Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

La zone volcanique de la péninsule de Reykjanes et le glacier Vatnajökull (Islande) figurent sur la liste des 100 sites géologiques du patrimoine mondial de l’Union Internationale des Sciences Géologiques (International Union of Geological Sciences – IUGS). Cette liste a été présentée lors d’une conférence internationale qui s’est tenue récemment à Busan, en Corée du Sud.
L’objectif de la publication d’une liste de sites géologiques est d’attirer l’attention sur leur importance pour l’éducation et la connaissance, et de promouvoir la préservation de sites archéologiques significatifs.
C’est la deuxième fois que l’IUGS établit une liste de sites géologiques importants. Il est prévu qu’il y ait trois listes, la troisième étant publiée en 2026. Pour figurer sur la liste des sites géologiques de l’IUGS, ces derniers doivent avoir une grande valeur scientifique internationale.
La zone volcanique de la péninsule de Reykjanes a été choisie pour figurer sur la liste des sites géologiques de l’IUGS en raison de sa connexion avec la dorsale médio-atlantique.

Activité éruptive sur la péninsule de Reykjanes (Image webcam)

L’Association Internationale des Ingénieurs Paysagistes (International Association of Landscaping Engineers) a désigné le Vatnajökull comme site géologique d’importance internationale en raison de l’interaction entre les glaciers et l’activité volcanique. La cohabitation des coulées de lave et des sables glaciaires est un phénomène rare, et on peut en trouver des exemples parmi les meilleurs dans le monde au glacier Vatnajökull. Le glacier Vatnajökull est un parc national et un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Source : Iceland Monitor.

Glacier Vatnajökull (Photo: C. Grandpey)

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Selon la compagnie nationale islandaise pour les catastrophes naturelles, le total des dégâts subis par les structures de Grindavík lors des séismes et de l’éruption de novembre-décembre 2023 pourrait s’élever à 16-17 milliards de couronnes [ISK], soit 106-112 millions d’euros. Les dommages aux habitations sont estimés à 6,5 milliards d’ISK (43 millions d’euros). L’évaluation des dégâts aux infrastructures telles que les lignes électriques, installations portuaires et bâtiments commerciaux reste à faire.

Source : Iceland Monitor.

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Une hausse de l’activité et des émissions très élevées de SO2 (jusqu’à 9 985 tonnes/jour) sur le Kanlaon (Philippines) ont entraîné l’évacuation d’environ 300 personnes vivant à moins de 4 km du volcan le 10 septembre 2024. Le même jour, 337 séismes d’origine volcanique ont été enregistrés et un volumineux panache est monté jusqu’à 1 000 m au-dessus du sommet. On sait que l’exposition au SO2 peut provoquer des problèmes respiratoires, en particulier chez les personnes vulnérables. Il a été conseillé à la population de rester à l’intérieur et de porter des masques de protection. Selon la presse locale, les cours ont été suspendus dans quatre communes autour du volcan.
Le Kanlaon reste au niveau d’alerte 2, avec un risque d’augmentation de son activité. Il est fortement conseillé aux visiteurs et à la population d’éviter la zone de danger permanent de 4 km.
Le Kanlaon, point culminant de l’île de Negros aux Philippines, est un grand stratovolcan andésitique. Le sommet présente une caldeira de 2 km de large avec un lac de cratère et une bouche active, le cratère Lugud, au sud de la caldeira. Depuis 1866, les éruptions sont généralement phréatiques de faible à modérée, avec de petites retombées de cendres.
Source : PHIVOLCS, Manila Bulletin.

 

Vue du Kanlaon le 10 Septembre 2024 (Crédit photo : PHIVOLCS)

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Au Kamchatka, un niveau modéré d’activité est observé sur le Karymsky. Une anomalie thermique a été détectée sur les images satellite. Une série de six explosions le 30 août 2024 a généré des panaches de cendres qui se sont élevés jusqu’à 7 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne a été brièvement relevée au Rouge, puis abaissée à nouveau à l’Orange le même jour.

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L’extrusion de lave se poursuit sur le nouveau dôme du Sheveluch en croissance sur le flanc sud-ouest de l’ancien Sheveluch et au niveau d’une nouvelle bouche qui s’est ouverte lors des événements explosifs des 17 et 18 août. Des anomalies thermiques sont identifiées quotidiennement au-dessus des dômes actifs. L’activité explosive génère des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 8 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

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La couleur de l’alerte aérienne pour le Klyuchevskoy a été abaissée au Vert (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs) le 7 septembre 2024. La sismicité a retrouvé un niveau normal et aucun signe d’activité éruptive n’a été identifié sur les images satellite.

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La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange sur l’Ebeko.

Source : KVERT.

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L’activité éruptive se poursuit et reste globalement inchangée sur le Fuego (Guatemala). Des explosions quotidiennes génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du bord du cratère. Elles éjectent des matériaux incandescents à 100-200 m au-dessus du sommet et produisent des avalanches de matériaux qui descendent sur les flancs du volcan, atteignant parfois des zones de végétation. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent. Dans la soirée du 19 septembre 2024, des lahars ont dévalé plusieurs ravines en charriant des branches et des troncs d’arbres, ainsi que des blocs de 1,50 m de diamètre.
Source : INSIVUMEH.

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L’activité éruptive se poursuit au niveau du cratère Laki-laki du Lewotobi (Indonésie). Des panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Une image webcam du 5 septembre 2024 a capturé une zone d’incandescence sur le flanc du volcan et la présence d’éclairs dans la partie inférieure du panache. Un article de presse informe le public que depuis deux mois, l’activité est au point mort à l’aéroport Frans Seda Maumere (60 km à l’ouest-sud-ouest du volcan) en raison de retombées de cendres sur les pistes. L’article indique également que l’aéroport d’Ende a été fermé pendant plusieurs jours. Le niveau d’alerte reste à 3 (niveau 2 sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion mise en place par les autorités.
Source : PVMBG.

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Une activité éruptive soutenue se spoursuit sur le Sangay (Équateur) avec de nombreuses explosions quotidiennes. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent généralement à 400-600 m au-dessus du sommet. Des matériaux incandescents sont éjectées à 500 m au-dessus du sommet et descendent dans la ravine SE jusqu’à 1,5 km du sommet. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

Reykjanes and Vatnajökull glacier (Iceland) are on the International Union of Geological Sciences (IUGS)’s list of 100 geological heritage sites on the planet.This was presented at an international conference that was held recently in Busan, South Korea.

The aim of publishing a list of geological monuments is to draw attention to their importance for education and knowledge, and to promote the preservation of significant archaeological sites.

This is the second time that the IUGS has compiled a list of important geological sites. It is planned that there will be three IUGS lists, and the third one will be published in 2026. To be on the IUGS list of geological monuments, geological sites must have a high international scientific value.

The Reykjanes volcano was designated to be on the IUGS list of important geological monuments due to its connection to the Mid-Atlantic Ridge.

The International Association of Landscaping Engineers designated Vatnajökull as an internationally important geological site due to the interaction between glaciers and volcanic activity. Glacier runs and sands are a rare phenomenon in the world, and at Vatnajökull glacier you can find examples of them that are among the best. Vatnajökull glacier is a national park and a UNESCO World Heritage Site.

Source : Iceland Monitor.

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According to Iceland’s National Disaster Management Agency, the total damage to structures in Grindavík from the November-December 2023 earthquakes and eruption could amount to 16-17 billion Icelandic crowns [ISK], or €106-112 million. Damage to homes is estimated at 6.5 billion ISK (€43 million). Damage to infrastructure such as utilities, port facilities and commercial buildings has yet to be assessed.
Source: Iceland Monitor.

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Increased activity and very high SO2 emissions (up to 9 985 tonnes/day) at Kanlaon (Philippines) forced approximately 300 residents living within 4 km from the volcano to evacuate on September 10th, 2024. On the same day, 337 volcanic earthquakes were registered and a voluminous plume reached 1 000 m above the summit. It is well known that SO2 exposure can cause respiratory issues, especially for vulnerable groups. Residents have been advised to stay indoors and wear protective masks.

Kanlaon remains at Alert Level 2, with potential for increased volcanic activity. Visitors and the population are strongly advised to avoid the 4 km Permanent Danger Zone. A news report noted that both public and private schools suspended classes in four barangays.

Kanlaon volcano, the highest point on Negros Island in the Philippines, is a large andesitic stratovolcano. The summit features a 2-km-wide caldera with a crater lake and an active vent, Lugud crater, to the south. Since 1866, eruptions have typically been small-to-moderate phreatic explosions, resulting in minor local ashfall.

Source : PHIVOLCS, Manila Bulletin.

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In Kamchatka, moderate levels of activity are observed at Karymsky. A thermal anomaly is identified in satellite images. A series of six significant explosions on 30 August generated ash plumes that rose as high as 7 km above sea level. The Aviation Color Code was briefly raised to Red and then lowered back to Orange that same day.

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Lava extrusion continues at Sheveluch’s new dome that is growing on the SW flank of Old Sheveluch and at a new vent that formed during the 17-18 August explosive events. Daily thermal anomalies over the domes are identified in satellite images. Explosive activity generates ash plumes that rise as high as 8 km a.s.l. The Aviation Color Code remains at Orange

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The Aviation Color Code for Klyuchevskoy was lowered to Green (the lowest level on a four-color scale) on 7 September 2024. Seismicity had decreased to background levels and no signs of eruptive activity were identified in satellite data.

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The Aviation Color Code remains at Orange at Ebeko.

Source : KVERT.

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Eruptive activity continues and remains globally unchanged at Fuego (Guatemala). Daily explosions generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1.1 km above the crater rim. They eject incandescent material 100-200 m above the summit and produce avalanches of material that descended the flanks, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall has been reported in several downwind areas. During the evening of 19 Septrmber 2024, lahars descended several drainages, carrying tree branches, trunks, and blocks as large as 1.5 m in diameter.

Source : INSIVUMEH.

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Eruptive activity continues at Lewotobi’s Laki-laki crater (Indonesia). Ash plumes rise as high as 1.2 km above the summit. A webcam image on 5 September 2024 captured an area of incandescence on the flank and possible lightning in the lower part of the plume. A news article noted that for the past two months operations have been suspended at the Frans Seda Maumere Airport (60 km WSW) because ashfall on the runways. The report also noted that the airport in Ende had been closed for several days. The Alert Level remains at 3 (level 2 on a scale of 1-4) and the public is asked to stay outside the exclusion zone.

Source : PVMBG.

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High levels of eruptive activity continue at Sangay (Ecuador) with numerous daily explosions. Gas-and-ash plumes usually rise 400-600 m above the summit. Incandescent material is ejected 500 m above the summit and descends the SE drainage as far as 1.5 km. The Alert Level is kept at Yellow (level 2 on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Dans sa dernière mise à jour (6 août 2024), le Met Office islandais indique que le nombre de séismes quotidiens détectés sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur et dans les environs continue d’augmenter.
Le soulèvement du sol et donc l’accumulation de magma sous Svartsengi n’a pas évolué au cours des derniers jours, et montre même une légère déflation.
Soulèvement du sol et hausse de l’activité sismique indiquent que la pression dans le système magmatique augmente. Reste à savoir quelle pression la croûte peut supporter avant de se rompre et donner naissance à une nouvelle éruption.
Selon les modélisations, la quantité actuelle de magma dans le réservoir sous Svartsengi est comparable à ce qu’elle était avant le début de l’éruption fin mai. Les premiers calculs laissaient supposer que d’ici la fin de cette semaine (c’est-à-dire le 10 ou le 11 août), la limite supérieure de la quantité de magma nécessaire pour déclencher une nouvelle ascension de magma et donc une éruption volcanique serait atteinte. Cependant, la vitesse de soulèvement du sol a diminué, ce qui veut dire qu’il faudra peut-être attendre un peu plus que prévu pour que se produise un nouvel événement éruptif.

Evolution de l’inflation dans le secteur de Svartsengi (Source: Met Office)

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Situé à environ 25 km au nord du lac Kivu et à 13 km au nord-nord-ouest du volcan Nyiragongo en République Démocratique du Congo (RDC), le Nyiamulagira (également appelé Nyiamuragira) est actuellement le volcan le plus actif d’Afrique.
Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, l’activité éruptive a augmenté au cours des dernières semaines. Un nouveau bras de lave est apparu sur le côté ouest du volcan ; il s’étire sur 7 km au nord-nord-ouest de la lèvre nord du cratère. À l’ouest,une coulée de lave avance sur 5 km à partir de la bouche active. C’est ce qu’ont révélé des images satellites le 4 août 2024.
Le 30 juillet, des images satellites s’appuyant sur des anomalies thermiques montraient déjà des coulées de lave s’étirant sur 5 km au nord-nord-ouest de la lèvre nord du cratère du Nyamulagira et une autre coulée qui avançait sur près de 2 km à l’ouest de la lèvre nord-ouest du cratère.
Dans ma note du 2 août, j’indiquais qu’une anomalie thermique d’environ 800 m est-ouest et plus de 1,1 km nord-sud avait pour centre la bouche éruptive à l’intérieur du cratère.
Source : The Watchers.

 

Image satellite du Nyiamuragira le 4 août 2024 (Source : Copernicus EU/Sentinel-2)

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Au Kamchatka, l’éruption du Bezymianny se poursuit. Une anomalie thermique significative est observée sur le volcan sur les images satellite. La couleur de l’alerte aérienne reste Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs)

Une activité modérée se poursuit sur le Karymsky. Les données satellitaires montrent une anomalie thermique sur le volcan. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs).

Une activité explosive modérée se poursuit sur l’Ebeko. Les images de la webcam montrent des explosions qui génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 3 km au-dessus du niveau de la mer. Une anomalie thermique est également observée sur le volcan sur les images satellitaires. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs).

L’activité éruptive du Sheveluch s’est intensifiée à la fin du mois de juillet. Un dégazage vigoureux a accompagné l’éruption effusive dans la zone N du cratère du Jeune Sheveluch, ainsi que la croissance du dôme de lave sur le flanc SO du Vieux Sheveluch. Des anomalies thermiques sont observées sur les deux zones sur les images satellitaires. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs).

Dôme de lave du Sheveluch (Crédit photo: KVERT)

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Comme je l’ai écrit précédemment, un paroxysme s’est produit dans la Voragine de l’Etna (Sicile) le 4 août 2024 lorsque l’activité strombolienne a commencé à augmenter en intensité et en fréquence. Elle a ensuite évolué en fontaines de lave. La couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Rouge. Le panache éruptif s’est élevé jusqu’à environ 10 km au-dessus du niveau de la mer. Des retombées de cendres ont été observées dans plusieurs localités sous le vent. L’activité a rapidement diminué et la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à l’Orange. Les vols à l’aéroport de Catane ont été réduits à six arrivées par heure pendant la période d’activité la plus intense. Pendant l’épisode de fontaines de lave, les observateurs de l’INGV ont remarqué que la lave de la Voragine avait complètement rempli la Bocca Nuova, ce qui a occasionné des débordements de lave sur la lèvre ouest. On a aussi observé une coulée active qui descendait le flanc nord-ouest jusqu’à une altitude d’environ 3 000 m. Une autre coulée était présente entre la Voragine et la Bocca Nuova.
Source : INGV.

Image thermique du paroxysme (Source: INGV)

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L’activité éruptive continue sur le Fuego (Guatemala) sans changement significatif. De 2 à 10 explosions quotidiennes génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 4,8 km au-dessus du cratère. Les explosions produisent des avalanches de blocs qui descendent plusieurs ravines. La plupart du temps, les explosions éjectent également des matériaux incandescents à 100-300 m au-dessus du sommet. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent.

Toujours au Guatemala, l’activité éruptive continue au niveau du complexe de dômes Caliente du Santiaguito avec extrusion de lave, effondrements et avalanches de blocs. De petites coulées pyroclastiques sont parfois observées. Pendant la plupart des nuits, une incandescence est visible sur le dôme Caliente, dans la partie supérieure de la coulée de lave et à plusieurs endroits sur les autres flancs. Quelques explosions génèrent chaque heure des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent à 400-800 m au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités.
Source : INSIVUMEH.

Le Santiaguito vu depuis le sommet du Santa Maria (Photo: C. Grandpey)

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D’un point de vue sismique, l’activité éruptive sur le Popocatepetl (Mexique) se traduit par des événements longue période (LP) qui s’accompagnent d’émissions de gaz, de vapeur et parfois de petites quantités de cendres. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, phase 2.
Source : CENAPRED.

Crédit photo: CENAPRED

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Dernière minute : Une éruption de faible intensité a eu lieu à White Island (Nouvelle-Zélande), le 9 août 2024, avec un panache de cendres qui s’est dirigé vers l’est du volcan. Le niveau d’alerte volcanique a été relevé à 3 et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.
L’activité, détectée grâce aux images des webcams et aux données satellitaires, a depuis diminué. Il est surprenant d’apprendre qu’il y a un manque de capteurs sur White Island pour surveiller l’activité. Cette pénurie d’instruments rend difficile la détection de changements à court terme de l’activité volcanique, qui pourraient survenir sans préavis.
Source : GeoNet.
C’est ce qui s’est passé le 9 décembre 2019, jour où le volcan a connu une éruption soudaine et meurtrière alors que 47 personnes, principalement des touristes, se trouvaient sur l’île ou à proximité. 22 personnes ont perdu la vie et de nombreux survivants ont subi de graves brûlures.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In its latest update (August 6th, 2024), the Icelandic Met Office indicates that the number of earthquakes per day detected on the Sundhnúkur crater row and the surrounding area continues to increase.

The development of land uplift and magma accumulation beneath Svartsengi has remained similar for the past few days as the land uplift continues to decrease at a slow rate.

That, together with increased earthquake activity indicates that pressure in the system is increasing. It remains to be seen how much pressure the crust can withstand before it breaks, and another eruption occurs.

According to model calculations, the estimated amount of magma in the magma reservoir beneath Svartsengi is comparable to what it was prior to the onset of the eruption that started at the end of May. Initial model calculations suggested that by the end of this week (which means August10th-11th), the upper limit of amount needed to trigger a new magma propagation and even a volcanic eruption would be reached. However, the rate of uplift has decreased, which can result in a longer time window if a new event doesn’t start in the next few days.

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Located about 25 km north of Lake Kivu and 13 km north-northwest of Nyiragongo volcano in the Democratic Republic of Congo (DRC), Nyiamulagira (also called Nyiamuragira) is currently Africa’s most active volcano.

As I put it in previous posts, eruptive activity increasedduring the past weeks. A new lava arm has emerged on the western side of the volcano, extending over 7 km north-northwest of the northern crater rim. A western lava flow was 5 km long from the active vent. This was revealed by satellite images on August 4th, 2024.

On July 30th, satellite images based on thermal anomalies already showed lava flows extending over 5 km north-northwest of Nyamulagira’s northern crater rim and a new flow extending almost 2 km west of the northwestern crater rim.

In my post of August 2nd, I wrote that a thermally anomalous area about 800 m E-W and more than 1.1 km N-S was centered over the vent area in the crater.

Source : The Watchers.

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In Kamchatka, the eruption at Bezymianny continues. A notable thermal anomaly is observed over the volcano in satellite imagery. The Aviation Color Code remains at Yellow (level 2 on a four-color scale)

Moderate levels of activity continue at Karymsky. Satellite data show a thermal anomaly over the volcano. The Aviation Color Code remains at Orange (level 3 on a four-color scale).

Moderate explosive activity continues at Ebeko. Webcam images show explosions which generate ash plumes that rise up to 3 km a.s.l. A thermal anomaly is also observed over the volcano in satellite images. The Aviation Color Code remains at Orange (level 3 on a four-color scale).

Eruptive activity at Sheveluch intensified by the end of July. Vigorous degassing accompanied the effusive eruption in the N area of the crater of Young Sheveluch, as well as the growth of the lava dome on the SW flank of Old Sheveluch. Thermal anomalies are observed over both areas in satellite images. The Aviation Color Code remains at Orange (level 3 on a four-color scale).

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As I put it before, a paroxysm occurred at Mt Etna (Sicily) on August 4th, 2024 when Strombolian activity at Voragine began to increase in intensity and frequency. Activity transitioned to lava fountains. The Aviation Color Code was raised from Orange to Red.The eruption plume rose up to about 10 km a.s.l. Ashfall was observes in several downwind municipalities. Activity rapidly decreased and the Aviation Color Code was lowered to Orange. Operations at Catania airport were reduced to six arrivals per hour during this period of elevated activity. During the lava fountaining, INGV observers noted that lava from Voragine had completely filled the Bocca Nuova crater, resulting in lava overflows from its W rim. There was an also an active flow moving NW to an elevation of about 3,000 m, and a flow was present between the Voragine and BN craters.

Source : INGV.

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Eruptive activity continues at Fuego (Guatemala) con no significant changes. From 2 to 10 daily explosions generate gas-and-ash plumes that rise as high as 4.8 km above the crater. The explosions produce block avalanches that descend several drainages. On most days the explosions also ejected incandescent material 100-300 m above the summit. Ashfall is reported in downwind areas.

Still in Guatemala, eruptive activity continues at Santiaguito‘s Caliente lava-dome complex with lava extrusion, block collapses and avalanches. Occasional short pyroclastic flows are also observed. During most nights, incandescence is visible around the Caliente dome, along the upper parts of the lava flow, and at several locations on other flanks. A few explosions per hour generate gas-and-ash plumes that rise 400-800 m above the summit. Ashfall has been reported in several municipalities.

Source : INSIVUMEH.

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Last minute : A minor eruption took place at White Island (New Zealand), on August 9th, 2024, with an ash plume that travelled to the east of the volcano. The Volcanic Alert Level was raised to 3, and the Aviation Colour Code was increased to Orange.

The activity, detected through a combination of webcam imagery and satellite data has since diminished. It is surprising to learn that there is a lack of sensors on White Island to monitor the activity. This limitation makes it challenging to detect short-term changes in volcanic activity, which could occur with little notice.

Source : GeoNet.

On December 9th, 2019, the volcano experienced a sudden and deadly eruption while 47 people, mostly tourists, were on or near the island. 22 people lost their lives and many of the survivors suffered severe burns.

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Eruptive activity at Popocatepetl (Mexico) consists of long-period (LP) events that are accompanied by emissions of gas, steam, and sometimes small quantities of ash.The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.
Source : CENAPRED.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Prévision éruptive : on piétine // Eruptive prediction : hardly any progress

Les dernières informations que j’ai diffusées à propos du Kilauea (Hawaï) et de la péninsule de Reykjanes (Islande) montrent toutes les incertitudes qui entourent actuellement la prévision éruptive. A Hawaï comme en Islande, on s’attend à une éruption, mais on ne sait ni quand, ni où elle se produira, ni même si elle se produira !

Le HVO le regrette mais ne peut faire autrement. Le 23 juillet 2024, au cours de la même journée, l’observatoire hawaïen a modifié à deux reprises le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne!

En Islande, le Met Office évoque la possibilité d’une arrivée de lave à l’intérieur de la ville de Grindavik, après avoir écarté cette éventualité il y a quelques semaines. De plus, scientifiques et universitaires ne sont pas tous d’accord quant à la prévision des événements.

Plus près de nous, la situation sur l’Etna et le Stromboli montre la faiblesse de la prévision éruptive. Les paroxysmes sur l’Etna se déroulent selon le même processus (activité strombolienne suivie de fontaines de lave), mais rien ne permet à l’aéroport de Catane d’anticiper les retombées de cendres sur les pistes. A l’occasion de chaque épisode éruptif, les vols sont suspendus.

A Stromboli, les derniers événements (effondrements accompagnés de coulées pyroclastiques sur la Sciara del Fuoco) ont justifié le déclenchement de l’alerte Rouge, avec les restrictions que cela suppose, et le désarroi des habitants,  au cœur de la saison touristique.

Le Kilauea, l’Etna, le Stromboli sont truffés d’instruments auxquels se sont ajoutées ces dernières années les mesures satellitaires, que ce soit au niveau thermique ou de la déformation des édifices volcaniques. Malgré ces innovations, nous n’avançons pas en matière de prévision éruptive.

S’agissant des trois volcans que je viens de mentionner, les risques pour la population sont limités. Il en va tout autrement avec les volcans explosifs de la Ceinture de Feu du Pacifique. Le très lourd bilan de l’éruption du Fuego (Guatemala) en 2018 montre à quel point nous sommes démunis. L’événement a provoqué une chamaillerie entre l’INSIVUMEH et la CONRED, qui se sont accusés mutuellement du terrible bilan.

Aujourd’hui quand un de ces volcans explosifs menace d’entrer en éruption, on met en place le principe de précaution, ce qui semble une sage décision. Faute de pouvoir prévoir, mieux vaut mettre des gens à l’abri plutôt que de les exposer au danger. Il arrive toutefois que le volcan ne laisse pas le temps de mettre en place ce principe de précaution. L’explosion de White Island en 2019 et ses 22 morts montre, si besoin est, les failles de la prévision éruptive.

Pour le moment, nous ne savons pas faire grand-chose, mais ce serait une erreur de ne pas continuer à améliorer la technologie de surveillance des monstres de feu…

Le tracé du tremor éruptif montre la soudaineté avec laquelle se déclenchent les paroxysmes sur l’Etna. Difficile d’anticiper. (Source : INGV)

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The latest information I have released about Kilauea (Hawaii) and the Reykjanes Peninsula (Iceland) shows all the uncertainties that currently surround eruption prediction. In Hawaii as in Iceland, an eruption is expected, but nobody knows when, where or even if it will happen!
HVO regrets this uncertainty but cannot do otherwise. On July 23rd, 2024, the Hawaiian observatory changed the volcanic alert level and the aviation color code twice during this same day.
In Iceland, the Met Office mentions the possibility of lava arriving inside the city of Grindavik, after having ruled out this possibility a few weeks ago. In addition, scientists at the Met Office and at the University of Iceland do not all agree on the prediction of events.
Closer to us, the situation on Mount Etna and Stromboli shows the weakness of the eruption prediction. The paroxysms on Mt Etna occur according to the same process (strombolian activity followed by lava fountains), but nothing allows Catania airport to anticipate the ashfall on the runways. On the occasion of each eruptive episode, flights are suspended.
At Stromboli, the latest events (collapses accompanied by pyroclastic flows on the Sciara del Fuoco) justified the triggering of the Red alert, with the restrictions that this implies, at the heart of the tourist season.
Kilauea, Etna, Stromboli are full of instruments to which satellite measurements have been added in recent years, whether fot temperature measurement or the deformation of the volcanic edifice. Despite these innovations, we are not making progress in terms of eruptive prediction.
Regarding the three volcanoes that I have just mentioned, the risks for the population are low. It is quite different with the explosive volcanoes of the Pacific Ring of Fire. The very heavy toll of the eruption of Fuego (Guatemala) in 2018 shows how helpless we are. The event caused a squabble between INSIVUMEH and CONRED, that blamed each other for the terrible toll.
Today, when one of these explosive volcanoes threatens to erupt, we establish the precautionary principle, which seems a wise decision. It is better to shelter people rather than expose them to danger. However, sometimes the volcano does not give time to put in place this precautionary principle. The explosion of White Island in 2019 and its 22 deaths shows, if need be, the flaws of eruption prediction.
For the moment, we cannot do much, but it would be a mistake not to continue to improve the technology for monitoring volcanoes…

Le Fuego, une roulette russe au Guatemala// Fuego Volcano, Russian roulette in Guatemala

Les gens ont toujours été fascinés par les volcans car les éruptions leur montrent en direct la naissance de la Terre. Ces derniers temps, la hausse d’activité du volcan Fuego au Guatemala a fait monter en flèche le nombre d’excursions sur le volcan, mais elle les a également rendues plus dangereuses. Selon un professeur de volcanologie et climatologie à l’Université de Bristol, « ce n’est qu’une question de temps avant que quelqu’un se fasse tuer. »

Deux volcans, l’Acatenango et ie Fuego – se dressent à la périphérie d’Antigua, l’ancienne capitale du Guatemala, sans oublier le magnifique cône de l’Agua dont le nom fait référence à une coulée de boue dévastatrice qui a dévalé ses flancs le 11 septembre 1541 et a détruit la première capitale du Guatemala.

Photos: C. Grandpey

Gravir l’Acatenngo et le Fuego est considéré comme un rite de passage pour les voyageurs qui visitent le Guatemala. C’est surtout le Fuego qu’ils viennent voir car il peut se manifester jusqu’à 200 fois par jour. Les nombreuses agences de voyages qui conduisent les groupes à proximité du cratère actif misent sur ce spectacle de la nature pour engranger de l’argent. On a vu certains visiteurs s’approcher à moins de 100 mètres de la lèvre du cratère Ces gens inconscients – et stupides – ont tendance à oublier que le Fuego est un tueur.

Il y a six ans, une soudaine hausse d’activité volcanique a eu des conséquences tragiques. Le 3 juin 2018, une puissante éruption a surpris tout le monde, y compris les volcanologues de l’INSIVUMEH. Les autorités ont admis qu’un défaut de communication entre la CONRED (agence qui gère les catastrophes) et l’institut volcanologique a retardé les évacuations quand les coulées pyroclastiques ont dévalé les flancs du Fuego (voir mes notes du 4 et 14 juin 2018). Elles ont enseveli la ville de San Miguel Los Lotes sous des amas de cendres et de roches. Le bilan officiel de l’éruption s’élève à 218 morts, mais les habitants affirment que jusqu’à 3 500 personnes ont disparu ce jour-là.

San Miguel Los Lotes avant et après la destruction de la localité par les coulées pyroclastiques (Source: Conred)

Aujourd’hui, la randonnée jusqu’au Fuego est plus populaire que jamais. Les guides locaux estiment que 200 à 400 personnes visitent i’Acatenango et le Fuego chaque jour, avec jusqu’à 1 000 visiteurs lors d’un vendredi ou d’un samedi chargé. Le tourisme est un énorme moteur économique pour Antigua en particulier et pour le Guatemala en général. En 2018, il a rapporté plus de 838 millions de livres sterling au gouvernement guatémaltèque.

Au final, ce sont ce sont ceux qui gagnent leur vie en guidant des groupes vers les volcans qui sont les plus menacés, car ils passent beaucoup plus de temps dans la zone dangereuse que la plupart des autres visiteurs. Les autorités guatémaltèques insistent sur le fait qu’il est extrêmement dangereux de s’approcher trop près du Fuego. La terrasse de l’Acatenango voisin offre une bonne vue sur les éruptions spectaculaires du Fuego et les gens sont suffisamment en sécurité. Tous les circuits font visiter l’Acatenango en premier, avec une halte dans un camp de base. Les plus courageux et aventureux continuent leur route vers le Fuego. Le professeur de l’Université de Bristol ne comprend pas pourquoi des groupes de touristes continuent de se rendre sur un volcan actif aussi redoutable.

Crédit photo: INSIVUMEH

L’INSIVUMEH publie quotidiennement des bulletins en espagnol sur Facebook, X et son site Internet (voir ma dernière note « Volcans du monde »). Ces bulletins mettent en garde contre les risques de blessures ou de mort pour ceux qui s’approchent trop près du cratère du Fuego. Cependant, comme l’ascension du Fuego n’est pas illégale, l’INSIVUMEH ne peut qu’avertir des risques et n’a pas le pouvoir d’empêcher les visiteurs de grimper sur le volcan. S’agissant des autorités locales, il n’est pas évident de savoir qui gère l’Acatenango et le Fuego. Les municipalités autour de ces deux volcans facturent des frais d’entrée pour différents secteurs de chacun d’eux. Quoi qu’il en soit, le tourisme volcanique est « une vache à lait » pour les autorités locales et le gouvernement central n’a pas assez d’autorité pour imposer de quelconques restrictions.

Source : La BBC.

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People have always been fascinated with volcanoes because eruptions show them Earth’s birth. Recent increased activity at Guatemala’s Fuego Volcano has sent the popularity of the tours skyrocketing, but it has also made them more dangerous. According to a Professor of Volcanoes and Climate at the University of Bristol, “it’s only a matter of time before someone gets killed.”

Twin volcanoes – Acatenango and Fuego – sit on the outskirts of Antigua, the ancient capital of Guatemala, without forgetting the beautiful cone of Mount Agua. .

Climbing them is considered a rite of passage for travellers visiting Guatemala, and it is Fuego in particular that they come to see as this active volcano can erupt 200 times a day. It is precisely what attracts the attention of tourists. Capitalising on this feat of nature are the numerous tour companies which take groups perilously close to Fuego’s active crater. Some visitors have been seen going within 100 meters from its rim.

These reckless – and stupid – people tend to forget that Fuego is a killer. Six years ago, a sudden increase in volcanic activity had tragic consequences. On June 3rd, 2018, a powerful eruption caught much of the surrounding area by surprise. Authorities have admitted that a communication breakdown between CONRED and INSIVUMEH delayed evacuations as pyroclastic flows cascaded down the volcano (see my posts of June 4th and 14th 2018). It buried the entire town of San Miguel Los Lotes under ash and rock. The official death toll from the eruption was 218 people, but locals say as many as 3,500 people disappeared that day.

Today, the hike to Fuego Volcano is more popular than ever. Local guides estimate that 200 to 400 people visit Acatenango and Fuego every day, jumping to as many as 1,000 on a busy Friday or Saturday. Tourism is a huge economic driver for Antigua in particular and Guatemala in general. In 2018, the tourism industry brought over £838 million to the Central American nation’s coffers.

And it is those who derive their livelihoods from guiding groups up the volcanoes that are the most at risk as they spend far more time in the danger zone than most others.

Guatemala’s authorities insist that getting too near Fuego is extremely dangerous The terraces of neighbouring Acatenango offer a spectacular view of Fuego’s lava shows and people are saafe enough. All tours hike Acatenango first, resting in a base camp there. Those who are feeling adventurous then continue on to Fuego. The professor at Bristol University is baffled that tour groups continue to go the active volcano.

INSIVUMEH issues daily bulletins in Spanish on Facebook, X and its website (see my latest post « Volcanoes of the world) warning of risks of injury or death to those who go too close to Fuego’s crater. However, as climbing Fuego is not illegal, INSIVUMEH can only warn of the risks and lacks the power to stop visitors from going there.

As far as local authorities are concerned, it is not obvious who is in charge. Local municipalities charge entry fees for various portions of each volcano and the surrounding area. As such, volcano tourism is “a cash cow” for local authorities and the central government is not strong enough to impose any restriction.

Source : The BBC.