest de la ville de Grindavík, à proximité de Þorbjörn et du Blue Lagoon. Si une éruption devait se produire, cela pourrait sêtre près du mont Þorbjörn aou du Fagradalsfjall, la zone où se sont produites les trois dernières éruptions sur la péninsuke de Reykjanes.

————————————————–

Another strong earthquake with a magnitude M 4.2 hit the Reykjanes peninsula at 12.19 on October 30th, 2023, at a depth of 6 km. It was felt in many places, including in the capital area. The epicenter of the earthquake was at Sýlingarfell, about three kilometers east of the Blue Lagoon, and therefore closer to the power plant in Svartsengi. Seismicity is irregular on the peninsula but has decreased since the swarm observed in the past days.

The earthquake comes after the news that the land has been rising northwest of Þorbjörn, considerably west of Fagradalsfjall. close to the Blue Lagoon, Svartsengi and Grindavík. An Icelandic volcanologist warns that it would not be surprising if there were to be an evacuation and that the response time would be low.

The land rise has been quite fast, three centimeters in 24 hours.. Land has risen in the area five times since 2020, but the speed is now considerably higher than in the previous times.

The big question is what could be done to protect the structures that would be under the threat of an eruption. The power plant in Svartsengi is not far from this area and it powers the whole of the Reykjanes peninsula. Furthermore the Blue Lagoon is not far from the center of the land rising. Without forgetting Grindavik.

As I explained previously, the volcano-tectonic setting of the Reykjanes Peninsula is very complex and no one knows if, when and where an eruption could take place.

Last minute : The latest measurements reveal that the new magma intrusion is just northwest of the town of Grindavík, close to Þorbjörn mountain and the Blue Lagoon. Should an eruption occur, it might be by Þorbjörn Mountain as well as by Fagradalsfjall, the area where the last three eruptions on Reykjanes occurred.

Source: IMO

Le risque de tsunami en Mer Tyrrhénienne // The tsunami hazard in the Tyrrhenian Sea

Il y a quelques semaines, la 5 rediffusait, dans le cadre de Science Grand Format, un documentaire intitulé « Baie de Naples, la colère des volcans », réalisé en 2020. Une séquence du film est consacrée au Stromboli et en particulier aux tsunamis déclenchés par les effondrements du volcan. Le dernier en date a eu lieu à la fin de l’année 2002. J’ai consacré plusieurs notes sur ce blog au risque de raz-de-marée sur l’île éolienne.

Les relevés géologiques révèlent qu’au cours du dernier millénaire, le Stromboli se serait partiellement effondré et aurait déclenché au moins un tsunami entraînant des destructions dans le port de Naples.

Depuis le début du 20ème siècle, une centaine de tsunamis ont été observés en Méditerranée et dans les mers qui lui sont reliées, ce qui représente 10 % du total des tsunamis sur Terre pendant cette période. Ces tsunamis, généralement provoqués par des séismes, n’ont toutefois pas causé de dégâts majeurs. Mais rien ne dit qu’un tsunami dévastateur n’est pas susceptible de se produire. Comme on a pu l’entendre dans le documentaire, il est préférable de disposer d’un système de surveillance et d’alerte, au cas où.

Depuis l’Antiquité, on sait qu’au moins trois événements de ce type se sont produits en Méditerranée occidentale, avec à leur source le Vésuve, mais surtout l’Etna et le Stromboli. Après avoir effectué des coupes géologiques dans des couches situées entre 170 et 250 m du rivage de Stromboli, une équipe de volcanologues de l’INGV et du département des Sciences de la Terre de l’Université de Pise a publié un article dans la revue Nature qui conseille de réévaluer le risque de tsunami sur les rives de la mer Tyrrhénienne. Trois strates constituées de dépôts de sable noir, de toute évidence en provenance de Stromboli, ont été observées sur la côte napolitaine. Le sable et les roches en forme de galets à l’intérieur ont très probablement été apportés par trois tsunamis. La datation au carbone 14 a révélé que ces trois tsunamis se sont produits entre le 14ème et le 16ème siècle. La littérature de l’époque confirme ces événements. Par exemple, le poète et humaniste florentin Pétrarque raconte qu’il a assisté à ce qui semble être un tsunami à la fin de l’année 1343, avec des dégâts dans les ports de Naples et d’Amalfi. Il n’existe aucune trace écrite de séismes à cette époque en Sicile ou en Italie. En revanche, il existe des traces d’une éruption volcanique importante vers 1350. Les volcanologues pensent donc qu’une partie du Stromboli s’est effondrée, générant le tsunami observé par Pétrarque. Ils pensent aussi qu’un événement similaire s’est produit en 1456.

La découverte confirme donc le risque de tsunamis générés par le Stromboli dans la mer Tyrrhénienne méridionale.

Note inspirée d’un article paru sur le site de Futura-Sciences.

Le tsunami de la fin 2002 a fait suite à un effondrement de la Sciara del Fuoco à la fois au-dessus et au-dessous du niveau de la mer. Le seul effondrement subaérien n’aurait pas suffi à provoquer une telle vague. Depuis 2002, d’autres effondrements spectaculaires de la Sciara del Fuoco ont été observés, sans toutefois provoquer de tsunamis dévastateurs.

Il faudrait savoir quelle était au 14ème siècle la morphologie du versant septentrional du Stromboli. Etait il plus volumineux qu’aujourd’hui ? Quelle masse de matériaux était susceptible de s’effondrer dans la mer ? Aujourd’hui, un effondrement majeur de la Sciara del Fuoco ou de la partie nord du Stromboli ne semble pas à l’ordre du jour, mais une surveillance des déformations de l’édifice volcanique est préférable, par prudence.

———————————————-

A few weeks ago, the French TV channel La 5 broadcast again, as part of Science Grand Format, a documentary entitled « Bay of Naples, the wrath of volcanoes », made in 2020. A sequence of the film is dedicated to Stromboli and in particular to the tsunamis triggered by the collapses of the volcano. The most recent one took place at the end of 2002. I have devoted several posts on this blog to the risk of tidal waves on the Aeolian Island.
Geological records reveal that during the last millennium, Stromboli partially collapsed, triggering at least one tsunami that caused destruction in the port of Naples.
Since the beginning of the 20th century, about a hundred tsunamis have been observed in the Mediterranean and in the seas connected to it, which represents 10% of the total tsunamis on Earth during this period. These tsunamis, usually caused by earthquakes, however, did not cause major damage. But nothing says that a devastating tsunami is not likely to occur. As could be heard in the documentary, it is better to have a surveillance and alert system, just in case.
Since antiquity, we know that at least three events of this type have occurred in the western Mediterranean, with Vesuvius at their source, but most often Mt Etna and Stromboli. After having carried out geological sections in layers between 170 and 250 m from the shore of Stromboli, a team of volcanologists from the INGV and the Department of Earth Sciences of the University of Pisa published an article in the journal Nature which advises to reassess the tsunami risk on the shores of the Tyrrhenian Sea. Three strata made up of black sand deposits, obviously coming from Stromboli, were observed on the Neapolitan coast. This sand and the pebble-like rocks it contained were most likely brought in by three tsunamis. Carbon-14 dating revealed that these three tsunamis occurred between the 14th and 16th centuries. The literature of the time confirms these events. For example, the Florentine poet and humanist, Petrarch recounts that he witnessed what appears to be a tsunami at the end of the year 1343, with damage to the ports of Naples and Amalfi. There is no written record of earthquakes at this time in Sicily or Italy. On the other hand, there are traces of a major volcanic eruption around 1350. Volcanologists therefore believe that part of Stromboli collapsed, generating the tsunami observed by Petrarch. They also believe that a similar event occurred in 1456.
The discovery therefore confirms the risk of tsunamis generated by Stromboli in the southern Tyrrhenian Sea.
This post was inspired by an article published on the Futura-Sciences website.
The late 2002 tsunami followed a collapse of the Sciara del Fuoco both above and below sea level. Subaerial collapse alone would not have been enough to cause such a wave. Since 2002, other spectacular collapses of the Sciara del Fuoco have been observed, without however causing devastating tsunamis.
It would be necessary to know what was in the 14th century the morphology of the northern slope of Stromboli. Was it bigger than today? What mass of material was likely to collapse into the sea? Today, a major collapse of the Sciara del Fuoco or the northern part of Stromboli does not seem to be on the agenda, but monitoring the deformations of the volcanic edifice is preferable, out of caution.

Effondrement pyroclastique à Stromboli (Crédit photo : La Sicilia)

Dégâts occasionnés par le tsunami de 2002 (Photo: C. Grandpey)

Le Mont Garibaldi (Canada) un volcan éteint ? // Is Mt Garibaldi (Canada) an extinct volcano ?

La Smithsonian Institution explique qu’au Canada, le mont Garibaldi est un stratovolcan dacitique du Pléistocène coiffé d’un complexe de dômes de lave. La dernière activité a formé l’Opal Cone sur le flanc SE ainsi que la coulée de lave de Ring Creek qui a rempli une vallée glaciaire sur le flanc sud. Cette éruption a eu lieu il y a environ 10 000 ans, avec un VEI 3.
Aujourd’hui, pour les communautés autochtones locales, le Mont Garibaldi est un symbole de solidité et de force. Il est sacré car il fournit aux familles un endroit assez haut et solide pour mettre les canots à l’abri en cas de grande inondation.
Dans un récent article paru dans le Canadian Journal of Earth Sciences, une géologue canadienne décrit les risques volcaniques potentiels pour la région entre Squamish et Whistler, notamment les coulées de lave, les coulées pyroclastiques et les lahars.
Une telle mise en garde peut sembler inutile car on sait que la dernière éruption du mont Garibaldi remonte à environ 10 000 ans. Il ne faudrait toutefois pas oublier que le système volcanique du Garibaldi fait partie de la Chaîne des Cascades, qui s’étend du sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au nord de la Californie, en passant par les États de Washington et d’Oregon. Les stratovolcans du sud de la Colombie-Britannique présentant un potentiel d’éruptions explosives comprennent le mont Garibaldi, le mont Meager et le champ volcanique du mont Cayley qui s’étend du Pemberton Icefield à la rivière Squamish. La Chaîne des Cascades comprend aussi le mont St. Helens dont l’éruption de 1980 a causé d’énormes dégâts et tué 57 personnes.
La géologue canadienne ne sous-entend pas qu’une éruption du mont Garibaldi est imminente, mais elle pense que le système volcanique mérite qu’on y accorde davantage d’attention car la région a aujourd’hui une plus grande densité de population et parce que « l’activité volcanique reste en grande partie imprévisible ». Le Garibaldi est un volcan potentiellement actif ; il n’est pas mort. Une éruption majeure pourrait affecter les quelque 40 000 habitants de Pemberton, Whistler et Squamish, et couper la Highway 99. Une meilleure évaluation des risques et une meilleure surveillance volcanique pourraient permettre aux populations de se préparer à des événements volcaniques.
En ce qui concerne la surveillance volcanique, le Canada est en retard par rapport aux autres pays. Elle est quasi inexistante, en partie parce que priorité est donnée à la surveillance sismique sur la côte ouest où l’on redoute un méga tremblement de terre. La surveillance des volcans nécessiterait des capteurs sismiques suffisamment sensibles pour détecter les épisodes de tremor et les essaims sismiques qui pourraient indiquer les mouvements du magma et des gaz liés à l’activité volcanique.
S’agissant du mont Garibaldi, un volcan qui n’a montré aucune activité pendant 10 000 ans est considéré comme éteint, mais la nature peut réserver des surprises. Il ne faudrait pas oublier qu’un cône de scories – Opal Cone – sur le flanc sud-est du mont Garibaldi est entré en éruption il y a environ 2 400 ans et a affecté la région sur 20 km autour le la source. Deux mille ans, c’est il y a très longtemps à l’échelle humaine, mais à l’échelle géologique, c’est hier.
Le ministre en charge de la Gestion des urgences a déclaré aux médias canadiens qu’« il sait que plusieurs volcans ont un potentiel d’activité future, y compris le mont Garibaldi. De nouvelles stations de détection précoce des séismes sont installées en Colombie-Britannique pour permettre à la province de répondre plus efficacement aux catastrophes et aux situations d’urgence. »
Source : médias d’information canadiens.

————————————————

The Smithsonian Institution explains that in Canada Mount Garibaldi is a Pleistocene dacitic stratovolcano capped by a lava dome complex. The final activity formed the Opal Cone on the SE flank and the Ring Creek lava flow, which filled a glaciated valley on the South flank about 10,000 years ago, with a VEI 3.

Today, Mt Garibaldi is towering above Howe Sound. For local native communities it is a symbol of solidity and strength, and is sacred for giving families a place high and solid enough to anchor their canoes during the great flood.

In a recent article in the Canadian Journal of Earth Sciences, a Canadian geologist outlines potential volcanic hazards for the Squamish-to-Whistler region, including voluminous lava flows, pyroclastic flows and lahars.

This warning may seem pointless as geological evidence shows the last eruption of Mount Garibaldi was about 10,000 years ago. But the Garibaldi volcanic system is part of the Cascade Volcanic Arc, extending from southwestern British Columbia (B.C.). through Washington state and Oregon to Northern California. Southern B.C.’s stratovolcanoes, with potential for explosive eruptions, include Mount Garibaldi, Mount Meager and the Mount Cayley volcanic field that stretches from the Pemberton Icefield to the Squamish River. The Cascade Arc includes Mount St. Helens whose explosion in 1980 caused large-scale damage and killed 57 people.

The Canadian geologist is not suggesting that an eruption of Mt Garibaldi is imminent, but she argues that the volcanic system deserves more study, because the region has become more populous and because “volcanic activity remains largely unpredictable.” Garibaldi is a potentially active volcano. It is not dead. A major eruption could affect the 40,000 or so residents of Pemberton, Whistler and Squamish, cut off Highway 99. Better assessment and monitoring could help the communities be better prepared for volcanic events.

As far as volcanoes are concerned, Canada’s monitoring lags behind other nations. It is almost non-existent, in part because seismic monitoring on the West Coast is focused on measuring for a mega quake off the coast. Volcano monitoring would require networks of seismic monitors sensitive enough to detect tremors and seismic swarms that may indicate the movement of magma and gases connected to volcanic activity.

As for just how active Mount Garibaldi is, or could be, if a volcano has shown no activity for 10,000 years, it is considered extinct. But nature can pull surprises. One should not forget that a cinder cone on the southeast flank of Mount Garibaldi, erupted some 2,400 years ago, spewing lava for 20 km. Two thousand years might seem like a long time ago, but on the geological scale, it is yesterday.

The Emergency Management and Climate Readiness Ministry told Canadian news media that « it’s aware of several volcanoes that have the potential for future activity, including Mount Garibaldi, and that more early quake sensor stations are being installed in B.C. to help the province respond more effectively to disaster and emergency situations. »

Source : Canadian news media.

Photos: C. Grandpey

Quelles mesures pour empêcher que Reynisfjara tue à nouveau? // What measures to prevent Reynisfjara from killing again?

Suite au décès survenu sur la plage de Reynisfjara (Islande) le 10 juin 2022 (voir mon article du 13 juin), le cinquième de ce type au cours des sept dernières années, une réunion a été organisée pour discuter de l’opportunité de fermer Reynisfjara complètement, partiellement ou de mettre en place une autre mesure.
La ministre du Tourisme a déclaré que cette situation ne pouvait plus durer, et cette remarque ne s’applique pas seulement à Reynisfjara, mais aussi à d’autres endroits en Islande qui, bien qu’ils soient d’une grande beauté, peuvent s’avérer dangereux pour les non-initiés.
La ministre a suggéré de fermer temporairement Reynisfjara. Elle a ajouté : « Personne ne parle de fermer complètement Reynisfjara. Juste pendant les périodes où les marées peuvent s’avérer mortelles. Nous agirons bien sûr en coopération avec les propriétaires fonciers et l’industrie du tourisme.
Bien que la plupart des guides disent aux touristes d’éviter de s’approcher des vagues, tout le monde n’écoute pas et rappeler aux gens que cette zone est dangereuse n’est pas toujours chose aisée. L’un des guides a déclaré: « Après le dernier gros incident, nous avons crié aux gens de s’éloigner de l’océan. Certaines personnes nous ont écouté, mais il y en a d’autres qui sont venues vers nous et ont dit : « Qui êtes-vous, la police ? » Ils nous ont insultés et nous ont dit d’aller nous faire foutre.
Ce guide touristique n’est pas en faveur de la fermeture complète de Reynisfjara. Il pense que la surveillance devrait être assurée par « des spécialistes formés à la gestion de grands groupes de personnes se trouvant dans une situation potentiellement dangereuse. Des personnes ayant le pouvoir d’agir ». Il pense qu’il pourrait y avoir deux personnes à tout moment de la journée, en particulier quand il ne fait pas nuit.
Pour le moment, les autorités islandaises n’ont pas envisagé officiellement la mise en place de services de sécurité à Reynisfjara, mais les pourparlers entre l’État, les propriétaires terriens et l’industrie du tourisme sont toujours en cours.
Source : Reykjavik Grapevine.

—————————————–

Following the death at Reynisfjara beach (Iceland) on June 10th, 2022 (see my post of June 13th), the fifth such death in the past seven years, discussion has renewed over whether to close Reynisfjara completely, partially, or try another strategy.

The Minister of Tourism said this situation could not be accepted for much longer, and this does not only apply to Reynisfjara but to other locations in Iceland that, while certainly beautiful, can prove dangerous for the uninitiated.

The Minister suggested to close Reynisfjara temporarily. She added : “No one is talking about closing Reynisfjara completely. Just when the tides are at such a point that they can prove deadly. But we will of course do this in cooperation with the landowners and the tourism industry.”

A tour guide said that while he and most other tour guides tell tourists to avoid the waterline, not everyone listens, and trying to call people back from the waterline is not always effective. He said: “After the last big incident, we’d be down there, screaming at people to get away from the ocean. Some people listen to us, but then there’s some people who will confront us and say ‘What are you, police?’ They’ll be swearing at us, telling us to f*ck off and all this.”

This tour guide does not believe Reynisfjara should be closed altogether. He thinks there should be « specialists trained in how to manage large groups of people coming into a potentially dangerous situation. People with the authority to act. » He thinks there might be two people at any one time throughout the day, particularly through the hours of daylight.

For the time being, increasing the human security presence at Reynisfjara has not entered the discussion on any official level, but talks between the state, the landowners and the tourism industry are still ongoing.

Source: Reykjavik Grapevine.

Photos: C. Grandpey