Les effets à long terme du réchauffement climatique // The long term effects of climate change

On peut visionner sur le site Internet de la radio France Info un très intéressant document qui, je le crains, n’aura pas l’impact qu’il mérite. En effet, il envisage les effets du réchauffement climatique sur le très long terme – dans environ 5000 ans – alors que l’être humain à tendance à vivre en prenant en compte le très court terme. Il est vrai que l’échelle humaine qui se limite aux quelques décennies de notre espérance de vie n’a rien à voir avec les échelles géologique ou planétaire qui englobent des millions d’années.

Selon une récente étude parue dans la revue Nature, la fonte des glaces – notamment de l’Antarctique qui représente 90 % des glaces terrestres et 70 % des réserves d’eau douce – s’accélère dangereusement. Si cette fonte continuait au même rythme qu’actuellement, le niveau d’élévation des océans, actuellement de 3 millimètres par an, pourrait être multiplié et atteindre 10 millimètres chaque année d’ici 2100. Le document pose la question : Que se passera-t-il lorsque toutes les glaces auront fondu ?  La réponse est assez simple : Si l’ensemble des glaciers terrestres fondait, le niveau des océans s’élèverait de 65 mètres provoquant ainsi de terribles conséquences pour les villes et les pays côtiers du monde entier.
En Europe, les Pays-Bas serait un des premiers pays à disparaître. De nombreuses villes du continent suivrait cette voie, comme Londres, Venise, Marseille ou encore Copenhague.
En Amérique du Nord, toute la façade Atlantique disparaîtrait sous les eaux, dont les villes de New York ou encore Miami.
En Amérique du Sud, l’Océan Atlantique fusionnerait avec le bassin de l’Amazone ainsi qu’avec le bassin du Rio Paraguay, recouvrant ainsi plusieurs villes, notamment Montevideo ou Buenos Aires.
En Afrique, les villes de Dakar, Lagos et du Caire seraient englouties. Le continent serait cependant relativement épargné par la montée des eaux, mais la hausse des températures de 12 degrés Celsius en moyenne rendrait la majorité du territoire africain inhabitable.
En Asie, le Bangladesh serait rayé de la carte. Les zones côtières de la Chine et de l’Inde subiraient le même sort. Les villes de Calcutta, Shanghai, Bombay et Pékin seraient noyées. Le Cambodge deviendrait une île.
En Océanie, un immense lac s’engouffrerait en plein milieu du désert australien modifiant entièrement le paysage.

La fonte des glaces transformerait donc complètement la géographie terrestre. Elle aurait un impact humain considérable et serait un nouveau facteur de migration pour les peuples du monde entier. Selon une étude de la Banque mondiale, 140 millions de personnes pourraient déjà migrer d’ici 2050 afin de fuir les effets du changement climatique. Trois régions du monde seront particulièrement touchées : l’Afrique Subsaharienne, l’Asie du Sud et l’Amérique latine.

Vous pourrez regarder le document en cliquant sur ce lien :

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/video-villes-englouties-zones-desertees-a-quoi-ressemblerait-la-terre-si-lensemble-de-ses-glaciers-fondait_2999533.html

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One can watch on the website of the French radio France Info a very interesting document which, I fear, will not have the impact it deserves. Indeed, it considers the effects of global warming on the very long term – about 5000 years – while humans tend to take into account the very short term. It is true that the human scale that is limited to the few decades of our life expectancy has nothing to do with geological or planetary scales that span millions of years.
According to a recent study published in Nature, the melting of Earth’s ice – particularly in Antarctica which accounts for 90% of terrestrial ice and 70% of freshwater reserves – is accelerating dangerously. If this melting continues at the same rate as today, the rise of the oceabn level, currently 3 millimetres per year, could be multiplied and reach 10 millimetres each year by 2100. The document asks the following question: What will happen- when all the ice has melted? The answer is quite simple: If all Earth’s glaciers melted, the sea level would rise by 65 metres, with terrible consequences for cities and coastal countries around the world.
In Europe, the Netherlands would be one of the first countries to disappear. Many cities of the continent would be erased, such as London, Venice, Marseille or Copenhagen.
In North America, the entire Atlantic coast would disappear beneath the waters, including the cities of New York or Miami.
In South America, the Atlantic Ocean would merge with the Amazon Basin and with the Rio Paraguay Basin, covering several cities, including Montevideo and Buenos Aires.
In Africa, the cities of Dakar, Lagos and Cairo would be swallowed up. The continent, however, would be relatively spared by the rising waters, but rising temperatures by 12 degrees Celsius on average would make most of Africa uninhabitable.
In Asia, Bangladesh would be wiped off the map. The coastal areas of China and India would suffer the same fate. The cities of Calcutta, Shanghai, Bombay and Beijing would be drowned. Cambodia would become an island.
In Oceania, a huge lake would rush into the middle of the Australian desert, completely changing the landscape.
The melting of all the earth’s ice would completely transform the global geography. It would have a considerable human impact and be a new factor of migration for the peoples of the world. According to a World Bank study, 140 million people might already migrate by 2050 to flee the effects of climate change. Three regions of the world will be particularly affected: Sub-Saharan Africa, South Asia and Latin America.
You can have a look at the document by clicking on this link:
https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/video-villes-englouties-zones-desertees-a-quoi-ressemblerait-la-terre-si-lensemble-de-ses-glaciers-fondait_2999533.html

 La fonte de la calotte glaciaire du Groenland contribuerait largement à l’élévation du niveau des océans (Photo: C. Grandpey)

Le chant de la banquise antarctique // The song of Antarctica’s ice shelf

En utilisant des appareils spéciaux, des scientifiques de la Colorado State University ont pu enregistrer des sons étranges sur la Barrière de Ross, une vaste plate-forme glaciaire en Antarctique. Selon une nouvelle étude publiée dans Geophysical Research Letters, une revue de l’American Geophysical Union, le bruit enregistré est en réalité une vibration de la glace provoquée par le vent qui souffle sur les dunes de neige.
En écoutant le son, on a un peu l’impression d’entendre quelqu’un souffler constamment dans une flûte sur la banquise, ou le bourdonnement émis par des milliers de cigales. La fréquence des sons est trop basse pour être perçue par l’oreille humaine. C’est pour cela que les scientifiques l’ont accélérée. Ils ont modifié la fréquence des infrasons et accéléré les enregistrements 1 200 fois.
L’objectif initial de l’étude n’était pas d’enregistrer le chant de la banquise, mais d’observer ce qui se passe sur les plateformes glaciaires du continent antarctique. En 2014, des scientifiques ont installé 34 capteurs sismiques à deux mètres sous la neige sur la Barrière de Ross afin de surveiller sa structure et ses mouvements. .
Au cours des dernières années, les plates-formes glaciaires ont perdu de leur épaisseur et se sont même effondrées en Antarctique à cause du réchauffement de la température de l’océan et de l’air, sous l’effet du changement climatique. Lorsque ces plates-formes se désintègrent, elles permettent à la glace continentale située en amont d’accélérer sa progression et de finir sa course dans l’océan, ce qui contribue à l’élévation du niveau de la mer.
L’étude des vibrations produites par la couche de neige qui isole la banquise pourrait permettre aux scientifiques de mieux comprendre comment elle réagit au changement climatique. Les fluctuations du «ronflement sismique» émis par la plate-forme glaciaire pourraient également indiquer si des fractures se forment dans la glace, ce qui pourrait être le signe que la plate-forme est susceptible de se briser.

Voici le document (Ne pas oublier de mettre le son !):
https://youtu.be/w56RxaX9THY

Source: Colorado State University.

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Using special instruments, scientists from Colorado State University have discovered weird sounds on Antarctica’s Ross Ice Shelf. The noise is actually vibrating ice, caused by the wind blowing across snow dunes, according to a new study which was published in Geophysical Research Letters, a journal of the American Geophysical Union.

Listening to the sound, it is a little like blowing a flute, constantly, on the ice shelf, or the buzz of thousands of cicadas. The sounds are too low in frequency to be heard by human ears unless sped up by the monitoring equipment. For that purpose, the scientists changed the infrasound frequency and accelerated the recordings vearly 1,200 times.

The original reason for the study was not to record sounds down there but to research what’s happening to the continent’s ice shelves: In 2014, scientists buried 34 seismic sensors two metres under the snow on Antarctica’s Ross Ice Shelf in order to monitor its structure and movement.

Ice shelves have been thinning and collapsing in Antarctica because of warmer ocean and air temperatures because of climate change. As the shelves disintegrate, they allow other inland ice to fall into the ocean, contributing to sea level rise.

Studying the vibrations of an ice shelf’s insulating snow jacket could give scientists a sense of how it is responding to changing climate conditions. Changes to the ice shelf’s « seismic hum » could also indicate whether cracks in the ice are forming that might indicate whether the ice shelf is susceptible to breaking up.

Here is the document (Don’t forget to turn on the speakers!):

https://youtu.be/w56RxaX9THY

Source: Colorado State University.

Carte montrant la Barrière et la Mer de Ross. On remarquera la présence du volcan Erebus sur l’Ile de Ross. (Source : Wikipedia)

Donald Trump: Une prise de conscience du changement climatique ? Pas si sûr ! // An awareness of climate change? Not so sure !

Le Président Donald Trump serait-il en train de revenir sur son affirmation selon laquelle le changement climatique est un canular? Dans une récente interview accordée à l’émission « 60 minutes » de la chaîne de télévision CBS, il a déclaré qu’il ne savait pas si l’Homme était responsable du changement climatique et que, selon lui, il y aurait « un retour à la normale. » Il a ajouté qu’il ne souhaitait pas mettre les Etats-Unis en difficulté face au changement climatique: « Je pense que quelque chose est en train de se passer. Quelque chose est en train de changer et cela va changer à nouveau. Je ne pense pas que ce soit un canular. Je pense qu’il y a probablement une différence, mais je ne sais pas si l’Homme est responsable. Je ne veux pas donner des milliards et des milliards de dollars. Je ne veux pas perdre des millions et des millions d’emplois. »
Trump avait qualifié le changement climatique de canular en novembre 2012 avec ce message sur Twitter: « Le concept de réchauffement de la planète a été créé par et pour les Chinois afin de rendre non compétitive l’industrie américaine. » Il a dit plus tard qu’il plaisantait en parlant des Chinois, mais il a continué de qualifier de canular le réchauffement climatique pendant les années qui ont suivi.
Dans la dernière interview avec CBS, il a déclaré: « Je ne nie pas le changement climatique, mais on pourrait très bien avoir un retour en arrière. Vous savez, nous parlons de … millions d’années. »
S’agissant d’un « retour en arrière » climatique, les archives de températures tenues par la NASA et la NOAA montrent que le monde n’a pas connu d’années plus froide que la moyenne depuis 1976, ni de mois plus froid que la normale depuis la fin de 1985.
Trump, qui a récemment visité des régions de Géorgie et de Floride dévastées par l’ouragan Michael, a également exprimé des doutes sur les conclusions des scientifiques qui font un lien entre le changement climatique et des ouragans plus puissants.
Les dernières déclarations de Donald Trump interviennent quelques jours après la publication du rapport du GIEC qui indique que le réchauffement de la planète augmenterait les risques pour la santé, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau, la sécurité humaine et la croissance économique. Le rapport explique comment notre climat, notre santé et nos écosystèmes seraient en meilleur état si les leaders politiques pouvaient limiter d’une manière ou d’une autre dans les années à venir le réchauffement climatique causé par l’Homme.
Source: Presse américaine.

Ne soyons pas naïfs ! Les derniers propos de Donald Trump ne signifient pas qu’il a pris conscience du changement climatique. Ils font partie d’une stratégie politique à quelques semaines des élections de mi mandat qui sont loin d’être gagnées par les Républicains. En adoptant une position intermédiaire moins catégorique, le président américain est certain de se mettre à dos ni les partisans ni les adversaires du changement climatique. Une fois l’échéance électorale passée, tout redeviendra comme avant. On peut se demander combien de désastres environnementaux devront frapper les Etats-Unis avant que Trump réalise que le changement climatique n’est pas un canular !

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Is President Donald Trump backing off his claim that climate change is a hoax? In a recent interview with CBS’ “60 minutes”, he said he did not know if it was manmade and suggested that the climate would « change back again. » He added that le did not want to put the U.S. at a disadvantage in responding to climate change: « I think something’s happening. Something’s changing and it’ll change back again. I don’t think it’s a hoax. I think there’s probably a difference. But I don’t know that it’s manmade. I will say this: I don’t want to give trillions and trillions of dollars. I don’t want to lose millions and millions of jobs. »

Trump had called climate change a hoax in November 2012 when he sent a tweet stating, « The concept of global warming was created by and for the Chinese in order to make U.S. manufacturing non-competitive. » He later said he was joking about the Chinese connection, but in years since has continued to call global warming a hoax.

In the latest CBS interview, he said: « I’m not denying climate change, but it could very well go back. You know, we’re talking about over a … millions of years. »

As far as the climate « changing back, » temperature records kept by NASA and NOAA show that the world hasn’t had a cooler-than-average year since 1976 or a cooler-than-normal month since the end of 1985.

Trump, who recently visited areas of Georgia and Florida damaged by Hurricane Michael, also expressed doubt over scientists’ findings linking the changing climate to more powerful hurricanes.

Trump’s comments came just days after IPCC issued a warning that global warming would increase climate-related risks to health, livelihoods, food security, water supply, human security and economic growth. The report detailed how Earth’s weather, health and ecosystems would be in better shape if the world’s leaders could somehow limit future human-caused warming.

Source : Presse américaine.

Don’t be naive! Donald Trump’s latest statement does not mean he has become aware of climate change. It is part of a political strategy just weeks before mid-term elections that are far from being won by the Republicans. By adopting a less categorical middle ground, the US president is sure to stand up to neither proponents nor opponents of climate change. Once the election date has passed, everything will become as before. One can wonder how many environmental disasters the United States will have to face before Trump realizes that climate change is not a hoax!

Réchauffement climatique : Le dernier rapport du GIEC // Climate change : IPCC’s latest report

Comme cela était prévu, le Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) a rendu public le 8 octobre 2018 son rapport sur les effets d’un réchauffement de 1,5°C de la température mondiale. Cette limite que 197 Etats s’étaient engagés à respecter fin 2015, lors de la COP 21, aura tout de même de graves conséquences sur la planète.

Le rapport de 250 pages a nécessité la participation de 86 auteurs principaux de 39 pays et de dizaines d’experts pour la relecture. Sa structure et son contenu sont validés par l’ensemble des gouvernements membres. Ce n’est donc pas uniquement un travail scientifique, mais aussi le résultat des orientations nationales de la plupart des Etats.

Voici quelques uns des principaux points du rapport :

Sans surprise, selon le rapport, les émissions de gaz à effet de serre (GES) des activités humaines sont la principale cause du réchauffement climatique. Il n’y a plus de doute là-dessus. Ce réchauffement se produit à raison de 0,17°C par décennie depuis 1950. Ainsi, au rythme actuel, le monde connaîtrait une hausse de 1,5°C de la moyenne des températures entre 2030 et 2052. En 2017-2018, nous avons déjà atteint 1°C d’augmentation depuis l’époque préindustrielle. L’objectif de l’accord de Paris est donc de ne progresser que de 0,5°C maximum d’ici à 2100.

La trajectoire est mal engagée pour limiter la hausse à 1,5°C. Même si les Etats respectaient leurs engagements pris à la COP 21, ce qui n’est pour l’instant pas le cas pour la majorité des pays, la planète se réchaufferait de 3°C d’ici à la fin du siècle. Une telle situation entraînerait des catastrophes irréversibles autant pour les humains que pour beaucoup d’autres espèces vivantes.

Même si on respectait l’accord de Paris, les territoires les plus vulnérables pourraient ne pas avoir le temps de s’adapter. C’est le cas des petites îles situées au niveau de la mer. Ce dernier devrait continuer à monter pendant plusieurs siècles. Et sous la surface, les océans subissent déjà des changements sans précédent. Des basculements pour certains écosystèmes devraient être observés dès + 1,5°C. Les espèces dépourvues de capacité à se déplacer assez vite souffriront d’une importante mortalité. De même, il faudrait des millénaires pour lutter contre les changements dans la chimie océanique produits par l’acidification.

Dans un monde à + 1,5°C, le changement climatique affectera tous les territoires, peu importe leur niveau de développement, mais spécialement les plus pauvres. Par ailleurs, déjà plus d’un quart de la population mondiale vit dans des régions où le thermomètre dépasse de 1,5°C la température moyenne au moins une saison par an. L’hémisphère Nord souffrira le plus de la multiplication et l’intensification des vagues de chaleur. Selon le rapport, « nous sommes face à un risque de voir le sud de l’Europe basculer dans une désertification d’ici à la fin du siècle ». Les risques d’inondation et de sécheresse seraient aussi renforcés, touchant principalement l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie. Les cyclones tropicaux deviendraient plus violents.

Bien que ce ne soit pas son rôle initial, le GIEC présente certaines solutions pour respecter le + 1,5°C. Ce chapitre est l’objet des principales crispations des Etats. Les Etats-Unis veulent mettre l’accent sur les techniques de capture de CO2, sur lesquelles ils sont à la pointe. Ils misent sur leur développement pour faire moins d’efforts de réduction des émissions de GES.

En outre, dans son rapport, le GIEC souligne à plusieurs reprises la nécessité de réduire drastiquement la demande en énergie des bâtiments, de l’industrie et des transports. Les émissions de GES mondiales doivent quant à elles baisser de 45 % d’ici à 2030 (par rapport à 2010) et la part des énergies renouvelables pour l’électricité passer à 70 %-85 % en 2050. Le rapport met aussi en lumière que la réduction de la pollution de l’air permet de limiter le réchauffement et d’améliorer la santé humaine, tout comme la qualité de l’environnement.

Source : GIEC.

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The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) released its report on 8 October 2018 on the effects of global warming by 1.5 °C. This limit, which 197 states pledged to reach by the end of 2015, during the paris Agreement, will still have serious consequences for the planet.
The 250-page report required the participation of 86 lead authors from 39 countries and dozens of proofreading experts. Its structure and content are validated by all member governments. It is not only scientific work, but also the result of the national guidelines of most states.
Here are some of the main points of the report:
Unsurprisingly, according to the report, greenhouse gas (GHG) emissions from human activities are the main cause of global warming. There is no doubt about it. This warming has occurred at a rate of 0.17°C per decade since 1950. Thus, at the current rate, the world would experience a 1.5°C increase in average temperatures between 2030 and 2052. In 2017-2018, we have already reached 1°C increase since pre-industrial times. The objective of the Paris agreement is therefore to increase by no more than 0.5°C by 2100.
Actually,  it will be very difficult to limit the rise to 1.5°C. Even if states respected their commitments made at COP 21, which is not the case for the majority of countries at the moment, the planet would warm up by 3 ° C by the end of the century. Such a situation would lead to irreversible disasters for both humans and many other living species.
Even if the Paris agreement was respected, the most vulnerable territories might not have the time to adapt. This is the case of small islands located at sea level. The latter is likely to rise for several centuries. And beneath the surface, the oceans are already undergoing unprecedented changes. Switchovers for certain ecosystems would be observed at + 1.5°C. Species lacking the ability to move fast enough will suffer significant mortality. Similarly, it would take millennia to combat the changes in ocean chemistry produced by acidification.
In a world at + 1.5°C, climate change will affect all territories, regardless of their level of development, but especially the poorest. In addition, already more than a quarter of the world’s population lives in regions where the temperature exceeds by 1.5°C the average temperature at least one season per year. The northern hemisphere will suffer the most from the multiplication and intensification of heat waves. According to the report, « we are facing a risk to see the south of Europe turn into desertification by the end of the century. Flood and drought risks would also be increased, affecting mainly North America, Europe and Asia. Tropical cyclones would become more violent.
Although this is not its original role, the IPCC presents some solutions to respect the + 1.5°C temperature increase. This chapter is the object of the main tensions obetween the States. The United States wants to focus on CO2 capture techniques, on which they are at the forefront. They rely on their development to make less effort to reduce GHG emissions.
In addition, in its report, the IPCC repeatedly emphasizes the need to drastically reduce the energy demand of buildings, industry and transport. Global GHG emissions are required to fall by 45% by 2030 (compared to 2010) and the share of renewables for electricity to rise to 70% -85% in 2050. The report also highlights that the reduction of air pollution helps to limit warming and improve human health, as well as the quality of the environment.
Source: IPCC.

La courbe se passe de commentaire [Source : NASA’s Goddard Institute for Space Studies (GISS)]