Hausse du niveau de la mer en Chine // Sea level rise in China

Les autorités chinoises indiquent que le niveau des eaux côtières a augmenté de 3,4 millimètres par an au cours de la période 1980-2020 et elles ont atteint en 2020 leur troisième niveau le plus élevé jamais enregistré. Dans son bulletin annuel sur l’état de l’environnement en Chine, le Ministère de l’Écologie et de l’Environnement (MEE) a déclaré que les eaux côtières chinoises étaient désormais 73 millimètres plus hautes que la « normale » ; cette dernière est la moyenne sur la période 1993-2011.

Le Ministère a également déclaré que les températures moyennes en Chine étaient de 10,25°C en 2020, légèrement inférieures à celles de l’année précédente, mais toujours supérieures de 0,7°C à la moyenne de 1981-2010.

Le niveau des océans dans le monde a augmenté en raison de la température plus chaude de l’eau ainsi que de la fonte des glaciers et des calottes glaciaires.

Selon un rapport du Ministère chinois des Ressources Naturelles publié le mois dernier, la température moyenne de la mer le long des côtes en Chine a augmenté en moyenne de 0,27°C par décennie depuis 1980, tandis que la température de l’air le long des côtes a augmenté de 0,39°C.

Le Ministère a également indiqué que le niveau des eaux côtières pourrait augmenter à nouveau de 55 à 170 millimètres au cours des 30 prochaines années. Cela obligerait la Chine à s’adapter afin de protéger ses côtes. Les villes de la côte orientale de la Chine ont déjà élaboré des plans d’urgence pour faire face à l’élévation du niveau de la mer. Ainsi, le principal centre financier de Shanghai envisage déjà la construction de nouveaux tunnels de drainage et de portes de régulation des marées comme cela se fait déjà à Venise (Italie).

Source: Yahoo News.

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Chinese authorities indicate that the country’s coastal sea waters have risen by 3.4 millimetres per annum over the 1980-2020 period and hit their third highest level on record in 2020.

In its annual bulletin on the state of the country’s environment, the Ministry of Ecology and Environment (MEE) said China’s coastal waters were now 73 millimetres higher than « normal », defined as the average over the 1993-2011 period.

The ministry also said that average national temperatures stood at 10.25°C in 2020, slightly lower than the year before, but still 0.7°C higher than the 1981-2010 average.

Global sea levels have risen as a result of warmer water temperatures as well as melting glaciers and ice sheets.

According to a report from the Ministry of Natural Resources published last month, average coastal sea temperatures in China have risen by an average of 0.27°C per decade since 1980, while coastal air temperatures have risen 0.39°C.

The ministry also forecast that coastal water levels could rise by another 55-170 millimetres in the next 30 years, requiring China to adapt more thoroughly in order to protect its coastlines. Cities on China’s eastern coast have already been making contingency plans to cope with rising sea levels, with the major financial hub of Shanghai already looking into building new drainage tunnels and tidal gates like those on Venice (Italy).

Source: Yahoo News.

Avril 2021 : 9ème mois d’avril le plus chaud // April 2021 was the 9th warmest April

Selon la NASA et la NOAA, avril 2021 a été le neuvième mois d’avril le plus chaud depuis le début des relevés en 1880. La température moyenne a été de 0,79°C supérieure à la moyenne du 20ème siècle. L’année 2021 est pratiquement certaine de se classer parmi les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées, et très probablement entre la quatrième à la neuvième place.

Avril 2021 a aussi été le mois d’avril le plus frais depuis 2013. Cette fraîcheur relative est en partie le résultat de la présence de La Niña qui est en train de s’estomper dans le Pacifique oriental où les eaux plus fraîches ont contribué à faire baisser les températures de surface à l’échelle de la planète. L’événement modéré La Niña qui a commencé à l’été 2020 s’est terminé en avril 2021. Au cours du mois dernier, la température de surface de la mer dans le Pacifique tropical oriental a été en moyenne d’environ 0,1°C sous la moyenne, ce qui la situe dans la fourchette «neutre». La situation devrait rester «neutre» pendant l’été dans l’hémisphère nord. Les prévisions pour l’automne sont de 49% de chances de La Niña, 43% de chances de conditions neutres et 8% de chances d’El Niño.

Les États-Unis ont connu une chaleur supérieure à la moyenne en avril. Environ 48% du pays était en sécheresse le 8 mai 2021. Les 12 derniers mois ont été les plus secs jamais enregistrés pour le Nevada, l’Arizona et le Nouveau-Mexique, et les deuxièmes plus secs pour la Californie et l’Utah. La sécheresse devrait se propager vers l’est dans les Grandes Plaines et s’étendre vers le nord, dans la majeure partie du nord-ouest d’ici la fin juillet.

L’étendue de la glace de mer dans l’Arctique en avril 2021 était la sixième plus faible des 43 dernières années de données satellitaires. Il y a eu peu de changement dans la répartition de la glace de mer par rapport à l’an dernier.

L’étendue de la banquise antarctique en avril était supérieure à la moyenne au début du mois et proche de la moyenne à la fin du mois.

Source: NASA et NOAA.

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According to NASA and NOAA, April 2021 was the ninth-warmest April since global record-keeping began in 1880, 0.79 degrees Celsius above the 20th-century average. April 2021 came in as the coolest April since 2013. The relative coolness was partially the result of a dissipating La Niña event in the Eastern Pacific: Its cool waters helped depress global surface temperatures.

The moderate La Niña event that began in the summer of 2020 ended in April 2021. Over the past month, sea surface temperatures in the eastern tropical Pacific have averaged about 0.1 degrees Celsius below average, falling in the “neutral” range. The situation should remain “neutral” during the northern summer of June-July-August. The forecast for the autumn is for a 49% chance of La Niña, 43% chance of neutral conditions, and an 8% chance of El Niño.

The U.S. experienced above-average warmth in April, with the month ranking in the top third for warmth since records began in 1895. Approximately 48% of the contiguous U.S. was in drought on May 8th, 2021. The 12-month period ending April 2021 was the driest on record for Nevada, Arizona, and New Mexico, and second-driest for California and Utah. The drought is expected to creep eastward into the Plains and expand northward though most of the Pacific Northwest by the end of July.

Arctic sea ice extent during April 2021 was the sixth-lowest in the 43-year satellite record. There was little change in the age distribution of the ice compared to last year.

Antarctic sea ice extent during April was above average during the beginning of the month, and close to average by the end of the month.

Source : NASA & NOAA.

Source : NOAA

Paroles, paroles… // These are only words!

Selon un nouveau rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), si nous voulons trouver une solution à la crise climatique actuelle, nous devons cesser d’utiliser des voitures à essence dans les 14 prochaines années, ne pas ouvrir de nouvelles mines de charbon, mettre fin à l’exploration pétrolière et se lancer dans «une transformation totale des systèmes énergétiques qui sous-tendent nos économies».

Intitulé «Zéro net d’ici 2050», le rapport, publié le 18 mai 2021, examine les promesses faites par les gouvernements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et conclut que l’objectif de maintenir l’augmentation des températures globales à 1,5 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels sera « extrêmement difficile » et exigera des efforts importants.

Le rapport confirme ce que j’ai écrit à plusieurs reprises : «Le nombre de pays qui se sont engagés à atteindre des émissions nulles d’ici le milieu du siècle continue d’augmenter, mais il en va de même pour les émissions de gaz à effet de serre et leur concentration dans l’atmosphère. Cet écart entre la rhétorique et l’action doit se combler si nous voulons avoir une chance d’atteindre le ‘zéro net’ d’ici 2050 et de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5°C. »

Dans son rapport, l’AIE présente 400 mesures qui, si elles étaient prises immédiatement, permettraient de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et de les ramener à presque zéro en 2050. Si de telles mesures étaient prises avec succès, les températures de la planète pourraient être maintenues en dessous du niveau qui provoquera inévitablement une extinction massive, une élévation désastreuse du niveau de la mer, une hécatombe avec la multiplication des vagues de chaleur, et d’autres conséquences que l’Agence de Protection de l’Environnement a déjà constatées.

Les conclusions du rapport de l’AIE rejoignent celles d’une étude publiée en avril par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) qui rappelait qu’il est grand temps d’enrayer la hausse des températures de la planète.

En 2018, le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a publié son rapport sur la nécessité d’ « empêcher les températures de dépasser 1,5°C pour éviter les pires conséquences du changement climatique.»

Lors d’un sommet sur le climat réunissant des chefs de gouvernements en avril, le président Biden a annoncé un nouvel objectif des Etats Unis visant à réduire d’ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre de 50 à 52% par rapport aux niveaux de 2005. La Chine, qui représentait 27% des émissions mondiales en 2019, s’est engagée à devenir neutre en carbone d’ici 2060.

Selon l’AIE, même si les engagements pris par les deux pays qui ont les émissions les plus élevées, ainsi que par d’autres pays industrialisés dans le cadre de l’Accord de Paris, sont pour la plupart des objectifs ambitieux et non contraignants, « il existe encore une marge de manoeuvre pour atteindre le ‘zéro net’ d’ici 2050, même si « cette marge reste étroite et extrêmement difficile. Elle oblige toutes les parties prenantes – gouvernements, entreprises, investisseurs et citoyens – à agir dès cette année et chaque année suivante pour que l’objectif ne devienne pas hors de portée. »

Selon le rapport, les actions nécessaires pour transformer la consommation et la production d’énergie à l’échelle de la planète sont les suivantes :

– Augmentation de l’utilisation des sources d’énergie renouvelables de 29% en 2020 à 90% en 2050

– Arrêt de la construction de nouvelles centrales au charbon dès cette année, sauf si elles sont construites avec une technologie de captage du carbone

– Interdiction, dès 2025, de la vente de nouvelles chaudières au mazout et au gaz pour chauffer les bâtiments

– Élimination progressive de la vente d’automobiles à essence d’ici 2035

– Transformation des flottes de véhicules actuels en véhicules électriques ou à hydrogène d’ici 2050

– Orientation des centrales électriques vers des sources d’énergie renouvelables d’ici 2035

– Fermeture de toutes les centrales au charbon non équipées de technologie de captage du carbone d’ici 2040

– Transition de la moitié du transport aérien vers l’hydrogène ou les biocarburants d’ici 2040

Le rapport de l’AIE reconnaît qu’il sera extrêmement difficile d’atteindre ces objectifs. Les émissions et les concentrations de dioxyde de carbone rebondissent fortement en ce moment avec la reprise économique suite à la pandémie de Covid-19.

Il est grand temps que les gouvernements agissent de manière décisive pour accélérer la transition vers des énergies propres. Comme je l’ai écrit précédemment, il appartient aux Conférences des Parties (les COP) d’imposer des mesures réelles et obligatoires, au lieu de mesures non contraignantes.

Source: Yahoo News.

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According to a new report by the International Energy Agency (IEA), if human beings want to solve the climate change crisis, they must stop using gasoline-powered cars within 14 years, abandon the pursuit of new coal mines, end oil exploration and set about « a total transformation of the energy systems that underpin our economies. »

Titled « Net Zero by 2050, » the report, released on May 18th, 2021, examines the pledges made by world governments to dramatically reduce greenhouse gas emissions and concludes that the goal of keeping global temperatures from rising 1.5 degrees Celsius above preindustrial levels will prove « extremely challenging » and demand significant efforts.

The report confirs wha I have indicated in previous posts: « The number of countries that have pledged to reach net-zero emissions by mid-century or soon after continues to grow, but so do global greenhouse gas emissions and their concentration in the atmosphere.This gap between rhetoric and action needs to close if we want to have a chance of reaching net zero by 2050 and limiting the rise in global temperatures to 1.5 °C. »

In its report, the IEA lays out 400 steps that, if taken immediately, would meet the goal of cutting current greenhouse gas emissions in half by 2030 and down to nearly zero in 2050. In the event that such a massive, united global undertaking were successful, global temperatures could be kept below a level that would cause mass extinction, devastating sea level rise, unprecedented death from worsening heat waves, and other consequences that the Environmental Protection Agency has found are already occurring.

The findings in the report by the IEA are nearly the same as those of a study released in April by the United Nations World Meteorological Organization (WMO) warning that “time is fast running out” to keep global temperatures in check.

In 2018, the U.N.’s Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) issued its landmark report on the need to keep global temperatures from rising above 1.5°C to avert the worst consequences of climate change.

At an April climate summit of world leaders, President Biden announced a new U.S. target to cut greenhouse gas emissions by 50 to 52 percent over 2005 levels by the year 2030. China, which accounted for 27 percent of global emissions in 2019, has pledged this year to become carbon-neutral by 2060.

According to IEA, even though the pledges made by the two countries with the highest emissions, as well as those of other industrialized nations in the Paris Agreement, are mostly nonbinding, aspirational goals, « there are still pathways to reach net zero by 2050, even though « that pathway remains narrow and extremely challenging, requiring all stakeholders – governments, businesses, investors and citizens – to take action this year and every year after so that the goal does not slip out of reach. »

According to the report, the actions required to transform global energy consumption and production include:

 – Increasing the use of renewable sources of energy from 29 percent in 2020 to 90 percent in 2050

– Halting construction of all new coal plants this year, unless they are built with carbon-capture technology

– Implementing a ban in 2025 on the sale of new oil and gas furnaces to heat buildings

– Phasing out the sale of automobiles that use gasoline by 2035

– Conversion of vehicle fleets to either electric or hydrogen fuel sources by 2050

– Shifting power plants away from carbon emissions to renewable sources of energy by 2035

– Closing all coal-fired power plants not fitted with carbon-capture technology by 2040

– Transitioning half of all plane-travel energy sources to hydrogen or biofuels by 2040.

The report, however, is quick to acknowledge that meeting the goals it lays out will be enormously difficult. Global carbon dioxide emissions and concentrations are already rebounding sharply as economies recover from the Covid-19 pandemic. It is high time for governments to act, and act decisively to accelerate the clean energy transformation.

As I put it previously, it is up to the Conferences of Parties (COPs) to impose real, compulsory measures, instead of nonbinding ones.

Source: Yahoo News.

L’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère n’incite guère à l’optimisme. Il y a vraiment du pain su la planche!

Joe Biden tourne le dos à Donald Trump dans l’Arctique // Joe Biden turns his back on Donald Trump in the Arctic

Alors que l’ouest des États-Unis est victime de la sécheresse, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken s’est rendu au Danemark, en Islande et au Groenland dans le cadre de la politique de l’Arctique face au changement climatique qui affecte la région. Pendant son séjour à Reykjavik (Islande), M. Blinken a assisté à la réunion du Conseil de l’Arctique, une structure créée il y a 25 ans pour favoriser la coopération entre les huit pays de l’Arctique à un moment où la Russie est de plus en plus agressive pour affirmer sa présence militaire dans la région.

A côté de la Russie, des pays qui ne se situent pas physiquement en bordure du Cercle Polaire arctique, comme la Chine et la Corée du Sud, ont cherché à pouvoir s’exprimer au sein du Conseil.

La présence d’Antony Blinken à cette réunion du Conseil de l’Arctique est un revirement complet par rapport à la politique de l’administration Trump dans la région. Le président Trump avait cherché à acheter le Groenland au Danemark, une offre qui a été rejetée par le Premier ministre danois. Le secrétaire d’État de l’administration Trump, Mike Pompeo, avait affirmé que le changement climatique était une opportunité économique plutôt qu’un danger.

En plus des intérêts maritimes, la Chine s’intéresse au Groenland où elle n’aurait aucun scrupule à extraire des minéraux rares. Afin de contrer les projets chinois, les États-Unis ont ouvert en 2020 un consulat à Nuuk, la capitale du Groenland.

Alors que l’Arctique se réchauffe de plus en plus et que la glace de mer risque fort d’avoir disparu d’ici le milieu du siècle, les rivalités géopolitiques font rage dans la région.

Source: Médias d’information américains.

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While western U.S. is sweltering, the U.S. Secretary of State Antony Blinken travelled to Denmark, Iceland and Greenland to address Arctic policies amid the sweeping climate change that is affecting the region. While in Reykjavik (Iceland), Mr. Blinken attended the ministerial meeting of the Arctic Council, an organization created 25 years ago to foster cooperation among the eight Arctic nations at a time when Russia has been increasingly aggressive in building up its military presence in the region. Besides, countries that do not physically border the Arctic Circle, such as China and South Korea, have sought to have a greater voice within the Council.

Antony Blinken’s presence at the ministerial meeting is a complete turnaround from the Trump administration’s approach to the Arctic. President Donald Trump had sought to buy Greenland from Denmark, an offer that was dismissed by the country’s prime minister. Trump’s Secretary of State Mike Pompeo had portrayed climate change as an economic opportunity rather than a danger.

In addition to shipping interests, China has targeted Greenland as a possible location for mining rare Earth minerals. Partly in response to China’s investments, the U.S. in 2020 opened a consulate in Greenland’s capital city of Nuuk.

As the Arctic warms further and the region heads for a seasonally ice-free Arctic Ocean by the middle of the century, geopolitical competition is clearly on the increase in the region.

Source: U.S. news media.

Groenland, l’objet de nombreuses convoitises