Mt Agung (Bali / Indonésie)

Pour le moment, l’épisode d’émission de cendre observé sur l’Agung le 21 novembre en début de soirée ne semble pas annoncer un événement plus conséquent. Il faut remarquer que de telles émissions ponctuelles de cendre n’ont rien d’exceptionnel sur les volcans indonésiens. D’un point de vue sismique, l’activité reste faible. Le 21 novembre, on a relevé seulement 5 événements superficiels et 8 secousses plus profondes, ce qui n’a rien à voir avec la sismicité observée il y a quelques semaines quand les autorités ont décidé de procéder à une évacuation massive de la population.

Suite à l’émission de cendre du 21 novembre, la couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’Orange, mais le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3 (SIAGA). Il le sera probablement au cours des prochaines semaines, par précaution. De toute évidence, l’Agung n’est pas stabilisé. D’autres émissions de cendre, voire une éruption plus importante, ne sauraient être exclues. La zone d’exclusion reste inchangée.

Voici quelques images de l’épisode éruptif du 21 novembre:

http://www.thejakartapost.com/multimedia/2017/11/22/mount-agung-in-bali-erupts.html

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For the moment, the ash emission observed on Mt Agung on November 21st in the early evening does not seem to announce a more significant event. It should be noted that such punctual ash emissions are not exceptional on Indonesian volcanoes. From a seismic point of view, activity remains weak. On November 21st, only 5 shallow events and 8 deeper quakes were recorded, which is quite different from the seismicity observed a few weeks ago when the authorities decided to trigger a mass evacuation of the population.
Following the November 21st ash emission, the aviation colour code changed from Yellow to Orange, but the volcanic alert level was kept at 3 (SIAGA). It will probably remain at 3 over the next few weeks, as a precaution. Mt Agung does not seem to have stabilized. More ash emissions, or even a larger eruption, can not be ruled out. The exclusion zone remains unchanged.

Here are a few images of the eruptive episode of November 21st:

http://www.thejakartapost.com/multimedia/2017/11/22/mount-agung-in-bali-erupts.html

Crédit photo: Wikipedia

Petite éruption de l’Agung (Ile de Bali / Indonésie) // Small eruption of Mt Agung (Bali / Indonesia)

Une éruption de faible ampleur a débuté sur le Mont Agung (Ile de Bali) le mardi 21 novembre 2017 à 17h05 (heure locale). Le volcan, qui montrait un regain d’activité ces derniers temps, a émis un panache de cendre qui atteignait une hauteur de 700 à 800 mètres au-dessus du cratère.
Les habitants sont priés de rester calmes et de rester à l’écart d’un rayon de 6-7 kilomètres autour du volcan.
La  couleur de l’alerte aérienne est passé du jaune à l’Orange.
Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3 (SIAGA). Il a été abaissé à la fin du mois dernier, mais les autorités avaient déclaré qu’une éruption était toujours possible.

Source: The Jakarta Post.

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A small-scale eruption started on Mount Agung (Bali) on Tuesday afternoon at17:05 (local time). The volcano, which had been rumbling during the past months, emitted an ash plume that reached a height of 700 – 800 metres above the crater.

Residents are advised to remain calm and stay away from areas within a 6-7 kilometre radius from the volcano.

The Aviation Colour Code has been raised from Yellow to Orange.

The volcanic alert level is kept at 3 (SIAGA). It was lowered late last month, though authorities said there was still a chance it could erupt.

Source: The Jakarta Post.

L’éruption du 21 novembre 2017 vue par le sismographe (Source: VSI)

La cendre du Novarupta (Alaska) // Novarupta’s ash (Alaska)

Le 6 juin 1912, une violente éruption a secoué le Novarupta en Alaska, à l’intérieur de ce qui est aujourd’hui le Parc National du Katmai. Pendant trois jours, le volcan a vomi 100 fois plus de matériaux que l’éruption du Mont St. Helens, avec des panaches qui sont montés jusqu’à plus 30 kilomètres dans le ciel avant de retomber sur la vallée qui a été enfouie par endroits sous plus de 150 mètres de cendres et de roches volcaniques. Le Mont Katmai s’est effondré pendant l’éruption. Quatre ans plus tard, quand le botaniste Robert Griggs a visité la région, des gaz continuaient à s’échapper de la cendre qui recouvrait la vallée, et il lui a donné le nom de Vallée des 10 000 Fumées.
Aujourd’hui, quelques jours chaque année, le vent rappelle à la population de la région cette impressionnante éruption. Cela se passe le plus souvent à l’automne, lorsque les tempêtes balayent la région, avant l’arrivée de la neige.
La semaine dernière, de forts vents de nord-ouest ont soulevé la cendre de l’éruption du 20ème siècle, affectant la visibilité sur l’Ile Kodiak. Le Service Météorologique a publié un bulletin spécial pour Kodiak, avertissant les habitant que le vent avait soulevé la cendre qui se dirigeait essentiellement vers la partie ouest de l’île.
Aujourd’hui, une éruption semblable à celle du Novarupta affecterait gravement le trafic aérien. Au début du 20ème siècle, quand le Novarupta est entré en éruption, il n’y avait aucun avion dans le ciel; le premier aéronef a volé en Alaska seulement un an après l’éruption. De nos jours, le Pacifique Nord est l’un des couloirs aériens les plus fréquentés au monde, avec plus de 200 vols par jour.
Pour calculer les effets qu’aurait aujourd’hui une éruption du Novarupta sur le trafic aérien, un chercheur américain a utilisé un modèle informatique appelé Puff développé par des scientifiques de l’Université de l’Alaska et affiné par un scientifique de l’Institut de Géophysique. A l’aide de ce modèle, le chercheur a imaginé que le Novarupta émettait de la cendre une fois par semaine pendant cinq ans. Il a constaté que la plupart des aéroports de l’hémisphère Nord fermeraient, mais aussi que la cendre de l’éruption atteindrait probablement l’Australie. Le pire scénario coûterait plus de 300 millions de dollars uniquement en termes de passagers et de vols retardés.
Source: Alaska Dispatch News.

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On June 6th 1912, a violent eruption shook Mt Novarupta in Alaska, in what is now Katmai National Park and Preserve. For three days, the volcano spewed 100 times more material than the Mount St. Helens eruption, shooting plumes 30 kilometres into the air and burying the valley downwind in over 150 metres of ash and volcanic rock. Mount Katmai collapsed during the explosion. Four years later, when botanist Robert Griggs visited the region, steam still poured from vents across the valley, prompting the crew to name it the Valley of 10,000 Smokes.

Today, a few times every year, the wind reminds the population of the region of that impressive eruption. It is most commonly seen in fall, when storms are passing through the area, and before snow has settled.

Last week, strong northwestern winds kicked up ash from the 20th century eruption, impacting visibility on Alaska’s Kodiak Island. The National Weather Service issued a special weather statement for Kodiak, letting locals know that loose ash had been stirred up, particularly toward the west side of the island.

Today, an eruption similar to Novarupta’s would severely affect air traffic. In the early 20th century, when Novarupta erupted, there were no planes in the air; the first plane didn’t fly in Alaska until one year after the eruption. Now, the North Pacific is one of the busiest air corridors in the world, with more than 200 flights a day.

To calculate the effects of a modern-day Novarupta on today’s air travel, a U.S. researcher used a computer model called Puff developed by University of Alaska scientists and refined by a scientist at the Geophysical Institute. The researcher used the model to spew ash from Novarupta’s vent once a week for five years and discovered that most airports in the Northern Hemisphere would close, but ash would also likely reach Australia. The worse case scenario would cost in excess of 300 million dollars just in terms of passengers and delayed flights.

Source: Alaska Dispatch News.

Falaises de cendre dans la Vallée des 10 000 Fumées (Photos: C. Grandpey)

Les Iles Salomon après l’éruption du Tinakula // The Solomon Islands after the Tinakula eruption

Le 21 octobre 2017, une éruption modérée de catégorie 3 a secoué le volcan Tinakula dans les Iles Salomon (voir mes notes des 21 et 24 octobre). La principale préoccupation des autorités était l’impact de la cendre volcanique sur les zones habitées sous le vent où il se disait que les réserves d’eau avaient été contaminées.
Dans certains secteurs comme les Iles Reef, d’importantes chutes de cendre ont endommagé les cultures et contaminé les réserves d’eau. Selon le Haut Commissariat d’Australie aux Îles Salomon, 11 500 sources d’eau primaires, telles que des réservoirs, des puits et des eaux souterraines, ont été contaminées.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont expédié plus de 200 000 litres d’eau potable qui ont été acheminés à Honolara via Temotu le week-end dernier. Cependant, certains environnementalistes de la province de Temotu se demandent si les milliers de bouteilles d’eau en plastique seront recyclées. Ils pensent que si l’Australie et la Nouvelle-Zélande pouvaient investir dans des unités de dessalement dans la région, cela permettrait de répondre aux besoins immédiats en eau et éviterait les bouteilles d’eau en plastique susceptibles de polluer l’environnement.
Le Bureau National de Gestion des Catastrophes aux Iles Salomon a indiqué que des biens de première nécessité sont également envoyés vers la province de Temotu pour les îles de Tikopia, Anuta et Duff qui ont connu d’importants problèmes alimentaires après le passage du cyclone Donna qui a ravagé les cultures au début du moi de mai.
Source: Radio Nouvelle-Zélande.

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On October 21st, 2017, a moderate category three eruption occurred at Tinakula volcano on the Solomon Islands (see my notes of October 21st and 24th). The major concern was the impact of ash from the volcano on downwind communities where there were reports that water supplies had been contaminated.

On some nearby islands, including in the Reef group, significant volcanic ashfall covered crops and contaminated water supplies. According to Australia’s High Commission in Solomon Islands, an estimated 11,500 people’s primary water sources such as tanks, wells and ground water were contaminated.

Australia and New Zealand contributed to a shipment with over 200,000 litres of potable water that embarked for Temotu from Honiara during the last weekend. However some Temotu community advocates have questioned whether the thousands of plastic water bottles will be recycled. They said that if Australia and New Zealand could invest in desalinator units in the region, it would help address immediate water needs rather than rely on water bottles which can be damaging to the environment.

The Solomon Islands National Disaster Management Office said relief supplies are also being sent to the Temotu region for Tikopia, Anuta and Duff Islands which have been experiencing critical food shortages after Cyclone Donna damaged root crops in early May.

Source: Radio New Zealand.

Tinakula en 2001 (Crédit photo: NASA)