Hualalai (Hawaii)

Le Hualalai est un volcan bouclier situé sur la Grande Ile d’Hawaï. Son sommet s’élève à 2523 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le volcan est le plus occidental des cinq grands volcans de l’île. Sa zone de rift nord-ouest est bien marquée, celle du sud-sud-est l’est un peu moins et la zone de rift nord est à peine visible. L’éruption la plus récente de 1800-1801 s’est produite le long de la zone de rift nord-ouest.
Une amie hawaiienne fait partie des habitants qui ont élu domicile sur les flancs du Hualalai. Pour le moment, elle peut vivre et dormir sans crainte dans sa maison qui offre une vue superbe sur l’Océan Pacifique. En effet, aucune éruption n’est prévue à court terme. Toujours considéré comme un volcan actif, le Hualalai ne montre actuellement aucun signe de réveil. Si une éruption menaçait, elle serait signalée par une augmentation de l’activité sismique et des déformations du sol qui trahissent l’ascension du magma vers la surface
Les scientifiques surveillent actuellement le volcan 24 heures sur 24 en utilisant des sismomètres et des capteurs GPS. De plus, tous les deux ans, le personnel du HVO contrôle la déformation de l’édifice pour évaluer les changements intervenus dans la surface du sol. Ces mesures s’ajoutent aux images satellites qui peuvent révéler des modifications physiques ou thermiques ou encore des émissions de gaz.
Même si la situation est calme aujourd’hui, il ne faudrait pas oublier que le Hualalai est entré en éruption à trois reprises au cours des 1000 dernières années, et il a été tout près d’émettre de la lave lors d’un épisode d’activité sismique intense en 1929.
La dernière éruption du Hualalai a eu lieu en 1800-01, avec deux coulées de lave en provenance de la zone du rift nord-ouest du volcan. La lave a atteint l’océan sur la côte de Kona et l’une des coulées a provoqué des dégâts. La coulée de Kaupulehu, est sortie de terre à environ 1800 mètres d’altitude et a atteint la mer entre Kona Village Resort et Kiholo Bay. L’autre, connue sous le nom de coulée Hue Hue, a été émise à seulement 150 mètres d’altitude (voir carte ci-dessous) et a détruit plusieurs villages ; elle a donné naissance au champ de lave sur lequel a été construit l’aéroport international de Kona. On discerne parfaitement ces coulées encore aujourd’hui lorsque l’on parcourt la Highway 19 qui longe la côte ouest d’Hawaii. Le volume total de lave émis au cours de cette éruption a été estimé à 300 millions de mètres cubes. Une légende raconte qu’aucun sacrifice d’animaux ni aucune offrande aux dieux n’a réussi à stopper la lave mais que le roi Kamehameha 1er aurait  réussi à arrêter les coulées en y jetant une mèche de ses cheveux.
En 1929, tous les indicateurs laissaient supposer qu’une éruption allait se produire. Pendant environ un mois à l’automne, plus de 6000 séismes ont été enregistrés, dont un événement M 6.5 le 25 septembre qui a causé des dégâts aux structures. On enregistrait entre 100 à 600 événements par période de 24 heures. La sismicité était si intense que beaucoup de gens ont abandonné leurs maisons et ont préféré camper. Cette augmentation de l’activité sismique a été plus tard accompagnée par d’autres signes annonciateurs d’une éruption comme des fractures dans le sol, des émissions de gaz et la présence de flammes, mais aucune lave incandescente n’est sortie du sol. Les scientifiques ont qualifié l’épisode de 1929 d’éruption avortée.

Depuis cette époque, l’activité du Hualalai est restée faible. Malgré tout, il arrive que des séisme secouent la région. Ainsi, en 2006, un séisme dont l’épicentre se situait au nord de la baie de Kiholo a, une fois encore, provoqué des dégâts. Mon amie qui habite sur le versant sud-ouest du Hualalai m’a montré des fissures provoquées par ce tremblement de terre dans sa maison. Comme chez beaucoup d’Hawaiiens, sa demeure n’est pas assurée contre les risques naturels car les sommes demandées par les compagnies sont trop élevées. Comme elle le dit : « Let’s cross our fingers ! » ; espérons qu’aucune catastrophe majeure ne se produira… !

La visite de la zone sommitale du volcan n’est pas chose aisée et je ne suis jamais parvenu à mes fins. Une grande partie des terres au sommet du Hualalai est protégée et gérée par deux entités: l’État d’Hawaï et les écoles Kamehameha. Il faut une autorisation spéciale pour visiter le lieu et – comme m’avait prévenu mon amie – il est difficile de l’obtenir. C’est dommage car les cratères sommitaux – le Luamakami et le Puhia Pele – comptent parmi les plus profonds de l’île. Le second a été exploré jusqu’à 263 mètres sous sa surface et le Luamakami est connu pour s’enfoncer encore plus profondément. La petite route qui conduit au sommet est très belle, avec beaucoup de fleurs et d’oiseaux, mais elle se termine en cul-de-sac et on vient buter devant une porte verrouillée. Impossible d’aller plus loin. En plus, il y a souvent du brouillard là-haut. Vous trouverez quelques photos ci-dessous.
Source: USGS / HVO.

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Hualalai is a shield volcano located on the Big Island of Hawaii. Its summit rises to 2523 metres above sea level. The volcano is the westernmost of the 5 major Big Island volcanoes. It has a well-developed northwest rift zone, a moderately well-developed south-Southeast rift zone, and a poorly developed north rift zone. The most recent eruption of 1800-1801 occurred along the northwest rift zone.

Today, a friend of mine is among the residents living on the flanks of Hualalai. For the moment, she can relax and sleep quietly in he house that overlooks the Pacific Ocean in the distance. Indeed, an eruption is not coming any time soon. Still considered an active volcano,  Hualalai is showing no signs of unrest. Indicators that an eruption would include increased seismic activity and ground deformation, indicators of movement of magma toward the surface

Scientists currently keep tabs full time on the volcano using seismometers and GPS instruments, and every other year, HVO staff conducts deformation surveys to assess any changes in the ground surface. This comes in addition to daily satellite imagery that can show visual or temperature changes or increased gas emissions.

Even though it is quiet today, one should not forget that Hualalai has erupted three times in the last 1,000 years, and came close to emitting lava during an episode of increased activity in 1929.

Lava last erupted from Hualalai in 1800-01, producing two main flows from the volcano’s northwest rift zone. Lava reached the ocean along the Kona Coast and one of the flows caused damage. One flow, the Kaupulehu flow, broke out at about 1,800 metres a.s.l. and flowed to the sea between Kona Village Resort and Kiholo Bay. The other, known as the Hue Hue flow, started around 150 metres a.s.l. (see map below) and destroyed several villages and created the flow field on which Kona International Airport is built. These flows can perfectly be seen today while driving on Highway 19 along the western coast of Hawaii Big Island. The total volume of erupted lava has been estimated at 300 million cubic metres. A legend says that no animal sacrifice nor offering to the gods managed to stop the lava but King Kamehameha 1st could stop the flow by throwing in it a lock of his hair.

In 1929, all indicators pointed to an eruption. For about a month in the autumn, more than 6,000 earthquakes were recorded, including an M 6.5 event on September 25th that caused damage to structures. Earthquake frequency ranged from 100 per day to as many as 600 in a 24-hour period. Seismicity was so intense that many people abandoned their homes in those areas and camped out. That increased seismic activity was later joined by more signs of eruption with ground cracks, gas coming out and flames but no red rock. Activity seemingly stopped there, and scientists term the 1929 episode a failed eruption.

Since that time, Hualalai’s activity has remained low. However, earthquakes sometimes shake the region. In 2006, an earthquake whose epicentre was located north of Kiholo Bay, once again caused even greater damage. My friend who lives on the southwestern slope of Hualalai showed me the cracks caused by the earthquake in her home. As with many Hawaiians, this home is not insured against natural hazards as the sums of money asked by the companies are too high. As she says: « Let’s cross our fingers and let’s no major catastrophe will happen …!”

Visiting the summit area of the volcano is quite difficult. Much of the land surrounding Hualalai’s summit is owned and managed largely as preserve land by two entities: the State of Hawaii and Kamehameha Schools. Permission must be granted to visit and is not easily obtained. It’s a shame because the summit craters – Luamakami and Puhia Pele – are among the deepest in the island. The latter was explored down to 263 metres below the surface and Luamakami is known to be even deeper.

The road that leads to the top is very nice, with many flowers and birds, but in the end you arrive in front of a locked gate and you can’t go any further. Besides, there is often fog up there. You will find a few photos here below.

Source: USGS / HVO.

Source: USGS / HVO

En orange et en rouge: coulées de 1800-1801 (Source: USGS / HVO)

Sur les pentes du Hualalai… (Photos: C. Grandpey)

 

Le nouvel aéroport de Yogyakarta (Indonésie) // Yogyakarta’s new airport (Indonesia)

Le nouvel aéroport international de Kulon Progo est en construction à Yogyakarta. Il devrait être opérationnel d’ici à mars 2019 et remplacera l’ancien aéroport international Adisutjipto qui est maintenant en surcapacité. Le nouvel aéroport devrait accueillir 50 millions de passagers par an. Dans un premier temps, la piste mesurera 3 250 mètres, avant d’être prolongée de 350 mètres. L’aéroport sera relié au centre-ville de Yogyakarta par une route à péage et une ligne de chemin de fer.
La pose de la première pierre a eu lieu en janvier 2017. L’aéroport est conçu pour résister aux séismes jusqu’à M 8,8. Les structures parasismiques étaient indispensables car la zone est sujette aux tremblements de terre. Il sera également équipé d’installations permettant de faire face aux tsunamis.
Le Ministre des Transports a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter des séismes et des tsunamis car Java ne connaît pas de séismes d’une magnitude de M 8,8. Il a également déclaré que l’aéroport était prêt à faire face aux tsunamis. Six scénarios possibles ont été imaginés. Le scénario choisi présente trois niveaux: un rempart de sable, une ceinture verte (mangrove et pins) et une tranchée située à 200 mètres du littoral. Selon le scénario, 1,1% seulement de l’impact d’un tsunami affecterait l’aéroport.
Tout le monde n’est pas d’accord avec le nouvel aéroport. Il y a eu des manifestations d’habitants de la région et d’étudiants qui protestent contre l’impact et les nuisances que le nouvel aéroport va générer.
Source: The Jakarta Post.

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Kulon Progo International Airport is an airport under construction in Yogyakarta. It is expected to commence operation by March 2019 and will replace Adisutjipto International Airport, which currently serves over capacity.The new airport is expected to accommodate 50 million passengers annually. In the first phase the runway will be 3,250 metres long and will later be extended by 350 metres. The airport will be connected to Yogyakarta city centre via a toll road and railway line.

The new airport’s groundbreaking ceremony was held in January 2017. The structure is designed to be resistant to earthquakes measuring up to M 8.8 as it was constructed in an earthquake-prone area. The airport will also be equipped with tsunami mitigation facilities.

The Transportation Minister said that there is no need to worry about earthquakes and tsunamis as Java does not experience earthquakes as strong as M 8.8. He also said that the airport is prepared to face tsunamis. Six possible scenarios have been imagined, with the chosen scenario consisting of three layers – sand mound, green belt (mangrove and pine trees) and a trench located 200 metres from the coastline. Under the scenario, only 1.1 percent of a tsunami’s impact would affect the airport.

Not everybody agrees with the new airport. There have been demonstrations of local residents and students who protest against the impact and the nuisances the new airport will generate.

Source: The Jakarta Post.

Plan de masse du nouvel aéroport de Yogyakarta

Sismicité sicilienne // Seismicity in Sicily

L’INGV indique qu’un séisme de magnitude M 3.3 a été enregistré sur l’Etna à 7 km au nord de Ragalna (Province de Catane) à 09:50 le 8 mars 2018, à 0 km de profondeur  Il a été précédé d’un événement de M 2,8 à 09:49 avec un hypocentre à 1 km de profondeur, suivi d’un autre de M 2,5 à 09:55 à 2 km de profondeur. Des séismes mineurs sont enregistrés dans la région depuis environ 3 jours.
En outre, le 7 mars 2018 à 21h15, on a enregistré une forte secousse de M 4,4 en Mer Tyrrhénienne inférieure, avec un épicentre au niveau du volcan sous-marin Marsili et un hypocentre à 389 km de profondeur.
Dans le même temps une forte explosion a été observée sur le Stromboli (Iles Eoliennes). Les grondements et les vibrations du sol ont été ressentis jusqu’en Calabre.
Source : Meteoweb.

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INGV reports that an M 3.3 earthquake was recorded on Mount Etna 7 km north of Ragalna (Catania) at 09:50 on 8 March 2018, at 0 km depth. It was preceded by an M 2.8 event at 09:49 with a hypocentre at 1 km depth, followed by another M 2.5 event at 09:55 at 2 km depth. Minor earthquakes have been recorded in the region for about 3 days.
In addition, on March 7th, 2018 at 9:15 pm, there was a strong M 4.4 quake in the Lower Tyrrhenian Sea, with an epicentre at the Marsili seamount and a hypocentre 389 km deep.
At the same time a strong explosion was observed on Stromboli Volcano (Aeolian Islands). Rumblings and vibrations were felt as far as Calabria.
Source: Meteoweb.

Source: INGV

Explosion sur le Stromboli (Photo: C. Grandpey)

Grande confusion en Papouasie-Nouvelle-Guinée // Great confusion in Papua-New-Guinea

Il y a en ce moment une grande confusion en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Comme je l’ai écrit précédemment, un séisme de magnitude M 7,5 a secoué la province des Southern Highlands le 25 février 2018. Il a été suivi d’une réplique de magnitude M 6.0 le 4 mars. C’est le quatrième événement supérieur ou égal à M6.0 dans la région. Un bilan non officiel fait état d’au moins 156 morts.
Dans le même temps, des rumeurs se sont répandues, en particulier sur lesréseaux sociaux, selon lesquelles le Mont Bosavi présentait des signes significatifs de réveil et que des gens avaient vu de la fumée sortir du cratère. Suite à ces rumeurs, beaucoup d’habitants ont fui la région autour du volcan et sont allés se réfugier dans les vallées loin de la montagne.
Des scientifiques ont été héliportés pour étudier le Bosavi. Ils ont déclaré qu’il n’y avait pas de danger d’éruption et ont parlé aux gens dans les villages.
Les agences d’aide humanitaire sont inquiètes pour deux raisons. D’une part, il y a un réel danger d’inondation dans les vallées en ce moment. D’autre part, les hélicoptères apportent de la nourriture, de l’eau et des médicaments dans les villages ; si les gens quittent les villages, ils ne pourront pas avoir accès à tous ces biens. Il est donc demandé aux gens de rester près de leur village afin qu’on puisse les repérer. .
Source: The Watchers.

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There is a great confusion in Papua New Guinea at the moment. As I put it before, an M 7.5 earthquake shook the Southern Highlands province on February 25th, 2018. It was followed by an M 6.0 aftershock on March 4th.  This was the fourth event above in M6.0 in the region. Unofficial reports received March 3 mention at least 156 deaths.

In the meantime, there have been rumours, mostly on social media, that Mount Bosavi was showing significant signs of unrest and that people had seen smoke coming out of the crater. As a consequence of these rumours, many people have fled the area around the volcano and have gone to the valleys away from the mountain.

Scientists have been helicoptered to study the volcano. They have declared that there is no danger of an eruption and have spoken to people in the villages.

Aid agencies are worried for two reasons. First, there is a great danger of flooding in the valleys right now. Secondly, helicopters are bringing food, water and medical aid to the villages and if people leave the villages, they will miss all these goods. All aid agencies are requesting people to stay near their village so they can be found.

Source: The Watchers.