Nouvelle île dans Glacier Bay en Alaska // New island in Glacier Bay (Alaska)

Avec le réchauffement climatique, les glaciers fondent à une vitesse incroyable, surtout dans l’Arctique. Dans la Baie des Glaciers – Glacier Bay – (sud-est de l’Alaska), le glacier Alsek a donné naissance à une île qui vient d’apparaître au milieu d’un lac en formation. Ce phénomène a été révélé par de récentes images prises par les satellites de la NASA.

Vue de la nouvelle île (Crédit photo: presse américaine)

Cette nouvelle île montagneuse de 5,17 kilomètres carrés, baptisée Prow Knob, était autrefois enveloppée par le glacier Alsek. À mesure que le glacier a fondu et reculé, les eaux de fonte ont envahi la région.
À l’été 2025, les satellites ont observé que Prow Knob se retrouvait isolée, seule terre émergée au milieu du lac Alsek. Ce type de transformation est caractéristique du réchauffement climatique : la hausse des températures et la fonte des glaces redessinent les littoraux dans le monde entier et modifient parfois les paysages de façon spectaculaire.
Le satellite Landsat 5 de la NASA a pris des photos de Prow Knob en juillet 1984, lorsque le flanc ouest de la montagne touchait la rive du lac, tandis que le reste disparaissait sous l’immense masse de glace du glacier Alsek.
Au cours des quatre décennies suivantes, des images aériennes ont révélé le recul constant vers l’est du glacier Alsek et d’une autre masse de glace située au sud, le Glacier du Grand Plateau. La fonte des deux glaciers a entraîné une augmentation significative de la superficie du lac Alsek. L’eau a comblé le vide laissé par le glacier du Grand Plateau et recouvert progressivement la glace qui entourait autrefois Prow Knob.
À l’été 2025, le satellite Landsat 9 de la NASA a observé le détachement des derniers fragments de glace de Prow Knob, transformant officiellement cette masse terrestre en île. L’agence spatiale a estimé que cette séparation s’est produite entre le 13 juillet et le 6 août.

Source: NASA

Au début du 20ème siècle, le glacier Alsek était bien plus étendu. Il atteignait une masse terrestre appelée Gateway Knob, située à environ 5 kilomètres à l’ouest de Prow Knob. La NASA explique que depuis 1984, le glacier a reculé de plus de 5 km. Le lac Alsek, quant à lui, a presque doublé de superficie depuis 1984, passant d’environ 44 kilomètres carrés à près de 77 kilomètres carrés.
La fonte du glacier va très probablement se poursuivre dans les années à venir, d’autant plus que la glace s’est détachée de Prow Knob et est donc moins stable.
Source : Médias d’information américains.

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With global warming glaciers are melting at an incredible speed, especially in the Arctic. In Glacier Bay (southeaastern Alaska), the Alsek Glacier has birthed a brand-new island in the middle of a growing lake. This event was revealed by recent images captured by NASA satellites.

The 5.17 square-kilometer island is a small mountain known as Prow Knob, which was once surrounded by the Alsek Glacier. As the glacier thawed and retreated, meltwater flooded the region.

In the summer 2025, satellites observed Prow Knob as it was finally stranded as a lone landmass within the expanding Alsek Lake. This type of transformation is a hallmark of global warming, as rising temperatures and melting ice reshape coastlines around the world and sometimes alter landscapes in dramatic ways.

NASA’s Landsat 5 satellite snapped images of Prow Knob in July 1984, when that part of the mountain’s western perimeter was touching the lakeshore. The rest, however, was enveloped by the mass of ice that made up the Alsek Glacier.

Over the next four decades, aerial images documented the steady, eastward retreat of both the Alsek Glacier and another ice mass to the south called the Grand Plateau Glacier. As both glaciers melted, Alsek Lake grew significantly, filling in the void left by the Grand Plateau Glacier and gradually overtaking the ice that once surrounded Prow Knob.

In the summer 2025, NASA’s Landsat 9 satellite observed the last bit of ice pulling away from Prow Knob, officially turning the landmass into an island. The space agency estimated that the separation occurred sometime between July 13 and Aug. 6.

In the early 20th century, the Alsek Glacier was far more extensive, reaching all the way to a landmass known as Gateway Knob, located roughly 5 kilometers west of Prow Knob. NASA explains that since 1984, the glacier has retreated more than 5 km. Alsek Lake, in turn, has nearly doubled in size since 1984, growing from around 44 square kilometers to almost 77 square kilometers.

Additional melting is expected in the coming years, particularly now that the ice has detached from Prow Knob and is thus less stable.

Source : U.S. News media.

Désastre climatique en Alaska // Climate disaster in Alaska

Les médias français ont à peine évoqué la catastrophe qui vient de frapper l’ouest et le sud-ouest de l’Alaska. Suite au passage du typhon Halong, qui a pris naissance dans le nord de la mer des Philippines le 5 octobre 2025, des inondations désastreuses ont ravagé des communautés isolées dans l’ouest de l’Alaska, avec des centaines d’évacuations qui pourraient durer encore plusieurs jours. Voici une vidéo illustrant la situation :

https://www.facebook.com/watch/?v=2321075508351194

Les restes du typhon Halong ont provoqué des inondations à grande échelle dans l’ouest de l’Alaska le week-end dernier.

La houle a fait s’élever le niveau de l’océan qui a recouvert les terres parfois sur une hauteur de deux mètres. Outre les inondations côtières, des rafales de vent ont atteint 80 à 160 km/h dans certaines des 49 localités touchées.

 

Les bourgades côtières isolées ont été les plus durement touchées par les inondations, notamment Kipnuk, située à environ 800 kilomètres d’Anchorage. 264 personnes avaient été évacuées par la Garde nationale d’Alaska le 16 octobre et 211 le 15 octobre dans les localités touchées par les inondations. Les évacuations se poursuivront pendant plusieurs jours, car il reste probablement des centaines de personnes en grande difficulté. Des agences locales et des charters privés sont mobilisés pour ces évacuations.
Au moins une personne est décédée et deux autres sont toujours portées disparues. Cependant, les autorités ont déclaré qu’il n’y avait actuellement aucune crainte de nouvelles disparitions. Des photos de la Garde nationale d’Alaska montrent environ 300 personnes déplacées entassées dans un avion C-17.


Selon la Fondation communautaire d’Alaska, au moins 2 000 personnes des zones rurales d’Alaska ont été déplacées. Le gouverneur de l’Alaska a déclaré avoir signé une demande de déclaration de catastrophe et demandé au président Trump de « déclarer l’état de catastrophe majeure pour l’Alaska, », ce qui permettrait d’avoir des aides fédérales Les évacuations se déroulent dans une course contre la montre car l’hiver s’est déjà installé en Alaska avec des températures très froides.

La crise humanitaire dans le sud-ouest de l’Alaska a attiré l’attention sur les coupes drastiques opérées par l’administration Trump dans les subventions destinées à aider les petits villages, majoritairement autochtones, à se préparer aux tempêtes ou à atténuer les risques de catastrophe.
Par exemple, une subvention de 20 millions de dollars accordée par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) à Kipnuk, inondée aujourd’hui par la montée de l’océan, a été annulée par l’administration Trump, une décision violemment contestée par les groupes environnementaux. Cette subvention était destinée à protéger les passages en caillebotis que les habitants empruntent pour se déplacer, ainsi que les équipements destinés à protéger la localité contre l’érosion de la rivière locale.
Bien sûr, la Nature est la plus forte et aucun projet n’était susceptible d’empêcher les dernières inondations qui montrent les effets du réchauffement climatique sur le niveau des océans. Cependant, les travaux visant à retirer les réservoirs de carburant abandonnés et autres matériaux afin d’éviter leur déversement dans la rivière auraient pu être réalisables en 2025 si les subventions fédérales n’avaient pas été supprimées. Selon les autorités locales, « la situation à Kipnuk illustre le coût réel du retrait du soutien fédéral qui avait été promis aux communautés les plus exposées aux tempêtes. Ces subventions étaient destinées à aider les collectivités locales à se préparer et à s’adapter aux effets croissants du réchauffement climatique. Le non-respect de cet engagement met en péril la sécurité, les habitations et l’avenir des populations. » Les autorités locales – de tendance politique républicaine – affirment également que, malgré ces inondations d’une ampleur record, les prévisions météorologiques étaient exactes et que les météorologues recevaient des données fiables. Cependant, comme je l’ai déjà expliqué, les coupes budgétaires ont empêché les météorologues locaux de disposer du nombre suffisant de ballons-sondes pour effectuer des prévisions plus précises.

Le principal obstacle pendant la tempête a été la distance et le manque de moyens de communication. Les routes sont très rares et elles ont toutes été inondées, ainsi que les pistes des quelques petits aéroports. Le seul moyen d’évacuer les personnes était la voie aérienne. Environ 300 personnes ont été transportées à Anchorage qui se trouve à environ 800 kilomètres à l’est des villages côtiers sinistrés. Certaines ont été accueillies dans un abri temporaire installé à l’Alaska Airlines Center, une salle omnisports d’Anchorage.

Source des différentes illustrations : presse américaine

Beaucoup de personnes ignorent si elles pourront un jour retourner dans leurs villages. Certaines maisons ne peuvent être réoccupées, même avec des réparations d’urgence, et d’autres pourraient ne plus être habitables d’ici l’hiver.
Source (texte et images) : médias d’information américains.

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French news media hardly mentioned the disaster that is occurring in western and southwestern Alaska. In the aftermath of Typhoon Halong, which originated in the northern Philippine Sea on October 5th, 2025, historic floodwaters have destroyed remote communities across western Alaska, causing hundreds of evacuations that could continue for days.Here is a video illustrating the situation :

https://www.facebook.com/watch/?v=2321075508351194

The remnants of the typhoon brought the massive flooding to these western regions of Alaska last weekend, sweeping across the west coast of the state on Monday and dumping nearly 2 meters of water in some areas. Along with coastal flooding, wind gusts reached 80 to 160 kmph in some of the 49 communities affected.

Remote, coastal towns have been hit the hardest by the floods, including Kipnuk which is about 800 kilometers from Anchorage. So far, 264 people were evacuated on 16 October and 211 on 15 October from these impacted communities by the Alaska National Guard. The evacuations of these flooded-out, smaller communities will continue « for days » as there are likely hundreds left to be evacuated. Both local agencies and private charters are being used for the evacuations.

At least one person has died from these floods, with two people remaining missing. But, officials said there is currently no concern that additional people may be missing. Photos from the Alaska photoNational Guard show around 300 displaced individuals taking shelter in a C-17 aircraft.

At least 2,000 people from rural Alaska have been displaced, according to the Alaska Community Foundation. Alaska’s Governor has said that he signed an application for a Presidential Disaster Declaration, asking President Donald Trump to « declare a major disaster for Alaska » as a result of this storm. The evacuations are arace against time as winter is arriving in Alaska with very cold temperatures.

The crisis unfolding in southwest Alaska has drawn attention to Trump administration cuts to grants aimed at helping small, mostly Indigenous villages prepare for storms or mitigate disaster risks.

For example, a $20 million U.S. Environmental Protection Agency grant to Kipnuk, which was inundated by floodwaters, was cancelled by the Trump administration, a move challenged by environmental groups. The grant was intended to protect the boardwalk residents use to get around the community as well as river from erosion.

Of course, no single project was likely to prevent the recent flood. However, work to remove abandoned fuel tanks and other material to prevent it from falling into the river might have been feasible during the 2025 construction season. According to local authorities, »what’s happening in Kipnuk shows the real cost of pulling back support that was already promised to front line communities. These grants were designed to help local governments prepare for and adapt to the growing effects of climate change. When that commitment is broken, it puts people’s safety, homes and futures at risk. »

Local authorities also say that while some of the flooding was record-level, the weather forecasting was accurate, and they received the normal weather predictions and had the right data. However, as I put it before,the administration cuts prevented local weather forecasters from having the adequate number of balloons to make more accurate predictions.

The major obstacle during the storm was the distance and the lack of means of communication. There are very fes roads and they were all inundated. The only way to evacuated people was by air. About 300 evacuees were brought to Anchorage, about 800 kilometers east of the battered coastline villages. Sme evacuees were received at a temporary shelter set up at the Alaska Airlines Center, an arena in Anchorage. Many of these persons do not know whethers they will ever be able to return to their villages. Some homes cannot be reoccupied, even with emergency repairs, and others may not be livable by winter.

Source : U.S. News media.

Quand la Terre tremble…. // When the Earth trembles…

Le séisme de magnitude M8,8 qui a secoué la péninsule russe du Kamtchatka à 23h24 UTC le 29 juillet 2025 a été l’un des événements les plus puissants jamais enregistrés. C’est le sixième séisme le plus puissant depuis le début de la surveillance sismique moderne.
L’épicentre était situé à environ 136 kilomètres à l’est-sud-est de Petropavlovsk-Kamtchatski, à une profondeur relativement faible de 20 kilomètres. Cette position le long de la fosse des Kouriles-Kamtchatka, où convergent les plaques Pacifique et de la mer d’Okhotsk, crée les conditions idéales pour une libération d’énergie aussi importante.

Source: Université de Washington

Le séisme a déclenché des alertes tsunami dans tout le Pacifique, avec des recommandations de grande prudence pour des millions de personnes du Japon à Hawaï et sur la côte ouest des États-Unis. Des vagues atteignant 3 à 4 mètres ont frappé les îles Kouriles en Russie, tandis que des vagues plus petites mais néanmoins importantes ont été enregistrées au Japon, en Alaska et en Californie. Il est remarquable de constater que malgré la puissance du séisme, les victimes ont été relativement limitées et aucun dégât de grande ampleur n’a été signalé.
Voici une vidéo montrant les vagues de tsunami dans les Îles Kouriles :
https://youtu.be/CX6UlWLxytU

Selon certains volcanologues, le séisme a intensifié l’activité éruptive déjà observée sur les volcans du Kamtchatka, comme le Klyuchevskoy. Il pourrait également avoir déclenché une nouvelle activité sur le volcan Krasheninnikov.

Éruption du Krasheninnikov (Crédit photo: KVERT)

Outre un possible regain d’activité volcanique, l’ARS a indiqué que le séisme avait provoqué un déplacement de près de deux mètres de la partie sud de la péninsule du Kamtchatka vers le sud-est. Le phénomène est comparable au déplacement horizontal qui a résulté du séisme de Tohoku en 2011 au Japon. Il est bon de rappeler qu’il n’avait pas eu d’impact sur le mont Fuji.

Le séisme de magnitude 8,8 au Kamtchatka est le plus puissant séisme enregistré depuis celui de Tohoku qui a déclenché la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Voici un classement des séismes les plus puissants jamais enregistrés dans le monde :

1. Chili (Valdivia) – 22 mai 1960 – Magnitude 9,5. Le séisme le plus puissant jamais enregistré a dévasté le centre-sud du Chili, faisant environ 1 600 morts. Il a également déclenché un tsunami qui a fait des morts dans le Pacifique, dont 61 à Hawaï et 122 au Japon.

2. Alaska (Prince William Sound) – 27 mars 1964 – Magnitude 9,2. Le séisme du Vendredi Saint a secoué le pays pendant près de cinq minutes, tuant 139 personnes et provoquant d’énormes tsunamis. Il reste le plus important séisme jamais enregistré aux États-Unis, avec des répliques qui ont duré des semaines.

3. Sumatra (Indonésie) – 26 décembre 2004 – Magnitude 9,1. L’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de l’histoire. Ce séisme a généré un tsunami dévastateur avec des vagues de 30 mètres de haut. On estime que 230 000 personnes sont mortes ou ont disparu dans 14 pays de l’océan Indien.

4. Japon (Tohoku) – 11 mars 2011 – Magnitude 9,1. Ce séisme a déclenché un tsunami catastrophique qui a paralysé la centrale nucléaire de Fukushima, provoquant la fusion de trois réacteurs. Plus de 18 000 personnes ont péri et la catastrophe a déplacé des centaines de milliers de personnes.

5. Kamtchatka (Russie) – 4 novembre 1952 – Magnitude 9,0. Ce séisme a généré un puissant tsunami, avec des vagues atteignant jusqu’à 19 mètres de hauteur, dans une région peu peuplée.

6. Kamtchatka (Russie) – 29 juillet 2025 – Magnitude 8,8. Il se situe à égalité avec le séisme de Biobio au Chili le 27 février 2010 et celui qui a secoué l’Équateur et la Colombie le 31 janvier 1906.

Source : Yahoo News.

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À l’attention des journalistes :

Dans les minutes qui ont suivi le séisme de magnitude M6,0 qui a sévèrement secoué l’Afghanistan le 1er septembre 2025, on a entendu les médias dire que l’événement avait son épicentre à 8 km de profondeur. En réalité, il fallait parler d’hypocentre. En effet, l’épicentre fait référence à la situation géographique de l’événement. En l’occurrence, l’épicentre a été localisé à 27 km à l’est-nord-est de Jalalabad.

Les informations concernant l’hypocentre sont essentielles. Dans le cas présent, si l’hypocentre avait été localisé à 120 km de profondeur, les dégâts auraient été beaucoup moins importants. Malheureusement, dans cette région de l’Asie centrale, le contexte tectonique génère souvent de puissants séismes dont la source (l’hypocentre) se situe à faible profondeur. L’Afghanistan se situe à la convergence entre trois plaques tectoniques : eurasiatique, arabique et indienne, avec une subduction vers le nord de la plaque arabique et de la plaque indienne sous la plaque eurasiatique, ce qui induit une importante sismicité à travers le pays. Par ailleurs, l’absence de structures parasismiques explique le lourd bilan (plus de 800 morts) de l’événement.

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The M8.8 earthquake that struck off Russia’s Kamchatka Peninsula at 23:24 UTC on July 29, 2025 was one of the most powerful seismic events ever recorded. It has earned its place in the record books as tied for the sixth-strongest earthquake since modern seismic monitoring began.

The earthquake’s epicenter was located approximately 136 kilometers east-southeast of Petropavlovsk-Kamchatsky, at a relatively shallow depth of 20 kilometers. This positioning along the Kuril-Kamchatka Trench, where the Pacific and Okhotsk Sea plates converge, created the perfect conditions for such a massive release of energy.

The quake triggered tsunami warnings across the Pacific, affecting millions of people from Japan to Hawaii and the U.S. West Coast. Waves reaching 3-4 meters struck Russia’s Kuril Islands, while smaller but still significant waves were recorded in Japan, Alaska, and California. Remarkably, despite the earthquake’s huge power, there were relatively minimal casualties and no extensive damage has been reported.

https://youtu.be/CX6UlWLxytU

According to some volcanologists, the quake intensified eruptive activity that was already bserved on Kamcthatka volcanoes like Klyuchevskoy. It may also have triggered new activity at Krasheninnikov Volcano.

Beside the possible reawakening of volcanic activity, the local branch of the Russian Academy of Sciences’ Unified Geophysical Service.said that the earthquake caused the southern part of the Kamchatka Peninsula to shift by almost two meters southeastward. The movement is comparable to the horizontal displacement that resulted from the 2011 M9.7 Toholu earthquake in Japan. This event had no impact on Mount Fuji.

The M8.8 earthquake in Kamtchatka represents the strongest earthquake globally since the Tohoku earthquake which triggered the Fukushima nuclear disaster.

Here are the rankings of the world’s most powerful recorded earthquakes :

1. Chile (Valdivia) – May 22, 1960 – Magnitude 9.5 The most powerful earthquake ever recorded devastated south-central Chile, killing an estimated 1,600 people. It also triggered a tsunami that caused deaths across the Pacific, including 61 fatalities in Hawaii and 122 in Japan.

2. Alaska (Prince William Sound) – March 27, 1964 – Magnitude 9.2 The Good Friday Earthquake shook for nearly five minutes, killing 139 people and causing massive tsunamis. This remains the largest recorded earthquake in U.S. history, with aftershocks continuing for weeks.

3. Sumatra (Indonesia) – December 26, 2004 – Magnitude 9.1 One of history’s deadliest natural disasters. This earthquake generated a devastating tsunami with 30-meter-high waves. An estimated 230,000 people died or went missing across 14 countries around the Indian Ocean.

4. Japan (Tohoku) – March 11, 2011 – Magnitude 9.1 This earthquake triggered a catastrophic tsunami that disabled the Fukushima nuclear power plant, causing meltdowns in three reactors. More than 18,000 people died, and the disaster displaced hundreds of thousands.

5. Kamtchatka (Russia) – November 4, 1952 – Magnitude 9.0 This quake generated a massive tsunami with waves up to 19 meters high, though it occurred in a less populated area.

6. Kamchatka (Russia) – July 29, 2025 – Magnitude 8.8. It comes in at a tie with the Biobio quake in Chile on February 27, 2010 and the Ecuador-Colombia earthquake on January 31, 1906.

Source : Yahoo News.

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Note to journalists:

In the minutes that followed the M6.0 earthquake that severely shook Afghanistan on September 1, 2025, the media reported that the event had its epicenter at a depth of 8 km. In reality, the term « hypocenter » would have been more appropriate. Indeed, the term « epicenter » refers to the geographical location of the event. In this case, the epicenter was located 27 km east-northeast of Jalalabad.

Information regarding the hypocenter is essential. In this case, if the hypocenter had been located at a depth of 120 km, the damage would have been much less severe. Unfortunately, in this region of Central Asia, the tectonic environment often generates powerful earthquakes whose source (the hypocenter) is located at shallow depths. Afghanistan lies at the convergence of three tectonic plates: Eurasian, Arabian, and Indian, with the Arabian and Indian plates subducting northward beneath the Eurasian plate, resulting in significant seismic activity across the country. Furthermore, the absence of earthquake-resistant structures accounts for the high death toll (more than 800) from the event.

Un avenir prometteur pour la ville de Nome (Alaska) // A promising future for Nome (Alaska)

Avec la fonte de la calotte glaciaire et de la banquise, plusieurs pays comme la Russie et la Chine s’intéressent à l’Arctique. La fonte des glaces ouvrira de nouvelles voies de navigation. En fondant chaque été, la banquise polaire permettra aux grands navires de relier l’Asie à l’Europe par le célèbre passage du Nord-Ouest, avec un gain considérable de temps et d’argent pour les compagnies maritimes qui n’auront plus à emprunter le canal de Panama.

Le président Donald Trump souhaite protéger les États-Unis des intrusions étrangères. Sa politique pourrait changer le destin de Nome, sur la côte ouest de l’Alaska. La ville, pas très connue de nos jours, a eu son heure de gloire pendant la Ruée vers l’or au 19ème siècle. Sa population a alors atteint 30 000 habitants, contre 3 000 aujourd’hui. De nos jours seule une poignée de commerces et de restaurants servent les habitants de Nome, et la population chute considérablement pendant le long hiver. La ville est également connue pour être la ligne d’arrivée de l’Iditarod, la célèbre course de chiens de traîneau qui commémore le parcours héroïque de 1 600 kilomètres effectué en 1925 pour transporter des doses de vaccin contre la diphtérie malgré l’absence de routes.

À Nome, l’administration Trump s’apprête à lancer la construction du premier port en eaux profondes des États-Unis dans l’Arctique, ce qui aura des conséquences importantes pour la sécurité militaire et le tourisme. Nome est située au bord de la mer de Béring, à moins de 300 kilomètres de la Russie.
Les autorités fédérales prévoient le lancement des travaux du nouveau port de 400 millions de dollars en 2026 avec fin des travaux en 2029. Le port pourra accueillir les brise-glaces des garde-côtes, les barges de transport et les navires de guerre de la Marine, ainsi que les navires de croisière transportant des touristes au nord du cercle polaire arctique. Actuellement, le port ne peut accueillir que des navires ayant un tirant d’eau inférieur à 5,40 mètres. Cela signifie que les grands brise-glaces, les cargos et les navires de croisière ne peuvent pas y accoster et doivent soit jeter l’ancre au large, soit naviguer vers l’île Kodiak, à environ 2 000 kilomètres. Le gouvernement fédéral envisage l’agrandissement du port depuis au moins 2015 et justifie en partie cette nécessité par le réchauffement climatique. En effet, la montée des eaux océaniques menace les villages côtiers, qui auront besoin d’un meilleur accès aux équipements et matériaux lourds pour se protéger.

Vue du port de Nome (Crédit photo: Wikipedia)

Une douzaine de croisières avaient prévu de faire escale à Nome cette année, et les agences de voyage confirment qu’il existe une forte demande pour davantage de croisières dans les eaux arctiques. La plupart des touristes en Alaska viennent déjà en bateau, mais les plus gros navires ne peuvent pas encore faire escale à Nome, car ils risquent de s’échouer près des côtes. [NDLR : Il n’est, bien sûr, fait aucune allusion à l’impact que ces croisières auront inévitablement sur l’environnement].

Bien que l’Alaska soit depuis longtemps un lieu clé pour le contrôle de l’Arctique, il lui manquait un port en eau profonde dans le Nord. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’armée a construit son port en eau profonde le plus septentrional près d’Anchorage, à Whittier, mais a dû percer un tunnel de 20 kilomètres de long pour le relier à la voie ferrée.

Les responsables fédéraux considèrent depuis longtemps l’Alaska comme un élément clé de la sécurité nationale, et les inquiétudes grandissent à mesure que la Russie et la Chine cherchent à accroître leur influence dans la région.
Trump a plaidé en faveur d’une présence américaine renforcée dans l’Arctique, et le gouvernement fédéral a récemment approuvé un projet d’expansion de la flotte de brise-glaces des garde-côtes. Comme je l’ai indiqué précédemment, les États-Unis sont très en retard sur la Russie. Trump a également évoqué le rôle que le Groenland et le Canada pourraient jouer dans la sécurité des États-Unis.
Adapté d’un article publié dans USA Today via Yahoo News.

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With the melting of the ice cap and the sea ice, several countries like Russia and China are interested in the Arctic. The melting sea ice will open new shipping routes. Increasingly, polar sea ice has been melting enough each summer to permit large ships to travel from Asia to Europe via the famous Northwest Passage, saving time and money for shippers who would otherwise have to use the Panama Canal.

President Donald Trump wants to protect the U.S. against foreign intrusions. His policy might change the fate of Nome on Alaska’s west coast. The town became very popular during the Gold Rush in the 19th century. Its population reached 30,000 versus 3,000 today. Only a handful of stores and restaurants serve people in Nome today, and the population drops dramatically during the long winter. The town is also known as the finish line of the famed Iditarod sled dog race, which commemorates the 1,000-mile rush in 1925 to deliver diphtheria treatment despite the lack of roads.

In Nome, the Trump administration is poised to begin building America’s first Arctic deepwater port, with significant implications for military security and tourism. The town lies on the edge of the Bering Sea, less than 300 kilometers from mainland Russia.

Federal officials are preparing to begin work on a new $400 million harbor in 2026 and it is expected to be completed in 2029. The federal government has envisioned expanding the port since at least 2015, and has partly justified the need on the basis of global warming: rising water levels are threatening coastal villages that will need better access to heavy equipment and materials to protect themselves. The new port could accommodate Coast Guard icebreakers, cargo barges and Navy warships, along with cruise ships to carry tourists north of the Arctic Circle. Today, the port can only accommodate ships that have a draft of less than 5.40 meters. That means large icebreakers, cargo ships and cruise vessels cannot dock there, and must either anchor offshore or sail to Kodiak Island, about 2,000 kilometers away.

About a dozen cruise ship visits were scheduled for Nome this year, and tourism experts say there’s strong demand for even more cruising in Arctic waters. Most tourists to Alaska already come by ship, but the largest ships cannot yet stop in Nome because they might hit bottom near shore.

Although Alaska has long been a key location for Arctic power, it’s lacked a convenient deepwater port in the north. During World War II, the military constructed its northernmost deepwater port near Anchorage in Whittier but had to blast a 20-kilometer-long tunnel through a mountain to link it to railroad tracks.

Federal officials have long seen Alaska as key to the nation’s national security, with concerns rising as both Russia and China seek greater influence in the region.

Trump has been pushing for a stronger U.S. presence in the polar region, and the federal government recently approved plans for a major expansion of the Coast Guard’s icebreaker fleet. Trump has also told about the role Greenland and Canada might play in U.S. security.

Adapted from an article published in USA Today via Yahoo News.