Eruption du Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

09h00 (heure française): L’éruption se poursuit le long de la Lower East Rift Zone. La Fracture n° 8 reste très active et, alimente un chenal de lave qui descend vers Kapoho.
La lave a avalé des dizaines d’autres maisons avant de terminer sa course dans Kapoho Bay où elle est entrée dimanche vers 22h30. Elle a ensuite rapidement construit un delta qui a commencé à remplir la baie. Les Kapoho Tide Pools semblent avoir été épargnés et étaient encore intacts lundi soir. Bien que le nombre officiel de maisons détruites par la lave soit resté à 117 lundi, la Protection Civile indique que 42 nouvelles maisons ont été détruites à Kapoho tout au long de la journée. Des survols réguliers au-dessus de la zone isolée seront effectués chaque jour pour voir si les habitants qui ont décidé de rester sont en danger.
Pendant que la coulée de lave formait un chenal entre la Fracture n° 8 et  Kapoho Bay, d’autres petites coulées issues du chenal se faufilaient vers le nord en direction de Cinder Road. L’une de ces coulées a cessé d’avancer lundi, tandis qu’une autre s’est enroulée autour du cône de Kapoho Cinder. Plus de 20 kilomètres carrés ont été recouverts par la lave depuis le début de l’éruption dans la Lower East Rift Zone le 3 mai.
La largeur de la coulée issue de la Fracture n° 8 et son entrée dans l’océan ont entraîné la formation de volumineux panaches de brume volcanique – ou « laze » – dans la journée de lundi. Il est conseillé aux habitants d’éviter la zone. La quantité de SO2 produite par les fractures dans la Lower East Rift Zone est également dangereuse. On estime qu’elles émettent environ 10 000 tonnes de dioxyde de soufre chaque jour.
Au sommet du Kilauea, les fréquents séismes ont commencé à faire sentir leurs effets sur les structures du Parc National des Volcans d’Hawaï. Le belvédère du Jaggar Museum présente des fissures suite au séisme de M 5,5 qui a été enregistré dimanche. Deux autres bâtiments du parc ont également été endommagés par les secousses et l’ensemble du parc n’a plus d’eau courante.
Source: HVO et Protection Civile.

https://youtu.be/m78uSINi6Xc

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14h00 (heure française): La dernière mise à jour du HVO publiée le 4 juin en fin de soirée indique que les fontaines de lave de la Fracture n° 8 continuent d’alimenter un chenal qui conduit la lave vers le nord-est le long de la Highway132, puis vers l’est où elle entre dans l’océan dans Kapoho Bay. Les dernières observations montrent que les fontaines de lave de la Fracture n° 8 sont  moins puissantes, avec des hauteurs qui ne dépassent pas une cinquantaine de mètres. En début de soirée le 4 juin, la lave entrait en abondance dans Kapoho Bay, avec un front de coulée à environ 700 mètres du rivage. Un panache de brume volcanique (laze) entrait à l’intérieur des terres, mais se dissipait rapidement. La lave émise dans la partie nord des cratères de cendre de Kapoho n’avance plus ; elle s’est arrêtée au sud-est de l’intersection entre Railroad Avenue et Cinder Road. Une coulée de lave issue de la bordure sud de la coulée principale près de l’intersection entre la Highway 132 et Railroad Avenue a complètement encerclé le cône de Green Lake.
Une nouvelle carte de l’éruption a été publiée le 4 juin 2018.
Source: USGS / HVO

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9:00 a.m. (French time): The eruption continues in the Lower East Rift Zone fissure. Fissure 8 is still very active, feeding a robust lava channel that goes down to the Kapoho area.

Lava is consuming dozens of additional homes after the flow filled in Kapoho Bay. After the lava flow entered the ocean at approximately 10:30 p.m. Sunday evening, it rapidly produced a delta that began to fill in Kapoho Bay. The Kapoho Tide Pools appeared to have been spared and were still intact late Monday evening. Although the official number of homes destroyed by lava remained at 117 Monday, Civil Defense says an estimated an additional 42 Kapoho homes were destroyed throughout the day. It will conduct regular flyovers over the isolated area every day to see if remaining residents are in any danger.

Although the lava flow formed a channel from fissure 8 to Kapoho Bay, other fingers of lava snaked north toward Cinder Road. One finger died out Monday, while another looped around the Kapoho Cinder Cone and encircled it in. More than 20 square kilometres have been covered by lava since the eruption in the Lower East Rift Zone began on May 3rd.

The breadth of the fissure 8 flow contributed to a high amount of lava haze or “laze” throughout Monday. Residents are advised to avoid the area. Dangerous too is the amount of SO2 produced by the Lower East Rift Zone fissures. They are estimated to emit approximately 10,000 metric tons of sulphur dioxide each day.

At the summit of Kilauea, frequent earthquakes have begun to take their toll on structures in Hawaii Volcanoes National Park. The overlook at the Jaggar Museum displays notable cracks after Sunday’s M 5.5 earthquake. Two other park buildings have also sustained earthquake damage, and the entire park is without water service.

Source: HVO & Civil Defense.

https://youtu.be/m78uSINi6Xc

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14:00 (French time): HVO’s last update released on June 4th late in the evening indicates that fountaining at Fissure 8 continues to feed a robust channel transporting lava to the northeast along Highway 132 and east to the ocean entry in Kapoho Bay. The latest observations suggest the Fissure 8 fountain is less vigorous, with maximum heights of 50 metres. Early in the evening of June 4th, lava was filling Kapoho Bay, extending out approximately 700 metres from shore. A laze plume was blowing inland from the ocean entry but was dissipating quickly. The lava breakout on the north side of the Kapoho cinder pits continues to be stalled southeast of the intersection of Railroad Avenue and Cinder Road. A lava breakout from the south margin of the flow near the intersection of Highway 132 and Railroad Avenue has completely encircled the Green Lake cone.

A new map of the eruption was released on June 4th, 2018.

Source: USGS / HVO

Crédit photo: USGS

 

Les habitants de Puna sont-ils assurés en cas d’éruption? // Are Puna residents insured in the event of an eruption ?

C’est toujours quand des catastrophes se produisent que les gens se posent des questions sur la couverture de leur police d’assurance. Les habitants de Puna se posent la question en ce moment alors que des fractures éruptives avancent dans la subdivision de Leilani, menaçant de détruire d’autres maisons. 26 d’entre elles ont déjà été avalées par les flammes. En fait, peu de propriétaires sur la Grande Ile sont assurés contre des activités sismiques ou volcaniques. Une amie qui vit sur la côte ouest m’a dit qu’elle n’était pas assurée contre les séismes parce que les polices d’assurance sont trop chères. Les dernières secousses ont laissé des fissures dans les murs de sa maison.
Un agent d’assurance de la compagnie Allstate, qui a neuf clients dans des zones menacées par la lave sur la Grande Ile, a déclaré: « En ce qui concerne les séismes ou les éruptions volcaniques – à condition que ces dernières soiet nommées spécifiquement – la plupart des gens ne possèdent pas ce genre de couverture. » Cependant, si la maison brûle à cause de la lave, les dégâts peuvent être couverts. Ils le seront à condition que la maison soit restée sur ses fondations.
Il convient de noter que le gouvernement fédéral ou l’État sont susceptibles d’intervenir lors de catastrophes naturelles comme l’éruption actuelle. Si une situation d’urgence est décrétée et qu’il existe des fonds d’urgence, les personnes peuvent recevoir des prêts à faible taux de la Federal Emergency Management Agency (FEMA).
Pour les familles qui ont peur d’être victimes de la lave, les experts recommandent de contacter leur agent d’assurance pour s’assurer qu’ils sont correctement couverts. Ils conseillent également de faire un inventaire des effets personnels et d’avoir un kit d’évacuation qui comprend une copie de la police d’assurance.
Les gens doivent s’inquiéter de la couverture de leur police d’assurance avant que survienne un problème. Une fois que le problème arrive, on ne peut plus adapter la police d’assurance à la nouvelle situation.
Source: WalbNews.

L’éruption actuelle dans le district de Lower Puna a détruit environ 30 maisons. Cependant, aussi étrange que cela puisse paraître, la région ne semble pas avoir encore atteint un niveau de dégâts suffisant d’un point de vue financier pour être éligible à une déclaration de catastrophe fédérale. Le gouverneur de l’État d’Hawaï étudie la possibilité d’obtenir l’état de catastrophe naturelle en faisant état d’«un danger imminent pour la communauté».
La Maison Blanche a expliqué que, dans la mesure où beaucoup de propriétaires peuvent être indemnisés par les assurance privées (à condition que les compagnies d’assurance acceptent la destruction par le feu et non par la lave!), le seuil financier pour une déclaration de catastrophe fédérale pour l’île n’a pas été atteint pour le moemnt.
Lors de la dernière réunion de la population à la cafétéria la High School de Pahoa le 7 mai, le gouverneur a conseillé aux personnes présentes d’entrer en contact avec les agents d’assurance afin d’être indemnisés, surtout s’ils ont une police incendie. Le gouverneur a déclaré: « Ne leur parlez pas de la lave. Demandez leur si vous avez une couverture pour l’incendie. Si c’est le cas, vous devriez obtenir quelque chose en retour.  »
Au cours de la même réunion, Steve Brantley du HVO a déclaré que l’éruption n’était pas près de se terminer et qu’«il faut s’attendre à une reprise d’activité. Nous ne savons pas où et quand apparaîtront les nouvelles fractures. »

Source: Honolulu Star Advertiser.

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It’s always when disasters happen that you ask questions about the coverage of your insurance policy. Residents of Lower Puna are currently asking this question as eruptive fissures are moving into the Leilani subdivision, threatening to destroy more homes. 26 of them have already been eaten up by the flames. Actually, few Big Island property owners are insured for seismic or volcanic activity. A friend of mine who lives on the western coast told me she is not insured against earthquakes as the policies are too expensive. The latest tremor left fissures in the walls of her home.

An Allstate insurance agent who represents nine households in the lava danger zone on the Big Island said: « As far as earthquake coverage or specifically named like a volcanic eruption, no, most people would not have that kind of coverage. » However, if the house burns down due to the lava, then the damage may be covered.

It should be noted that the federal or state government could step in during natural disasters like this one. If it declares an emergency and there are emergency funds available, then there is a potential where individuals can receive low interest loans from the Federal Emergency Management Agency (FEMA).

For families who are worried about the potential lava threat, experts recommend contacting their insurance agent to make sure that they are properly covered. They also suggest taking an inventory of personal belongings and having an evacuation kit that includes a copy of the insurance policy.

People should talk about their insurance coverage before something happens; once it happens you can’t make any changes to adjust for what just happened.

Source: WalbNews.

The current eruption in Lower Puna has destroyed about 30 houses. However, strange as it may seem, it does not yet appear to reach the financial threshold for a federal disaster declaration. The Governor for the State of Hawaii is exploring whether a disaster can be declared for presenting “an imminent danger to the community.”

The White House explained that, because many property owners may be compensated through private insurance (provided their insurance companies accept the destruction by fire and not by lava!), the financial threshold for a federal disaster declaration for the island has not been reached,

During the last community meeting at Pahoa High School’s cafeteria on May 7th, the Governor told the packed crowd to speak carefully to insurance agents in order to get compensated, especially if they have “fire” coverage. Said the Governor: “Don’t ask them about lava. Ask if you have coverage for fire. If so, we believe you should get some return for your insurance.”

During the same meeting, HVO Steve Brantley said that there is no immediate end to the eruption and that “more activity can be expected in the future. We just don’t know where or when those new fissures will arrive,” he said.

Source: Honolulu Star Advertiser.

La lave détruit une maison et en menace une autre dans les Leilani Estates (Crédit photo: Paradise Helicopters)

Hualalai (Hawaii)

Le Hualalai est un volcan bouclier situé sur la Grande Ile d’Hawaï. Son sommet s’élève à 2523 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le volcan est le plus occidental des cinq grands volcans de l’île. Sa zone de rift nord-ouest est bien marquée, celle du sud-sud-est l’est un peu moins et la zone de rift nord est à peine visible. L’éruption la plus récente de 1800-1801 s’est produite le long de la zone de rift nord-ouest.
Une amie hawaiienne fait partie des habitants qui ont élu domicile sur les flancs du Hualalai. Pour le moment, elle peut vivre et dormir sans crainte dans sa maison qui offre une vue superbe sur l’Océan Pacifique. En effet, aucune éruption n’est prévue à court terme. Toujours considéré comme un volcan actif, le Hualalai ne montre actuellement aucun signe de réveil. Si une éruption menaçait, elle serait signalée par une augmentation de l’activité sismique et des déformations du sol qui trahissent l’ascension du magma vers la surface
Les scientifiques surveillent actuellement le volcan 24 heures sur 24 en utilisant des sismomètres et des capteurs GPS. De plus, tous les deux ans, le personnel du HVO contrôle la déformation de l’édifice pour évaluer les changements intervenus dans la surface du sol. Ces mesures s’ajoutent aux images satellites qui peuvent révéler des modifications physiques ou thermiques ou encore des émissions de gaz.
Même si la situation est calme aujourd’hui, il ne faudrait pas oublier que le Hualalai est entré en éruption à trois reprises au cours des 1000 dernières années, et il a été tout près d’émettre de la lave lors d’un épisode d’activité sismique intense en 1929.
La dernière éruption du Hualalai a eu lieu en 1800-01, avec deux coulées de lave en provenance de la zone du rift nord-ouest du volcan. La lave a atteint l’océan sur la côte de Kona et l’une des coulées a provoqué des dégâts. La coulée de Kaupulehu, est sortie de terre à environ 1800 mètres d’altitude et a atteint la mer entre Kona Village Resort et Kiholo Bay. L’autre, connue sous le nom de coulée Hue Hue, a été émise à seulement 150 mètres d’altitude (voir carte ci-dessous) et a détruit plusieurs villages ; elle a donné naissance au champ de lave sur lequel a été construit l’aéroport international de Kona. On discerne parfaitement ces coulées encore aujourd’hui lorsque l’on parcourt la Highway 19 qui longe la côte ouest d’Hawaii. Le volume total de lave émis au cours de cette éruption a été estimé à 300 millions de mètres cubes. Une légende raconte qu’aucun sacrifice d’animaux ni aucune offrande aux dieux n’a réussi à stopper la lave mais que le roi Kamehameha 1er aurait  réussi à arrêter les coulées en y jetant une mèche de ses cheveux.
En 1929, tous les indicateurs laissaient supposer qu’une éruption allait se produire. Pendant environ un mois à l’automne, plus de 6000 séismes ont été enregistrés, dont un événement M 6.5 le 25 septembre qui a causé des dégâts aux structures. On enregistrait entre 100 à 600 événements par période de 24 heures. La sismicité était si intense que beaucoup de gens ont abandonné leurs maisons et ont préféré camper. Cette augmentation de l’activité sismique a été plus tard accompagnée par d’autres signes annonciateurs d’une éruption comme des fractures dans le sol, des émissions de gaz et la présence de flammes, mais aucune lave incandescente n’est sortie du sol. Les scientifiques ont qualifié l’épisode de 1929 d’éruption avortée.

Depuis cette époque, l’activité du Hualalai est restée faible. Malgré tout, il arrive que des séisme secouent la région. Ainsi, en 2006, un séisme dont l’épicentre se situait au nord de la baie de Kiholo a, une fois encore, provoqué des dégâts. Mon amie qui habite sur le versant sud-ouest du Hualalai m’a montré des fissures provoquées par ce tremblement de terre dans sa maison. Comme chez beaucoup d’Hawaiiens, sa demeure n’est pas assurée contre les risques naturels car les sommes demandées par les compagnies sont trop élevées. Comme elle le dit : « Let’s cross our fingers ! » ; espérons qu’aucune catastrophe majeure ne se produira… !

La visite de la zone sommitale du volcan n’est pas chose aisée et je ne suis jamais parvenu à mes fins. Une grande partie des terres au sommet du Hualalai est protégée et gérée par deux entités: l’État d’Hawaï et les écoles Kamehameha. Il faut une autorisation spéciale pour visiter le lieu et – comme m’avait prévenu mon amie – il est difficile de l’obtenir. C’est dommage car les cratères sommitaux – le Luamakami et le Puhia Pele – comptent parmi les plus profonds de l’île. Le second a été exploré jusqu’à 263 mètres sous sa surface et le Luamakami est connu pour s’enfoncer encore plus profondément. La petite route qui conduit au sommet est très belle, avec beaucoup de fleurs et d’oiseaux, mais elle se termine en cul-de-sac et on vient buter devant une porte verrouillée. Impossible d’aller plus loin. En plus, il y a souvent du brouillard là-haut. Vous trouverez quelques photos ci-dessous.
Source: USGS / HVO.

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Hualalai is a shield volcano located on the Big Island of Hawaii. Its summit rises to 2523 metres above sea level. The volcano is the westernmost of the 5 major Big Island volcanoes. It has a well-developed northwest rift zone, a moderately well-developed south-Southeast rift zone, and a poorly developed north rift zone. The most recent eruption of 1800-1801 occurred along the northwest rift zone.

Today, a friend of mine is among the residents living on the flanks of Hualalai. For the moment, she can relax and sleep quietly in he house that overlooks the Pacific Ocean in the distance. Indeed, an eruption is not coming any time soon. Still considered an active volcano,  Hualalai is showing no signs of unrest. Indicators that an eruption would include increased seismic activity and ground deformation, indicators of movement of magma toward the surface

Scientists currently keep tabs full time on the volcano using seismometers and GPS instruments, and every other year, HVO staff conducts deformation surveys to assess any changes in the ground surface. This comes in addition to daily satellite imagery that can show visual or temperature changes or increased gas emissions.

Even though it is quiet today, one should not forget that Hualalai has erupted three times in the last 1,000 years, and came close to emitting lava during an episode of increased activity in 1929.

Lava last erupted from Hualalai in 1800-01, producing two main flows from the volcano’s northwest rift zone. Lava reached the ocean along the Kona Coast and one of the flows caused damage. One flow, the Kaupulehu flow, broke out at about 1,800 metres a.s.l. and flowed to the sea between Kona Village Resort and Kiholo Bay. The other, known as the Hue Hue flow, started around 150 metres a.s.l. (see map below) and destroyed several villages and created the flow field on which Kona International Airport is built. These flows can perfectly be seen today while driving on Highway 19 along the western coast of Hawaii Big Island. The total volume of erupted lava has been estimated at 300 million cubic metres. A legend says that no animal sacrifice nor offering to the gods managed to stop the lava but King Kamehameha 1st could stop the flow by throwing in it a lock of his hair.

In 1929, all indicators pointed to an eruption. For about a month in the autumn, more than 6,000 earthquakes were recorded, including an M 6.5 event on September 25th that caused damage to structures. Earthquake frequency ranged from 100 per day to as many as 600 in a 24-hour period. Seismicity was so intense that many people abandoned their homes in those areas and camped out. That increased seismic activity was later joined by more signs of eruption with ground cracks, gas coming out and flames but no red rock. Activity seemingly stopped there, and scientists term the 1929 episode a failed eruption.

Since that time, Hualalai’s activity has remained low. However, earthquakes sometimes shake the region. In 2006, an earthquake whose epicentre was located north of Kiholo Bay, once again caused even greater damage. My friend who lives on the southwestern slope of Hualalai showed me the cracks caused by the earthquake in her home. As with many Hawaiians, this home is not insured against natural hazards as the sums of money asked by the companies are too high. As she says: « Let’s cross our fingers and let’s no major catastrophe will happen …!”

Visiting the summit area of the volcano is quite difficult. Much of the land surrounding Hualalai’s summit is owned and managed largely as preserve land by two entities: the State of Hawaii and Kamehameha Schools. Permission must be granted to visit and is not easily obtained. It’s a shame because the summit craters – Luamakami and Puhia Pele – are among the deepest in the island. The latter was explored down to 263 metres below the surface and Luamakami is known to be even deeper.

The road that leads to the top is very nice, with many flowers and birds, but in the end you arrive in front of a locked gate and you can’t go any further. Besides, there is often fog up there. You will find a few photos here below.

Source: USGS / HVO.

Source: USGS / HVO

En orange et en rouge: coulées de 1800-1801 (Source: USGS / HVO)

Sur les pentes du Hualalai… (Photos: C. Grandpey)

 

Le nouvel aéroport de Yogyakarta (Indonésie) // Yogyakarta’s new airport (Indonesia)

Le nouvel aéroport international de Kulon Progo est en construction à Yogyakarta. Il devrait être opérationnel d’ici à mars 2019 et remplacera l’ancien aéroport international Adisutjipto qui est maintenant en surcapacité. Le nouvel aéroport devrait accueillir 50 millions de passagers par an. Dans un premier temps, la piste mesurera 3 250 mètres, avant d’être prolongée de 350 mètres. L’aéroport sera relié au centre-ville de Yogyakarta par une route à péage et une ligne de chemin de fer.
La pose de la première pierre a eu lieu en janvier 2017. L’aéroport est conçu pour résister aux séismes jusqu’à M 8,8. Les structures parasismiques étaient indispensables car la zone est sujette aux tremblements de terre. Il sera également équipé d’installations permettant de faire face aux tsunamis.
Le Ministre des Transports a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter des séismes et des tsunamis car Java ne connaît pas de séismes d’une magnitude de M 8,8. Il a également déclaré que l’aéroport était prêt à faire face aux tsunamis. Six scénarios possibles ont été imaginés. Le scénario choisi présente trois niveaux: un rempart de sable, une ceinture verte (mangrove et pins) et une tranchée située à 200 mètres du littoral. Selon le scénario, 1,1% seulement de l’impact d’un tsunami affecterait l’aéroport.
Tout le monde n’est pas d’accord avec le nouvel aéroport. Il y a eu des manifestations d’habitants de la région et d’étudiants qui protestent contre l’impact et les nuisances que le nouvel aéroport va générer.
Source: The Jakarta Post.

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Kulon Progo International Airport is an airport under construction in Yogyakarta. It is expected to commence operation by March 2019 and will replace Adisutjipto International Airport, which currently serves over capacity.The new airport is expected to accommodate 50 million passengers annually. In the first phase the runway will be 3,250 metres long and will later be extended by 350 metres. The airport will be connected to Yogyakarta city centre via a toll road and railway line.

The new airport’s groundbreaking ceremony was held in January 2017. The structure is designed to be resistant to earthquakes measuring up to M 8.8 as it was constructed in an earthquake-prone area. The airport will also be equipped with tsunami mitigation facilities.

The Transportation Minister said that there is no need to worry about earthquakes and tsunamis as Java does not experience earthquakes as strong as M 8.8. He also said that the airport is prepared to face tsunamis. Six possible scenarios have been imagined, with the chosen scenario consisting of three layers – sand mound, green belt (mangrove and pine trees) and a trench located 200 metres from the coastline. Under the scenario, only 1.1 percent of a tsunami’s impact would affect the airport.

Not everybody agrees with the new airport. There have been demonstrations of local residents and students who protest against the impact and the nuisances the new airport will generate.

Source: The Jakarta Post.

Plan de masse du nouvel aéroport de Yogyakarta