Coups de chaleur à venir en Asie du Sud // Deadly heatwaves soon in South Asia

Une nouvelle étude montre les effets du changement Climatique en Asie du Sud, région où vit un cinquième de la population mondiale. D’ici la fin de ce siècle, le réchauffement climatique pourrait provoquer des vagues de chaleur pendant l’été, avec des niveaux de chaleur et d’humidité qui dépassent ce que les humains peuvent supporter sans protection. Ces vagues de chaleur mortelles pourraient commencer dans seulement quelques décennies et frapper des régions de l’Inde, du Pakistan et du Bangladesh, y compris les bassins fertiles de l’Indus et du Gange qui produisent une grande partie de la nourriture de la région.
Les résultats de cette étude, réalisée par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et la Loyola Marymount University à Los Angeles, ont été publiés dans la revue Science Advances,
L’étude fait suite à un rapport antérieur qui a examiné les vagues de chaleur prévues dans la région du Golfe Persique. Alors que le nombre de jours de chaleur extrême prévus pour cette zone était encore pire que pour l’Asie du Sud, leur impact dans cette dernière région pourrait être beaucoup plus sévère. En effet, si la région du golfe Persique a une population relativement réduite et riche avec peu de terres agricoles, les zones susceptibles d’être les plus touchées dans le nord de l’Inde, le Bangladesh et le sud du Pakistan abritent 1,5 milliard de personnes. Ces zones sont également parmi les plus pauvres. Une grande partie de la population dépend de l’agriculture de subsistance qui nécessite de longues heures de travail dans les champs, sans protection contre le soleil.
La nouvelle analyse s’appuie sur des recherches récentes qui montrent que les effets les plus dangereux de la chaleur pour les humains sont dus à la combinaison de hautes températures et une humidité élevée, phénomène connu sous le nom de « température humide ». Il reflète la capacité de l’humidité à s’évaporer, mécanisme requis pour que le corps humain maintienne sa température interne par l’évaporation de la sueur. À une température humide de 35 degrés Celsius, le corps humain ne peut pas se refroidir suffisamment pour survivre plus de quelques heures.
Une étude antérieure sur les relevés de température et d’humidité montre que dans le climat actuel, les températures humides ont rarement dépassé 31°C sur Terre. Bien que ce rapport antérieur ait montré que cette limite de survie pourrait être dépassée de temps en temps dans la région du Golfe Persique d’ici la fin de ce siècle, les relevés de l’été 2015 ont montré que la limite des températures humides à 35 degrés avait déjà été atteinte, ce qui montre que ces extrêmes pourraient commencer plus tôt que prévu. L’été 2015 a également produit l’une des vagues de chaleur les plus dévastatrices de l’histoire en Asie du Sud, avec quelque 3 500 morts au Pakistan et en Inde.
La dernière étude a examiné les résultats de trois modèles  climatiques sur la vingtaine qui a été réalisée à l’échelle de la planète. Ils ont été sélectionnés car ils correspondent le mieux aux données météorologiques réelles en Asie du Sud. L’étude montre que, à la fin du siècle, s’il n’y a pas de réduction sérieuse des émissions de gaz à effet de serre, les vagues de chaleur contribueront à faire passer les températures humides de 31°C à 34,2°C, ce qui rapprochera du seuil de survie mentionné précédemment.
Dans le cadre du climat actuel, environ 2% de la population indienne est parfois exposée à des températures humides de 32 degrés. Selon cette étude, d’ici 2100, 70% de la population de trouvera dans cette situation et 2% des personnes seront parfois exposées à la limite de capacité de survie de 35 degrés. Comme la région est importante sur le plan agricole, ce n’est pas seulement la population directement touchée par la chaleur qui en souffrira. Avec la perturbation de la production agricole, celle-ci connaîtra un fort déclin tout le monde en souffrira.
Voici une vidéo qui illustre parfaitement la situation:
https://youtu.be/oSJLvs2Il5A

Source: Massachusetts Institute of Technology.

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A new study suggests that by the end of this century, in South Asia, a region where one-fifth of the world’s people live, climate change could lead to summer heat waves with levels of heat and humidity that exceed what humans can survive without protection. These deadly heat waves could begin within as little as a few decades to strike regions of India, Pakistan, and Bangladesh, including the fertile Indus and Ganges river basins that produce much of the region’s food supply.

The results of the new study, performed by researchers of the Massachusetts Institute of Technology and Loyola Marymount University in Los Angeles have just been described in the journal Science Advances,

The study follows an earlier report that looked at projected heat waves in the Persian Gulf region. While the number of extreme-heat days projected for that region was even worse than for South Asia, the impact in the latter area could be vastly more severe. This is because while the Persian Gulf area has a relatively small, relatively wealthy population and little agricultural land, the areas likely to be hardest hit in northern India, Bangladesh, and southern Pakistan are home to 1.5 billion people. These areas are also among the poorest in the region, with much of the population dependent on subsistence farming that requires long hours of hard labour out in the open and unprotected from the sun.

The new analysis is based on recent research showing that hot weather’s most deadly effects for humans comes from a combination of high temperature and high humidity, an index which is measured by a reading known as wet-bulb temperature. This reflects the ability of moisture to evaporate, which is the mechanism required for the human body to maintain its internal temperature through the evaporation of sweat. At a wet-bulb temperature of 35 degrees Celsius, the human body cannot cool itself enough to survive more than a few hours.

A previous study of temperature and humidity records show that in today’s climate, wet-bulb temperatures have rarely exceeded about 31°C anywhere on Earth. While the earlier report showed that this survivability limit would start to be exceeded occasionally in the Persian Gulf region by the end of this century, actual readings there in the summer of 2015 showed that the 35-degree wet-bulb limit had almost been reached already, suggesting that such extremes could begin happening earlier than projected. The summer of 2015 also produced one of the deadliest heat waves in history in South Asia, killing an estimated 3,500 people in Pakistan and India.

The new analysis looked at results from three of the more than 20 comprehensive global climate models, which were selected because they most accurately matched actual weather data from the South Asian region. The study shows that by century’s end, absent serious reductions in global emissions, heat waves would increase from wet-bulb temperatures of about 31°C to 34.2°C, which brings us close to the threshold of survivability.

In today’s climate, about 2 percent of the Indian population sometimes gets exposed to extremes of 32-degree wet-bulb temperatures. According to this study, by 2100 that will increase to about 70 percent of the population, and about 2 percent of the people will sometimes be exposed to the survivability limit of 35 degrees. Because the region is important agriculturally, it is not just those directly affected by the heat who will suffer. With the disruption to the agricultural production, this one will go down and potentially everyone will suffer.

Here is a video that perfectly illustrates the situation:

https://youtu.be/oSJLvs2Il5A

Source: Massachusetts Institute of Technology.

Source: MIT

COP 21 : La planète n’a que 5% de chances d’atteindre ce but // The planet has just 5% chance of reaching this goal

Selon une nouvelle étude de l’Université de Washington à propos de l’effort international pour endiguer le changement climatique, il n’y a que 5% de chance pour que la Terre évite un réchauffement d’au moins 2°C d’ici la fin du siècle. Au niveau mondial,  la tendance en matière d’économie, d’émissions de gaz à effet de serre et de croissance de population montre qu’il est extrêmement improbable que la planète reste inférieure au seuil de 2°C fixé lors de la COP 21 en 2015 .

Il faut garder à l’esprit que, dans le cadre de l’accord de Paris, 195 pays se sont engagés à maintenir la température mondiale moyenne « bien en dessous de 2°C » par rapport aux niveaux préindustriels, et ont établi un objectif plus ambitieux de limiter le réchauffement à 1,5°C. La nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Climate Change, indique que cette dernière cible n’est guère réaliste et qu’il y a seulement 1% de chances que les températures augmentent de moins de 1,5°C.
Les gouvernements présents à la COP 21 se sont fixés un seuil de 2°C en partie par opportunisme politique, mais aussi parce que les scientifiques ont mis en garde contre les graves conséquences de l’élévation du niveau de la mer, de la sécheresse, des vagues de chaleur et des troubles sociaux si la température s’élève au-delà de ce seuil. De tels risques ont été soulignés par une étude de l’Université de Caroline du Nord. Elle montre qu’un changement climatique ininterrompu causerait environ 60 000 décès dans le monde d’ici 2030 et 260 000 d’ici 2100. Les chercheurs ont également constaté que la hausse des températures favoriserait la propagation des polluants atmosphériques qui viendraient s’ajouter à ceux existant déjà.

Selon l’étude de l’Université de Washington, il y a 90% de chances pour que les températures augmentent entre 2°C et 4,9°C d’ici 2100. Cela placerait le monde dans les scénarios moyens de réchauffement définis par le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). Cela met aux oubliettes les résultats les plus optimistes, tout comme le scénario le plus pessimiste qui prévoyait que les températures grimperaient jusqu’à près de 6°C au-dessus de celles de l’ère préindustrielle.
Plutôt que de voir comment les gaz à effet de serre affecteront la température, la nouvelle étude a analysé l’évolution de la population mondiale sur les 50 dernières années, le produit intérieur brut (PIB) par habitant, ainsi que l’intensité carbone qui représente la quantité de dioxyde de carbone émise pour chaque dollar d’activité économique. Après avoir construit un modèle statistique couvrant une gamme de scénarios d’émissions, les chercheurs ont constaté que l’intensité carbone serait un facteur crucial dans le réchauffement futur. On s’attend à ce que les progrès technologiques réduisent l’intensité carbone globale de 90% au cours du siècle, avec des baisses nettes en Chine et en Inde qui sont deux très gros consommateurs d’énergie. Cependant, cette réduction ne sera pas assez significative pour empêcher de franchir la barre fatidique des 2°C.
La population mondiale devrait atteindre environ 11 milliards de personnes d’ici 2100 mais l’étude montre que cela aura un impact relativement faible sur les températures car cette croissance aura lieu en Afrique subsaharienne qui est un contributeur mineur en matière d’émissions de gaz à effet de serre.
Les chercheurs insistent sur le fait que les résultats de leur étude ne signifient pas que 2°C sera une cible impossible à atteindre et qu’il est trop tard pour prendre des mesures. Au contraire, éviter les fortes hausses de température prévues par leur modèle est «extrêmement important et exige une action urgente». Des percées technologiques pourraient changer les perspectives de manière spectaculaire, mais les progrès majeurs réalisés au cours des 50 dernières années, comme l’informatique, la robotique, les voitures hybrides, Internet et l’injection électronique de carburant, ont déjà permis de réduire progressivement les émissions de carbone à raison d’environ 2% par an.

Cette approche optimiste du changement climatique est celle qui imprègne le dernier film d’Al Gore « Une vérité qui dérange (suite) ».
Source: The Guardian.

Pendant ce temps, la France vient de battre son record de températures nocturnes, officiellement à cause du sirocco. Ne nous leurrons pas; le vent saharien n’est pas seul responsable!

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According to new University of Washington research that paints a sobering picture of the international effort to stem dangerous climate change, there is only a 5% chance that the Earth will avoid warming by at least 2°C by the end of the century. Global trends in the economy, emissions and population growth make it extremely unlikely that the planet will remain below the 2°C threshold set out in the Paris climate agreement in 2015.

One should keep in mind that the Paris accord, signed by 195 countries, commits to holding the average global temperature to “well below 2°C” above pre-industrial levels and sets a more aspirational goal to limit warming to 1.5°C. The new research, published in Nature Climate Change, indicates that this latter target is barely plausible, with just a 1% chance that temperatures will rise by less than 1.5°C.

Governments at the COP 21 settled on the 2°C threshold partly through political expediency but also because scientists have warned of severe consequences from sea level rise, drought, heatwaves and social unrest should the temperature rise beyond this. Such risks have been underscored by a separate study by the University of North Carolina. It shows unabated climate change will cause around 60,000 deaths globally in 2030 and 260,000 deaths by 2100. It also found that rising temperatures will exacerbate air pollutants that will particularly threaten those with existing conditions.

According to the University of Washington study, there is a 90% likelihood that temperatures will rise between 2°C and 4.9°C by 2100. This would put the world in the mid-range warming scenarios mapped out by the UN’s Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). It negates the most optimistic outcome as well as the worst case, which would see temperatures climb nearly 6°C beyond the pre-industrial era.

Rather than look at how greenhouse gases will influence temperature, the new research analyzed the past 50 years of trends in world population, per capita gross domestic product (GDP) and carbon intensity, which is the amount of carbon dioxide emitted for each dollar of economic activity. After building a statistical model covering a range of emissions scenarios, the researchers found that carbon intensity will be a crucial factor in future warming. Technological advances are expected to cut global carbon intensity by 90% over the course of the century, with sharp declines in China and India which are two newly voracious consumers of energy. However, this decline still will not be steep enough to avoid breaching the 2°C limit.

The world’s population is expected to grow to about 11 billion people by 2100, but the research found that this will have a relatively small impact upon temperatures as much of this growth will take place in sub-Saharan Africa, which is a minor contributor of greenhouse gas emissions.

The researchers insist that the results of their study do not mean that 2°C is an impossible target and that it is too late to do anything. On the contrary, avoiding the higher temperature increases that their model envisages is “even more important, and also requires urgent action.” A breakthrough technology could “dramatically” change the outlook but major advances of the past 50 years, such as the computer, robotics, hybrid cars, the internet and electronic fuel injection, have improved carbon efficiency steadily at around 2% a year, rather than in huge jumps. This optimistic approach to climate change is the one that pervades Al Gore’s last film “An inconvenient Sequel”.

Source: The Guardian.

Vue de la courbe de Keeling fin juillet 2017: les concentrations de CO2 dans l’atmosphère restent largement supérieures à 400 ppm. Aucun progrès n’est observé par l’observatoire du Mauna Loa à Hawaii.

Pékin, l’une des villes les plus polluées au monde

(Crédit photo: Wikipedia)

 

« Une Vérité qui Dérange (suite) » // « An Inconvenient Sequel »

Dix ans après, «Une Vérité qui Dérange » – An Inconvenient Truth – qui a propulsé le changement climatique au cœur de la culture populaire, An Inconvenient Sequel montre que nous sommes sur le point d’entrer dans une véritable révolution énergétique. Le vice-président Al Gore y poursuit sa lutte infatigable. C’est un voyage autour du monde au cours duquel il forme une armée de défenseurs du climat et influence la politique climatique internationale. Les caméras le suivent dans les coulisses – dans des moments à la fois privés et publics, drôles et poignants – pendant lesquels il poursuit l’idée que, bien que les enjeux n’aient jamais été aussi importants, les dangers du changement climatique peuvent être surmontés grâce à l’ingéniosité humaine et la passion.

Voici la bande annonce du film sorti le 28 juillet 2017 dans un nombre limité de cinémas américains

https://www.youtube.com/watch?v=huX1bmfdkyA&feature=youtu.be

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Ten years after An Inconvenient Truth brought climate change into the heart of popular culture, An Inconvenient Sequel shows just how close we are to a real energy revolution. Vice President Al Gore continues his tireless fight, travelling around the world, training an army of climate champions and influencing international climate policy. Cameras follow him behind the scenes – in moments both private and public, funny and poignant – as he pursues the inspirational idea that while the stakes have never been higher, the perils of climate change can be overcome with human ingenuity and passion.

Here is the trailer of the film that was released on July 28th 2017 in a limited number of U.S. cinemas

https://www.youtube.com/watch?v=huX1bmfdkyA&feature=youtu.be

Sawyer Glacier (Alaska)  [Photo: C. Grandpey]

Moins de glace de mer = Ours polaires de plus en plus dangereux // Less sea ice means more dangerous polar bears

Avec la diminution de la glace de mer dans l’Arctique, les attaques d’ours blancs sont en augmentation. Les conditions de vie de plus en plus difficiles sur la banquise obligent les plantigrades à se débrouiller sur terre pour trouver de quoi vivre, voire survivre.

Une étude publiée dans le Wildlife Society Bulletin et qui prend en compte toutes les attaques d’ours polaires recensées dans l’Arctique depuis 1870 montre une forte recrudescence au cours des dernières années. 20% des 73 attaques d’ours polaires sur des personnes ont eu lieu entre 2010 et 2014. Dans de nombreux cas, les ours ont tué pour manger, pas pour se défendre.
Le réchauffement climatique signifie moins de glace de mer, là même où les ours polaires ont pour habitude de chasser les phoques, leur source principale de nourriture. Il s’ensuit un plus grand nombre d’ours sur la terre ferme où leur nourriture traditionnelle se fait plus rare. Les attaques se font de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que de nouveaux ours arrivent sur les rivages de l’Océan Arctique et  que de plus en plus de gens viennent dans l’Arctique a des fins touristiques ou pour y trouver du travail.

Comme indiqué précédemment, on a recensé 73 attaques de 1870 à 2014 ; les ours ont tué 20 personnes et en ont blessé 63. L’étude prend en compte les attaques entre 1960 et 2014. De 1960 à 2009, 47 attaques ont été commises contre des personnes, soit une moyenne de 9,4 par décennie. Il faut noter que dans les cinq années qui ont suivi, de 2010 à 2014, il y a eu 15 attaques, soit une augmentation spectaculaire. De plus amples informations seront nécessaires pour voir si les attaques marquent une tendance qui se poursuivra au cours de la décennie actuelle.
Les dernières années ont été particulièrement inquiétantes pour la glace de mer. Son étendue pendant l’été est particulièrement faible depuis 2007. Le minimum a été atteint en 2012. À l’heure actuelle, selon le National Snow and Ice Data Centre basé à Boulder (Colorado), l’étendue de glace se situe légèrement au-dessus du niveau de 2012, mais est à peu près équivalente au niveau de la mi-juillet l’an dernier. En outre, la majeure partie de la glace de mer dans l’Arctique est beaucoup plus mince qu’au cours des dernières années. D’autres statistiques indiquent que le réchauffement du climat est un facteur déterminant dans l’augmentation des attaques d’ours blancs sur les personnes.
Au vu des informations communiquées au sujet des attaques d’ours, il s’avère que 61% des animaux étaient maigres et en mauvaise santé. Parmi les ours prédateurs, qui représentaient 59% de toutes les attaques, 65 avaient des conditions corporelles inférieures à la normale.
Les habitants de l’Arctique sont conscients des nouveaux dangers. Beaucoup d’entre eux ne campent plus dans la toundra comme dans les années passées. Au lieu de cela, ils séjournent dans des abris de pêche solides ou des chalets plus résistants que les tentes.
93% des attaques mortelles ont été commises par des mâles. 64% ont été commises par des adultes, mais des ours polaires âgés d’un an seulement ont tué des personnes, ce qui est très différent des ours noirs et bruns plus au sud. Alors que les femelles avec des oursons représentent un petit nombre d’attaques, il n’y a aucune trace d’attaque mortelle par une ourse accompagnée de son petit. Toutes les attaques mortelles signalées étaient l’œuvre d’ours solitaires. Plus de la moitié des attaques d’ours polaires ont été commises sur des personnes qui se trouvaient dans des camps éloignés ou qui traversaient le territoire. 27% se sont produites dans des communautés arctiques. Ce dernier chiffre est très élevé par rapport aux attaques d’ours noirs et bruns qui sont beaucoup plus fréquentes que les attaques d’ours polaires en zone habitée.
Le but de l’étude est de permettre d’élaborer des stratégies et des programmes pour assurer la sécurité des habitants et des visiteurs de l’Arctique à un moment où de plus en plus d’ours polaires viennent sur terre et où ceux qui sont déjà sur terre y restent plus longtemps.
Source: Alaska Dispatch News.

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As Arctic sea ice has dwindled, polar bear attacks on people have increased, confirming trends that point to distressed conditions for bears forced to fend for themselves on land as the ice of their ocean habitat melts.

A study published in the Wildlife Society Bulletin taking into account all confirmed wild polar bear attacks around the Arctic since 1870 shows a steep upturn in attacks in recent years. Twenty percent of the 73 known polar bear attacks on people occurred in just five years, from 2010 to 2014, according to the analysis, and in many cases, the bears killed to eat, not to defend themselves.

Warmer conditions mean less ice at sea, where polar bears historically have hunted seals, their main food source. That sends more bears ashore, where traditional food supplies are sparser. There, they are encountering more people who are traveling over the landscape or camping on it, working at research or industrial sites and living in communities around the Arctic. Trouble has been expected as more bears come to land and more people come to the Arctic, including those hoping to extract resources and others traveling as tourists.

In all, there are confirmed records of 73 attacks from 1870 to 2014, and they killed 20 people and injured another 63. Most of the study’s analysis focuses on confirmed attacks from 1960 to 2014, the last year of data included. From 1960 to 2009, there were 47 attacks on people, an average of 9.4 per decade. But in the five years after that, from 2010 to 2014, there were 15 attacks, a dramatic increase. More information will be needed to see whether the attacks mark a dangerous trend that will continue through the rest of the decade.

The recent years have been notably bad for sea ice. Summer Arctic ice extent has been particularly low since 2007. The record-low minimum was hit in 2012. Right now, ice extent is running slightly above 2012 levels, but is about equal to mid-July levels last year and in other years of extremely low ice, according to the National Snow and Ice Data Center in Boulder, Colorado. Besides, most of the sea ice that currently exists in the Arctic is much thinner than it has been in past years. Other statistics in the study point to climate transformation as the factor behind increased polar bear attacks on people.

In cases where information was known about attacking bears’ body conditions, 61 percent of those that attacked people were found to be in bad shape, either skinny or merely underweight. Among predatory bears, which accounted for 59 percent of all attacks, 65 had poorer-than-normal body conditions.

Locals in the Arctic have taken notice of the new dangers. Many of them no longer camp out on the exposed tundra as they did in years past. Instead, they stick to established fish camps and cabins that are better fortified than tents.

Of all the fatal attacks, 93 percent were committed by males. Sixty-four percent were committed by adults, but even yearling polar bears have killed people, something very different from the pattern with black and brown bears farther south. While females with cubs account for a small number of reported attacks on people, there is no record of any fatal attack by a mother bear with her young. All reported fatal attacks were by solitary bears. More than half of the polar bear attacks were on people in remote camps or travelling across the land, while 27 percent of them happened in Arctic communities. That latter ratio is very high compared to attacks by black and brown bears, which are much more frequent than attacks by polar bears.

The study is intended to help craft strategies and programs to keep Arctic residents and visitors safe at a time when more polar bears are coming to land and those on land are staying longer.

Source: Alaska Dispatch News.

Source: National Snow and Ice Data Center

Ours polaire dans le Manitoba  (Photo: C. Grandpey)