Sécheresse et incendies en Alaska // Drought and wildfires in Alaska

Mon amour de l’Alaska n’est un secret pour personne. J’ai eu l’occasion de parcourir le 49ème État de l’Union à plusieurs reprises et j’y serais retourné ces deux dernières années si les contraintes liées à la COVID ne m’en avaient pas empêché.

Pour beaucoup de gens, l’Alaska est un coin perdu de la planète où il fait rarement beau, où il fait froid et où les rares compagnons de voyage sont les ours. Ces idées reçues sont en grande partie fausses. J’ai eu l’occasion de parcourir les paysages splendides à l’automne sous un ciel parfaitement bleu avec, à la clé, des rencontres très intéressantes. Il est vrai aussi que rares ont été les journées où je n’ai pas rencontré d’ours. En Alaska, le plantigrade n’a pas été stupidement réintroduit comme en France. il déambule librement dans un territoire qui a toujours été le sien.

Preuve que le temps n’est pas toujours pourri en Alaska, on dénombre de plus en plus d’incendies de végétation car, comme ailleurs dans l’Arctique, l’État se réchauffe plus vite que le reste de la planète sous les coups de boutoir du dérèglement climatique.

Depuis le mois d’avril 2022, l’Alaska a dû faire face à plus de 500 incendies, en raison des orages et de la sécheresse qui favorisent les départs de feu. Les pompiers luttent actuellement contre 264 incendies un peu partout dans l’État. Entre le début de l’année et la mi-juillet, plus d’1,2 million d’hectares sont déjà partis en fumée en Alaska. Ce chiffre pourrait dépasser le record de 2004, qui s’élevait à 2,6 millions d’hectares.

Des records de sécheresse ont été enregistrés en mai et juin 2022. Selon les climatologues américains, le nombre élevé d’incendies est dû à un cocktail explosif de plusieurs éléments: la sécheresse, la fonte précoce de la neige, les vents et la foudre. On remarquera que l’expression « réchauffement climatique » n’est jamais mentionnée. Cela n’est guère surprenant dans un État à majorité Républicaine. À l’image de l’ancien président Trump, le parti conservateur n’a jamais vraiment accepté l’idée du réchauffement climatique.

Un temps frais et pluvieux s’est installé depuis la mi-juillet sur une grande partie de l’Alaska, ce qui a calmé un peu le début de saison catastrophique sur le plan des incendies.

L’Alaska étant un État très vaste (1,723 million de km²) et très faiblement peuplé (737 000 habitants), le nombre d »évacuations a été relativement limité.

Pour terminer, il faut rappeler que le réchauffement climatique dans l’Arctique favorise le dégel du permafrost et intensifie donc les émissions de carbone et de méthane…

Source: Anchorage Daily News.

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My love of Alaska is no secret. I have had the opportunity to travel across the 49th State in the Union on several occasions and I would have returned in the last two years if the constraints related to the COVID pandemic had not stopped me.
For many people, Alaska is a lost corner of the planet where the weather is rarely sunny, where it is cold and where the few travelling companions are the bears. These readymade ideas are largely false. I had the opportunity to travel across the gorgeous landscapes in autumn under a perfectly blue sky with some very interesting encounters. It is also true that rare were the days when I did not come across a bear. In Alaska, the plantigrades were not stupidly reintroduced as in France. Bears roam freely in a territory that has always been theirs.
A proof that the weather is not always bad in Alaska is that there are more and more wildfires because, like elsewhere in the Arctic, the State is warming faster than the rest of the planet under the assault of climate change.
Since April 2022, Alaska has had to deal with more than 500 wildfires, due to thunderstorms and drought which favour fire starts. Firefighters are currently battling 264 fires across the State. Between the beginning of the year and mid-July, more than 1.2 million hectares have already gone up in smoke in Alaska. This figure could exceed the 2004 record, which stood at 2.6 million hectares.
Record droughts were recorded in May and June 2022. According to American climatologists, the high number of fires is due to an explosive cocktail of several elements: drought, early melting snow, winds and lightning. . Note that the expression « global warming » is never mentioned. This is hardly surprising in a State with a Republican majority. Like former President Trump, the Conservative Party has never really bought into the idea of ​​global warming.
Cool, rainy weather has set in since mid-July over much of Alaska, which has somewhat calmed the start of the disastrous fire season.
Alaska being a very large state (1.723 million km²) and very sparsely populated (737,000 inhabitants), the number of evacuations has been relatively limited.
Finally, it should also be remembered that global warming in the Arctic favours the thawing of permafrost and therefore intensifies carbon and methane emissions…
Source: Anchorage Daily News.

 

Image satellite montrant es concentrations moyennes de monoxyde de carbone du 1er au 10 juillet 2022 suite aux incendies de forêt en Alaska et au Canada (Source: Copernicus).

Automne en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Âge du Bronze : refroidissement causé par une éruption en Alaska // Bronze Age : cooling caused by an eruption in Alaska

En 1627 avant notre ère, au cours de l’Âge du Bronze, le climat s’est soudain refroidi. On présumait jusqu’à présent que ce refroidissement global était une conséquence de l’éruption qui a détruit l’île de Théra en mer Égée, et qui correspond aujourd’hui à Santorin. Une nouvelle étude publiée dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences et dirigée par une scientifique de l’université de l’Arizona vient remettre en cause cette hypothèse.

Suite à l’analyse des cendres volcaniques et du soufre présents dans des carottes de glace prélevées au Groenland et en Antarctique, il ressort que le principal responsable de ce refroidissement serait le volcan Aniakchak qui se trouve dans l’arc des Aléoutiennes en Alaska. Il présente aujourd’hui une caldeira de 10 km de large qui s’est formée il y a environ 3 400 ans lors d’une éruption volumineuse au cours de laquelle des coulées pyroclastiques ont parcouru plus de 50 km au nord de la mer de Béring et ont également atteint l’océan Pacifique au sud. Au moins 40 éruptions explosives ont été documentées au cours des 10 000 dernières années, ce qui en fait le volcan le plus actif des Aléoutiennes orientales.Son éruption en 1628 avant notre ère, est celle qui a eu le plus fort impact sur le climat au cours des quatre derniers millénaires.

Ce n’est donc pas l’éruption de Santorin, mais bien celle de l’Aniakchak, qui serait à l’origine du refroidissement global de l’Âge du Bronze

Si l’on connaît assez bien l’activité volcanique et son impact sur le climat au cours des 2500 dernières années, ce n’est pas le cas pour les périodes antérieures. Ainsi, celle du Théra (Santorin) en mer Égée, qui fut l’une des plus explosives de l’Holocène. On ne connaît pas sa date précise, si ce n’est qu’elle a eu lieu au cours d’une période comprise entre 1680 et 1500 avant notre ère.

Pour dater les éruptions volcaniques, les scientifiques s’appuient sur deux types de preuves : la présence de sulfates volcaniques dans les carottes de glace et les anomalies de croissance dans les cernes des arbres. C’est en étudiant des carottes de glace prélevées au Groenland et en Antarctique et en les faisant correspondre aux anomalies de formation de croissance d’arbres du sud-ouest des États-Unis et d’Irlande, que les chercheurs ont réussi à déduire les datations, mais aussi la latitude, les dimensions et l’impact climatique de sept éruptions détectées entre 1680 et 1500 avant notre ère.

Source: Science et Avenir, Yahoo News, Smithsonian Institution.

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In 1627 BCE, during the Bronze Age, the climate suddenly cooled. It was assumed until now that this global cooling was a consequence of the eruption that destroyed the island of Thera in the Aegean Sea, and which today corresponds to Santorini. A new study published in the Proceedings of the National Academy of Sciences and led by a scientist from the University of Arizona challenges this hypothesis.
Following the analysis of volcanic ash and sulfur present in ice cores taken from Greenland and Antarctica, it appears that the main culprit for this cooling was the Aniakchak volcano, in the Aleutian arc (Alaska). It now features a 10 km wide caldera that formed about 3,400 years ago in a large eruption in which pyroclastic flows traveled more than 50 km north of the Bering Sea and also reached the Pacific Ocean to the south. At least 40 explosive eruptions have been documented over the past 10,000 years, making it the most active volcano in the eastern Aleutians. Its eruption in 1628 BCE was the one with the greatest impact on climate in the over the past four millennia.
Therefore, it was the eruption of Aniakchak, not Santorini, which was the cause of the global cooling of the Bronze Age.
We know quite well the volcanic activity and its impact on the climate during the last 2500 years, but not during the previous periods. This is the case of the eruption of Thera (Santorini) which was one of the most explosive of the Holocene. However, we do not know its precise date, except that it took place during a period between 1680 and 1500 BC.
To date volcanic eruptions, scientists rely on two types of evidence: the presence of volcanic sulfates in ice cores and growth anomalies in tree rings. By studying ice cores taken from Greenland and Antarctica and matching them with growth formation anomalies of trees in the southwestern United States and Ireland, the researchers were able to deduce the datings, but also the latitude, dimensions and climatic impact of seven eruptions detected between 1680 and 1500 BC.
Source: Science and Future, Yahoo News, Smithsonian Institution.

Vue de la caldeira de l’Aniakchak (Source: AVO)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une puissante éruption a eu lieu sur le Sheveluch (Kamtchatka) à 20h52 (UTC) le 19 juin 2022, avec un panache de cendres qui est monté jusqu’à 8,2 km d’altitude. Dans le même temps, la croissance du dôme de lave se poursuit, La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange, de même que pour le Bezymianny et le Karymsky.
Source : KVERT, VAAC de Tokyo.

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Le Bulusan (Philippines) reste bien actif avec des émissions de cendres s’élevant de 100 à 500 m au-dessus du sommet. Les émissions de SO2 atteignent 660 à 1 255 tonnes par jour. La sismicité est encore élevée. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5). Le public est prié de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanente (PDZ) de 4 km de rayon ni dans la zone de danger étendue (EDZ) de 2 km sur le flanc SE.
Source : PHIVOLCS.

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De petites explosions phréatiques sont observées sur l’Ebeko (île de Paramushir / Russie). Elles génèrent des panaches de cendres jusqu’à 2,5 km de hauteur. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune le 17 juin 2022.
Source : KVERT.

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La situation est redevenue calme sur l’Etna (Sicile) où aucune émission de lave n’est actuellement observée.
Source : INGV.

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L’éruption du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit. Des températures de surface élevées appraissent dans les données satellitaires, en relation avec des émissions de lave. La sismicité est faible avec plusieurs petits séismes locaux détectés par le réseau de surveillance. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Vigilance.
Source : AVO.

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Sur le Kilauea (Hawaii), la lave continue d’être émise par une bouche au pied de la paroi Ouest du cratère de l’Halema’uma’u. La surface du lac de lave est continuellement active, avec des sorties de lave presque continues sur les bordures. Le 17 juin 2022, le volume total de lave émise était estimé à 93 millions de mètres cubes. La surface du lac s’est élevée de 120 m depuis le 29 septembre 2021.
Source : HVO.

Source: HVO

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Plusieurs événements éruptifs ont été enregistrés sur l’Anak Krakatau (Indonésie) ces derniers jours. Ils ont généré des panaches de cendres qui se sont élevés de 300 à 600 m au-dessus du sommet. Les images de la webcam montrent parfois des projections de matériaux incandescents. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 5 km du cratère
Source : CVGHM.

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A l’attention de celles et ceux qui ont prévu de se rendre à Yellowstone (Etats Unis) dans les prochaines semaines, voici une carte montrant l’état des voies de circulation. Comme indiqué précédemment, les entrées dans le Parc sont régies par le système de plaques d’immatriculation paires et impaires. La partie nord de Yellowstone reste fermée mais de gros moyens sont mis en oeuvre pour que la situation s’améliore le 4 juillet, jour de la Fête Nationale aux Etats Unis. La fermeture du Parc représenteun gros manque à gagner pour le gouvernement américain !

Source: National Park Service

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A powerful eruption took place at Sheveluch (Kamchatka) at 20:52 (UTC) on June 19th, 2022, ejecting ash up to 8.2 km above sea level. Meanwhile, growth of the lava dome continues, The Aviation Color Code remains at Orange, as well as for Bezymianny and Karymsky.

Source: KVERT, Tokyo VAAC.

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Bulusan (Philippines) remains quite active with ash emissions rising 100-500 m above the summit. SO2 emissions reach 660-1,255 tonnes per day. Seismicity is still elevated. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5). The public is asked not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ) nor the 2 km Extended Danger Zone (EDZ) on the SE flank .

Source: PHIVOLCS.

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Small phreatic explosions are observed at Ebeko (Paramushir Island / Russia). They generate ash plumes up to 2.5 km. The Aviation Color Code was raised to Yellow on June 17th, 2022.

Source: KVERT.

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The situation has become quiet on Mt Etna (Sicily) where no lava effusion is currently observed.

Source: INGV.

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The eruption at Great Sitkin (Aleutians / Alaska)continues. Elevated surface temperatures are identified in satellite data, consistent with lava effusion. Seismicity is low with several small local earthquakes detected by the seismic network. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

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In Hawaii, lava continues to be emitted by a vent in the lower W wall of Kilauea’s Halema`uma`u Crater. The surface of the lava lake is continuously active, with nearly continuous breakouts along the margins. By June 17th, 2022, the total volume of erupted lava was an estimated 93 million cubic meters, and the lake had risen 120 m since September 29th, 2021.

Source: HVO.

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Several eruptive events have been recorded at Anak Krakatau (Indonesia) in recent days. They produced ash plumes that rose 300-600 m above the summit. Webcam images sometimes showed incandescent material. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater

Source: CVGHM.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Après une première éruption le 5 juin 2022, une nouvelle éruption phréatique s’est produite sur le Bulusan (Philippines) au petit matin du 12 juin 2022 (heure locale). L’événement a duré 18 minutes. D’importantes retombées de cendres ont touché au moins 13 villages qui ont dû être nettoyés par l’armée. De forts grondements ont été entendus par les habitants à moins de 5 km du volcan. Au lever du jour, plusieurs bouches actives au sommet émettaient des panaches de cendres et de vapeur à une hauteur d’au moins 500 m.
Il est rappelé au public que l’accès à la zone de danger permanent d’un rayon de 4 km est strictement interdit
Suite à l’éruption du 5 juin, le PHIVOLCS avait relevé le niveau d’alerte de 0 à 1.
Source : PHIVOLCS, Manille Bulletin.

Source : PDERG.

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La « phase d’incertitude » qui avait été instaurée le 15 mai 2022 sur la péninsule de Reykjanes (Islande) en raison d’une hausse de la sismicité et de l’inflation du sol vient d’être levée.
Les scientifiques pensaient que l’inflation du sol était due à une intrusion magmatique semblable à celle qui s’est produite en 2020 et a conduit à l’éruption de Fagradalsfjall. Ces derniers jours, l’activité sismique a décliné, d’où la décision de réduire le niveau d’alerte.

Manque de chance! Quelques heures après la levée de la « phase d’incertitude », un séisme de M 3,9 a été enregistré vers 1 h du matin le 14 juin 2022 au nord de Grindavík sur la péninsule de Reykjanes. Quelque 100 secousses ont suivi cet événement. Selon le Met Office islandais, « il s’agit de la plus grande série de séismes depuis le 15 mai, date à laquelle il y a eu de, la sismicité autour d’Eldvörp sur la péninsule de Reykjanes ». Les scientifiques locaux expliquent qu’il n’y a aucun signe de pénétration de la lave à travers la croûte terrestre. Il sera intéressant de voir si les mesures GPS révèlent des mouvements de terrain dans le secteur.

Le Département de la Protection civile indique qu’il continuera à évaluer les risques et à mettre en place des plans de contre-action avec les autorités nationales et locales, les entreprises et les institutions pour se préparer une éventuelle éruption à l’avenir. Si l’activité sismique augmente à nouveau avec inflation du sol dans la région, les autorités mettront à nouveau en place une ‘phase d’incertitude.’

Une fois encore, faute de savoir prévoir les éruptions, on a recours au principe de précaution!

Source: IMO, Iceland Monitor.

 

Source: IMO

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Les dernières visites sur le terrain effectuée sur l’Etna (Sicile) par l’INGV les 13, 14 et 16 juin 2022, ainsi que les images des caméras de surveillance, ont révélé que l’activité effusive observée au niveau de la bouche qui s’était ouverte à environ 2700 m d’altitude a cessé le 13 juin. D’autre part, entre le 15 et le 16 juin la coulée de lave apparue à environ 1900 m d’altitude dans le secteur de Serracozzo s’est arrêtée elle aussi. Enfin, aucune émission de cendres n’a été observée dans le Cratère sud-est.
L’amplitude du tremor volcanique se maintient globalement des valeurs moyennes, avec une source entre la Bocca Nuova et le Cratère sud-est, à une altitude d’environ 3000 m.
Les stations clinométriques ne montrent pas de déformations significatives du sol.
Source: INGV.

Spectacle terminé ! (Capture écran webcam)

Pas de lave, mais belles couleurs crépusculaires (Capture écran webcam)

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En Indonésie, un événement éruptif a été enregistré sur l’Anak Krakatau le 8 juin, avec un panache de cendres qui s’est élevé à environ 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 5 km du cratère.

L’éruption du Lewotolok continue. Les émissions de vapeur et de cendres montent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet où l’incandescence est souvent observée ainsi qu’une coulée de lave de 200 m de long à l’ouest du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

L’éruption du Merapi continue. La hauteur et la morphologie du dôme de lave SO et du dôme de lave central restent inchangées et la sismicité reste à des niveaux élevés. Plusieurs avalanches de lave, atteignant une distance maximale de 2 km, descendent la ravine de la Bebeng sur le flanc SO. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 3-7 km du sommet.

L’éruption du Semeru se poursuit avec des panaches de cendres qui s’élèvent à 200-500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à au moins 5 km du sommet,

Source : CVGHM.

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En Alaska, l’éruption du Great Sitkin se poursuit. On observe toujours une température de surface élevée dans les données satellitaires, ce qui correspond à l’émission de lave. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique restent respectivement à Orange et Watch (Vigilance).

L’éruption se poursuit sur le Pavlof à partir d’une bouche sur le flanc supérieur E. Les températures de surface élevées identifiées sur les images satellites correspondent à l’émission de petites coulées de lave (500 m ou moins). Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

Source : AVO.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

After a first eruption on June 5th, 2022, a new phreatic eruption occurred at Bulusan (Philippines) in the early morning of June 12th, 2022 (local time). The event lasted 18 minutes. Heavy ashfall affected at least 13 villages which had to be cleaned by the army. Loud rumblings were heard by residents within 5 km from the volcano. By daybreak, several active vents at the summit could be observed spewing ash and steam to a height of at least 500 m.

The public is reminded that entry to the 4-km radius Permanent Danger Zone is strictly prohibited

Following the eruption of June 5th, PHIVOLCS had raised the Alert Level from 0 to 1.

Source: PHIVOLCS, Manila Bulletin.

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The « Uncertainty Phase » which had been established on May 15th, 2022 on the Reykjanes peninsula (Iceland) due to an increase in seismicity and ground inflation has just been lifted.

The land rise was thought to be due to the formation of a magma intrusion similar to the one that occurred in 2020 and led to the Fagradalsfjall eruption. In recent days, seismic activity decreased again, hence the decision to lower thae alert level.

Hard luck! A few hours affter the Uncertainty Phase has been lifted, an earthquake at the size of 3.9 M was recorded around 1 AM on June 14th, 2022 north of Grindavík on the Reykjanes peninsula. Approximately 100 earthquakes followed this event. The Icelandic Met Office says « this is the biggest series of earthquakes since the 15th of May when there were earthquakes around Eldvörp on the Reykjanes peninsula. » Local scientists explain there are no signs of lava breaking through the earth’s crust. It will be interesting to see if the GPS measurements will reveal ground movements in the area.

The Department of Civil Protection indicates that it will continue preparing risk assessments, counter-action plans and response programs with national and local authorities, companies, and institutions to prepare for what comes next. If seismic activity increases again together with ground inflation in the area, authorities will declare an uncertainty phase again.

Once again, as we are not able to predict eruptions, we need to resort to the precauion principle!

Source: IMO, Iceland Monitor.

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The last field visits carried out on Mt Etna (Sicily) by INGV on June 13th, 14th and 16th, 2022, as well as the images from the surveillance cameras, revealed that the effusive activity observed at the vent which opened about 2700 m a.s.l. ceased on June 13th. On the other hand, between June 15th and 16th, the lava flow that appeared at an altitude of about 1900 m in the Serracozzo sector also stopped. Finally, no ash emission was observed in the Southeast Crater.
The average amplitude of the volcanic tremor is generally stable at medium values, with a source between Bocca Nuova and the Southeast Crater, at an altitude of approximately 3000 m.
No significant ground deformation hasd been reported.
Source: INGV.

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In Indonesia, an eruptive event was recorded at Anak Krakatau on June 8th,with an ash plume taht rose about 500 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater.

The eruption at Lewotolok continues. Steam and ash emissions rise as high as 1 km above the summit where incandescence is often observed as well as a 200-m-long lava flow west of the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4)

The eruption at Merapi continues. The heights and morphologies of the SW lava dome and the central lava dome remain unchanged and seismicity remains at high levels. Several lava avalanches, reaching a maximum distance of 2 km, travel down the Bebeng drainage on the SW flank. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit.

The eruption at Semeru continues with ash plumes that rise 200-500 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 5 km away from the summit,

Source: CVGHM.

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In Alaska, the eruption at Great Sitkin continues. Elevated surface temperatures are observed in satellite data almost daily, consistent with lava effusion. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level remain at Orange and Watch, respectively

The eruption at a vent on Pavlof’s upper E flank continues. Daily elevated surface temperatures identified in satellite images are consistent with the continuing effusion of short (500 m or less) lava flows. The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code is kept at Orange.

Source: AVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm