COP 26 : L’ouverture de l’Arctique et ses enjeux // COP 26 : The opening of the Arctic and its challenges

Le Conseil de l’Arctique est un forum intergouvernemental traitant des problèmes rencontrés par les gouvernements des États ayant une partie de leur territoire dans l’espace arctique et par les peuples autochtones de la région. La dernière réunion du Conseil à eu lieu le 20 mai 2021 en Islande. Elle a débouché sur une déclaration commune sur la nécessité de préserver la paix et de lutter contre le réchauffement climatique. Cette déclaration commune pleine de promesse n’est en réalité qu’une façade car les rivalités ne cessent de grandir dans cette région. Comme je l’ai indiqué dans plusieurs notes sur ce blog, elle est devenue le pôle de toutes les convoitises.

Lors de la réunion à Reykjavik, la Russie, les États-Unis, le Canada, le Danemark, la Suède, la Finlande, la Norvège et l’Islande ont parlé développement durable, coopération pacifique et protection des populations autochtones menacées par le réchauffement climatique qui est trois fois plus rapide dans l’Arctique que sur le reste de la planète. Au cours de la réunion, rien n’a été dit sur les tensions géopolitiques ou de la militarisation du Grand Nord,

En théorie, le Conseil de l’Arctique n’a pas vocation à traiter des questions de sécurité militaire.Pourtant, elles servent de toile de fond de ce sommet qui se déroule tous les deux ans. Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a rappelé fermement que l’Arctique était une zone d’influence légitime de Moscou et il a dénoncé « l’offensive » occidentale dans la région. De son côté, Antony Blinken, Secrétaire d’Etat américain en visite au Danemark, avait pointé du doigt « l’augmentation de certaines activités militaires dans l’Arctique ».

Depuis 2010, la Russie a construit ou modernisé 14 bases militaires datant de l’époque soviétique et multiplié les exercices militaires.

De son côté, l’OTAN fait également des démonstrations de force avec des exercices militaires de plus en plus fréquents. En 2018, l’un d’eux en Norvège avait rassemblé des troupes des 29 pays membres, rejointes par celles de la Suède et de la Finlande. Cette manœuvre de grande ampleur avait provoqué la fureur du Kremlin.

Source: Le Monde Diplomatique

Longtemps perçu comme un territoire hostile et inaccessible, l’Arctique est aujourd’hui convoité par les grandes puissances et le réchauffement climatique y est pour beaucoup. L’Institut polaire norvégien révèle que, pour la première fois depuis le début de ses constatations en 1972, le passage du Nord-Ouest est entièrement ouvert à la navigation. Selon les experts du Giec, avec la hausse des températures, la banquise pourrait totalement disparaître en été d’ici 2030, ouvrant de nouvelles voies maritimes, notamment le passage du Nord-Est. En regardant une carte, on comprend l’intérêt de cette nouvelle situation. Le passage du Nord-Est (en rouge) forme le chemin maritime le plus court pour relier l’Europe à l’Asie, soit 12 jours de moins que par la route habituelle (en bleu) qui passe par le canal de Suez.

L’Arctique est une aubaine économique pour les pays concernés car la région regorge de trésors : nickel, plomb, zinc, uranium, platine, etc. Selon une étude de l’USGS, la zone arctique recèlerait plus de 22 % des réserves mondiales d’hydrocarbures non encore découvertes et contiendrait plus de 10% des réserves mondiales de pétrole et près de 30% des réserves de gaz naturel.

Une grande majorité de ces hydrocarbures est située dans la zone économique exclusive russe, et Vladimir Poutine mise beaucoup sur cet eldorado polaire. Symbole de ces aspirations : la gigantesque usine de liquéfaction de gaz de Sabetta dans la péninsule de Yamal, conçue en collaboration avec la Chine et le groupe français Total.

Le revers de la médaille, c’est que l’ouverture de ces passages dans l’Arctique risque de se solder par un désastre écologique, mais aucun des pays concernés ne fait mention de cet aspect de la question lors des réunions. On le sait, mais on ne dit rien.

Ces nouvelles routes maritimes sont aussi un enjeu géostratégique et pourraient devenir source de conflits. Il est facile d’imaginer que la Russie, qui détient le plus de frontières avec l’Arctique, décide de bloquer ces routes en cas de tensions avec les pays occidentaux. Toutefois, à l’heure actuelle, aucun pays arctique n’a intérêt à développer un conflit armé dans la région car l’instabilité ferait fuir les investisseurs.

Depuis plusieurs années, la Chine ne cache pas son attrait pour l’Arctique qui est pourtant situé à 1400 km de ses côtes. Ce regain d’intérêt s’est matérialisé dès 2004 par la construction d’une station scientifique sur l’archipel norvégien du Svalbard. La Chine s’est peu à peu imposée comme un partenaire scientifique majeur mais aussi comme un partenaire économique. En 2013, l’Islande est devenue le premier pays européen à signer un accord de libre-échange avec Pékin. La même année, la Chine a fait son entrée au Conseil de l’Arctique avec un statut de pays observateur.

En janvier 2018, la Chine a présenté pour la première fois sa politique arctique et se définit désormais comme un « État proche-Arctique. »

Source: France 24.

En observant la politique de la Russie et de la Chine dans l’Arctique, on comprend mieux pourquoi leurs présidents ne sont pas présents à la COP 26 de Glasgow.

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The Arctic Council is an intergovernmental forum dealing with the problems faced by the governments of the states having part of their territory in the Arctic space and by the indigenous peoples of the region. The last Council meeting took place on May 20th, 2021 in Iceland. It resulted in a joint declaration on the need to preserve peace and fight against global warming. This joint declaration full of promise is in reality only a facade because rivalries continue to grow in this region. As I indicated in several posts on this blog, it has become a pole of interests.
During the meeting in Reykjavik, Russia, the United States, Canada, Denmark, Sweden, Finland, Norway and Iceland spoke about sustainable development, peaceful cooperation and the protection of indigenous populations threatened by global warming. which is three times faster in the Arctic than anywhere else on the planet. During the meeting, nothing was said about geopolitical tensions or the militarization of the Far North,
In theory, the Arctic Council is not meant to deal with military security issues, yet they serve as the backdrop for this biennial summit. Sergey Lavrov, the Russian Foreign Minister, firmly recalled that the Arctic was an area of legitimate influence of Moscow and he denounced the Western « offensive » in the region. For his part, Antony Blinken, US Secretary of State visiting Denmark, had pointed out « the increase in certain military activities in the Arctic ».
Since 2010, Russia has built or modernized 14 military bases dating from the Soviet era and increased military exercises.
For its part, NATO is also making demonstrations of force with increasingly frequent military exercises. In 2018, one of them in Norway had gathered troops from 29 member countries, joined by those from Sweden and Finland. This large-scale maneuver had provoked the Kremlin’s fury.
Long perceived as a hostile and inaccessible territory, the Arctic is now coveted by the great powers and global warming has a lot to do with it. The Norwegian Polar Institute has revealed that, for the first time since the start of its findings in 1972, the Northwest Passage is « entirely open to navigation. According to IPCC experts, with the rise in temperatures, the ice sheet could completely disappear in summer by 2030, opening up new maritime routes, in particular the Northeast Passage. Looking at a map, one understands the interest of this new situation. The Northeast Passage forms the most important maritime route. short to connect Europe to Asia, 12 days less than the usual route, which passes through the Suez Canal (see map above).
The Arctic is an economic boon for the countries concerned because the region is full of treasures: nickel, lead, zinc, uranium, platinum, etc. According to a USGS study, the Arctic zone contains more than 22% of the world’s undiscovered hydrocarbon reserves and contains more than 10% of the world’s oil reserves and nearly 30% of the natural gas reserves.
A large majority of these hydrocarbons are located in the Russian exclusive economic zone, and Vladimir Putin is betting heavily on this polar El Dorado. Symbol of these aspirations: the gigantic Sabetta gas liquefaction plant on the Yamal peninsula, designed in collaboration with China and the French group Total.
The flip side is that the opening of these passages in the Arctic could end in ecological disaster, but none of the countries concerned mentioned this aspect of the matter at the meetings. They know it, but they say nothing.
These new maritime routes are also a geostrategic issue and could become a source of conflict. It is easy to imagine that Russia, which holds the most borders with the Arctic, decides to block these routes in the event of tensions with the Western countries. However, at present, no Arctic country has an interest in developing armed conflict in the region because instability would scare investors away.
For several years, China has not hidden its interest in the Arctic, although it is located 1,400 km from its coast. This renewed interest materialized in 2004 with the construction of a scientific station on the Norwegian archipelago of Svalbard. China has gradually established itself as a major scientific partner but also as an economic partner. In 2013, Iceland became the first European country to sign a free trade agreement with Beijing. In the same year, China entered the Arctic Council with observer status.
In January 2018, China first presented its Arctic policy and now defines itself as a « near arctic state. »
Source: France 24.

Looking at the policy of Russia and China in the Arctic, it is easy to understand why their presidents are not attending COP26 in Glasgow.

A la veille de la COP 26… // On the eve of COP 26…

Peut-être est-ce l’approche de la COP 26 de Glasgow qui motive les journalistes, mais les articles relatifs au réchauffement climatique sont nombreux dans la presse ces jours-ci. Aux Etats Unis, le départ de Donald Trump de la Maison Blanche a changé la donne. La presse outre-atlantique s’exprime désormais librement sur le sujet, sans risques de représailles de la part de l’administration Biden.

L’un des articles récemment publiés s’attarde sur les causes du réchauffement climatique et en particulier l’augmentation constante des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

En France, les médias sous l’influence du gouvernement ont tendance à faire retomber la responsabilité du problème sur le citoyen moyen dont l’habitation serait une passoire thermique, avec une cheminée qui enverrait dans l’air des particules nocives et un véhicule dont les gaz d’échappement empoisonneraient l’atmosphère. Mais silence radio, ou presque, sur les usines polluantes.

Il ne fait guère de doute qu’à l’échelle de la planète la combustion à grande échelle du charbon, du gaz naturel et du pétrole pour produire de l’électricité sont les principales sources d’émissions de gaz à effet de serre, que ce soit le CO2 ou le méthane (CH4). Il ne faudrait pas, pour autant, oublier les activités humaines car le chauffage de nos maisons, la climatisation, nos voitures et notre mode de production de la nourriture contribuent également à aggraver la situation climatique.

C’est surtout le CO2 qui inquiète car il représente 65% des émissions de gaz à effet de serre. Il provient essentiellement des combustibles fossiles, mais aussi de la déforestation et de la destruction d’autres plantes qui absorbent le gaz carbonique. .

Le méthane émis, entre autres, par le bétail, la décomposition des déchets et la production de pétrole et de gaz, représente 14% des émissions de gaz à effet de serre.

Selon l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) aux Etats Unis, la production d’électricité et de chauffage entre pour un quart (25%) dans les émissions de gaz à effet de serre, alors que la production de nourriture, en particulier avec les terres agricoles, compte pour 24%. De son côté, les cimenteries et les aciéries produisent 21% de ces gaz nocifs et les moyens de transport en émettent 14%.

S’agissant des pays responsables des émissions de gaz à effet de serre, une étude effectuée par l’université d’Oxford place l’Asie largement en tête avec 53% de ces émissions à l’échelle de la planète. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (18%), l’Europe (17%), l’Afrique et l’Amérique du Sud (3-4% chacune) et l’Océanie (Australie et île du Pacifique (1,3%).

Toutefois, si on se place au seul niveau de la population, l’ordre change, et les émissions par habitant de la Chine et de l’Inde sont éclipsées par un certain nombre de pays beaucoup plus petits comme l’Australie, le Canada et des pays producteurs de pétrole comme le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis.
Il est également important de noter que certains pays ont une longue histoire de production d’émissions en raison d’une industrialisation plus précoce. En ce qui concerne les contributions au dioxyde de carbone depuis 1751, les États-Unis sont de loin en tête. Le pays est responsable de 25% des émissions historiques, soit deux fois plus que la Chine. Le Royaume-Uni est un autre grand émetteur historique. Ainsi, jusqu’en 1882, plus de la moitié des émissions cumulées mondiales provenaient du seul Royaume-Uni.
Comme je l’ai indiqué à maintes reprises, le réchauffement climatique est un problème mondial. Les solutions proviendront d’actions prises par les pays et les individus, d’où l’importance que devraient – en théorie – avoir les COP comme celle qui va se tenir à Glasgow.
Le passage à des sources d’énergie renouvelables (l’éolien et le solaire)e, ainsi que les changements alimentaires, le reboisement, le passage aux systèmes de transport électriques et l’arrêt de l’extraction des combustibles fossiles, sont autant d’actions qui pourraient aider à réduire les émissions de carbone. Le problème, c’est que la volonté politique de nos gouvernants fait souvent défaut.

Source: Yahoo News.

Je ne suis pas certain que la COP 26 – avec, entre autres, l’absence remarquée du président chinois – fera beaucoup avancer les choses. Vladimir Poutine ne sera pas présent physiquement. Les Américains seront en Ecosse, mais la marge de manoeuvre de Joe Biden dans son pays est extrêmement étroite car les Républicains continuent à traîner les pieds en matière de réchauffement climatique. Ce sont les intérêts pétroliers qui mènent la barque.

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The approach of the COP 26 in Glasgow may have motivated the journalists, and articles relating to global warming are numerous in the press these days. In the United States, Donald Trump’s departure from the White House has changed the situation. The press across the Atlantic now expresses itself freely on the subject, without risk of reprisals from the Biden administration.
One of the recently published articles focuses on the causes of global warming and in particular the constant increase in carbon dioxide (CO2) concentrations in the atmosphere.
In France, the media under the influence of the government tend to blame the problem on the average citizen whose home is a heat sieve, with a chimney that sends out harmful particles and a vehicle whose exhaust fumes. poison the atmosphere, but radio silence on polluting factories.
There is little doubt that on a global scale the large-scale combustion of coal, natural gas and oil to generate electricity are the main sources of greenhouse gas emissions, either CO2 or methane (CH4). However, we should not forget about human activities because the heating of our homes, air conditioning, our cars and our way of producing food also contribute to worsening the climate situation.
It is above all CO2 that poisons the atmosphere because it represents 65% of greenhouse gas emissions. It comes mainly from fossil fuels, but also from deforestation and the destruction of other plants that absorb carbon dioxide. .
Methane emitted by livestock, waste decomposition, and oil and gas production, among others, accounts for 14% of greenhouse gas emissions.
According to the Environmental Protection Agency (EPA) in the United States, the production of electricity and heating accounts for a quarter (25%) of greenhouse gas emissions, while the production of food, especially with agricultural land, accounts for 24%. For its part, cement and steel works produce 21% of these harmful gases and means of transport emit 14%.
Regarding the countries responsible for greenhouse gas emissions, a study carried out by the University of Oxford places Asia largely in the lead with 53% of these emissions worldwide. Next come North America (18%), Europe (17%), Africa and South America (3-4% each) and Oceania (Australia and Pacific Island (1.3 %).

However, when you account for population, the order changes, and the per capita emissions of China and India are dwarfed by a number of much smaller nations, including Australia, Canada and oil-producing countries like Qatar, Kuwait and the United Arab Emirates.

It’s also important to note that some countries have a longer history of producing emissions due to earlier industrialization. When it comes to carbon dioxide contributions since 1751, the U.S. is the leader by far. It is responsible for 25 percent of historical emissions, twice as much as China — the world’s second-largest national contributor, according to data from Oxford.

Another large historical emitter is the United Kingdom. The same data shows that until 1882, more than half the world’s cumulative emissions came from the U.K. alone.

As I put it often before, global warming is a worldwide problem and the solutions to it come from actions taken by both countries and individuals, hence the importance of the Conferences of the Parties like the one to be held in Glasgow.

Switching to renewable sources of energy such as wind and solar, as well as dietary shifts, reforestation, moving to electric transport systems and halting extraction of fossil fuels, are all actions that could help ease carbon emissions. But the political will of our leaders is often missing.

Source: Yahoo News.

I am not sure that COP 26 – with, among other things, the noted absence of the Chinese president – will make much progress. Vladimir Putin will not be physically present. The Americans will be in Scotland, but Joe Biden’s room for maneuver in his country is extremely narrow as the Republicans continue to drag their feet on global warming. Oil interests are leading the way.

La courbe de Keeling montre que les concentrations de CO2 dans l’atmosphère restent beaucoup trop élevées.

Joe Biden tourne le dos à Donald Trump dans l’Arctique // Joe Biden turns his back on Donald Trump in the Arctic

Alors que l’ouest des États-Unis est victime de la sécheresse, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken s’est rendu au Danemark, en Islande et au Groenland dans le cadre de la politique de l’Arctique face au changement climatique qui affecte la région. Pendant son séjour à Reykjavik (Islande), M. Blinken a assisté à la réunion du Conseil de l’Arctique, une structure créée il y a 25 ans pour favoriser la coopération entre les huit pays de l’Arctique à un moment où la Russie est de plus en plus agressive pour affirmer sa présence militaire dans la région.

A côté de la Russie, des pays qui ne se situent pas physiquement en bordure du Cercle Polaire arctique, comme la Chine et la Corée du Sud, ont cherché à pouvoir s’exprimer au sein du Conseil.

La présence d’Antony Blinken à cette réunion du Conseil de l’Arctique est un revirement complet par rapport à la politique de l’administration Trump dans la région. Le président Trump avait cherché à acheter le Groenland au Danemark, une offre qui a été rejetée par le Premier ministre danois. Le secrétaire d’État de l’administration Trump, Mike Pompeo, avait affirmé que le changement climatique était une opportunité économique plutôt qu’un danger.

En plus des intérêts maritimes, la Chine s’intéresse au Groenland où elle n’aurait aucun scrupule à extraire des minéraux rares. Afin de contrer les projets chinois, les États-Unis ont ouvert en 2020 un consulat à Nuuk, la capitale du Groenland.

Alors que l’Arctique se réchauffe de plus en plus et que la glace de mer risque fort d’avoir disparu d’ici le milieu du siècle, les rivalités géopolitiques font rage dans la région.

Source: Médias d’information américains.

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While western U.S. is sweltering, the U.S. Secretary of State Antony Blinken travelled to Denmark, Iceland and Greenland to address Arctic policies amid the sweeping climate change that is affecting the region. While in Reykjavik (Iceland), Mr. Blinken attended the ministerial meeting of the Arctic Council, an organization created 25 years ago to foster cooperation among the eight Arctic nations at a time when Russia has been increasingly aggressive in building up its military presence in the region. Besides, countries that do not physically border the Arctic Circle, such as China and South Korea, have sought to have a greater voice within the Council.

Antony Blinken’s presence at the ministerial meeting is a complete turnaround from the Trump administration’s approach to the Arctic. President Donald Trump had sought to buy Greenland from Denmark, an offer that was dismissed by the country’s prime minister. Trump’s Secretary of State Mike Pompeo had portrayed climate change as an economic opportunity rather than a danger.

In addition to shipping interests, China has targeted Greenland as a possible location for mining rare Earth minerals. Partly in response to China’s investments, the U.S. in 2020 opened a consulate in Greenland’s capital city of Nuuk.

As the Arctic warms further and the region heads for a seasonally ice-free Arctic Ocean by the middle of the century, geopolitical competition is clearly on the increase in the region.

Source: U.S. news media.

Groenland, l’objet de nombreuses convoitises

La pandémie de Covid-19 sur l’Everest // The Covid-19 pandemic on Mt Everest

Les autorités qui gèrent le camp de base de l’Everest côté népalais voient un nombre de plus en plus important d’alpinistes présentant des symptômes de Covid-19 et un nombre croissant de tests positifs, ce qui fait craindre une sérieuse propagation de l’épidémie. Les responsables du camp de base ont déclaré avoir reçu des informations faisant état de 17 cas confirmés d ans les hôpitaux de Katmandou où un certain nombre d’alpinistes ont été envoyés depuis le camp de base et des camps à des altitudes supérieures pour y être soignés.

Le gouvernement népalais a jusqu’à présent nié avoir eu connaissance de cas positifs au camp de base de l’Everest. Il est fort à craindre que les autorités minimisent l’ampleur de la situation pour ne pas être contraintes de  fermer la montagne aux expéditions devant la gravité de la situation. Les alpinistes étrangers sont une source majeure de revenus pour le gouvernement népalais qui a déjà fermé l’Everest l’année dernière à cause de la pandémie.

Les autorités exigent que les alpinistes soient mis en quarantaine au Népal avant de se rendre au camp de base de l’Everest, car une grave épidémie de Covid-19 sur la montagne serait une catastrophe. Le nombre de cas de coronavirus a fortement augmenté au Népal ces dernières semaines, et le pays a le taux d’infection le plus élevé des pays voisins de l’Inde qui est gravement touchée par la pandémie.

L’Association de Secours de l’Himalaya, qui gère une clinique gouvernementale au camp de base, a déclaré avoir reçu la confirmation de 17 cas positifs chez certains alpinistes qui ont été transportés par hélicoptère à Katmandou. Une clinique de Katmandou a également confirmé avoir accueilli des alpinistes de l’Everest, positifs à la Covid.

Selon le site web du Ministère du Tourisme, le gouvernement a délivré 394 permis d’ascension de l’Everest pour cette saison. Cela permettra à plus de 1 500 personnes de gravir la montagne, en sachant que la majorité d’entre elles sont du personnel d’assistance.

Les responsables du camp de base de l’Everest ont déclaré qu’ils étaient également préoccupés par les alpinistes revenant de Katmandou à la suite d’une hospitalisation pour Covid ou après une période d’acclimatation à l’altitude. En effet, ces personnes peuvent être porteuses du virus étant donné que la situation est en train d’empirer à Katmandou. C’est la raison pour laquelle il est conseillé aux alpinistes d’effectuer la période d’acclimatation en dessous du camp de base, mais pas à Katmandou.

Les alpinistes et les responsables du camp de base de l’Everest affirment que l’absence d’un centre de test Covid-19 à la clinique du camp est très dommageable. Certaines des grandes équipes d’expédition ont apporté leurs propres kits de test au camp de base de l’Everest, ce qui leur permet de prendre des mesures en temps opportun, comme isoler les gens et les évacuer.

De l’autre côté de la montagne, la Chine a décidé de mettre en place une «ligne de séparation» sur l’Everest pour empêcher l’épidémie de Covid-19 qui sévit au Népal de traverser la frontière. L’Everest est à cheval sur la frontière entre le Népal et le Tibet. La ligne de séparation sera érigée par des guides et des équipes de cordage qui préparent les parcours d’ascension pour la saison qui est sur le point de débuter. Les autorités expliquent que la ligne délimitera le versant nord de la montagne, à partir de l’un des plus hauts camps tibétains à 8 300 mètres d’altitude, d’où partent les alpinistes pour atteindre le sommet.

La Chine interdit aux étrangers de gravir l’Everest depuis l’année dernière, en raison de la pandémie. Pour la saison 2021, les ressortissants chinois ont obtenu 21 permis d’escalade du versant nord de la montagne. En plus de la ligne de séparation au sommet, la China Tibet Mountaineering Association a mis en place un point de contrôle à 300 mètres du camp de base, là où les alpinistes s’adaptent à la faible teneur en oxygène de l’air en haute altitude.

Source: La BBC.

Dernière minute : La Chine a finalement décidé d’annuler tous les permis d’ascension de l’Everest côté chinois. Il n’y aura donc pas, non plus, de ligne de séparation avec le côté tibétain.

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Authorities at Everest base camp in Nepal are seeing rising numbers of climbers with Covid-19 symptoms and rising numbers of positive tests, raising fears of a serious outbreak. Base camp officials said they had received reports of 17 confirmed cases from hospitals in the capital Kathmandu, where a number of climbers have been sent from the base camp and higher camps to be treated.

The Nepalese government has so far denied having any knowledge of positive cases at Everest base camp, raising concerns that officials are downplaying the extent of the situation out of fear it will bring more pressure to close the mountain to expeditions. Foreign climbers are a major source of revenue for the Nepalese government, which shut Everest last year during the pandemic.

Authorities are mandating that visiting climbers quarantine in Nepal before proceeding to base camp, but concerns have been raised within the climbing community that a serious outbreak at the mountain would be devastating.

The number of coronavirus cases has risen sharply in Nepal in recent weeks, and the country has the highest rate of infection among the countries neighbouring India which is badly stricken by the pandemic..

The Himalayan Rescue Association, which runs a government-authorised medical clinic at the base camp says it had received confirmation of 17 positive cases in some climbers flown out to Kathmandu by expedition teams. A clinic in Kathmandu also confirmed that it had seen Covid-positive climbers come to them as patients from Everest.

According to the website of the Department of Tourism, the government had issued 394 Everest climbing permits for this climbing season. That would allow more than 1,500 people to be on the mountain, the majority of them support staff.

Officials at Everest base camp said there was also concern over climbers coming back from Kathmandu either after Covid treatment or after acclimatisation rotation to adjust to the altitude. These people might bring the virus along with them as things are getting serious in Kathmandu. It is the reason why climbers are advised to do the rotation acclimatisation at places below the base camp, instead of going to Kathmandu.

Mountaineers and officials at the Everest base camp say that the lack of a coronavirus testing facility at the base camp health clinic is a major handicap. Some of the big expedition teams have said they have brought their own testing kits to Everest base camp, which has helped them to take timely steps like isolating people and evacuating them.

On the other side of the mountain, China has decided to set up a « line of separation » on Mount Everest to keep Nepal’s COVID-19 outbreak from crossing the border.

Everest straddles the border between Nepal and the Tibetan region of China. The separation line will be erected by guides who are climbing alongside rope-fixing teams who are readying paths for the looming season.

Officials say the line will cordon off the northern side of the peak, starting from one of the highest Tibetan camps at 8,300 metres, from which mountaineers leave to reach the summit.

China has barred foreigners from visiting Everest since last year, due to the pandemic. But for the 2021 mountaineering season, Chinese nationals have been granted 21 expedition permits for the north side of the mountain.

In addition to the separation line at the summit, the China Tibet Mountaineering Association has set up a checkpoint 300 metres from the base camp where climbers adjust to the high altitude’s low oxygen levels

Source : The BBC.

Last minute : Chiina has finally decided to cancel all climbing permits of Mt Everest from the Chinese side. This means there will not be a separation line with the Tibetan side of the mountain.

Vue de l’Everest et du camp de base où rode le coronavirus (Crédit photo : Wikipedia)