Nouvelle carte sismique des Etats Unis // New seismic map of the United States

Des scientifiques de l’Université de Stanford ont compilé la carte la plus détaillée à ce jour des contraintes sismiques en Amérique du Nord. La carte et l’étude qui l’accompagne fournissent des informations précises sur les régions les plus exposées aux séismes ainsi que les types de séismes susceptibles de se produire.
La nouvelle carte est apparue dans une étude publiée le 22 avril 2020 dans la revue Nature Communications. Grâce à l’incorporation de près de 2 000 «orientations de contraintes» (mesures indiquant la direction dans laquelle la pression s’exerce sous terre) ainsi que 300 mesures non incluses dans les études précédentes, la carte fournit une image de bien meilleure résolution de l’activité sismique régionale.
Pour élaborer la carte, les chercheurs ont compilé des mesures nouvelles et anciennes obtenues à partir de forages, puis ils ont utilisé des informations relatives aux séismes passés pour en déduire quels types de failles étaient susceptibles de se trouver en différents endroits.
Connaître l’orientation d’une faille et le niveau de contrainte à proximité permet de savoir dans quelle mesure elle est susceptible de s’activer et si les gens doivent s’inquiéter, que ce soit dans le cadre de scénarios de séismes naturels ou de ceux déclenchés par l’industrie. L’expression « séismes déclenchés par l’industrie» fait référence à l’activité sismique causée par l’homme, en particulier dans certaines parties de l’Oklahoma et du Texas où la fracturation hydraulique est monnaie courante. Il est utile de rappeler que cette méthode d’extraction du pétrole et du gaz consiste à injecter de l’eau en profondeur dans des couches de roches pour forcer l’ouverture de crevasses et extraire le pétrole ou le gaz qui se trouve à l’intérieur. Le risque, c’est que cette technique déstabilise le sol. En 2018, l’USGS a constaté que le niveau de risque sismique dans l’Oklahoma était à peu près le même qu’en Californie.
Tout en confirmant les connaissances existantes, certaines caractéristiques de la nouvelle carte donnent des indications supplémentaires sur les types de séismes les plus susceptibles de se produire à travers le continent. Ces informations peuvent jouer un rôle majeur dans la façon dont les régions se préparent aux catastrophes. Dans l’ouest des États-Unis, par exemple, les chercheurs ont observé que la direction des contraintes sous la surface de la Terre avait changé jusqu’à 90 degrés sur des distances de seulement 10 kilomètres. Cela signifie que les fluides injectés dans le sol dans le processus de fracturation hydraulique peuvent être chahutés, même à une courte distance de l’endroit où ils sont injectés.

Sur la carte ci-dessous, des lignes noires indiquent la direction de la pression dans les zones de contrainte maximale. Les zones bleues représentent des failles d’extension où la croûte s’étire horizontalement. Les zones vertes représentent des failles transformantes, comme la faille de San Andreas. Les zones rouges représentent les failles de chevauchement, où la Terre se déplace sur elle-même.
Source: Business Insider.

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Scientists at Stanford University have compiled the most detailed map to date of seismic stress across North America. The map and accompanying study offer precise information about the regions most at risk of earthquakes, and which types of quakes are likely to occur.

The new map was described in a study published on April 22nd, 2020 in the journal Nature Communications. By incorporating nearly 2,000 « stress orientations » (measurements indicating the direction that pressure gets exerted underground in high-stress areas) as well as 300 measurements not included in previous studies, the map provides a higher-resolution picture of regional seismic activity than ever before.

To make the map, the researchers compiled new and previously published measurements from boreholes, then used information about past earthquakes to infer which types of faults were likely to be found in different locations.

Knowing the orientation of a fault and the state of stress nearby allows to know how likely it is to fail and whether people should be concerned about it in both naturally triggered and industry-triggered earthquake scenarios. The term « industry-triggered » earthquakes refers to seismic activity caused by humans, which is most common in parts of Oklahoma and Texas where hydraulic fracturing, or « fracking, » commonly occurs. This method of oil and gas extraction involves injecting water deep into the Earth’s layers of rocks to force open crevices and extract the oil or gas buried inside. But it destabilizes the ground. In 2018, USGS found that Oklahoma’s earthquake threat level was roughly the same as California’s.

While some of the researchers’ findings in the new map reaffirm existing knowledge, they also reveal new discoveries about the types of earthquakes that are most likely to occur across the continent. That information could have profound implications for how regions prepare for disasters. In the Western US, for example, the researchers observed that the direction of pressure under the Earth’s surface changed by up to 90 degrees over distances as short as 10 kilometres. That means the fluids injected into the ground in the fracking process could get pushed around in completely different ways even just a short distance from where they get injected.

In the map below, black lines indicate the direction of pressure in maximum stress areas. Blue areas represent extensional, or normal faulting, where the crust extends horizontally. Green areas represent strike-slip faulting, where the Earth slides past itself, like the San Andreas fault. Red areas represent reverse, or thrust faulting, where the Earth moves over itself.

Source: Business Insider.

Source : Stanford University

Le Groenland en danger? // Is Greenland in danger?

Je n’aime pas du tout ce qui se passe autour du Groenland en ce moment. Avec la fonte des glaces, de nouvelles voies de navigation sont en train de s’ouvrir et des ressources minérales, autrefois dissimulées par les glaces, sont en train de voir la lumière du jour. Le sol groenlandais contient du nickel, du cuivre, du calcaire, de l’or et de l’uranium … Mais avant tout, on pense que le Groenland dispose des deuxièmes réserves mondiales de minerais rares, notamment du néodyme, du praséodyme, du dysprosium et du terbium, indispensables aux voitures électriques, aux téléphones portables, etc. . Aujourd’hui, 90% de la production de minerais rares est entre les mains de la Chine qui peut à tout moment décider d’ajuster ou de cesser carrément ses exportations. Cette situation inquiète les États-Unis et de nombreuses économies dans le monde. C’est la raison pour laquelle plusieurs pays rêvent d’aller au Groenland exploiter ces nouvelles ressources.
Le Groenland est un territoire autonome au sein du Royaume du Danemark. Bien que le pays fasse géographiquement partie du continent nord-américain, il est politiquement et culturellement associé à l’Europe depuis plus d’un millénaire. Il a acquis son autonomie en 2009, mais le Danemark conserve son autorité en matière de défense et de politique étrangère.
La majorité des habitants sont des Inuits, dont les ancêtres sont venus d’Alaska et ont traversé le Nord du Canada pour venir progressivement s’installer sur l’île au 13ème siècle. De nos jours, la population se concentre essentiellement sur la côte sud-ouest, tandis que le reste de l’île est très peu peuplé.
En 2019, le Danemark a fait du Groenland une priorité absolue en matière de sécurité nationale après que Donald Trump eut exprimé son intérêt pour l’achat du territoire en raison de ses ressources naturelles abondantes et de sa valeur logistique potentielle. Washington s’intéresse depuis longtemps au Groenland. En 1867, les États-Unis voulaient déjà acheter cet immense territoire dont la superficie est quatre fois celle de la France. En 1947, une nouvelle offre a été faite sans succès, mais les États-Unis sont parvenus à établir une base majeure, pouvant accueillir 600 personnes, dans le nord-ouest de l’île. C’est l’installation la plus septentrionale de l’armée américaine.
Beaucoup de gens pensaient que le président américain plaisantait en disant qu’il aimerait acheter le Groenland, mais ce n’était pas le cas et la Première ministre danoise l’a bien compris. Elle a répondu à l’époque que le Groenland n’était pas à vendre, ce qui a provoqué un couac diplomatique et entraîné l’annulation d’un voyage de Trump au Danemark. L’agence de renseignement étrangère et militaire du Danemark a mis en garde contre les tensions croissantes au Groenland, tensions qui impliquent les principales puissances, notamment les États-Unis, la Chine et la Russie.
En dépit de la volonté des pays arctiques de préserver la région des désaccords sur la sécurité, on observe une augmentation de la concentration militaire sur l’Arctique. En août 2019, juste après que l’intérêt de M. Trump soit devenu public, le Danemark a envoyé pour la première fois le plus gros bâtiment de sa marine nationale dans les eaux du Groenland.

Si le Danemark n’a pas envie de voir le Groenland devenir le 51ème État américain, les opinions sont plus partagées sur le territoire nordique qui dépend pour 60% des subventions danoises et serait favorable aux investissements américains.
Ce que les États-Unis imaginent réaliser par la voie diplomatique, la Chine entend le faire de manière économique. Le pays est désireux d’investir dans les infrastructures de transport groenlandaises, notamment les aéroports. La Chine fait déjà partie du capital de la plus grande société minière de la région: « Greenland Minerals ». Ce positionnement fait partie de New Silk Roads, un plan d’investissement majeur à l’échelle mondiale pour établir la domination chinoise.
Source: Presse internationale.

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 I do not like what is happening around Greenland these days.With the melting of the ice, new shipping lanes are being opened and mineral resources, once concealed by the ice, are being uncovered. It contains nickel, copper, limestone, gold, uranium … But above all, Greenland would have the second world reserves of rare earths, especially neodymium, praseodymium, dysprosium and terbium which areindispensable materials for electric cars, mobile phones, and so on. Today 90% of the production of rare earths is in the hands of China, which, at any time, can adjust or dry up its exports. This situation worries the United States and many economies around the world. This is the reason why several nations are interested in exploiting the new resources.

Greenland is an autonomous territory within the Kingdom of Denmark. Though the country is geographically a part of the continent of North America, Greenland has been politically and culturally associated with Europe for more than a millennium. It gained self-rule in 2009 but Denmark retains authority over its defence and foreign affairs.

The majority of its residents are Inuit, whose ancestors migrated from Alaska through Northern Canada, gradually settling across the island by the 13th century. Nowadays the population is largely concentrated on the southwest coast of the island while the rest of the island is sparsely populated.

In 2019, Denmark has made Greenland a top national security priority after Donald Trump expressed an interest in buying the territory due to its abundant natural resources and potential future logistical value. Washington has long been eyeing Greenland. By 1867, the United States wanted to buy the huge territory, as big as four times France. In 1947, a new offer will be made without success, but the United States will manage to establish a major base, housing 600 personnel, in the north-west of the island. It is the US military’s northernmost installation.

Many people thought the US president was joking when he said he would like to buy Greenland, but he was not and the Danish prime minister responded at the time that it was not for sale, leading to a diplomatic spat in which Mr Trump called her « nasty » and cancelled a trip to Denmark. Denmark’s foreign and military intelligence agency has warned of increasing tensions over Greenland involving major powers, including the US, China and Russia.

Despite the Arctic nations’ shared ambition to keep the region free of security policy disagreements, the military focus on the Arctic is growing. In August 2019, just after Mr Trump’s interest became public, Denmark sent its biggest Navy ship into Greenland waters, the first time it has done so.

If Denmark is reluctant to see Greenland become the 51st US State, opinions are more divided in the northern territory which is 60% dependent on Danish subsidies and would welcome US investments.
What the United States imagines to achieve through the diplomatic channel, China intends to do it economically. The country is eager to invest in Greenlandic transport infrastructure, especially airports. China is already part of the capital of the largest mining company in the region: « Greenland Minerals ». This positioning is part of the New Silk Roads, a major investment plan on a global scale to establish Chinese domination.

Source: Presse internationale.

Source: Geological Survey of Denmark and Greenland

Groenland : Les Etats-Unis font le forcing ! // Greenland : The United States is pushing hard !

En août 2019, le président Trump s’était montré intéressé par l’achat du Groenland. Ce n’était certainement pas à cause de la beauté des étendues glacées de ce territoire, mais bien pour avoir accès aux richesses susceptibles d’être mises à jour par la fonte des glaces. Il est facile de comprendre pourquoi Trump veut que les États-Unis se retirent de l’Accord de Paris sur le climat! Plus la glace fondra rapidement sous les coups de boutoir du réchauffement climatique, plus il sera facile d’avoir accès aux ressources minérales qui se cachaient jusqu’à présent sous la glace. Cependant, la tentative du président américain d’acheter le Groenland s’est soldée par un échec. Les responsables politiques du Groenland et du Danemark ont insisté sur le fait que le pays n’était pas à vendre.
Cependant, les États-Unis gardent toujours un oeil sur le Groenland. Une délégation américaine, avec à sa tête le conseiller du Département d’État, s’est rendue dans la capitale Nuuk fin octobre pour s’entretenir avec des ministres du gouvernement groenlandais. Selon les analystes politiques danois, cette visite avait pour objectif d’accroître l’influence des États-Unis au Groenland.
Certains pensent que l’administration Trump est déterminée à gagner les cœurs et les esprits des 56 000 Groenlandais, le but étant de les convaincre de couper le cordon ombilical avec le Danemark et de devenir le 51ème État des États-Unis.
Les Américains ont décidé d’accroître leur présence au Groenland et de communiquer directement avec les habitants. Cela permettra court-circuiter le Danemark et d’accroître progressivement l’influence étasunienne sur la grande île. Cela porterait inévitablement atteinte à la souveraineté du Danemark.
Les membres de la délégation américaine ont exprimé leur intérêt pour une coopération de plus en plus importante avec le Groenland dans les domaines du commerce, de la construction d’infrastructures, de l’investissement, de l’éducation et de la recherche. Il est également évident que les États-Unis voudraient développer l’industrie minière et le tourisme, sujet qui a été à l’origine des récents désaccords entre le Groenland et le Danemark.
De nombreux observateurs estiment que les États-Unis pourraient aider le Groenland à obtenir son indépendance et persuader les autorités groenlandaises de tenir un référendum sur la séparation du Danemark Un journaliste local n’exclut pas la possibilité de voir une majorité politique se dessiner au Groenland d’ici cinq à dix ans pour que le Groenland rejoigne les Etats-Unis et se séparer de la tutelle danoise.

Source: Iceland Monitor.

Personnellement, je suis prêt à parier que si les Républicains restent au pouvoir, le Groenland deviendra le 51ème Etat des Etats Unies au cours de la décennie à venir. Business is business ! Un bel exemple de colonialisme que la France et la Grande Bretagne n’auront pas trop intérêt à critiquer !

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In August 2019, President Trump said he was interested in buying Greenland. This was certainly not because of the beauty of the territory’s icy expanses, but rather to have access to the wealth likely to be uncovered by the melting of the ice. It is easy to understand why Trump wants the U.S. to pull out of the Paris Climate Agreement! The faster the ice melts under the assaults of global warming, the easier it will be to have access to the minerals that used to hide beneath the ice. However, The U.S. President attempt to buy Greenland proved a failure. The government of Greenland and Danish politicians stressed that the country was not for sale.

However, the United States has not lost interest in Greenland. A US delegation, headed by the counselor of the US Department of State, was in the capital Nuuk in late October, talking to Greenlandic government ministers, a move which Danish political analysts see as likely meant to increase US influence in Greenland.

Some have suggested that US President Donald Trump’s administration is determined to win the hearts and minds of the Greenlandic people, who count 56,000, with the aim of convincing them to cut ties with Denmark and potentially become instead the 51st State of the United States.

Americans now want to increase their presence in Greenland and communicate directly with its people, thereby eschewing Denmark, with the aim of gradually increasing their influence on this large island. This would inevitably undermine the sovereignty of Denmark.

The members of the U.S. delegation expressed interest in increased cooperation with Greenland in trade, the building of infrastructure, investment, education and research. It is also obvious that the U.S. would like to develop mining and tourism, an ambition which caused the recent disagreements between Greenland and Denmark.

Many observers believe the US could help Greenland earn independence from Denmark and might work to persuade Greenland to hold a referendum on separation from Denmark A local journalist does not rule out the possibility of there being political majority in Greenland five to ten years from now for becoming part of the US instead of Denmark.

Source : Iceland Monitor.

Source: Geological Survey of Denmark and Greenland

 

Photos: C. Grandpey

Le Groenland, une caverne d’Ali Baba! // Greenland, an Ali Baba’s Cave !

Tout le monde s’est moqué du Président Trump lorsqu’il a laissé entendre que les États-Unis pourraient être intéressés par l’achat du Groenland. Comme je l’ai déjà écrit, ce n’était pas la première fois qu’un président américain émettait une telle idée. En y réfléchissant, la suggestion de Trump n’était pas aussi stupide qu’elle en a l’air. Alors que la hausse des températures fait reculer la banquise, l’Arctique est en train d’acquérir une nouvelle importance géopolitique et économique et les États-Unis ne sont pas les seuls à vouloir se partager le gâteau. La Russie, la Chine et d’autres pays s’intéressent aux ressources potentielles de la région
Le Groenland est parfois décrit comme une Caverne d’Ali Baba, avec une profusion de pétrole, de gaz naturel et de minéraux rares qui ne demande qu’à être exploitée au fur et à mesure que la glace disparaît. Au moment où la fonte de la glace ouvre des voies de navigation et révèle des richesses incroyables, la région est considérée comme un nouvel atout géopolitique et économique. Un Groenland indépendant pourrait, par exemple, offrir des bases à la Russie et / ou à la Chine. Si l’île devenait un territoire semi-autonome du Danemark, cela aurait des conséquences géostratégiques majeures, en particulier si le passage du Nord-Ouest devenait une voie de transit pour la navigation, comme c’est le cas dans l’Arctique russe.
En avril, le président russe Vladimir Poutine a présenté un ambitieux programme visant à réaffirmer la présence de son pays dans l’Arctique ; il prévoit notamment la construction de ports et d’autres infrastructures et le développement de la flotte de brise-glace. La Russie veut s’implanter dans la région qui détient jusqu’à un quart du pétrole et du gaz naturel non encore exploités sur la planète.
La Chine est intéressée par le Groenland pour ses ressources en minéraux rares et parce que l’île pourrait être une base portuaire permettant des expéditions à travers l’Arctique vers l’est des Etats Unis. L’an dernier, la Chine a déjà encouragé le développement d’une « Route de la soie polaire » dans le cadre de l’Initiative de Beijing pour la construction de voies ferrées, de ports et autres infrastructures dans des dizaines de pays.
Alors que le réchauffement climatique fait reculer la glace et le froid vers le nord un peu plus chaque année, les scientifiques soulignent que la course vers l’Arctique sera un marathon long et difficile, et surtout pas une course de vitesse. La fonte de la calotte glaciaire du Groenland va générer de nombreux obstacles à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières en mer, car les plates-formes de forage et les navires seront en permanence sous la menace des icebergs.
En revanche, si l’exploitation minière au Groenland coûtait cher jusqu’à présent à cause de l’environnement, les coûts de développement ont diminué avec la fonte de la glace, ce qui rend l’île beaucoup plus attrayante pour les acheteurs potentiels,
Source: Médias américains.

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Everybody laughed at President Trump when he suggested the United States might be interested in buying Greenland. As I put it before, this was not the first time a US president had emitted such an idea. Thinking about it, Trump’s suggestion was not as stupid as it seems. As warmer temperatures cause the ice to retreat, the Arctic region is taking on new geopolitical and economic importance, and not just the United States hopes to stake a claim; Russia, China and other nations are eyeing the Arctic’s potential resources.

Greenland is sometimes described as an Aladdin’s Cave of oil, natural gas and rare earth minerals just waiting to be tapped as the ice recedes. As melting ice opens shipping lanes and reveals incredible riches, the region is seen as a new geopolitical and economic asset. An independent Greenland could, for example, offer basing rights to either Russia or China or both. Should the island become a semi-autonomous territory of Denmark, it would have major geostrategic implications, especially if the Northwest Passage becomes a transit route for shipping, which is what is happening in the Russian Arctic.

In April, Russian President Vladimir Putin put forward an ambitious program to reaffirm his country’s presence in the Arctic, including efforts to build ports and other infrastructure and expand its icebreaker fleet. Russia wants to stake its claim in the region that is believed to hold up to one-fourth of the Earth’s undiscovered oil and gas.

China sees Greenland as a possible source of rare earths and other minerals and a port for shipping through the Arctic to the eastern U.S. It called last year for joint development of a « Polar Silk Road » as part of Beijing’s Belt and Road Initiative to build railways, ports and other facilities in dozens of countries.

But while global warming pushes the cold and ice farther north each year, experts caution that the race to the Arctic is an incredibly challenging marathon, not a sprint. The melting of the Greenland ice sheet creates uncertainty and danger for offshore oil and gas developers, threatening rigs and ships with all the icebergs they have to navigate around.

On the other hand, while mining in Greenland has been expensive due to the environment, development costs have fallen as the ice has melted, making it more attractive to potential buyers,

Source: US news media.

Les ressources énergétiques et minières du Groenland en 2014 (Source : La documentation française)