Trois photos pour le dire…

En remettant de l’ordre dans mes archives photographiques, j’ai mis la main sur plusieurs photos alpines qui permettent de se rendre compte de l’évolution du Glacier des Bossons et de la Mer de Glace au cours des dernières décennies. J’ai choisi pour chaque site trois clichés réalisés en 1956, 1982 et 2015. Ceux de 1956 ont été réalisés par mon père car j’étais encore un peu jeune pour tenir un appareil photo !
Comme je l’ai fait remarqué à plusieurs reprises, on se rend compte que l’impact du réchauffement climatique s’est accéléré dans les années 1980. Entre 1950 et 1980, les modifications sont moins significatives. Depuis les années 80, la perte de volume glaciaire est spectaculaire. Cette impression est confirmée par les panneaux qui indiquent les niveaux atteints par la Mer de Glace au fil des ans. Autres faits marquants : La jonction entre les glaciers des Bossons et du Taconnaz est une chose du passé et la langue terminale du Glacier des Bossons s’est effondrée au printemps 2014.
Aussi alarmantes que puissent être ces photos – auxquelles je pourrais ajouter celles du recul des glaciers en Alaska et la réduction de la banquise en Arctique – je ne suis pas certain que les chefs d’états présents à la prochaine conférence de Paris sur les changements climatiques comprendront l’urgence de la situation. Une réaction rapide de leur part se heurterait immédiatement à des enjeux économiques.

Mer de Glace blog 01

Mer de Glace en 1956

Mer de Glace blog 02

Mer de Glace en 1982

Mer de Glace 2015 blog 03

Mer de Glace en 2015

 Bossons 1956 web

Glacier des Bossons en 1956

Bossons-1982-web

Le Glacier des Bossons en 1982

Bossons 2015 web

Le Glacier des Bossons en 2015

(Photos: G & C. Grandpey)

Poursuite du recul de la banquise arctique // The Arctic sea ice keeps receding

drapeau francaisLes dernières données satellitaires montrent que la banquise arctique continue à régresser. Son niveau en 2015 est le quatrième plus bas enregistré depuis le début des observations effectuées depuis l’espace dans les années 1980.
Les chercheurs de la NASA et du Centre National de Données sur la Neige et la Glace à l’Université du Colorado à Boulder ont relevé un minimum de 4,41 millions de kilomètres carrés le 11 septembre 2015. Cela représente environ 1 810 000 kilomètres carrés de moins que la moyenne minimale pour la période1981-2010.
Habituellement, la couverture minimale de la glace est liée à l’impact météorologique. Cependant, cette année, il semble que ce ne soit pas le cas car il n’y a pas eu d’événement météorologique majeur ou d’épisode météorologique de longue durée dans l’Arctique pendant l’été qui pourrait expliquer cette faible étendue de la glace, comme cela arrive fréquemment. Il a fait un peu plus chaud que l’an dernier dans certaines zones, mais il a aussi fait plus froid dans d’autres. En 2012, l’année avec la plus faible étendue de glace jamais enregistrée, l’Arctique a subi les assauts d’un puissant cyclone en août, ce qui a fracturé la couverture de glace et accéléré sa disparition.
D’une manière générale, le recul de la banquise s’est accéléré depuis 1996. Dix minima de surface couverte par la glace ont été observés au cours des 11 dernières années. La banquise, qui constituait autrefois un rempart quasiment infranchissable, est maintenant fragmentée en petits morceaux qui sont plus exposés aux eaux chaudes de l’océan. Dans le passé, la banquise arctique était comme une forteresse ; l’océan ne pouvait l’attaquer que sur les côtés alors que maintenant elle fond de l’intérieur.
On ne sait pas si cette année la présence d’El Niño a joué un rôle dans la fonte de la banquise de l’Arctique, même si les recherches ont établi un lien entre El Niño et l’étendue de la banquise autour de l’Antarctique. C’est probablement la raison pour laquelle la couverture de glace de l’Antarctique – qui se dirigeait vers une taille record pour 2015 – a chuté en dessous de son niveau normal vers la mi-août.
Pour valider les mesures satellitaires actuelles, l’opération IceBridge de la NASA – mission aérienne d’observation de la glace polaire – effectuera des survols de la banquise arctique à partir du 21 septembre.

La NASA a publié une vidéo en accéléré montrant les mouvements de la banquise dans l’Arctique entre janvier et la mi-septembre 2015:
https://www.youtube.com/watch?v=OpwM6PfcIbg&feature=youtu.be

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drapeau anglaisThe latest satellite data show the Arctic sea ice minimum extent of the year 2015 is the fourth lowest recorded since the beginning of the observations from space in the 1980s.
Researchers from NASA and the National Snow and Ice Data Center (NSIDC) at the University of Colorado at Boulder observed the annual minimum extent of 4.41 million square kilometres on September 11th, 2015. This number makes the minimum of 2015 about 1.81 million square kilometres lower than the minimum average in the period between 1981 – 2010.
Usually the low minimum ice extent is related to meteorological impact, however, this year it seems there has not been any major weather event or persistent weather pattern in the Arctic this summer that helped push the extent lower as often happens. It was a bit warmer in some areas than last year, but it was cooler in other places, too. 2012, the lowest year on record so far, was under the influence of a strong August cyclone that fractured the ice cover, accelerating its decline.
Generally speaking, decline of the sea ice coverage has accelerated since 1996. 10 lowest minimum extents have been observed during the last 11 years. The sea ice cap, which used to be a solid sheet of ice, now is fragmented into smaller floes that are more exposed to warm ocean waters. In the past, Arctic sea ice was like a fortress. The ocean could only attack it from the sides whereas now the ice pack melts from within.
It’s still uncertain if this year’s El Niño influenced the sea ice melting in the Arctic sea, although the research has established a strong link between.El Niño event and the sea ice cover extent around Antarctica. This is likely a good explanation why the growth of the Antarctic sea ice cover, which was climbing toward its yearly maximum extent through most of the 2015, has rapidly fallen below its normal levels during mid-August.
To validate current satellite measurements, NASA’s Operation IceBridge, an airborne survey of polar ice, will be carrying flights over sea ice across Arctic, as of September 21st.

NASA has released a time lapse video showing the movements of the ice in the Arctic between January and mid-September 2015:
https://www.youtube.com/watch?v=OpwM6PfcIbg&feature=youtu.be

Groenland-blog

« La banquise est maintenant fragmentée en petits morceaux… »  (Photo: C. Grandpey)

L’Arctique, région de tous les dangers // The Arctic, the place of all dangers

drapeau-francaisLors de la conférence GLACIER à Anchorage, le président Barack Obama a proposé d’accélérer l’acquisition et la construction de nouveaux brise-glaces destinés à la Garde côtière. Ces navires, qui sont opérationnels toute l’année dans les régions polaires, permettront de combler le retard entre les Etats-Unis et d’autres nations, en particulier la Russie, dans la course à l’Arctique, région du monde qui connaît de rapides changements suite au réchauffement climatique.
La proposition d’Obama est motivée par l’un des effets les plus profonds du changement climatique. En effet, le recul de la banquise arctique a créé de nouvelles opportunités pour le commerce maritime, le tourisme, la pêche et l’exploration des ressources minérales et, avec elles, une intensification du trafic maritime qui va entraîner de « nouvelles difficultés ». Obama a déclaré: «Les écosystèmes arctiques sont parmi les espaces vierges les moins étudiés dans le monde, ce qui signifie qu’une augmentation de l’activité commerciale entraînera des risques importants pour l’environnement. La croissance de l’activité humaine dans l’Arctique exigera la mise en place de moyens importants pour garantir l’ouverture des mers au commerce mondial et à la recherche scientifique, pour permettre les activités de sauvetage, et pour assurer la paix et la stabilité dans cette région. »
Obama va proposer un plan de construction de nouveaux brise-glaces et il demandera au Congrès de fournir des « ressources suffisantes » pour leur financement. En outre, le Président va demander à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et la Garde côtière de cartographier la mer de Béring, la mer des Tchouktches et la mer de Beaufort qui viennent de se libérer des glaces. La NOAA installera dans un proche avenir de nouveaux équipements dans l’Arctique afin de surveiller les effets du changement climatique et d’améliorer la sécurité maritime, sans oublier des stations de surveillance de la montée du niveau de la mer et « le contrôle de l’épaisseur des glaces de mer par satellite. »
Certains analystes et responsables gouvernementaux affirment que les États-Unis sont à la traîne par rapport à d’autres pays pour faire face aux nouvelles réalités environnementales, économiques et géopolitiques de l’Arctique.
Source: Alaska Dispatch News.

En écoutant le discours de Barack Obama à Anchorage, on pourrait penser que ses propos ont pour seul but le bien-être de l’humanité. Cependant, je crains fort que tous les efforts déployés pour contrôler les mers arctiques ne soient pas uniquement destinés à la recherche scientifique et à la surveillance du changement climatique. Je suis sûr que les Etats-Unis, la Russie et la Chine auront d’autres motivations. Il y a trop de ressources énergétiques à exploiter sous le plancher océanique de l’Arctique et l’environnement ne tardera pas à passer après les intérêts économiques et financiers. De plus, il ne faudrait pas oublier que l’ « intensification de l’activité commerciale » générera forcément de la pollution dans les écosystèmes « les plus vierges » de la planète. Les « activités de sauvetage » mentionnées dans le discours du Président sous-entendent que des accidents comme les marées noires sont susceptibles de se produire.

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drapeau-anglaisAt the GLACIER conference in Anchorage, President Barack Obama proposed speeding the acquisition and building of new Coast Guard icebreakers that can operate year-round in the nation’s polar regions, part of an effort to close the gap between the United States and other nations, especially Russia, in a global competition to gain a foothold in the rapidly changing Arctic because of global warming.

Obama’s proposal touches on one of the most profound effects of climate change. The retreat of Arctic sea ice has created opportunities for shipping, tourism, mineral exploration and fishing – and with it, a rush of marine traffic that is bringing “new difficulties”. Obama said: “Arctic ecosystems are among the most pristine and understudied in the world, meaning increased commercial activity comes with significant risks to the environment. The growth of human activity in the Arctic region will require highly engaged stewardship to maintain the open seas necessary for global commerce and scientific research, allow for search and rescue activities, and provide for regional peace and stability.”

Obama will propose that planning begin on the construction of new icebreakers, asking Congress to provide “sufficient resources” to fund them. In addition, Obama will announce an initiative by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and the Coast Guard to map and chart the newly open Bering, Chukchi and Beaufort Seas. The agency will also install new equipment in the Arctic in the “near future” to monitor climate-change effects and enhance marine safety, including stations to monitor sea-level rise and “a sea-ice thickness satellite product.”

Some analysts and government officials say the United States is lagging other nations in preparing for the new environmental, economic and geopolitical realities in the Arctic.

Source: Alaska Dispatch News.

Listening to Obama in Anchorage, one might think that his proposals are directed to the welfare of humanity. However, I fear that all the efforts made to control Arctic seas will not only be for scientific research and the monitoring of climate change. I am sure that the U.S., Russia and China will have other motivations. There are too many energy resources to exploit under the sea floor and the environment will rapidly come after economic interests and big money.. Besides, one should not forget that the “increased commercial activity” will generate pollution in “the most pristine” ecosystems of the world. The “search and rescue activities” mentioned in his speech might well refer to accidents like oil spills.

Photo: C. Grandpey

Fonte de la glace en Arctique et en Antarctique // Ice melting in Arctic and Antarctica

drapeau francaisUne étude récente publiée dans Geophysical Research Letters confirme que l’Arctique s’est réchauffé et a vu son taux d’humidité croître depuis le début du 21ème siècle, tendance qui devrait se poursuivre dans les années à venir.
Les données fournies par la NASA montrent que la température moyenne de surface dans l’ensemble de l’Océan Arctique a augmenté en moyenne de 0,16 ° C par an de 2003 à 2013, tandis que la température de l’air a augmenté de 0,09 ° C par an au cours de la même période. Cependant, les changements ne sont pas répartis uniformément. Par exemple on a observé une forte augmentation au cours de la période allant de novembre à avril, au cours de laquelle la température globale de surface de l’Arctique a augmenté de 2,5 ° C et la température de l’air a augmenté de 1,5 ° C de 2003 à 2013.
Les données de la NASA ont également montré que le flux d’humidité – le transit de la vapeur d’eau entre l’océan et l’air – a augmenté presque tous les mois, mais la croissance la plus spectaculaire a été observée au cours des mois pendant lesquels l’eau était le moins recouverte de glace.
Cette étude est la première à faire le point sur les changements dans l’Arctique en utilisant les données fournies par le nouveau système AIRS de météo surveillance la NASA à bord du satellite Aqua envoyé dans l’espace en 2002. La superficie de la banquise arctique diminue depuis les premiers relevés satellitaires effectués en 1979. Le taux de réduction de la surface occupée par la glace en septembre (le mois avec le moins de glace de mer) a été de 13,3% jusqu’en 2014. Depuis le lancement du satellite Aqua équipé du système AIRS en 2002, la réduction de la glace a été spectaculaire, avec un niveau record atteint en 2012.
L’étude révèle qu’à l’échelle de l’Arctique, le début de la fonte de la glace a avancé de 6,2 jours de 2003 à 2013 et tandis que la formation de la banquise a été retardée de 11,2 jours durant cette même période. Il faut toutefois remarquer que les changements dans la répartition de la chaleur et du flux d’humidité, de même que dans le gel et le dégel de la glace de mer, sont variables et ne sont pas répartis uniformément dans tout l’Arctique.
Se référant aux tendances des données fournies par le système AIRS, les scientifiques pensent que l’Arctique va se réchauffer et devenir plus humide à l’avenir. On devrait assister à l’apparition d’un « nouveau climat arctique » dominé par des processus gérés par de vastes zones libres de glace pendant la majeure partie de l’année, avec un allongement de la période de fonte de la glace.

De l’autre côté de la Terre, en Antarctique, région particulièrement stable jusqu’à maintenant, la glace a commencé à fondre de manière spectaculaire et à un rythme rapide
L’analyse des données satellitaires montre que la couche de glace qui recouvre le sud de la péninsule antarctique avec ses nombreux glaciers, et qui était stable de 2000 à 2009, a commencé à fondre rapidement depuis cette date. Les glaciers, qui s’étirent le long de 750 km de côtes, déversent 60 kilomètres cubes de glace dans l’océan chaque année.
Dans une étude publiée dans le numéro de mai de la revue Science, un scientifique de l’Université de Bristol écrit que, dans quelques années, « la dynamique de la région sera totalement modifiée.» Les instruments de télédétection du satellite CryoSat 2 révèlent que la surface de certains glaciers perd en épaisseur près de quatre mètres chaque année. Cette perte de la glace est si importante qu’elle est également à l’origine des changements dans le champ gravitationnel de la Terre détectés par les satellites GRACE (Gravity Recovery et Climat Experiment).
La disparition rapide des glaciers n’est pas provoquée par une réduction des chutes de neige annuelles ou par des températures de l’air plus élevées. Elle est causée par l’amincissement des plateformes littorales de glace. Lorsque ces plateformes sont épaisses, elles ralentissent ou arrêtent la progression des glaciers et les empêchent de glisser dans la mer. Mais si ces plateformes deviennent moins épaisses, elles ne peuvent plus retenir l’énorme masse de glace et les glaciers accélèrent leur avancée vers l’océan. Ce mécanisme a déjà permis à des glaciers d’autres régions de l’Antarctique d’accélérer leur progression vers la mer.
Dans l’ensemble, les plateformes de glace qui bordent la partie sud de la péninsule antarctique ont perdu près d’un cinquième de leur épaisseur depuis le début des années 1990. Les scientifiques pensent que la cause probable est un changement de direction des vents dans l’Océan Austral, suite au changement climatique. Avec ce changement, les vents poussent l’eau plus chaude vers les plateformes de glace, ce qui les fait fondre par dessous.
En raison de cette fonte de la glace, en quelques années le sud de la péninsule de l’Antarctique est devenu le deuxième contributeur à l’élévation du niveau de la mer dans l’Antarctique et pourrait jouer un rôle encore plus important dans un proche avenir. Comme l’a fait remarquer un chercheur : « Une fois que la perte de glace dynamique a été initiée, il est difficile de l’arrêter. »
Source: Scientific American.

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drapeau anglaisA new study published in Geophysical Research Letters confirms that the Arctic has become warmer and wetter since the beginning of the 21st century, a self-reinforcing trend likely to continue.

Data from NASA shows that average surface temperatures across the Arctic Ocean increased an average of 0.16°C per year from 2003 to 2013, and air temperatures rose 0.09°C annually over the same period. However, the changes weren’t evenly distributed. They were dominated by large increases in the November-to-April period, during which Arctic-wide surface temperatures rose 2.5°C and air temperatures rose 1.5°C from 2003 to 2013.

The NASA data also showed that moisture flux – the transport of water vapour from the ocean to the air – increased in nearly all the months, but grew most dramatically during months of maximum open water.

The study is the first to summarize changes in the Arctic using data from NASA’s new AIRS weather-monitoring system attached to the agency’s Aqua satellite that was launched into space in 2002. Arctic sea-ice extent has diminished since satellite records began in 1979. In that period, the rate of ice-extent decline in September (the month of minimum sea ice) was 13.3% through 2014. Since the 2002 launch of the AIRS-equipped Aqua satellite, ice changes have been dramatic; the record low was hit in 2012.

The study found that Arctic-wide, the onset of melt advanced by 6.2 days from 2003 to 2013 and the annual refreeze was delayed by 11.2 days. However, the changes in the patterns of heat and levels of moisture flux, like the changes in sea-ice melt and freeze, are variable and not uniform throughout the Arctic.

Based on trends seen in the AIRS data, scientists expect the Arctic to become warmer and wetter in the future, changing to a ‘New Arctic’ climate, one that is dominated by processes affected by large ice-free areas for the majority of the year as the melt season lengthens.

On the other side of the Earth, in the once-stable region of Antarctica, ice is suddenly melting, and at a fast rate

Analysis of satellite data shows that although the massive ice sheet on the southern Antarctic Peninsula, made up of multiple glaciers, was stable from 2000 to 2009, since then it has begun to melt rapidly. The glaciers, stretching along 750 kilometres of coastline, are shedding 60 cubic kilometres of ice into the ocean each year.

In a study published in the May issue of Science, a scientist at the University of Bristol writes that in just a few years the dynamics of the region “completely shifted. » The surface of some of the glaciers is dropping by as much as four metres each year, as measured by remote-sensing instruments on the CryoSat 2 satellite. The ice loss is so great it is also causing changes in Earth’s gravitational field, which have been detected by GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment) satellites.

The glaciers’ quick disappearance is not caused by a reduction in annual snowfall or by warmer air temperatures. It is caused by thinning ice shelves. When the shelves are thick, they slow or even stop the glaciers they are connected to from sliding into the sea. But if the shelves thin too much they can no longer hold back the enormous ice mass on land, and the glaciers accelerate their march into the ocean. This mechanism already has allowed glaciers in other regions of Antarctica to speed up their progress toward the sea.

Overall, the ice shelves along the southern Antarctic Peninsula have lost almost one fifth of their thickness since the early 1990s. Scientists say the likely cause is a change in winds across the Southern Ocean, a result of climate change. The shifting winds are pushing warmer water toward the ice shelves, melting them from below.

Because of this melting, in a few years the southern Antarctic Peninsula has become the second largest contributor to sea level rise in Antarctica and could become an even bigger player in the near future. As one scientist put it, “once dynamic ice loss has been initiated, it is hard to stop.”

Source: Scientific American.

Photos:  C.  Grandpey