Changement climatique et risque sanitaire aux Etats Unis // Climate change and health risk in the U.S.

Selon une nouvelle étude effectuée par un groupe composé de 11 organisations médicales, dont des allergologues, des pédiatres, des médecins spécialistes des maladies infectieuses, des obstétriciens et des gynécologues, le changement climatique risque d’affecter la santé des Américains dans toutes les régions du pays.
Partout aux Etats-Unis, les médecins constatent que le changement climatique affecte la santé des Américains, mais peu sont conscients de cet impact. Selon l’étude, seulement un tiers des Américains sont capables de citer l’un des effets du changement climatique sur la santé de la population.
Les chercheurs ont identifié les effets spécifiques du changement climatique sur la santé dans chacune des régions des États-Unis et ils ont publié une carte pour illustrer cette situation. Par exemple, la carte montre que la population du Midwest sera confrontée à un risque croissant de maladies infectieuses portées par les tiques. Dans le même temps, la pollution atmosphérique causée par un nombre croissant de feux de forêt va affecter de plus en plus la santé des habitants des Grandes Plaines. Même si certains groupes d’Américains comme les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques et d’allergies et les personnes vivant dans la pauvreté sont davantage exposés aux risques sanitaires à cause du changement climatique, l’étude révèle qu’aucune région des Etats-Unis ne sera épargnée. Les affections sont classées en trois catégories :

1) Risques directs pour la santé.
Le plus évident est lié à l’évolution des températures. Le changement climatique provoque des jours plus chauds, une plus grande humidité et des vagues de chaleur plus longues, plus intenses et plus fréquentes. La chaleur extrême peut causer des maladies mortelles telles que les coups de chaleur et aggraver certaines affections chroniques telles que les maladies cardiaques. La chaleur extrême peut affecter les Américains dans toutes les régions des États-Unis continentaux, ainsi que l’Alaska.
2) Un autre danger direct pour la santé provient de phénomènes météorologiques extrêmes, qui sont de plus en plus fréquents et sont dus au changement climatique. Il s’agit notamment des fortes pluies, des inondations, des sécheresses et des tempêtes. Les régions les plus exposées à ces événements météorologiques extrêmes sont le Nord-Est, le Sud-Est, les Grandes Plaines, le Sud-Ouest et Hawaï.
3) Le troisième danger direct pour la santé est lié à la pollution atmosphérique. Le changement climatique réduit la qualité de l’air car la chaleur augmente le smog, les feux de forêt et la production de pollen. Les risques sanitaires liés à la pollution atmosphérique sont particulièrement élevés dans le Sud-Ouest, les Grandes Plaines, le Sud-Est et le Nord-Est. Les feux de forêt sont une menace pour les personnes vivant dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et les Grandes Plaines.
Outre les trois principaux risques sanitaires, l’étude indique que la hausse des températures moyennes associée au changement climatique contribue à la propagation des maladies infectieuses. Au fur et à mesure que le temps se réchauffe, les moustiques, les tiques et les puces porteurs de maladies peuvent survivre dans de nouvelles régions qui étaient auparavant trop froides pour tolérer leur présence.
Le changement climatique peut également contribuer à la contamination de l’eau. Une température de l’eau plus élevée, des pluies abondantes suivies d’inondations, ainsi qu’une élévation du niveau de la mer peuvent provoquer la contamination de l’eau potable, avec un effet sur les poissons et les mollusques qui peuvent être victimes de germes ou de produits chimiques.
Le changement climatique peut également menacer la santé mentale et le bien-être des personnes. Par exemple, les événements météorologiques extrêmes peuvent causer la dépression, l’anxiété et le syndrome de stress post-traumatique. Les catastrophes sont également liées à un risque de consommation excessive de drogue ou d’alcool.
Source: Yahoo U.S. / Live Science.

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According to a new study by a group made up of 11 medical organizations, including allergists, pediatricians, infectious-disease doctors, OB/GYNs and gerontologists, climate change is poised to affect the health of Americans in every part of the country.

Doctors in every part of the U.S. see that climate change is making Americans sicker, but few Americans are aware of its impact on their health. According to the study, only about a third of Americans can name a specific way climate change affects people’s health.

The researchers identified the specific health effects from climate change that will affect each region of the U.S, and created a map to illustrate this. For example, the map shows that people in the Midwest will face an increasing risk of infectious diseases carried by ticks. Meanwhile, air pollution from a growing number of wildfires will increasingly affect the health of those on the Great Plains. While some groups of Americans including children, student athletes, pregnant women, the elderly, people with chronic illnesses and allergies and the poor have a higher risk of health problems from climate change than others, the study has found that people in every region of the country will be affected.  The affections were classified in three categories:

1) Direct health risks.

Perhaps the most obvious is changing temperatures. Climate change is causing more very hot days, greater humidity, and longer, hotter and more frequent heat waves. Extreme heat can cause deadly heat-related illnesses, such as heat stroke, as well as make certain chronic conditions such as heart disease worse. Extreme heat can affect Americans in every region of the continental United States, as well as Alaska.

2) Another direct health hazard comes from extreme weather events, which are increasing in frequency and severity due to climate change. These include heavy downpours, floods, droughts and major storms. The Americans who face the greatest risk of these extreme weather events include those living in the Northeast, the Southeast, the Great Plains, the Southwest and Hawaii.

3) The third direct health harm comes from air pollution. Climate change reduces air quality because heat increases smog, wildfires and pollen production. The health risks from air pollution are a particular threat in the Southwest, the Great Plains, the Southeast and the Northeast. And wildfires are a threat to those living in the Northwest, the Southwest and the Great Plains.

Beside the three major health risks, the study indicates that the increasing global average temperatures associated with climate change also contribute to the spread of infectious diseases. As the weather warms, disease-carrying mosquitoes, ticks and fleas can survive in new regions that were previously too cold for them to inhabit

Climate change can also lead to contaminated water. Higher water temperatures, heavy downpours, rising sea levels and flooding can cause drinking water, recreational water, fish and shellfish to become contaminated with germs or chemicals.

Climate change can also threaten people’s mental health and well-being. For example, extreme weather events can cause depression, anxiety and post-traumatic stress disorder. Disasters are also linked to an increased risk of drug or alcohol abuse.

Source : Yahoo U.S. / Live Science.

Source: The Medical Society Consortium

La montée des océans en Californie // Ocean rise in California

De nouvelles études sur le changement climatique révèlent que le niveau de l’Océan Pacifique au large de la Californie pourrait s’élever plus vite que prévu, avec des tempêtes et des marées hautes de plus en plus dévastatrices.
Le 26 avril 2017, le Conseil de la Protection de l’Océan a revu à la hausse ses prévisions sur la montée des eaux au large de la Californie, suite au réchauffement climatique. Ces prévisions permettent aux agences de l’État le plus peuplé des Etats Unis de prendre des mesures pour faire face aux conséquences du changement climatique. En effet, l’eau gagne de plus en plus de terrain et pourrait menacer les aéroports, les autoroutes et infrastructures situées au niveau de la mer, en particulier dans la Baie de San Francisco.
La découverte que la glace fond de plus en plus vite en Antarctique – région qui détient près de 90 pour cent de la glace de la planète – a largement motivé le changement de politique en Californie. Alors que les émissions de combustibles fossiles ne cessent de réchauffer l’atmosphère terrestre, la fonte de la glace en Antarctique devrait faire s’élever le niveau de  l’eau au large des côtes californiennes encore plus que dans le reste du monde. Les agences de l’État ont été invitées à tenir compte du changement climatique dans leur planification et la budgétisation.
Selon le Conseil de la Protection de l’Océan, dans le meilleur des cas, les eaux de la Baie de San Francisco pourraient monter de 30 à  70 centimètres à la fin de ce siècle. Ces chiffres supposent que le monde prenne des mesures plus drastiques qu’aujourd’hui pour réduire les émissions de combustibles fossiles.
Le scénario le plus pessimiste prévoit une fonte encore plus rapide de la glace antarctique, ce qui pourrait entraîner une hausse des eaux océaniques de la Californie de 3 mètres d’ici la fin de ce siècle. C’est 30 fois plus vite qu’au cours du siècle écoulé.
Les scientifiques expliquent que le changement climatique joue déjà un rôle dans des hivers extrêmes comme le dernier hiver en Californie, ce qui contribue à l’inondation de certaines autoroutes ainsi qu’à l’effondrement des falaises sous certaines maisons en bord de mer.
Source: Agences de presse.

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New climate-change findings have revealed that the Pacific Ocean off California may rise higher, and storms and high tides hit harder, than previously thought.

California’s Ocean Protection Council on April 26th 2017 revised upward its predictions for how much water off California will rise as the climate warms. The forecast helps agencies in the nation’s most populous state adapt to climate change as rising water seeps toward low-lying airports, highways and communities, especially in the San Francisco Bay Area.

Discoveries that ice sheets are melting increasingly fast in Antarctica, which holds nearly 90 percent of the world’s ice, largely spurred the change. As fossil-fuel emissions warm the Earth’s atmosphere, melting Antarctic ice is expected to raise the water off California’s coastline even more than for the world as a whole. State agencies have been asked to take climate change into account in planning and budgeting.

According to the Ocean Protection Council, in the best-case scenario, waters in the vulnerable San Francisco Bay likely would rise between 30 centimetres and 70 centimetres by the end of this century. However, that’s only if the world takes measures to reduce fossil-fuel emissions far more than it does now.

The worst-case scenario entails an even faster melting of Antarctic ice, which could raise ocean levels off California by 3 metres by the end of this century. That’s at least 30 times faster than the rate over the last 100 years.

Scientists say that climate change is already playing a role in extreme winters such as the past one in California, contributing to flooding of some highways and helping crumble cliffs beneath some oceanfront homes.

Source: Press agencies.

La Baie de San Francisco un jour sous les eaux?

Certains semblent avoir déjà anticipé le phénomène à Sausalito….

(Photos: C. Grandpey)

L’accélération du réchauffement de l’Arctique et ses conséquences // Arctic warming and its consequences

L’Océan Arctique ne sera probablement plus recouvert de glace en été dans une vingtaine d’années. Si les émissions de carbone ne sont pas contrôlées, les températures en automne et en hiver dans l’Arctique en 2100 seront d’environ 5,5°C supérieures à celles relevées à la fin du 20ème siècle.
Ces nouvelles prévisions de réchauffement de l’Arctique marquent la fin du mandat de deux ans de la présidence américaine du Conseil de l’Arctique. Elles figurent dans le dernier rapport publié par cet organisme. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarment et affirment que le rythme actuel du changement climatique exige une réponse rapide pour lutter contre ses causes. Alors que le réchauffement climatique de l’Arctique est plus rapide que dans le reste du monde, le rapport montre qu’une action immédiate est nécessaire pour réduire les émissions de carbone à l’échelle de la planète. Selon un océanographe de la NOAA qui est également co-auteur du rapport Snow, Water, Ice et Permafrost in the Arctic (SWIPA), «les changements sont cumulatifs et ce que nous ferons au cours des cinq ans à venir sera essentiel pour ralentir les changements qui se produiront dans les 30 ou 40 prochaines années ».
Le nouveau rapport SWIPA montre que les tendances observées dans l’Arctique au cours des dernières années se sont accélérées. Depuis le dernier rapport SWIPA de 2011, l’Arctique a connu les plus hautes températures jamais mesurées par des instruments météorologiques. La glace de mer de l’Arctique a atteint son niveau le plus faible de tous les temps en 2012 et le manque de glace en 2016 arrive en deuxième position dans les observations satellitaires. Le Groenland, le plus grand contributeur de l’Arctique à l’élévation mondiale du niveau de la mer, a perdu deux fois plus de glace entre 2011 et 2014 qu’entre 2003 et 2008.
Le réchauffement spectaculaire et la perte de glace de l’Arctique au cours des dernières années incitent le SWIPA a prévoir que l’Océan Arctique sera dépourvu de glace d’ici la fin des années 2030, une date antérieure à celle avancée par la plupart des autres modèles pour lesquels cet événement se produira seulement d’ici 2060. Contrairement aux autres modèles, le dernier rapport SWIPA utilise une extrapolation d’observations récentes pour effectuer son estimation.
Le rapport SWIPA fait également remarquer que depuis 2011, l’amplification du réchauffement de l’Arctique affecte aussi le reste du monde. En particulier, cela provoque un ralentissement du jet stream et l’aggravation des problèmes météorologiques à des latitudes moyennes. L’élévation du niveau de la mer, dont un tiers est maintenant attribué à la fonte de la glace dans l’Arctique, provoque des inondations, de l’érosion et des dégâts matériels dans les villes du sud (voir ma note sur le Togo).
Un autre problème est lié à des contaminants découverts récemment, dont beaucoup sont des ignifugeants qui polluent l’air et l’eau de l’Arctique. Les contaminants chimiques, dont certains proviennent de pesticides et de produits industriels utilisés dans les latitudes du sud, affectent le milieu marin arctique depuis des décennies, bien qu’il y ait eu des progrès significatifs dans leur contrôle grâce à la Convention de Stockholm. Les micro plastiques récemment observés dans les eaux de l’Arctique posent eux aussi de plus en plus de problèmes (voir ma note « L’Océan Arctique, poubelle de la planète »).
Source: Alaska Dispatch News.

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The Arctic Ocean is now on the way to become ice-free in summers as soon as two decades from now, while autumn and winter temperatures in the Arctic, if carbon emissions are not controlled, will be about 5.5°C higher in 2100 than they were at the end of the 20th century.

The new forecasts of accelerated warming mark the condition of the Arctic at the end of the two-year U.S. chairmanship of the Arctic Council. They are revealed by the latest reports released by the organization. Scientists are warning the pace of climate change demands a quick response against its causes. With Arctic warming outpacing climate change in the rest of the world, the reports show why immediate action is needed to reduce global carbon emissions. According to an NOAA oceanographer who is also a co-author of the Snow, Water, Ice and Permafrost in the Arctic (SWIPA) report, “the changes are cumulative, and so what we do in the next five years is really important on slowing down the changes that will happen in the next 30 or 40 years”.

The new SWIPA report shows that major Arctic trends documented in past years have accelerated. Since the last SWIPA report in 2011, the Arctic has heated up to its highest temperatures ever measured by weather instruments. Arctic sea ice hit a record-low extent in 2012 and last year tied for the second-lowest level in the satellite record. Greenland, the Arctic’s biggest contributor to global sea-level rise, in 2011 to 2014, lost ice at twice the rate observed from 2003 to 2008.

Dramatic warming and Arctic ice losses in recent years are behind the SWIPA projections for an ice-free Arctic Ocean by the late 2030s, an earlier date than is suggested by most models.

Predictions about when that milestone will arrive vary widely, from the 2060s to just a few years from now, whereas the new SWIPA report uses extrapolation of recent observations to come up with an estimate.

The SWIPA report also indicates that since 2011 amplified Arctic warming has affected the rest of the world. There is new information about far-north warming causing the jet stream to slow, meander and exacerbate mid-latitude weather problems. Rising sea levels, of which a third is now attributed to melt of Arctic land ice, is already causing flooding, erosion and property damage in southern cities.

Another challenge is posed by newly discovered contaminants, many related to flame retardants, in Arctic air and water. Chemical contaminants, many of them from pesticides and industrial products used in faraway southern latitudes have plagued the far-north marine environment for decades, although there has been significant progress in controlling those contaminants thanks to the Stockholm Convention. Microplastics, newly documented in Arctic waters, are posing growing problems (see my previous note about the Arctic Ocean being a garbage dump).

Source: Alaska Dispatch News.

Photo: C. Grandpey

 

La fonte du Groenland en photos // Photos of Greenland’s melting

La fonte du Groenland est visible au niveau des glaciers qui se fracturent et vêlent de plus en plus d’icebergs. Elle se produit aussi à la surface de la banquise où sont apparues des taches bleues qui trahissent des lacs de glace fondue qui sont de plus en plus nombreux et s’agrandissent chaque année. Chaque été, ils apparaissent aussi davantage à l’intérieur des terres et à de plus hautes altitudes que par le passé. Au travers de ses photos, le photographe aérien allemand Timo Lieber dévoile un paysage inattendu du Groenland.

Le projet photographique de Timo Lieber est intitulé Thaw (« fonte », en anglais). A la croisée de la photographie artistique et de la science, il est le fruit d’une collaboration entre le photographe et une équipe de glaciologues. Leur objectif est d’alerter sur la rapide et inquiétante fonte de la calotte glaciaire qui recouvre le Groenland, la plus importante de l’hémisphère Nord.

Timo Lieber explique que « dans ce paysage immaculé, dépouillé au strict minimum de couleurs et de formes, l’impact dramatique du changement climatique est plus manifeste que dans n’importe quelle autre partie du monde […] Cela fait peur à voir de ses propres yeux. Même depuis mon avion de ligne, lors de mon arrivée au Groenland, on pouvait déjà voir le bleu des lacs. On s’attend à un paysage complètement blanc, mais en fait, ce n’est pas du tout le cas ». C’est exactement ce que je me suis dit en survolant le Groenland en septembre 2016 alors que je me rendais en Alaska.

Même si elles traitent d’un sujet grave, les photos de Timo Lieber n’en restent pas moins belles. « Je n’essaie pas d’embellir le problème lui-même », confie Timo Lieber. « Je veux que les gens qui voient ces images se posent cette question : ‘Qu’est-ce qu’il y a derrière toute cette beauté ?' »

Le portfolio groenlandais de Timo Lieber est visible à cette adresse.

http://www.timolieber.com/thaw/view/thaw-1/

Source : France Info.

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The melting of Greenland can be seen at the glaciers which fracture and calve more and more icebergs. It also occurs on the surface of the ice sheet, where blue spots have appeared, betraying melt lakes which are increasingly numerous and growing every year. Each summer, they also appear more inland and at higher altitudes than in the past. Through his photos, the German aerial photographer Timo Lieber unveils an unexpected landscape of Greenland.
The photographic project of Timo Lieber is entitled « Thaw ». At the crossroads of artistic photography and science, it is the fruit of a collaboration between the photographer and a team of glaciologists. Their objective is to alert to the rapid and worrying melting of the ice sheet covering Greenland, the largest in the northern hemisphere.
Timo Lieber explains that « in this immaculate landscape, stripped to the bare minimum of colours and shapes, the dramatic impact of climate change is more evident than in any other part of the world … It’s scary to be seen with one’s own eyes. Even from my airliner, when I arrived in Greenland, I could already see the blue of the lakes.We expect a completely white landscape, but in fact it is not at all the case ». That is exactly what I said to myself while flying over Greenland in September 2016.
Even if they deal with a serious subject, Timo Lieber’s photos remain no less beautiful. « I’m not trying to embellish the problem itself, » says Lieber. « I want people who see these images to ask themselves, ‘What’s behind all this beauty?' »
Tom Lieber’s Greenland portfolio can be seen at this address:
http://www.timolieber.com/thaw/view/thaw-1/

Source: France Info.

Photo: C. Grandpey