Réchauffement climatique: La NOAA enfonce le clou! // Global warming: NOAA drives the point home!

drapeau francaisUne analyse indépendante des mesures de température à la surface du globe, publiée par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), confirme que 2014 a été l’année la plus chaude de tous les temps.
Depuis 1880, la température moyenne de la surface de la Terre s’est réchauffée, avec une hausse moyenne d’environ 0,8 ° C au cours du 20e siècle. Les scientifiques indiquent que la tendance a été largement conditionnée par une augmentation du dioxyde de carbone (CO2) et d’autres émissions anthropiques dans l’atmosphère de la planète. L’essentiel de ce réchauffement s’est produit dans les trois dernières décennies. Comme l’a fait remarquer un scientifique: « Bien que l’analyse année par année puisse être affectée par les conditions météorologiques chaotiques, la tendance sur le long terme est due à des facteurs dominés par les émissions humaines de gaz à effet de serre ».
Même si les températures de 2014 confirment la tendance au réchauffement de la planète, les scientifiques s’attendent à voir des fluctuations de la température moyenne de la planète d’une année sur l’autre à cause de phénomènes tels que El Niño ou La Niña. Ces derniers réchauffent ou refroidissent les eaux du Pacifique tropical et ont probablement joué un rôle dans la stabilisation de la tendance au réchauffement sur le long terme au cours des 15 dernières années. Cependant, le record de chaleur de 2014 a eu lieu au cours d’une année pendant laquelle El Niño était au point mort.
L’analyse de la NOAA montre que les différences régionales de température sont avant tout provoquées par une dynamique locale de la météo, plus que par l’évolution à l’échelle de la planète. Par exemple, aux États-Unis l’année dernière, certaines parties du Midwest et de la côte Est ont connu des périodes très froides, tandis que l’Alaska et trois États de l’Ouest – Californie, Arizona et Nevada – traversaient l’année la plus chaude de leur histoire.
Outre l’exemple de l’Alaska et de la Finlande décrits dans ma dernière note sur le réchauffement climatique, on peut ajouter que la température moyenne en Grande-Bretagne en 2014 a atteint 9,9 ° C, soit environ 1,1 ° C au-dessus de la moyenne de 8,8 ° C sur le long terme. C’est l’année la plus chaude de tous les temps. Le précédent record remonte à 2006.
Source: Alaska Dispatch News.

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Voici quelques exemples qui montrent bien l’impact du réchauffement climatique sur l’Alaska:
Depuis le début de l’année 2015, le sud-est de l’Alaska connaît des records de précipitations et de températures et la région se trouve sous la menace d’inondations. Le 20 janvier 2015, les précipitations ont battu des records en dix endroits. La plus ancien record était la propriété de l’aéroport de Juneau et remontait à 1948 avec 2,41 cm de pluie. Le nouveau record établi le 20 janvier est de 3,12 cm. Mais le record le plus spectaculaire revient à l’aéroport de Ketchikan qui a battu le 20 janvier son record de 2004 (7,97 cm) de plus de cinq centimètres avec 14,1 cm de précipitations.
Le National Weather Service à Juneau a diffusé un bulletin en début de semaine, mettant en garde les habitants du SE de l’Alaska contre le risque de glissements de terrain et de coulées de boue
Plus au nord de l’Alaska, les responsables des courses de chiens de traîneau prévoient de modifier les parcours, voire de carrément annuler les courses, en raison de l’absence de conditions hivernales. Le départ de l’Iditarod pourrait être transféré à Fairbanks. La Yukon Quest (de Whitehorse à Fairbanks) pourrait déplacer son départ en raison du manque de glace sur le fleuve Yukon, non loin de Whitehorse. Ces derniers jours, Nicolas Vanier, qui doit y participer, me faisait part de ses inquiétudes. Toutes les courses de sprint à Anchorage ont été annulées en raison du manque de neige. Malgré tout, de nombreuses courses de demi-fond à travers l’Alaska sont maintenues, en espérant que la météo permette l’organisation des épreuves en toute sécurité.

Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisAn independent analysis of surface temperature measurements released by NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) confirms that 2014 was the warmest year on record.

Since 1880, Earth’s average surface temperature has warmed by about 0.8°C over the 20th century average. The scientists say the trend has largely been driven by the increase in carbon dioxide (CO2) and other human emissions into the planet’s atmosphere. The majority of that warming has occurred in the past three decades.

 As one scientist put it: “While the ranking of individual years can be affected by chaotic weather patterns, the long-term trends are attributable to factors that are dominated by human emissions of greenhouse gases”.

Despite 2014 temperatures continuing the planet’s long-term warming trend, scientists still expect to see year-to-year fluctuations in average global temperature caused by events such as El Niño or La Niña. These phenomena warm or cool the tropical Pacific and are thought to have played a role in the flattening of the long-term warming trend over the past 15 years.

However, 2014’s record warmth occurred during an El Niño-neutral year.

NOAA analysis found that regional differences in temperature are more strongly affected by weather dynamics than the global average. For example, in the US last year, parts of the Midwest and East Coast were unusually cool, while Alaska and three western states -California, Arizona and Nevada – experienced their warmest year on record.

Beside the example of Alaska and Finland I mentioned in my last note about global warming, one can add that the average temperature across Britain in 2014 was 9.9°C, some 1.1°C above the long term average of 8.8°C, making it warmer than the previous record year of 2006.

Source: Alaska Dispatch News.

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Here are a few facts showing the impact of global warming on Alaska:

Since the start of 2015, Southeast Alaska has seen rainfall and temperature records set and the region remains under flood watch.

The record daily rainfall amounts for Jan. 20 showed 10 broken records. The oldest record broken was at the Juneau Airport, which had previously been set in 1948 at 2.41 cm of rain, but was reset Tuesday with 3.12 cm. But the most significant broken record was at the Ketchikan airport. On January 20th, it broke its 2004 record – of 7.97 cm – by more than five centimetres with 14.1 cm of rain.

The National Weather Service in Juneau issued a public weather statement early in the week, warning residents throughout Southeast Alaska of the potential for landslides and mudslides

More to the north of Alaska, sled dog races are still pondering serious trail re-routes or cancellations due to the lack of winter weather. The Iditarod is considering moving its restart to Fairbanks. The Yukon Quest from Whitehorse to Fairbanks is looking at moving its start due to open water on the Yukon River not far from Whitehorse. Every sprint race in Anchorage has been cancelled due to lack of snow. Numerous mid-distance races across the state are hanging on, hoping that weather improves enough to make the races safe.

Source: Alaska Dispatch News.

Groenland-blog

La fonte de la banquise: Une manne économique pour certains, un désastre écologique pour d’autres.

(Photo:  C.  Grandpey)

Pavlof (Alaska): Retour à la normale // Back to normal

drapeau francaisD’après l’Alaska Volcano Observatory, le Pavlof a retrouvé son calme après sa dernière crise eruptive. Aucune coulée de lave et aucune émission de cendre n’ont été observées depuis le mois de novembre 2014, avec une baisse régulière d’activité depuis cette époque. La sismicité a retrouvé son niveau de base. En conséquence, l’AVO a ramené l’alerte aérienne à la couleur Verte et l’alerte volcanique au niveau Normal.

L’Observatoire reste toutefois très vigilant car, dans le passé, le Pavlof a montré une nouvelle période d’activité après des pauses pouvant aller jusqu’à 55 jours.

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drapeau anglaisAccording to AVO, Pavlof has returned to its background state following its most recent eruption. Since late November, 2014, no lava or ash emissions have occurred and the volcano has exhibited gradually declining levels of unrest. Seismicity is now at background levels. Consequently, AVO has lowered the Aviation Colour Code to GREEN and the Volcano Alert Level to NORMAL.
Pavlof has, in past eruptions, resumed activity after pauses as long as 55 days, and AVO continues to monitor the volcano closely for signs of renewed activity.

En route pour un 21ème siècle de chaleur? // On the way to a warm 21st century?

drapeau francaisCette semaine, deux titres de l’Alaska Dispatch News, le journal le plus lu en Alaska, ont attiré mon attention : « 2014 a été l’année la plus chaude de tous les temps pour une grande partie de l’Alaska » et « 2014 la deuxième année la plus chaude dans l’histoire de la Finlande ».

Beaucoup de gens me diront que cela ne paraît guère possible dans une région du monde où les températures sont capables de plonger à -40°C, voire moins.  Je leur ferai remarquer que ce ne sont pas les relevés ponctuels qu’il faut prendre en compte pour apprécier l’évolution du climat, mais les données globales telles qu’elles ont été fournies tout au long de l’année.

En Alaska, 2014 a été l’année la plus chaude de tous les temps pour un grand nombre de localités situées à l’ouest d’une ligne allant d’Anchorage à Barrow, à commencer par la capitale Anchorage. Dans l’intérieur et le sud-est de l’Etat, les stations météo ont relevé des températures parmi les plus élevées de leur histoire.

Certains climatologues font toutefois remarquer que l’Alaska couvre une superficie de 1 717 854 km² et que certaines régions ne sont pas couvertes par les stations météo ; il est donc impossible d’en connaître les variations de température. Malgré cela, il ne fait aucun doute que la température globale de l’Alaska en 2014 fait partie des plus chaudes jamais relevées et rejoint les années 1926,1940 et 1993.

De nos jours, afin de mieux couvrir l’Alaska, l’Institut Géophysique Universitaire et le National Weather Service ont divisé l’Etat en 13 régions climatiquement homogènes. Avec cette nouvelle méthode, 2014 arrive en deuxième position après 1940. De son côté, la National Oceanic and Atmospheric Administration a indiqué que 2014 était, selon ses calculs, l’année la plus chaude de tous les temps.

En Finlande, le Finnish Meteorological Institute indique que 2014 arrive en deuxième position après 1938 dans le classement des années les plus chaudes, avec 0,15°C de moins que cette dernière. Le classement complet est le suivant : 1938, 2014, 1989, 2011 et 2000. Les météorologues finlandais font remarquer que les mois les plus chauds ont été février, mars, juillet et août 2014, ainsi que début décembre. Le pays a connu une période de chaleur de 50 jours, soit 14 jours de plus que la normale, avec une pointe à 32,8°C le 4 août à Pori, dans l’ouest. La journée la plus froide a été observée dans le nord, à Kevojärvi, avec -40,7°C.

Le réchauffement climatique n’est peut-être pas lié aux volcans – même si certaines éruptions volcaniques majeures peuvent l’atténuer ponctuellement – mais il nous concerne tous. Mes déplacements à travers la planète m’ont permis d’observer des changements alarmants en particulier dans l’univers glaciaire. C’est pour cela qu’à mon modeste niveau je tire la sonnette d’alarme. Comme l’a écrit Saint Exupéry en faisant écho à un vieux proverbe amérindien: « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».

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drapeau anglaisThis week, two headlines of the Alaska Dispatch News, the most widely read newspaper in Alaska, caught my attention: « 2014 was warmest year on record for much of Alaska » and « 2014 the second hottest year in Finnish history. »
Many people will tell me that this hardly seems possible in a region where temperatures can dip to -40 ° C or less. I will answer them that one-time readings should not be taken into account to value climate change, but the overall data that were provided throughout the year.
In Alaska, 2014 was the warmest year of all time for a large number of communities to the west of a line from Anchorage to Barrow, starting with Anchorage, the capital. In the interior and the southeast of the State, the weather stations have recorded temperatures among the highest in their history.
Some climatologists, however, notice that Alaska covers an area of 1,717,854 km² and certain areas are not equipped with weather stations; so it is impossible to know their temperature changes. Despite this, there is no doubt that the global temperature of Alaska in 2014 was one of the hottest ever recorded together with the years 1926.1940 and 1993.
Nowadays, to better cover Alaska,  the Geophysics Institute and the National Weather Service have divided the State into 13 climatically homogeneous regions. With this new method, 2014 ranks second after 1940. For its part, the National Oceanic and Atmospheric Administration reports that 2014 was, according to its calculations, the warmest year of all time.

In Finland, the Finnish Meteorological Institute says that in 2014 ranked second after 1938 in the list of the warmest years, with 0.15 ° C less than its predecessor. The complete ranking is as follows: 1938, 2014, 1989, 2011 and 2000. The Finnish meteorologists point out that the warmest months were February, March, July and August 2014 and early December. The country experienced a heat of 50 days, 14 days longer than normal, with a peak of 32.8 ° C on August 4th in Pori, western Finland. The coldest day was observed in the north, at Kevojärvi, with -40.7 ° C.

Global warming may not be linked to volcanoes, even though major volcanic eruptions may sometimes alleviate the phenomenon, but we should all feel concerned. My journeys across the planet allowed me to observe dramatic changes, mostly in the universe of glaciers. This is the reason why, at my modest level, I alert people to the emergency of the situation. As Saint Exupéry put it, copying an old Indian proverb:   « We do not inherit the earth from our ancestors, we borrow it from our children. »

…et, pendant ce temps, les glaciers fondent, en Alaska…

Glacier-melting

…ou au Canada!

Glacier-melting-02

(Photos: C.  Grandpey)

Le recul du Columbia Glacier (Alaska) // The retreat of Columbia Glacier (Alaska)

drapeau francaisLe Columbia Glacier, l’un des glaciers les célèbres de l’Alaska, l’un de mes préférés, a reculé si loin qu’il se divise maintenant en deux branches distinctes, une transformation photographiée par le  satellite Earth Observatory de la NASA, avec une série d’images qui montre les changements subis par le glacier entre 1986 et maintenant.
Selon la NASA, depuis les années 1980, le glacier a perdu environ la moitié de son épaisseur. Entre hier et aujourd’hui, il y a eu des années de vêlage rapide produisant une armada d’icebergs qui flottaient à la surface de la mer.
Selon une étude de l’Université du Colorado publié en 2012, en 2007 la fonte du Columbia Glacier avait déjà atteint 87% du volume censé contribuer à l’élévation du niveau de la mer.
Après 2007, la partie terminale du glacier s’est détachée du plancher marin et s’est transformée en une langue flottante, ce qui a modifié la manière dont le glacier produisait des icebergs. Au lieu d’une production régulière de petits icebergs qui se détachaient de l’avant du glacier, ce dernier a commencé à déverser de gros morceaux qui se détachent périodiquement. (voir photo ci-dessous)
Quand le Columbia Glacier arrêtera-t-il de reculer? La modélisation informatique de 2012 réalisée par l’Université du Colorado prévoit que le front du glacier va continuer à reculer jusque vers 2020, époque où il atteindra une nouvelle position stable à environ 24 km en amont de celle où il s’était stabilisé dans les années 1980. La NASA cite une autre estimation pour 2030. Selon cette estimation, le glacier aura reculé si loin que le front se trouvera sur la côte et il ne sera donc plus en mesure de déverser sa glace dans le Prince William Sound.

Source : Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisColumbia Glacier, one of Alaska’s best-known glaciers, one of my favourites, has retreated so far back that it is now separated into two sections, a transformation captured by satellite imagery.

NASA’s Earth Observatory has compiled a series of images that shows changes to Columbia Glacier between 1986 and now.

Since the 1980s, Columbia Glacier has lost about half of its thickness, according to NASA. Between then and now, there were years with particularly rapid shedding of ice chunks, creating floating icebergs that rafted together.

By 2007, melt from Columbia Glacier had already reached 87 percent of the anticipated volume that will contribute to sea-level rise, according to a University of Colorado study published in 2012.

After 2007, the glacier’s terminus became detached from the seafloor and was transformed into a floating tongue, changing the pattern of iceberg production. Instead of shedding its ice though a steady pattern of low-volume bergs calving off the terminus, the glacier began losing mass in larger chunks falling off in episodes (see photo below).

When will Columbia Glacier’s retreat stop? The 2012 University of Colorado study used computer modeling to predict that the terminus will retreat until about 2020, when it reaches a new stable position about 24 km upstream from the previous spot of stability reached in the 1980s. NASA has cited another estimate of 2030 as the time when the glacier will have retreated so far that it is at the shoreline and no longer able to shed ice into Prince William Sound.

Source : Alaska Dispatch News.

Columbia Glacier NASA 1986 Columbia-Glacier-NASA-1986

Le Columbia Glacier vu depuis l’espace en 1986

Columbia-Glacier-NASA-2014

Le Columbia Glacier vu depuis l’espace en 2014

Columbia-blog

Effondrement d’un pan de glace sur le front du Columbia Glacier en 2013  (Photo:  C. Grandpey)