L’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai ne cesse de surprendre // The Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai eruption was really amazing

Des mois après qu’elle se soit produite (15 janvier 2022), l’éruption du volcan sous-marin Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai intrigue toujours la communauté scientifique car sa puissance n’avait jamais été observée à l’occasion d’autres éruptions sur Terre.
Une analyse des ondes sismiques a révélé quatre événements qui ont été interprétés comme de puissantes poussées de roche en fusion sous le volcan. En l’espace de cinq minutes, chacun de ces coups de boutoir a probablement développé une force d’un milliard de tonnes.
Comme je l’ai écrit précédemment, le Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai a généré la plus grande explosion atmosphérique jamais enregistrée par l’instrumentation moderne. Elle a déplacé environ 10 kilomètres cubes de roche, de cendres et de sédiments. Une grande partie a été évacuée par la caldeira du volcan et a été propulsée directement dans le ciel.
Des scientifiques se sont réunis à Chicago lors de la réunion d’automne de l’American Geophysical Union (AGU) pour comparer les derniers résultats de leurs études à propos de cette éruption hors du commun.
Un scientifique de l’Université de Houston (Texas) a détaillé l’analyse, par son équipe, des ondes sismiques qui ont accompagné l’événement de magnitude M 5,8 et qui se sont propagées pendant un peu plus de 10 minutes après le début de l’éruption. Ces signaux ont été captés par plus de 400 stations à travers le monde. Le chercheur les attribue à une poussée magmatique qui a percuté la base de la caldeira. Il semble qu’une nouvelle arrivée de magma ait tout à coup atteint la chambre magmatique et l’ait mise en surpression. Il ajoute : « Le magma a surgi à grande vitesse, comme un train qui aurait percuté un mur. Le phénomène s’est produit à quatre reprises en 300 secondes. »
Les satellites ont montré que les cendres du Hunga-Tonga ont atteint une altitude de 57 km; c’est le panache volcanique le plus élevé jamais enregistré. De nouvelles données présentées lors de la réunion de l’AGU ont indiqué que les cendres sont montées jusque dans l’espace. En effet, les capteurs des satellites de l’agence spatiale américaine et de l’US Air Force qui mesurent le rayonnement ultraviolet lointain du Soleil ont détecté dans leurs données un fort coefficient d’absorption à une altitude supérieure à 100 km, ce qui correspond à la ligne Karman, la frontière avec l’espace.
Les analyses de l’éruption ont également révélé que le volcan avait envoyé dans l’espace une masse de vapeur d’eau estimée entre 20 000 à 200 000 tonnes. Les scientifiques expliquent qu’il n’est pas surprenant qu’un volcan sous-marin envoie de l’eau dans le ciel lors d’une éruption, mais la hauteur atteinte par cette eau défie l’entendement.

Cette eau a de toute évidence contribué à créer les conditions nécessaires à la plus grande concentration de foudre jamais détectée. Le panache de l’éruption du Hunga-Tonga a produit 400 000 éclairs le 15 janvier, avec jusqu’à 5 000 à 5 200 événements par minute. C’est un ordre de grandeur supérieur à celui observé pendant les orages supercellulaires qui sont parmi les plus puissants sur Terre. La concentration d’éclairs était si élevée qu’elle a saturé les capteurs. Le nombre de 400 000 est donc très probablement en dessous de la vérité.
Une conséquence remarquable de tous ces éclairs est qu’ils ont produit un flash de rayons gamma détecté par un satellite de la NASA qui recherche dans l’Univers ces émissions à haute énergie. Elles sont censées provenir de trous noirs lointains ou d’explosions d’étoiles. C’était la première fois que le vaisseau spatial Fermi captait un tel flzsh en provenance d’un volcan sur Terre. Cela confirme le caractère extrême et exceptionnel de l’éruption Hunga-Tonga.
Source : la BBC.

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Months after it happened on January 15th 2022, the eruption of Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai summarine volcano still puzzles scientists around the word as its power had never been observed on other eruptiond on Earth.

An analysis of seismic waves has revealed four individual events that are interpreted to be thrusts of molten rock beneath the underwater mountain. Occurring within a five-minute period, each of these blows is calculated to have had a force of a billion tonnes.

As I put it previously, the seamount produced the biggest atmospheric explosion ever recorded by modern instrumentation. It displaced some 10 cubic kilometers of rock, ash and sediment, much of it exiting through the volcano’s caldera, to shoot straight up into the sky.

Scientists have gathered in Chicago at the American Geophysical Union (AGU) Fall Meeting to compare the latest results of their investigations into what happened.

A scientist from the University of Houston (Texas) detailed his team’s analysis of the Magnitude 5.8 seismic waves generated just over 10 minutes into the climactic eruption. These signals were picked up at more than 400 monitoring stations around the globe. The researcher attributes them to a pulse of magma moving up from below the mountain and hitting the base of the caldera. It looked as if a new batch of magma had suddenly just reached into the magma chamber and over-pressured the chamber. He adds : « The pulse of the magma was travelling up at high speed and it was like a train hitting the base of the wall. It hammered four times within 300 seconds. »

Ash from Hunga-Tonga was measured by weather satellites to have travelled 57 km above the Earth’s surface, the highest ever recorded volcanic plume. But new data presented at the AGU meeting indicated the disturbance went higher still, all the way to space. Sensors on US space agency and US Air Force satellites that measure far-ultraviolet radiation from the Sun noticed a strong absorption feature in their data correlated to an altitude above 100 km, which corresponds to the Karman Line, the recognised boundary to space.

Analyses of the eruption aloso revealed that the volcano sent into space a mass o water vapour estimated between 20,000 to 200,000 tonnes. Scientists say that a submarine volcano throwing so much water into the sky during an eruption is not a surprise, but the height to which that water travelled is. This water also clearly played a role in creating the conditions necessary to generate the greatest concentration of lightning ever detected. The Hunga-Tonga eruption plume produced 400,000 lightning events on January 15th, with rates of up to 5,000 to 5,200 events per minute. This is an order of magnitude higher than the one observed in super-cell thunderstorms, some of the strongest thunderstorms that exist on Earth. The rates were so high that they saturated the sensors. The 400,000 number is most probably below the truth.

One remarkable consequence of all this lightning is that it produced a gamma-ray flash detected by a Nasa satellite that normally looks out into the Universe for such high-energy emissions. These are expected to come from far-off black holes or exploding stars. This was the first time the Fermi spacecraft had caught a flash coming from a volcano on Earth. This confirms the extreme and exceptional nature of the Hunga-Tonga eruption.

Source: The BBC.

Images montrant l’étendue du nuage de cendres au moment de l’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai (Source: USGS)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

A Hawaii, l’éruption du Kilauea est officiellement terminée. Selon la dernière mise à jour du Hawaiian Volcano Observatory (HVO), le Kilauea n’est plus en éruption. L’alimentation du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u a cessé le 9 décembre 2022. Les émissions de SO2 ont diminué pour atteindre les niveaux d’avant l’éruption. En conséquence, le HVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique de Watch (Vigilance) à Advisory (Surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne d’Orange à Jaune. Il faut toutefois noter que les schémas de sismicité et de déformation restent instables, ce qui signifie que l’éruption pourrait reprendre ou qu’une nouvelle éruption pourrait se produire au sommet ou à proximité du sommet du Kilauea.

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Le 14 décembre 2022, le HVO a publié une mise à jour indiquant que l’activité éruptive n’a pas repris au sommet du Kilauea. Un ‘renversement passif’ du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u a toutefois commencé juste avant midi et s’est poursuivi jusqu’à environ 16 heures le 14 décembre, ce qui a fait remonter de la lave à la surface du lac. Les renversements passifs ne sont pas rares lors du refroidissement des lacs de lave et cette activité peut se répéter au cours des prochaines semaines. (NDLR : Elle se produit lorsque la croûte de l’ancien lac s’affaisse et exerce une pression qui fait remonter la lave encore présente en dessous). Cependant, il n’y a pas eu de reprise du tremor éruptif, de dégazage ou de réapparition de la lave au niveau de la bouche éruptive dans la partie ouest du cratère.

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L’éruption du Mauna Loa (Hawaii) est également terminée. L’alimentation en lave de la bouche éruptive sur la Fracture n°3 dans la zone de rift nord-est a cessé le 10 décembre 2022. Les émissions de SO2 ont diminué pour atteindre les niveaux d’avant l’éruption. Le tremor volcanique et la sismicité associée à l’éruption ont fortement diminué.
En conséquence, le HVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique de WATCH (Vigilance) à ADVISORY (Surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne de ORANGE à JAUNE.
Des points d’incandescence peuvent subsister au niveau de la Fracture n°3, le long des chenaux de lave et sur le front de coulée pendant des jours ou des semaines au fur et à mesure que les coulées de lave se refroidissent. Cependant, l’activité éruptive ne devrait pas reprendre si l’on se réfère au comportement éruptif passé du Mauna Loa. L’inflation se poursuit au sommet et dans la zone de rift nord-est.

 

Aucune activité n’est observée dans la Fracture n°3 sur le Mauna Loa (Crédit photo: HVO)

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Stratovolcan andésitique à dacitique, le Láscar est le volcan le plus actif des Andes chiliennes septentrionales. Une forte explosion vulcanienne a secoué le Lascar à 15h36 (UTC) le 10 décembre 2022. Les observatoires locaux indiquent que le niveau d’alerte est passé à Jaune.
L’éruption a généré une colonne éruptive qui a atteint 6 000 m au-dessus du niveau du cratère, soit 11,5 km au-dessus du niveau de la mer.
L’explosion a généré des coulées pyroclastiques qui ont affecté sur de courtes distances les secteurs proches du cratère sur les flancs nord et sud-est du volcan.
Compte tenu de l’histoire éruptive du Lascar, d’autres explosions ne peuvent être exclues avec une zone de danger potentiel de 3 km autour du cratère actif du volcan.
Le dernier épisode éruptif du Lascar a duré du 30 octobre 2015 au 2 avril 2017, avec un VEI 2.
Source : OAVV, The Watchers.
Voici une courte vidéo de l’éruption : https://twitter.com/i/status/1601880347406385153

 

Vue de l’éruption du 10 décembre 2022 (Crédit photo: OAVV)

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L’éruption du Fuego (Guatemala) continue mais s’est intensifiée le 11 décembre 2022, avec de fortes explosions, de volumineux panaches de cendres et une coulée de lave qui a parcouru 800 mètres dans la ravine Ceniza. Les panaches de cendres ont atteint plus de 7 kilomètres d’altitude.
Les émissions de cendres se sont poursuivies jusqu’au 12 décembre, atteignant 4,6 km au-dessus du niveau de la mer.
En raison des abondantes quantités de cendres émises par l’éruption, le plus grand aéroport du pays et une route majeure ont été fermés le 11 décembre. Les habitants et les touristes doivent se tenir à l’écart des ravines. Des retombées de cendres peuvent affecter les localités sous le vent.
Tout le monde a encore en tête l’éruption du 3 juin 2018 qui a officiellement causé la mort d’au moins 190 personnes, avec 256 disparus. La population locale, quant à elle, estime qu’environ 2 000 personnes ont été ensevelies sous les coulées pyroclastiques. Une organisation locale a déclaré que jusqu’à 2 900 personnes ont probablement péri.
Source : médias d’information guatémaltèques.

 

Eruption du Fuego le 12 décembre 2022 (Source: Teledos)

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Les villageois continuent d’être impactés par les effondrements et les coulées pyroclastiques sur le flanc SE du Semeru (Indonésie). 781 personnes vivent encore dans 21 hébergements provisoires. De fortes retombées de cendres ont empêché les secours d’atteindre facilement Pronojiwo, qui est le village le plus touché.
La lave continue d’être émise pas une bouche au sommet du volcan, bien que l’activité ait globalement diminué. Des anomalies thermiques sont toujours observées sur les images satellites, mais leur intensité a diminué elle aussi. L’amplitude de déformation de l’édifice volcanique a également diminué. Des coulées pyroclastiques continuent d’être observées sur 6 km sur le flanc SE. En raison de la diminution de l’activité, le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 3 le 9 décembre 2022. Le public est prié de rester loin du sommet et à au moins 17 km de ce dernier le long des ravines en raison des risques de lahars, d’avalanches et coulées pyroclastiques.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Cotopaxi (Équateur) se poursuit avec des émissions de vapeur et de gaz et parfois de cendres. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne de 665 à 2 745 tonnes par jour. Les panaches éruptifs s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du cratère. Desretombées de cendres mineures sont signalées dans les villages sous le vent.
Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

Crédit photo: Wikipedia

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L’Instituto Geofísico del Perú (IGP) signale des niveaux d’activité modérés sur le Sabancaya, avec une moyenne quotidienne de 40 explosions. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 2 km au-dessus du sommet.

Crédit photo: IGP

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

In Hawaii, the eruption of Kilauea is officially over. According to the latest update from the Hawaiian Volcano Observatory (HVO),Kilauea is no longer erupting. Lava supply to the Halemaʻumaʻu lava lake ceased on December 9th, 2022. SO2 emissions have decreased to near pre-eruption background levels. Accordingly, HVO is lowering the Volcano Alert Level from Watch to Advisory and the Aviation Color Code from Orange to Yellow. However, seismicity and deformation patterns remain unsettled, which means the eruption might resume or a new eruption can occur at or near the summit of Kilauea.

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On December 14th, 2022, HVO released an update indicating that eruptive activity has not resumed at the summit of Kīlauea. A passive overturn of the lava lake in Halema’uma’u Crater began just before noon and continued until about 4 p.m. on December 14th, exposing new lava at the surface of the lake. Passive overturns are not uncommon in cooling lava lakes and this activity may be repeated during the next several weeks. However, there has been no resumption of the eruptive tremor, strong degassing, or supply of lava from the west vent.

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The eruption of Mauna Loa is over too. Lava supply to the fissure 3 vent on the Northeast Rift Zone ceased on December 10th, 2022. SO2 emissions have decreased to pre-eruption levels. The volcanic tremor and the seismicitys associated with the eruption are greatly diminished.

Accordingly, HVO has lowered the Volcano Alert Level from WATCH to ADVISORY and the Aviation Color Code from ORANGE to YELLOW.

Spots of incandescence may remain near the vent, along channels, and at the flow front for days or weeks as the lava flows cool. However, eruptive activity is not expected to return based on past eruptive behaviour. Summit and Northeast Rift Zone inflation continues.

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An andesitic-to-dacitic stratovolcano, Láscar is the most active volcano of the northern Chilean Andes. A strong vulcanian explosion shook Lascar at 15:36 (UTC) on December 10th, 2022.

Local observatories indicate that the alert level was increased to Yellow.

The eruption generated an eruptive column that reached 6 000 m above the crater level, or 11.5 km above sea level.

The explosion generated short-range pyroclastic flows that affected the sectors near the crater on the north and southeast flanks of the volcano.

Considering Lascar’s eruptive history, more explosions cannot be excluded with a potential danger area of 3 km around the active crater of the volcano.

The last eruptive episode on Lascar lasted from October 30th, 2015 to April 2nd, 2017, with a VEI 2.

Source: OAVV, The Watchers.

Here is a short videi of the eruption : https://twitter.com/i/status/1601880347406385153

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Fuego (Guatemala) is still erupting but activity increased on December 11th, 2022, producing intense explosions, heavy ash and a lava flow that travelled 800 meters in the Ceniza drainage. The ash plumes reached more than 7 kilometers above sea level.

Ash emissions continued into December 12th, rising up to 4.6 km a.s.l.

Because of all the ash produced by the eruption, the country’s largest airport and a major highway were closed on December 11th. Residents and tourists are urged to stay away from the drainages. Ashfall may affect downwind municipalities.

Everybody has still in mind the eruption of June 3rd, 2018 which officially caused the deaths of at least 190 people, with at least 256 more missing.However, local residents estimate that approximately 2 000 people have been buried beneath pyroclastic flows A local organization said that up to 2 900 people may have died.

Source: Guatemalan news media.

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Residents continue to be impacted by the collapses and large pyroclastic flows on Semeru’s SE flank (Indonesia). 781 people arestill living in 21 evacuation shelters. Heavy ashfall prevented aid from easily reaching Pronojiwo which is the worst affected village.
Lava continues to erupt from the summit vent, though activity generally declined. Thermal anomalies are still identified in satellite images, though their intensity had decreased. The rate of deformation has also declined. Pyroclastic flows continue to be observed over 6 km down the SE flank. Owing to te decrease in activity, the Alert Level was lowered to 3 on DEcember 9th, 2022. The public is asked to stay away from the summit and from drainages within 17 km of the summit due to lahar, avalanche, and pyroclastic flow hazards.

Source: CVGHM.

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The eruption at Cotopaxi (Ecuador) continues with steam-and-gas emissions and occasional ash emissions. SO2 emissions average 665-2,745 tons per day. The eruption plumes rise as high as 2 km above the crater. Minor ashfall is reported in downwind villages.

The Alert Level is kept at Yellow (the second lowest level on a four-color scale).

Source: Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Déclin régulier de l’éruption du Mauna Loa et arrêt complet de l’éruption du Kilauea // Regular decline of Mauna Loa eruption and complete cessation of Kilauea eruption

Il est très intéressant d’observer que la baisse d’activité du Mauna Loa est imitée par le Kīlauea. L’activité à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u s’est arrêtée il y a trois ou quatre jours. Les scientifiques du HVO pensent que l’éruption a cessé complètement. Le lac de lave est maintenant recouvert d’une croûte. La lave ne sort plus de la bouche au pied de la paroi ouest et aucune incandescence n’est visible dans le cratère qui a montré une faible déflation au cours de la semaine dernière. Le tremor est faible, voire inexistant. Les émissions de SO2 étaient faibles à environ 316 tonnes par jour lorsqu’elles ont été mesurées le 23 novembre 2022. Des mesures plus récentes ont échoué car les émissions étaient trop faibles. Aucune activité inhabituelle n’a été notée le long de la zone de rift est ou de la zone de rift sud-ouest.

Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les touristes qui envisagent de passer les vacances de Noël à Hawaii pour observer les deux éruptions.

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It is very interesting to observe that Mauna Loa’s decrease in activity is mirrored at the Kīlauea volcano. Activity in Halema’uma’u Crater started to pause three to four days ago. HVO scientists now believe it is in a full pause. The lava lake is stagnant and crusted over. Lava is no longer erupting from the western vent and no incandescence is visible. Over the past week, the crater has shown weak deflation and no inflation. The volcanic tremor is weak to nonexistent. SO2 emissions were low at about 316 tonnes per day when measured on November 23rd, 2022. More recent measurements have been unsuccessful because rates remain very low. No unusual activity has been noted along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone.

This is not good news for tourists who are plannig their Christmas holidays in Hawaii to see the two eruptions.

Cratère de l’Halema’uma’u le 10 décembre 2022 (Crédit photo: HVO)

L’éruption du Mauna Loa vue par le HVO // The Mauna Loa eruption as seen by HVO

Alors que l’éruption du Mauna Loa semble toucher à sa fin, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii – Hawaiian Volcano Observatory (HVO) – a écrit un article expliquant comment les scientifiques ont surveillé et géré l’événement.
Au cours des premières heures de l’éruption du Mauna Loa, les volcanologues ont attentivement observé les données fournies par les instruments pour suivre l’évolution de l’événement et essayer de comprendre comment l’éruption allait évoluer. Cette surveillance est cruciale pour diffuser des messages d’alerte aux localités qui pourraient être sous la menace de la lave.
Pendant les mois qui ont précédé l’éruption, les instruments avaient indiqué que le Mauna Loa allait entrer en éruption à court terme. En effet, Le volcan gonflait depuis des années et les derniers mois avaient vu une augmentation de la sismicité. Début octobre, le HVO a commencé à diffuser des mises à jour quotidiennes, au lieu d’hebdomadaires, concernant l’activité volcanique. L’Observatoire a également commencé à organiser des réunions publiques dans les zones de l’île susceptibles d’être impactées par une éruption du Mauna Loa.
L’éruption a commencé dans la caldeira sommitale Mokuʻāweoweo du Mauna Loa vers 23h30. (heure locale) le 27 novembre 2022. Les quelques scientifiques qui ont réagi aux premiers signaux d’alerte environ 45 minutes avant l’éruption ont rapidement été rejoints en ligne par une vingtaine de leurs collègues spécialistes en sismologie, déformation du sol, géologie et imagerie satellite. De plus, la Protection Civile a été immédiatement informée du comportement du volcan en participant à la réunion en ligne et avec la visite d’un volcanologue au QG de la Protection Civile à Hilo. Des scientifiques des observatoires volcanologiques de l’USGS en Alaska, en Californie et dans l’Etat de Washington se sont également joints à la réunion pour apporter leur aide. La principale préoccupation était que l’éruption migre vers la zone de rift sud-ouest et atteigne des zones habitées en quelques heures.
Quelques heures après le début de l’éruption, des images ont commencé à apparaître sur les réseaux sociaux, avec des coulées de lave visibles depuis Kona. Dans l’obscurité de la nuit, ces coulées semblaient menaçantes et il était évident que le public craignait que l’éruption ait pénétré dans la zone du Rift sud-ouest. La fracture qui est d’abord apparue dans la caldeira Moku’aweoweo a continué à s’ouvrir vers le sud, à l’extérieur de la caldeira mais toujours à l’intérieur de la zone sommitale du Mauna Loa. Cela a produit la coulée de lave sur le côté sud-ouest du sommet qui était visible depuis Kona, mais il ne s’agissait pas d’une éruption sur le rift sud-ouest. Ces coulées n’ont menacé aucune zone habitée et ont finalement été actives très peu de temps. Les données de surveillance montraient que l’éruption était concentrée au sommet du volcan.
Vers 6 heures du matin (heure locale) le 28 novembre, des rapports d’observateurs au sol, ainsi que des images thermiques fournies par les satellites, ont indiqué que l’éruption avait migré vers la zone de rift nord-est. Quelques minutes plus tard, cela a été confirmé par les infrasons (ondes sonores à basse fréquence) et la sismicité. De plus, les caméras montraient que l’éruption dans la zone sommitale s’était arrêtée. Les volcanologues se sont rapidement rendus sur le site de l’éruption pour recueillir des données et effectuer des observations supplémentaires. Ils ont été soulagés de voir que la lave avait choisi de sortir dans la zone de rift nord-est. L’histoire du Mauna Loa montre qu’une fois qu’une éruption débute dans une zone de rift, elle y reste.
Ces premières heures pleines de tension au sein de la communauté scientifique ont permis de tester la capacité du HVO à travailler avec la Protection Civile et les volcanologues appartenant à d’autres agences de l’USGS pour analyser rapidement l’activité volcanique. Ensemble, ces agences continuent de surveiller l’éruption du Mauna Loa dans la zone de rift nord-est et tiennent le public informé de l’activité.
Le 8 décembre 2022, le front principal de coulée de lave qui s’approchait de la Saddle Road s’est arrêté à environ 2,8 km de la route. La lave continuait de sortir de la Fracture n°3 mais les coulées ne s’éloignaient guère de la bouche éruptive. La route n’était plus sous la menace de la lave
De nouvelles éruptions du Mauna Loa sont inévitables, que ce soit dans la caldeira sommitale, dans une zone de rift, soit à partir de bouches sur les flancs du volcan. Il est toutefois impossible de prévoir avec précision à quel moment ces éruptions se produiront. Les réseaux de surveillance du HVO font de leur mieux pour gérer les risques liés à de telles éruptions.

En complément de ce qui est écrit ci-dessus, le HVO indique dans sa dernière mise à jour du 12 décembre 2022 que le seul souvenir laissé par l’éruption du Mauna Loa est l’incandescence au niveau du cône qui s’est formé Sur la Fracture n°3. Il n’y a aucun autre signe d’activité ailleurs sur le champ de lave.
Par ailleurs, on peut lire dans le bulletin du HVO que « l’inflation observée sur le volcan alors que le champ d’écoulement de la lave est inactif n’a pas encore trouvé d’explication ; il est fréquent que les éruptions montrent des fluctuations ou s’arrêtent complètement, mais aucune des huit éruptions connues du Mauna sur la zone de rift nord-est n’a montré de reprise significative après que l’activité ait considérablement diminué. »

Source : USGS/HVO.

Vous trouverez une description détaillée de l’éruption du Mauna Loa en lisant les différentes notes que j’ai publiées sur ce blog depuis le début de l’événement.

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As the Mauna Loa eruption seems to be coming to an end, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) has written an article explaining how scientists monitored ansd managed the event.

The first few hours of Mauna Loa’s eruption were dynamic, and volcanologists intently watched monitoring data to track changing conditions and understand how the eruption was developing. This monitoring is crucial to issuing hazards notifications to communities that may be at risk.

For months, monitoring data had indicated that Mauna Loa was inching closer to an eruption. The volcano had been inflating for years, and the past few months had seen an increase in seismicity. By early October, daily, instead of weekly, activity updates were initiated. HVO also began holding community meetings in areas of the island that might be impacted by a Mauna Loa eruption.

The eruption started in Mokuʻāweoweo, Mauna Loa’s summit caldera, at about 11:30 p.m. (local time) on November 27th, 2022. The handful of scientists that responded to alarms about 45 minutes before the eruption quickly turned into an online meeting of 15–20 experts in seismology, deformation, geology, and satellite imagery. Additionally, Civil Defense was immediately appraised of the volcano’s behavior, both via the online meeting and with the addition of a volcanologist who quickly went to the Civil Defense Operations Center in Hilo. Scientists from USGS volcano observatories in Alaska, California, and Washington also joined to assist. The primary concern was that the eruption might shift toward the Southwest Rift Zone and reach populated areas within hours.

A few hours after the eruption started, images began to appear on social media, with lava flows visible from Kona. In the dark, these flows looked menacing, and the public had clear concerns that the eruption had made its way into the Southwest Rift Zone. Indeed, the fissure that first opened in Moku’aweoweo continued opening towards the south, outside the topographic caldera, but still inside Mauna Loa’s summit region. This produced the lava flow on the southwest side of the summit that was visible from the Kona coast. These flows did not threaten any populated areas and were ultimately short-lived. Monitoring data continued to show that the eruption was focused at the summit.

By about 6 a.m. (local time) on November 28th, reports from observers on the ground, as well as thermal satellite data, indicated that the eruption had moved into the Northeast Rift Zone. A few minutes later, this was confirmed by infrasound (low-frequency sound waves) and seismicity, and cameras showed that the summit-area eruption had stopped. Volcanologists rapidly flew to the eruption site to gather additional data and observations and were relieved to see that lava had chosen to erupt in the North-East Rift Zone. History suggests that once a Mauna Loa eruption moves into one rift zone, it stays there.

Those tense first several hours served as a good test of how HVO is able to work with Civil Defense officials and volcanologists from other USGS offices to rapidly respond to volcanic activity. Together, these agencies continue to monitor the Northeast Rift Zone eruption of Mauna Loa and keep the public informed on the activity.

As of December 8th, 2022, the main lava flow front that was approaching the Saddle Road stalled about 2.8 km away. Lava continues to erupt from fissure 3 but these flows are now closer to the vent. The road is no longer under the threat of lava

Future Mauna Loa eruptions, from the summit, either rift zone, or radial vents, are inevitable, but it is impossible to forecast precisely when those might happen. HVO’s monitoring networks do their best to provide mitigation for hazards from any such eruption.

As a complement to what is written above, HVO indites in its latest update of December 12th, 2022 that the only sign left by the Mauna Loa eruption is incandescence restricted to the cone that formed around fissure 3. There is no observable activity anywhere on the rest of the flow field.

Moreover, one can read in the HVO bulletin that  » the significance of the continuing inflation while the flow field is inactive is not yet clear; it is common for eruptions to wax and wane or pause completely, but none of the eight recorded eruptions from Mauna Loa’s Northeast Rift Zone returned to high eruption rates after those rates decreased significantly. »

Source: USGS / HVO.

You will find a detailed description of the Mauna Loa eruption by reading the numerous posts I have released on this blog since the start of the event.

Dernier sursaut de la Fracture n°3 avant le rapide déclin de l’éruption (capture écran webcam)

Image webcam montrant la très faible activité au niveau de la Fracture n°3

Incandescence au fond du cône de la Fracture n°3 (Crédit photo: USGS)

Image thermique de la lave en cours de refroidissement dans la caldeira sommitale du Mauna Loa (Source: HVO)