La fonte du permafrost en Alaska // Permafrost thawing in Alaska

drapeau-francaisSelon une étude de l’USGS, le pergélisol peu profond se trouve sous un peu plus du tiers de la surface de l’Alaska continentale, mais une superficie de 16% à 24% de ce permafrost superficiel va disparaître d’ici la fin du siècle.
Les auteurs de l’étude ont calculé le dégel qui devrait survenir suite à l’accélération prévue du réchauffement climatique dans la toundra et dans l’écosystème boréal des latitudes septentrionales. Ils ont utilisé des données cartographiques actuelles pour localiser le pergélisol qui commence à moins d’un mètre sous la surface et ont conclu que 38% de l’Alaska continentale est concernée.
Pour prédire la future disparition du permafrost, l’étude analyse les effets des changements de température et de précipitations à venir. Cependant, les résultats pourraient être sous-estimés car l’étude ne tient pas compte des changements subis par la végétation ou les incendies de forêts dont le nombre a augmenté avec le réchauffement climatique en Alaska.
Selon l’étude, les zones où la perte du pergélisol de surface sera la plus spectaculaire se trouvent dans la partie centrale de l’Etat où la probabilité de rencontrer du pergélisol en 2 090 sera de 10%, voire moins.
Le dégel du permafrost affecte l’écoulement des eaux souterraines et de surface, ainsi que les voies de communication qui subissent de gros dégâts. Certains bâtiments et autres structures pourraient souffrir des mouvements du sol. Plus important encore, le dégel continu du pergélisol devrait libérer dans l’atmosphère le carbone stocké jusque là dans le sol. Cela signifierait une énorme source de carbone supplémentaire dans l’atmosphère et une rétroaction positive d’un cycle: les émissions de carbone causées par le réchauffement climatique provoquent à leur tour un réchauffement de l’atmosphère.
L’étude ne prend pas en compte les effets du réchauffement climatique sur le pergélisol profond.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisAccording to a USGS study, shallow permafrost lies beneath the surface of more than a third of mainland Alaska, but 16 % to 24 % will disappear by the end of the century.
The study calculates the thaw that is expected to occur as accelerated warming continues in the tundra and boreal ecosystem of the northern latitudes. It uses current mapping data to estimate locations of existing near-surface permafrost which starts within one metre below the surface. About 38 % of mainland Alaska has such permafrost.
To predict future permafrost loss, the study analyzes effects from expected temperature and precipitation changes. However, the results might be underestimated as the study does not take into account changes to vegetation or wildfires, which have become more plentiful and large as the Alaska climate warms.
According to the study, the areas where near-surface permafrost loss will be most dramatic will be in the central part of the state, where probability of encountering near-surface permafrost in 2090 will drop to 10 % or below.
Permafrost thaw affects flow of groundwater and surface water and local transportation. Some buidings and structures could suffer from movements of the ground. Most importantly, continued permafrost thaw is expected to release previously stored carbon into the atmosphere. This would mean a huge source of additional carbon into the atmosphere and a positive feedback to the cycle: warming-caused carbon release that causes more warming.
The study does not predict effects to deep permafrost.
Source: Alaska Dispatch News.

Permafrost Alaska

Carte montrant la répartition du pergélisol de surface en Alaska (Source: USGS)

Le réchauffement climatique dans l’hémisphère sud // Global warming in the south hemisphere

drapeau francaisMême si le réchauffement climatique est moins significatif dans l’hémisphère sud que dans l’hémisphère nord, les dernières données montrent qu’il est bien présent dans des pays comme l’Afrique du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Selon un chercheur du Conseil de l’Afrique du Sud pour la recherche scientifique et industrielle, 2015 est va être l’année la plus chaude de tous les temps. D’après lui, l’une des seules choses qui pourrait empêcher ou freiner un réchauffement de cette ampleur serait une éruption volcanique majeure comme celle du Krakatoa en 1883. En effet, le nuage de cendre contiendrait du dioxyde de soufre qui renverrait une partie de la lumière du soleil dans espace.
Le chercheur a confirmé que l’augmentation globale actuelle des températures en Afrique du Sud est causée par le réchauffement climatique et par El Nino qui entraîne le réchauffement de l’Océan Pacifique, phénomène qui se produit tous les 2 à 7 ans et qui est en cours en ce moment. Il devrait même s’intensifier avec un pic en décembre. Habituellement, la température globale augmente de 0,01% en Afrique du Sud. Cette année, l’augmentation sera probablement supérieure à 0,1%, soit 10 fois plus que la normale.
En Afrique du Sud, la température est en hausse dans tout le pays. L’été à venir devrait être particulièrement chaud. Les précipitations devraient être inférieures à la normale. Plusieurs régions sont déjà dans un état de sécheresse. Les deux dernières saisons des pluies ont eu des précipitations inférieures à la normale, et une autre saison identique ne ferait qu’aggraver la situation, avec un impact majeur sur l’agriculture. .
Source: Nouvelles 24.

De la même façon, le mois d’octobre a établi un nouveau record pour la moyenne des températures maximales en Australie. Selon l’Agence Nationale des Sciences et le Bureau de Météorologie, le pays pourrait connaître une hausse de température de plus de 5 ° C d’ici la fin du siècle – soit beaucoup plus que le reste du monde – si des mesures drastiques ne sont pas prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le rapport indique que les températures augmenteront probablement tout au long du siècle à travers l’Australie, avec une augmentation annuelle de 1,3C d’ici 2030, par rapport à la moyenne enregistrée entre 1986 et 2005.
Suite au changement climatique, l’Australie doit faire face à des impacts environnementaux et économiques importants dans un certain nombre de secteurs comme l’approvisionnement en eau, l’agriculture, les zones côtières et les infrastructures. D’éminents scientifiques pensent que le changement climatique va entraîner une augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements météorologiques extrêmes. L’élévation du niveau de la mer présente un risque significatif pour les zones côtières, tandis que les océans de la planète pourraient devenir trop acides pour héberger les récifs coralliens.

En Nouvelle-Zélande, la température moyenne a augmenté de 0.9°C au cours du siècle passé. Le Ministère de l’Environnement indique que les impacts probables du changement climatique sont les suivants: des températures plus élevées, en particulier dans l’île du Nord (mais qui resteront probablement inférieures à la moyenne mondiale); l’élévation du niveau de la mer (une hausse moyenne de 16 centimètres a été observée dans quatre des principaux ports au cours du siècle écoulé); la fréquence accrue des événements météorologiques extrêmes tels que les sécheresses (en particulier dans l’est de la Nouvelle-Zélande) et des inondations; un changement de la pluviométrie (précipitations plus élevées dans l’ouest et en baisse dans l’est); recul des glaciers de l’île du Sud où le volume de glace s’est réduit de 11% au cours des 30 dernières années.

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drapeau-anglaisEven though global warming is less strong in the south hemisphere than in countries more to the north, the latest data show that it is present in countries like South Africa, Australia and New Zealand.
According to a researcher from South Africa’s Council for Scientific and Industrial Research, 2015 is going to be the warmest year ever in terms of the global record. He said that one of the only thing that could prevent warming on this scale was a large volcanic eruption like that of Krakatoa in 1883. Indeed, the ash cloud from an eruption on that scale would have sulphur dioxide, which would reflect some sunlight back into space.
The researcher confirmed that the current global increase in South African temperatures is caused by global warming and the El Nino phenomenon which includes the warming of the Pacific, a phenomenon that occurs every 2 to 7 years. We are in such an event now. It is expected to intensify further and peak in December. Usually when the global record increases, it is by 0.01%. This year it is expected to go beyond 0.1%, which is 10 times higher than normal.
In South Africa, the year has been above normal across the country. Especially, the coming summer is expected to be a warm summer. It is also a season of below normal rainfall. Several regions of South Africa are already in a state of drought at the moment. The last two summer rainfall seasons had below normal rainfall, and having another season with below normal rainfall will make the situation worse, with a major impact on the country’s agriculture.
Source : News 24.

In the same way, October has set a new record for the average daily maximum temperatures across Australia. According to the National Science Agency and the Bureau of Meteorology, the country could be on track for a temperature rise of more than 5°C by the end of the century, far more than the rest of the world, unless drastic action is taken to slash greenhouse gas emissions. The report stated that temperatures would likely rise across Australia throughout the century, with the average annual temperature set to be up to 1.3C warmer in 2030 compared with the average experienced between 1986 and 2005.
The country faces significant environmental and economic impacts from climate change across a number of sectors, including water security, agriculture, coastal communities, and infrastructure. Leading scientists advise climate change will cause increases to the frequency and intensity of extreme weather events. Rising sea levels pose a significant risk to coastal communities, while the world’s oceans could become too acidic to support coral reefs.

In New Zealand, the national average temperature has risen 0.9˚C over the past century. The Ministry for the Environment indicates that likely climate change impacts include: higher temperatures, more in the North Island than the South, (but still likely to be less than the global average); rising sea levels (16-centimetre average rise over the four major ports in the past 100 years); more frequent extreme weather events such as droughts (especially in the east of New Zealand) and floods; a change in rainfall patterns – higher rainfall in the west and less in the east; retreat of South Island glaciers – ice volume in the Southern Alps is down 11% in the past 30 years .

Glacier NZ 01

Glacier NZ 02

Glacier NZ 03

Vu du ciel ou sur terre, le recul des glaciers néo-zélandais ne fait aucun doute

(Photos: C. Grandpey)

La COP 21 face à un sacré défi // The Paris Climate Conference : a real challenge

drapeau francaisLes participants à la prochaine COP 21 sur le climat à Paris auront du pain sur la planche! Son but est de réduire à un maximum de 2 ° C l’augmentation de la température moyenne dans le monde au cours des années à venir. Le problème est que les températures ont déjà largement dépassé celles de l’an dernier qui constituaient un record, et 2015 sera probablement l’année la plus chaude de l’histoire, ce qui va à l’encontre de l’affirmation de certains hommes politiques qui affirment que le réchauffement climatique s’est arrêté.
La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) vient d’indiquer que le mois de septembre 2015 a été le plus chaud jamais enregistré depuis 1880, année où le suivi des températures a commencé à l’échelle mondiale. L’agence fait également remarquer que la période de janvier à septembre a été la plus chaude de tous les temps.
La cause immédiate de cette chaleur record est le phénomène climatique El Niño, au cours duquel l’océan libère d’immenses quantités de chaleur dans l’atmosphère. Toutefois, les températures actuelles dépassent tellement celles de la dernière manifestation de El Niño en 1997 et 1998 que les scientifiques affirment que ces températures record ne sauraient se produire sans l’ajout des émissions humaines de gaz à effet de serre.
Les effets combinés de El Niño et du réchauffement par effet de serre ont déjà profondément perturbé les conditions météorologiques à travers le monde. Ils ont probablement contribué à la sécheresse et aux incendies de forêt en Indonésie, à la sécheresse en Australie et à l’urgence alimentaire dans certaines parties de l’Afrique, avec une sévère sécheresse en Ethiopie. Il ne serait pas surprenant que ces effets s’intensifient dans les prochains mois quand El Niño va atteindre son niveau maximum avant de diminuer progressivement. Si l’on se réfère au passé, on peut penser que El Niño générera des quantités inhabituelles de pluie et de neige dans le sud-ouest américain et en Californie, ce qui soulagera cet Etat en proie à la sécheresse, mais avec un risque d’inondations et de coulées de boue.
Au cours des dix derniers mois, la hausse des températures à travers le monde a provoqué une vague de chaleur au printemps en Inde et au Pakistan, avec la mort de plusieurs milliers de personnes. Les températures ont atteint 47 ° C dans certaines parties de l’Inde. Les effets sur le monde naturel ont également été sévères. La forte hausse des températures des océans a provoqué le blanchissement des récifs coralliens dans le monde, et beaucoup risquent de ne pas s’en remettre.
Les scientifiques se sont longtemps demandés si le réchauffement climatique induit par l’homme modifiait la fréquence ou l’intensité des épisodes El Niño, mais la relation entre ces deux phénomènes n’a pas pu être établie. Il semblerait qu’ils soient indépendants et interfèrent mutuellement.
La chaleur record de 2014 et 2015 va à l’encontre de l’idée que le problème des émissions de gaz à effet de serre est résolu, comme continuent à le clamer certains hommes politiques de Washington. Lors de mon dernier séjour dans l’Ouest des Etats-Unis cet été, j’ai eu l’occasion de parler du climat avec les populations locales. J’ai été très surpris de voir à quel point les gens sont conditionnés par leur gouvernement à l’idée que le réchauffement climatique actuel est dû à un cycle naturel et que les activités humaines ne sont pas responsables. Il ne fait guère de doute que ce sera la théorie avancée par messieurs Obama et Poutine (entre autres) au cours de la COP 21 vu que leur intérêt est de voir la planète continuer à se réchauffer pour mettre à jour des ressources minérales dans l’Arctique et y ouvrir de nouvelles routes de navigation
Adapté d’un article dans le journal Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisThe participants in the next climate conference in Paris will have a lot of work ahead of them! The aim of the COP21 is to reduce to a maximum of 2°C the increase in global temperatures in the years to come. The problem is that global temperatures are already running far above last year’s record-setting level and 2015 will probably be the hottest year in the historical record, undermining political claims that global warming had somehow stopped.
The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) has announced that last September was the hottest September on record since 1880, when tracking began at a global scale. The agency also announced that the January-to-September period had been the hottest such span on the books.
The immediate cause of the record-breaking warmth is a strong El Niño weather pattern, in which the ocean releases immense amounts of heat into the atmosphere. But temperatures are running so far ahead of those during the last strong El Niño, in 1997 and 1998, that scientists said the records would not be occurring without an underlying trend caused by human emissions of greenhouse gases.
The combined effects of El Niño and greenhouse warming are already deeply disturbed weather patterns worldwide, likely contributing to dry weather and forest fires in Indonesia, to drought in Australia and to food emergency across parts of Africa, including a severe drought in Ethiopia. Those effects are likely to intensify in coming months as the El Niño reaches its peak and then gradually subsides. Past patterns suggest that the El Niño will send unusual amounts of rain and snow to the American Southwest and to California, offering some relief for that parched state but also precipitating floods and mudslides.
Earlier this year, the global warmth contributed to a spring heat wave in India and Pakistan that killed several thousand people, with temperatures hitting 47°C in parts of India. The effects on the natural world have also been severe, with extreme ocean temperatures bleaching coral reefs around the world, and many of them likely to suffer lasting damage.
Scientists have long wondered whether human-induced global warming would alter the frequency or severity of El Niños, but so far, that does not seem to be the case. Instead, it looks as if they are independent and adding to each other.
The record-setting warmth of 2014 and 2015 has undermined the idea that the problem of greenhouse emissions had somehow solved itself, though some Washington politicians continue to repeat the claims. During my last stay in Western U.S.A., I had the opportunity to talk about the climate with local people. I was greatly surprised to see how strongly they are conditioned by the government to the notion that the current global warming is due to a natural cycle and that human activities are not responsible for it. There is little doubt this will be Mr. Obama’s and Mr. Putin’s theories (among others) during the COP 21 as their interest is to see global warming increase to uncover mineral resources in the Artic where new navigation routes will be available!
Adapted from an article in the Alaska Dispatch News.

Coraux

Exemple de blanchissement des récifs coralliens à Heron Island, sur la Grande Barrière de Corail

(Crédit photo : Wikipedia).

Les glaciers islandais et le réchauffement climatique // Iceland’s glaciers and global warming

drapeau francaisOn peut lire sur le site Iceland Review un article très intéressant sur la fonte des glaciers dans lequel Tómas Jóhannesson, responsable du groupe de recherche glaciologique au Met Office islandais, donne son opinion sur le phénomène.
Tómas Jóhannesson confirme que les glaciers jouent un rôle de «thermomètre précis » et le réchauffement climatique les affecte de façon évidente. Entre 2009 et 2014 les glaciers du Groenland ont fondu deux fois plus vite qu’entre 2003 et 2009, et trois fois plus vite en Antarctique. Les scientifiques pensent que la fonte des glaciers continuera tant que l’Arctique continuera à se réchauffer. Il ajoute que cette fonte semble être plus rapide là où les glaciers viennent vêler dans la mer, comme c’est le cas avec le Columbia Glacier en Alaska.
Comme je l’ai écrit dans une note précédente à propos de l’Islande, un effet de la fonte des glaciers est une hausse du niveau des terres car la pression glaciaire diminue. Ce phénomène peut modifier le littoral et avoir un effet sur l’érosion de la mer. Jóhannesson donne l’exemple du port de Höfn, dans le sud de l’Islande, qui devient de moins en moins profond suite au recul du glacier Vatnajökull. On s’attend à ce que la terre se soulève de plus d’un mètre pendant ce siècle, ce qui rendra très problématique l’entrée dans le port. Toutefois, dans les autres régions côtières de l’Islande où la terre n’est pas affectée par les variations de pression glaciaire, le niveau de la mer a tendance à monter, comme cela se produit ailleurs dans le monde.
En ce qui concerne la couverture glaciaire du Groenland, Jóhannesson explique qu’elle se rétrécit et exerce donc moins d’attraction gravitationnelle qu’auparavant sur la mer en direction du Groenland. Il faut probablement s’attendre à ce que la mer se retire dans une certaine mesure du Groenland, ce qui signifie que dans un certain nombre d’endroits le niveau de la mer va baisser ou, du moins, ne montera pas comme ailleurs dans le monde. Ce n’est toutefois pas un réel problème dans la mesure où, au Groenland, la terre descend à pic dans la mer. Il ne devrait donc pas y avoir de conséquences sérieuses pour les ports.
Selon Jóhannesson, la glace fond trente fois plus vite au Groenland qu’en Islande. La calotte glaciaire du Groenland se réduit de 350 m2 par an, soit un dixième de la taille du Vatnajökull. En conséquence, si le Vatnajökull fondait à la même vitesse que la calotte glaciaire du Groenland, il disparaîtrait en dix ans!
Selon Jóhannesson, des recherches approfondies ont été menées sur les effets du changement climatique sur les glaciers islandais. Une étude prédit que le Langjökull, le Hofsjökull et la partie sud du Vatnajökull auront tous disparu d’ici 200 ans. Jóhannesson ajoute que les organismes tels que l’Icelandic Road and Coastal Administration (qui gère les routes et les côtes en Islande) prennent déjà en compte ces prévisions lors de la conception des ports et des infrastructures. De même, la Société Nationale d’Electricité d’Islande conçoit et gère ses centrales hydroélectriques en prenant en compte les variations futures du débit des cours d’eau en provenance des glaciers. Enfin, la fonte des glaciers aura aussi un effet sur les paysages, le tourisme, et de nombreux autres domaines. Comme le dit Jóhannesson, « ces changements nécessiteront un gros effort de planification ».
Vous pouvez lire l’article complet à cette adresse:
http://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2015/10/17/arctic_2015_arctic_warming_twice_as_much_as_elsewhe/

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drapeau-anglaisOn the Iceland Review website, we can read a very interesting article about glacier melting in which Tómas Jóhannesson, glaciological research group leader at the Icelandic Met Office,gives his opinion about the phenomenon.
Tómas Jóhannesson confirms that glaciers act as an accurate ‘thermometer’ and global warming obviously affects them. The years 2009-14 saw twice as much ice melt in Greenland as in 2003-09, and three times as much in Antarctica. Scientists expect this trend to continue as long as the Arctic region continues to warm up. He adds that changes appear to be quickest where glaciers break off into the sea, as is the case with Columbia Glacier in Alaska.
As I put it in a previous note about Iceland, an effect of glacier melting is that land rises when glacial pressure decreases. This can alter the coastline and have an effect on sea erosion. Jóhannesson gives the example of the harbour in Höfn, South Iceland, which is quickly getting shallower as the Vatnajökull glacier recedes. Land is expected to rise by more than one metre this century, which will make entering the harbour considerably problematic. However, in most places in Iceland sea levels are actually rising, since world sea levels are rising and the land is not being altered by changes in glacial pressure.
As far as the Greenland ice sheet is concerned, Jóhannesson explains that the glacier is shrinking and is therefore exerting less of a gravitational pull on the sea towards Greenland than before. It is reasonable to expect the sea to retreat to some extent from Greenland, meaning sea levels will in many places drop or at least not rise as much as they otherwise would. This is not, however, a particular problem since in Greenland the land descends steeply into the sea. These changes will therefore not cause problems for harbours.
According to Jóhannesson, ice is melting in Greenland at thirty times the rate in Iceland. The Greenland ice sheet is shrinking by 350 m2 per year – that is one-tenth of the size of Vatnajökull. This means that if Vatnajökull were melting at the same speed as the Greenland ice sheet, it would be gone in ten years!
According to Jóhannesson, extensive research has been carried out into the effect of climate change on glaciers in Iceland. One study predicts that Langjökull, Hofsjökull and the southern part of Vatnajökull will all have disappeared in 200 years’ time. Jóhannesson explains that the concerned organisations such as the Icelandic Road and Coastal Administration are already taking such factors into account when designing ports and infrastructure. Similarly, the National Power Company of Iceland bases the design and management of its hydropower plants on considerations of changes in glacial run-off. Last but not least, shrinking glaciers also have an effect on the appearance of the land, tourism, and many other factors. Says Jóhannesson: “These changes will require a lot of planning”.
You can read the full article at this address:
http://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2015/10/17/arctic_2015_arctic_warming_twice_as_much_as_elsewhe/

Deux glaciers en sursis:

Vatna-blog

Le Vatnajökull en Islande

Columbia 01

Le Columbia en Alaska

(Photos: C. Grandpey)