La crise de l’eau à Kaboul (Afghanistan) // The water crisis in Kabul (Afghanistan)

Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur ce blog, le réchauffement climatique, avec la fonte des glaciers, l’élévation du niveau de la mer, les phénomènes extrêmes et les sécheresses à répétition, aura inévitablement de graves conséquences pour les populations. Certaines régions du monde manqueront bientôt d’eau et leurs habitants devront quitter leur lieu de résidence.
En Afghanistan, Kaboul (environ 5 millions d’habitants) se dirige vers une catastrophe. Elle pourrait bientôt devenir la première capitale du monde moderne à ne plus avoir une goutte d’eau. C’est ce qu’explique un récent rapport de Mercy Corps, une organisation non gouvernementale qui prévient que la crise pourrait entraîner un effondrement économique du pays.
La croissance démographique, la crise climatique et leur surexploitation incessante ont épuisé les nappes phréatiques ; près de la moitié des forages de la ville sont déjà à sec. Le directeur de Mercy Corps a déclaré : « C’est à la fois une crise sanitaire, une crise économique et une urgence humanitaire. »

Il y a seulement trente ans, Kaboul comptait moins de deux millions d’habitants, mais la chute des talibans en 2001 a entraîné un afflux de migrants, attirés par la promesse d’une plus grande sécurité et de perspectives économiques. La demande en eau a augmenté parallèlement à la croissance démographique. Kaboul dépend presque entièrement des nappes phréatiques, alimentées par la fonte des neiges et des glaciers des montagnes voisines de l’Hindou Kouch. Le problème est que des années de mauvaise gestion et de surexploitation ont entraîné une baisse de  niveau des nappes, parfois de 30 mètres, au cours de la dernière décennie. Kaboul extrait désormais 44 millions de mètres cubes d’eau souterraine de plus chaque année que ce que la nature peut reconstituer, un déséquilibre qui épuise progressivement les réserves de la ville et les finances de ses habitants.

Certaines familles ont creusé des puits, parfois jusqu’à 120 mètres de profondeur, à la recherche d’eau pour subvenir à leurs besoins. Cette eau est souvent impropre à la consommation, ce qui présente des risques pour la santé. Jusqu’à 80 % des eaux souterraines de Kaboul sont considérées comme polluées, avec des niveaux élevés d’eaux usées, de salinité et d’arsenic. Après avoir dépensé des sommes considérables pour creuser des puits (jusqu’à 550 dollars), les habitants n’ont plus les moyens d’acheter des filtres ou de l’eau purifiée. Ils font donc bouillir l’eau du puits pendant de longues périodes, la laissent refroidir puis la boivent. Jusqu’à 80 % des nappes phréatiques de Kaboul sont contaminées, conséquence de l’utilisation anarchique de latrines sauvages et de la pollution par les déchets industriels. Diarrhées et vomissements sont des problèmes récurrents.
En raison du réchauffement climatique, les montagnes autour de Kaboul reçoivent de plus en plus de pluie, mais de moins en moins de neige. Cela impacte la capitale qui dispose de peu d’infrastructures pour réguler les crues soudaines. Le manque de neige nuit à la recharge des nappes phréatiques.
Si la tendance actuelle se poursuit, l’UNICEF prédit que Kaboul pourrait manquer d’eau souterraine d’ici 2030. Début 2025, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a annoncé que ses partenaires n’avaient reçu que 8,4 millions de dollars sur les 264 millions nécessaires à la mise en œuvre des programmes d’eau et d’assainissement prévus en Afghanistan. Trois milliards supplémentaires de financements internationaux pour l’eau et l’assainissement ont été gelés depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021. La récente décision des États-Unis de réduire de plus de 80 % leur financement à l’USAID a aggravé la crise.
Les habitants qui n’ont pas les moyens de creuser des centaines de mètres pour trouver de l’eau sont à la merci d’entreprises privées ou doivent compter sur des dons. Pour les familles qui ne peuvent pas se permettre de dépenser beaucoup d’argent pour s’approvisionner en eau, la seule option est de parcourir à pied de longues distances jusqu’aux mosquées qui peuvent fournir de l’eau.
La crise pèse lourdement sur l’avenir des enfants. Le temps qu’ils devraient passer à l’école est désormais consacré essentiellement à aller chercher de l’eau pour leurs familles.
Les femmes sont également victimes de cette crise. Elles sont contraintes de marcher des heures à travers Kaboul pour aller chercher le peu d’eau qu’elles peuvent, risquant leur sécurité sous le régime oppressif des talibans qui leur interdit de sortir sans un mahram, autrement dit un homme pour les accompagner
Source : Mercy Corps, CNN et autres médias.

Kaboul n’est qu’un exemple de ce qui nous attend dans les prochaines décennies si rien n’est fait pour lutter contre le réchauffement climatique. Les plus grandes métropoles d’Asie, d’Europe, d’Amérique et d’Afrique seront inévitablement confrontées au problème de la raréfaction de l’eau potable. Le Rapport mondial 2024 des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau, publié par l’UNESCO pour le compte d’ONU-Eau, souligne que les tensions liées à l’eau exacerbent les conflits à l’échelle mondiale. Le rapport explique que, pour préserver la paix, les États doivent renforcer la coopération internationale et les accords transfrontaliers.

 

L’Afghanistan est un pays montagneux enclavé situé sur le plateau iranien, au carrefour de l’Asie centrale et de l’Asie du Sud. Il englobe la majeure partie de l’Hindou Kouch. Le pays compte plusieurs grands fleuves comme l’Amou-Daria. Il possède également de nombreux cours d’eau plus petits, mais tous sont alimentés par les glaciers et les chutes de neige que reçoivent les montagnes environnantes. Les glaciers d’Afghanistan sont concentrés dans l’Hindou Kouch et le Pamir, où environ 3 000 petits glaciers couvrent une superficie d’environ 2 500 km².

Afghanistan is a landlocked, mountainous country located on the Iranian Plateau, at the crossroads of Central and South Asia. It encompasses most of the Hindu Kush. The country has several major rivers, such as the Amu Darya. It also has many smaller streams, but all are fed by glaciers and snowfall from the surrounding mountains. Afghanistan’s glaciers are concentrated in the Hindu Kush and Pamir ranges, where about 3,000 small glaciers cover an area of approximately 2,500 km².

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As I put it several times on this blog, global warming with glacier melt, sea level rise, extreme events and repetitive droughts throughout the world will inevitably have severe consequences for the populations. Some regions of the world will soon miss lack water and people will have to leave the places where they live.

In Afghanistan, Kabul pop. 5,000,000) is inching toward a catastrophe. It could soon become the first modern capital in the world to run completely dry according to a recent report by Mercy Corps, a non-government organization that warns the crisis could lead to economic collapse.

Population growth, the climate crisis, and relentless over-extraction have depleted groundwater levels, and nearly half the city’s boreholes have already gone dry. Mercy Corps director said :“It’s a health crisis, an economic crisis, and a humanitarian emergency all in one.”

Just three decades ago, Kabul’s population was less than 2 million, but the toppling of the Taliban in 2001 led to an influx of migrants, lured by the promise of increased security and economic possibility. As its population grew, so did the demand for water. Kabul relies almost entirely on groundwater, replenished by snow and glacier melt from the nearby Hindu Kush mountains. But years of mismanagement and over-extraction have caused those levels to drop by up to 30 meters over the last decade. Kabul now extracts 44 million cubic meters more groundwater each year than nature can replenish, an imbalance that is steadily draining the city’s reserves and its residents’ finances. Some families have dug deeper wells, as deep as 120 meters,searching for more water to fulfil their needs. This water if often not safe, with risks to people’s health. Up to 80% of Kabul’s groundwater is deemed unsafe, with high levels of sewage, salinity and arsenic. Having spent a lot of meney on well digging (as much as 550 dollars), residents cannot afford to buy a water filter or purified water. Hence, they boil the well water for extended periods of time, let it cool and then drink it. Up to 80% of Kabul’s groundwater is contaminated, a consequence of widespread pit latrine use and industrial waste pollution. Diarrhea and vomiting are problems people experience all the time in Kabul.

Because of global warming, the capital is getting more and more rain, but less and less snow. This is impacting a city which has less infrastructure to regulate the flash flood. The lack of snow is harming Kabul in terms of groundwater recharge.

If current trends continue, UNICEF predicts Kabul could run out of groundwater by 2030. In early 2025, the UN’s office for the coordination of humanitarian affairs announced that its partners had received just 8.4 million dollars of the 264 million required to implement planned water and sanitation programming in Afghanistan. A further 3 billion in international water and sanitation funding has been frozen since the Taliban’s return to power in August 2021. The US’s recent move to cut more than 80% of its USAID funding has compounded the crisis.

Those without the means to dig hundreds of meters for water are at the mercy of private companies or must rely on donations. For families who can’t afford to spend much money to get water, the only option is to walk often long distances to mosques, which can provide water.

The crisis is taking a toll on the children’s future. The hours they should be spending in school, they are now basically spending on fetching water for their families.

Women shoulder much of this crisis, forced to walk for hours across Kabul just to fetch what little water they can, risking their safety under the Taliban’s oppressive rule which prohibits them from going outside without a mahram, or male guardian.

Source : Mercy Corps, CNN and other news media.

Kabul is just one example of what awaits us in the coming decades if nothing is done to combat global warming. The largest cities in Asia, Europe, the Americas, and Africa will inevitably face the problem of dwindling drinking water. The United Nations World Water Development Report 2024, published by UNESCO on behalf of UN-Water, highlights that water-related tensions are exacerbating conflicts worldwide. The report explains that to preserve peace, states must strengthen international cooperation and transboundary agreements.

Un robot sous l’Antarctique oriental // A robot beneath East Antarctica

L’agence scientifique nationale australienne Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO) a effectué une mission scientifique en Antarctique de l’Est. Malgré des débuts difficiles, elle a fourni des informations très intéressantes.

Les scientifiques ont envoyé un robot collecter des données sous le glacier Totten, l’un des mastodontes de l’Est Antarctique, mais un courant l’a dévié de sa destination initiale et le robot s’est dirigé vers l’ouest. Il s’est retrouvé dans une zone difficile d’accès pour les scientifiques, mais il est finalement revenu avec des données extrêmement rares et précieuses.
Le robot, équipé de capteurs de salinité et de température, était conçu pour plonger et remonter à la surface tous les dix jours afin de transmettre ses données aux satellites. Ce type de robot est fréquemment utilisé dans la recherche océanographique, notamment pour mesurer l’impact du réchauffement climatique sur les océans et les glaciers.
Le robot de la CSIRO avait pour mission d’étudier le glacier Totten et d’évaluer l’ampleur de la montée du niveau de la mer en cas de fonte. Ce phénomène est préoccupant et la NOAA américaine a même créé une carte interactive montrant les côtes qui pourraient être submergées en cas de fonte de ce glacier

Détourné de sa trajectoire initiale, le robot s’est retrouvé sous la glace du glacier Denman, dans une zone extrêmement difficile d’accès pour les scientifiques. Les chercheurs ont craint de l’avoir perdu à jamais, mais il a refait surface neuf mois plus tard avec des données hyper intéressantes sur le glacier Denman et l’impact du réchauffement climatique sur l’Antarctique.

Le robot a navigué sous le glacier Denman et la plateforme glaciaire Shackleton sur laquelle le glacier vient buter. Bloqué, il a continué sa mission; il a mesuré la salinité et la température de l’eau, depuis le plancher océanique jusqu’à la base de la plateforme glaciaire. Incapable de remonter à la surface pour transmettre ces données aux satellites, il a été considéré comme perdu par l’équipe de recherche. Pourtant, le robot continuait à travailler. En tentant de remonter à la surface, il venait buter contre la plateforme glaciaire et à chaque contact, il mesurait la profondeur.
L’équipe scientifique a ensuite comparé ces données de profondeur aux mesures satellitaires de la zone. Grâce à ces données, les chercheurs ont pu reconstituer le parcours du robot et ainsi déterminer précisément l’origine de ses mesures de salinité et de température. Au cours de sa mission, le robot a collecté 195 profils de données.
Les données recueillies ont montré que la plateforme glaciaire Shackleton n’est pas encore menacée de fonte par les eaux chaudes. Ce n’est pas le cas du glacier Denman qui est miné par les eaux chaudes qui provoquent sa fonte. Ce glacier, à lui seul, pourrait entraîner une élévation du niveau de la mer de près de 1,50 mètre à travers le monde.

Ce document illustre le recul de la ligne d’ancrage du glacier Denman entre 1996 (ligne noire) et 2018 (ligne jaune). (Source : AGU/Brancato et al.)

Cette découverte scientifique fortuite représente une véritable aubaine pour l’équipe scientifique. Le robot a collecté des données dans des zones jamais étudiées auparavant. En effet, il s’agit de la toute première série de mesures océanographiques réalisées sous une plateforme glaciaire en Antarctique oriental. Ces données sont essentielles pour comprendre cette zone et les risques qu’elle représente pour le glacier Denman. Dans la mesure où le robot a survécu si longtemps sous la glace et a transmis des données de qualité, les scientifiques envisagent d’envoyer d’autres robots dans des régions très reculées afin de recueillir des données inédites.
Le fait que ce robot ait réussi à effectuer des mesures précises en Antarctique oriental est également crucial pour les recherches futures. Cette région étant plus envahie par la glace que l’Antarctique occidental, la fonte des glaciers y représente une menace plus importante pour les littoraux.
Les données récoltées par le robot ont été publiées dans la revue Science Advances en décembre 2025. Elles constituent désormais une ressource précieuse pour les études antarctiques.
Source : BGR.

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An Australian national science agency called CSIRO launched an experiment in East Antarctica that first went wrong but in the end provided very interesting information.

A free-floating ocean robot was sent to collect data from the Totten Glacier. However, a current pulled it away from its destination and westward. It ended up in a place very difficult for scientists to analyze, and it returned with extremely rare and valuable data.

The ocean float has salinity and temperature sensors and was meant to go below the water and surface once every 10 days to transmit its data to satellites. Robots like these are used frequently in ocean research and sometimes for measuring the impact of global warming on the waters and glaciers.

This specific one was meant to study the Totten Glacier in regards to how much the global sea levels could rise if the glacier melted. This is such a concern that the American NOAA even has an interactive map to show which coastlines could be permanently underwater in the future.

Pulled off its course, this float actually ended up underneath the ice of the Denman Glacier in a location extremely difficult for scientists to observe and collect data from. Though the research team feared it was lost forever, it popped back out nine months later. With it was a set of crucial data for the Denman Glacier and how global warming is impacting Antarctica as a whole.

The robot traveled beneath the Denman Glacier and the Shackleton ice shelf. Though trapped, the robot ocean float continued to do what it was meant to: It measured water salinity and temperature from the sea floor up to the base of the ice shelf it was under. However, it could not surface to transmit this data to satellites, so it was navigationally lost for the research team. There was one trail of clues left to follow; as the float tried to surface, it bumped the ice shelf. Whenever it did so, it was able to measure the depth of the ice shelf.

The research team was able to compare the data of the ice shelf’s depth to satellite measurements of the area. From that, they were able to piece together an idea of the path the ocean float took, thus knowing where its salinity and temperature measurements were specifically coming from. Throughout its mission, the robot collected 195 profiles of data.

The data returned showed that the Shackleton ice shelf is not yet in danger of warm water melting it. However, the Denman Glacier does have warm water beneath that is causing it to melt. This glacier on its own could cause sea levels around the world to rise by almost 1.50 meters.

This scientific accident turned out to be a stroke of luck for the team. The ocean float gathered data from areas never before researched. In fact, this was the first ever line of oceanographic measurements under an East Antarctic ice shelf. This has provided critical data about this area and the risk posed to the Denman Glacier.

Since the robot float did survive under the ice for so long with good data, scientists look to the future of sending more of these floats into very remote places in hopes of returning rare data.

The fact that the ocean float measured Eastern Antarctica specifically is also very important for future research. It holds more ice than West Antarctica, so glaciers melting in that area pose a greater overall threat for coastlines.

The data from this lost robot was put into publication in the ScienceAdvances journal in December 2025. It now serves as a useful piece of research for Antarctic studies.

Source : BGR.

Dernières nouvelles de l’Etna (Sicile) // Latest news of Mount Etna (Sicily)

2 janvier 2026 – 15 heures : Voici les dernières nouvelles de l’Etna avec un bullletin diffusé à la mi-journée du 2 janvier 2026 par l’INGV.

D’après les images de caméras de surveillance, les images satellites et les relevés de terrain effectués par le personnel de l’INGV, le champ de lave de la Valle del Bove continue d’être alimenté et le front le plus avancé a atteint une altitude d’environ 1 420 m, à l’est du relief de la Rocca Musarra. Actuellement, l’extension maximale du champ de lave est d’environ 2,8 km.
Par ailleurs, les images de caméras de surveillance ont révélé, tôt ce matin, une faible activité strombolienne au niveau de la Voragine.
D’un point de vue sismique, l’amplitude du trémor volcanique montre des valeurs moyennes. La source du tremor se situe près de la Voragine, à une altitude d’environ 2 800 à 3 000 m.
Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’est observée actuellement.

Vue du champ de lave le 1er janvier 2026 au soir (Crédit photo: Boris Behncke)

Sur le terrain, la distance entre le front de lave et la zone habitée la plus proche, le village de Fornazzo, est d’environ cinq kilomètres. Toutefois, compte tenu des conditions morphologiques de la zone qui présente une faible pente, les zones habitées ou les infrastructures ne sont pas menacées pat la lave.

Selon la Protection civile, le principal problème est l’afflux de visiteurs, et l’encombrement potentiel de la route provinciale de Mareneve. À cela s’ajoutent les risques pour la sécurité des randonneurs insuffisamment équipés qui tentent de s’approcher de la coulée de lave.
C’est pourquoi la commune de Milo, après consultation de la Protection civile, a adopté un arrêté réglementant et interdisant l’accès depuis la route de Pietracannone, un embranchement de la SP de Mareneve. L’accès est autorisé uniquement avec des guides volcanologues qualifiés, par groupes de dix personnes maximum, équipés du matériel technique approprié et de systèmes de radiocommunication. L’accès est interdit après le coucher du soleil.
De son côté, face à un afflux croissant de visiteurs en provenance du refuge Citelli, le maire de Sant’Alfio a été invité à adopter un arrêté limitant l’accès.

Une demande similaire a été adressée au maire de Zafferana Etnea, commune qui englobe la Valle del Bove.

Source : La Sicilia.

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January 2, 2026 – 3 PM : Here is the latest news from Mount Etna, with a bulletin issued at midday on January 2, 2026, by the INGV (National Institute of Geophysics and Volcanology).
According to surveillance camera images, satellite imagery, and field surveys conducted by INGV staff, the lava field in Valle del Bove continues to be fed, and the most advanced front has reached an altitude of approximately 1,420 meters, east of the Rocca Musarra relief. Currently, the maximum extent of the lava field is about 2.8 kilometers.
Furthermore, surveillance camera images revealed weak Strombolian activity at Voragine early this morning.
From a seismic perspective, the amplitude of the volcanic tremor is still at medium values. The source of the tremor is located near Voragine, at an altitude of approximately 2,800 to 3,000 meters.
No significant deformation of the volcanic edifice is currently observed.

On the field, the distance between the lava front and the nearest inhabited area, the village of Fornazzo, is approximately five kilometers. However, given the area’s gently sloping terrain, populatted areas and infrastructure are not threatened by the lava.

According to the Civil Protection, the main problem is the influx of visitors and the potential congestion on the Mareneve provincial road. Added to this are the safety risks for hikers who are not adequately equipped and attempt to approach the lava flow.
Therefore, the municipality of Milo, after consulting with Civil Protection, has issued an ordnance regulating and prohibiting access from the Pietracannone road, a branch of the Mareneve provincial road. Access is permitted only with qualified guides, in groups of no more than ten people, equipped with the appropriate technical equipment and radio communication systems. Access is prohibited after sunset.

Meanwhile, faced with a growing influx of visitors from the Citelli refuge, the mayor of Sant’Alfio has been asked to issue a decree restricting access.

A similar request has been sent to the mayor of Zafferana Etnea, the municipality that encompasses the Valle del Bove.

Source: La Sicilia.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

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Les autorités indonésiennes ont relevé le niveau d’alerte du Bur Ni Telong (province d’Aceh, nord Sumatra) à son deuxième niveau le plus élevé suite à une hausse de l’activité sismique. Les instruments ont enregistré au moins sept séismes le 30 décembre 2025, ressentis à environ cinq kilomètres de distance. Les sismomètres ont également détecté sept séismes volcaniques superficiels, quatorze séismes profonds et deux séismes d’origine tectonique. L’activité sismique, en hausse depuis juillet 2025, s’est intensifiée et est devenue plus superficielle ces deux derniers mois. Les autorités demandent à la population et aux visiteurs de se tenir à au moins quatre kilomètres du cratère et à éviter les zones de fumerolles et de solfatares par temps de pluie car les concentrations de gaz peuvent être mortelles.

La hausse du niveau d’alerte intervient alors que la région de Bener Meriah, où se trouve le volcan, vient de connaître des inondations et glissements de terrain catastrophiques qui ont frappé 52 villes et districts de l’île de Sumatra au début du mois de décembre. Ces catastrophes ont fait 1 141 morts, 163 disparus et plus de 7 000 blessés. Rien que dans la province de Bener Meriah, 31 personnes ont péri et 14 sont toujours portées disparues. Les inondations et les glissements de terrain ont coupé l’accès aux villages isolés et obligé plus de 2 100 habitants à quitter leur domicile.

Source : Médias locaux.

Crédit photo: Wikipedia

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En Islande, un séisme de magnitude M2,6 a été enregistré le 29 décembre 2025 près des îles Vestmann, à environ 17 kilomètres à l’ouest-sud-ouest de Stórhöfði. Un séisme de magnitude M3,1 s’était produit dans la même zone, juste au nord-nord-ouest de Surtsey, en juin 2023. Les séismes sont relativement rares près des îles Vestmann. Seuls trois ont été enregistrés en 2025 ; le plus important avait une magnitude de M1,7.
Environ une heure avant le séisme des îles Vestmann, un séisme de magnitude M2,9 a été enregistré sur l’Öræfajökull, dans le Parc national du Vatnajökull. Il s’agit du séisme le plus significatif enregistré sur ce volcan cette année.
Source : Met Office islandais.

 Vue de l’Öræfajökull (Crédit photo : mbl.is/RAX)

Rien de neuf sur la Péninsule de Reykjnes. Le magma continue de s’accumuler sous le secteur de Svartsengi, mais personne n’est en mesure de dire à quel moment se produira la prochaine éruption.

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L’épisode éruptif observé dans la zone sommitale de l’Etna (Sicile) depuis le 26 décembre 2025 semble terminé. Une activité strombolienne avait tout d’abord animé le Cratère Nord-Est. Elle s’est intensifiée le 27 décembre avec des fontaines de lave de 150-200 mètres, puis 300-400 mètres de hauteur quelques heures plus tard. Par ailleurs, une bouche s’est ouverte sur le flanc supérieur Est de la Voragine, avec une coulée de lave qui s’est dirigée vers la Valle del Bove après avoir parcouru environ 1,8 km. Une activité strombolienne était également visible au niveau de cette bouche.

Le 28 décembre , l’activité strombolienne persistait dans la bouche ouverte sur le versant de la Voragine mais la coulée de lave observée précédemment n’était plus alimentée. Elle n’avançait pas non plus le 29 décembre.

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Dans un premier bulletin émis le 1er janvier 2026 à 19h20, l’INGV indique qu’à partir de 16:30 une activité effusive était observée à l’intérieur de la Valle del Bove, près de son versant nord-ouest. Dans le même temps, une activité explosive était en cours dans la Bocca Nuova, L’amplitude du tremor volcanique se situait dans des valeurs moyennes. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’était observée. .

Dans un nouveau bulletin publié le 1er janvier 2026 à 20h30, l’INGV précise que la bouche effusive alimentant l’activité dans la Valle del Bove se trouve près du Monte Simone, à une altitude d’environ 2 100 m. Au moment de la diffusion du bulletin, le front de coulée le plus avancé se situait immédiatement
au sud de la Rocca Musarra (environ 1 580 m d’altitude). L’activité sismique n’avait pas évolué par rapport au bulletin précédent.

Source : INGV.

Activité strombolienne sur la Voragine le 28 décembre 2025 (image webcam)

La coulée de lave dans la Valle del Bove le 1er janvier 2026 au soir (Image webcam)

La source de cette nouvelle coulée se trouvant à une altitude relativement basse, l’évolution de la situation devra être étudiée attentivement.

Crédit photo: Veronica Testa / Facebook

Comme le fait remarquer Boris Behncke (INGV Catane), « une fois de plus, l’Etna nous a surpris : le tremor volcanique s’estompait et les signes d’activité explosive au niveau des cratères sommitaux étaient de moins en moins visibles. » Il s’agit d’un retournement de situation spectaculaire quelques jours seulement après les paroxysmes du Cratère nord-est le 27 décembre.

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Après la crise sismique du 5 décembre 2025 qui laissait entrevoir une éruption à court terme, la situation s’est calmée sur le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion). À partir du 14 décembre, l’inflation de l’édifice a cessé mais la sismicité a montré que la mise en pression du système d’alimentation magmatique se poursuivait.

Le 1er janvier 2026 à partir de 4h47, l’OVPF relevait une crise sismique sur le Piton de la Fournaise, signe que le magma se propageait vers la surface. En raison d’une éruption probable ou imminente, le préfet de La Réunion a activé l’alerte 1 et ordonné la fermeture de l’Enclos dès 6h le 1er janvier.

Nouveau coup de théâtre quelques heures plus tard. Dans un nouveau bulletin, l’OVPF indiquait que la crise sismique débutée le 1er janvier 2026 aux alentours de 4h45 avait fortement ralenti et pouvait être considérée comme arrêtée.

Cette hausse de la sismicité s’est accompagnée de déformations rapides de faible ampleur au niveau de la zone sommitale du volcan. C’était la preuve d’une intrusion de magma en profondeur, mais qui n’a pas atteint la surface, probablement à cause d’une pression insuffisante à sa propagation. La sismicité reste toutefois présente, ce qui montre que le réservoir magmatique reste sous pression.

L’OVPF explique qu’aucune hypothèse n’est écartée :arrêt définitif de l’intrusion ? Reprise de l’intrusion ? Nouvelle intrusion ? Éruption ?

Au moment de la diffusion de ce bulletin (2 janvier 2026), le préfet de La Réunion a décidé de revenir en phase de Vigilance du dispositif spécifique ORSEC. L’Enclos est de nouveau ouvert et l’accès à sa partie haute n’est possible que sur les trois sentiers balisés et entretenus par l’Office National des Forêts (ONF). Un retour en alerte 1 « éruption probable ou imminente » reste possible en cas d’observation d’une nouvelle phase d’intrusion magmatique.

 

Schéma montrant le système d’alimentation magmatique du Piton de la Fournaise avec les principales phases de réactivations observées depuis mi-septembre 2025. Les étoiles en blanc représentent les localisations schématiques des séismes. (Source : OVPF)

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Il s’agit d’un phénomène fréquent en hiver dans cette partie de l’Alaska. De forts vents du nord-ouest soufflent dans la région du Katmai et de la Vallée des Dix Mille Fumées et soulèvent des cendres volcaniques émises lors de l’éruption du Novarupta-Katmai de 1912, les entraînant vers le sud-est. Ce phénomène n’est pas dû à une activité volcanique récente et se produit par temps de vents forts et de sécheresse, en l’absence de neige, dans la région du Katmai et d’autres zones volcaniques d’Alaska. Aucune éruption n’est en cours. Tous les volcans de la région du Katmai (Griggs, Katmai, Novarupta, Mageik, Martin, Snowy et Trident) restent en alerte aérienne Verte et le niveau d’alerte volcanique est Normal. L’AVO précise que ces cendres en suspension dans l’air peuvent être dangereuses car elles peuvent endommager les aéronefs et nuire à la santé.

Falaises de ponce dans la Vallée des 10 000 Fumées (Photo: C. Grandpey)

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Une éruption au niveau du cratère Iodake, sur Satsuma Iwo-jima, dans la partie émergée de la caldeira NO de Kikai (Japon), a été enregistrée le 29 décembre 2025.

Il s’agit de la première éruption depuis le 3 septembre 2024. Le panache éruptif s’est élevé à 200 m au-dessus du cratère. Il est à noter que peu de séismes volcaniques ont été enregistrés et qu’aucun changement notable n’a été détecté avant ou après l’éruption. Aucun tremor volcanique n’a été enregistré. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 5).
Kikai est une caldeira en grande partie submergée, d’un diamètre de 19 km, située près de l’extrémité nord des îles Ryukyu, au sud de Kyushu.

Source : JMA.

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Le Kīlauea (Hawaï) traverse actuellement une période calme après son 39ème épisode éruptif. Les images des webcams montrent une lueur persistante au niveau de la bouche sud et plusieurs brèves lueurs dans la bouche nord. Le sommet en en phase d’inflation. Depuis la fin de l’Épisode 39, un gonflement de 13,7 microradians a été enregistré sous le sommet du Kīlauea. Selon les modélisations, l’Épisode 40 devrait se déclencher entre le 7 et le 14 janvier 2026.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 39

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L’activité éruptive se poursuit sur le Taal (Philippines). Le réseau sismique enregistre quotidiennement des séismes d’origine volcanique ainsi que des épisodes de tremor volcanique. Les émissions de gaz et de vapeur s’élèvent généralement jusqu’à 20 m au-dessus du cratère. Un événement phréatomagmatique mineur s’est produit le 26 décembre et a duré deux minutes. Des jets sombres de matériaux ont été projetés au-dessus de la surface du lac du Main Crater avant de retomber dans l’eau. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5).
Source : PHIVOLCS.

Événement phréato-magmatique dans le Main Crater Lake (Crédit photo: Phivolcs)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about volcanic activity around the world.

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Indonesian authorities have raised the alert level for Mount Bur Ni Telong (province of Aceh / North Sumatra) to its second highest following a series of increased activity and volcanic earthquakes.

The volcano recorded at least seven earthquakes on December 30, 2025 that were felt about five kilometers away, while seismometers also detected seven shallow volcanic earthquakes along with 14 deep quakes and two tectonic quakes.

The increase in seismic activity has been ongoing since July 2025 and became more intense and shallow in the past two months.

Authorities urged residents and visitors to stay at least 4 kilometers from the crater and avoid fumarole and solfatara zones during cloudy or rainy weather because gas concentrations can be life-threatening.

The increase in the alert level came as the Bener Meriah area – where the volcano is located- is still recovering from catastrophic floods and landslides earlier this month that struck 52 cities and regencies on Sumatra island, leaving 1,141 people dead with 163 residents still missing and more than 7,000 injured. In Bener Meriah alone, 31 people died and 14 are still missing after the floods and landslides hit the regency, disrupting access to remote villages and displacing more than 2,100 residents.

Source : Local news media.

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In Iceland, an earthquake with a magnitude M 2.6 was recorded on December 29th, 2025 near the Westman Islands, around 17 kilometres west-southwest of Stórhöfði. An earthquake measuring M 3.1 occurred in the same area, just north-northwest of Surtsey, in June 2023. Earthquakes near the Westman Islands are relatively rare. Only three were recorded in 2025, the largest of which measured M1.7.

About an hour before the quake in the Westman Islands, an M2.9 event was recorded at Öræfajökull in Vatnajökull National Park, the strongest recorded at the volcano so far this year.

Source : IMO.

Nothing new on the Reykjanes Peninsula. Magma continues to accumulate beneath the Svartsengi area, but no one can say when the next eruption will occur.

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The eruptive episode observed in the summit area of ​​Mount Etna (Sicily) since December 26, 2025, appears to have ended. Strombolian activity initially affected the Northeast Crater. It intensified on December 27 with lava fountains reaching 150-200 meters, then 300-400 meters in height a few hours later. Additionally, a vent opened on the upper eastern flank of the Voragine, with a lava flow that traveled approximately 1.8 km towards the Valle del Bove. Strombolian activity was also visible at this vent.

On December 28, Strombolian activity continued at the vent on the Voragine, but the previously observed lava flow was no longer being fed. It had also ceased advancing on December 29.

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In a first bulletin issued on January 1, 2026, at 7:20 PM, the INGV reported that effusive activity was observed within the Valle del Bove, near its northwest slope, starting at 4:30 PM. Simultaneously, explosive activity was occurring at the Bocca Nuova. The amplitude of the volcanic tremor was within moderate values. No significant deformation of the volcanic edifice was observed.

In a subsequent bulletin published on January 1, 2026, at 8:30 PM, the INGV specified that the effusive vent feeding the activity in the Valle del Bove was located near Monte Simone, at an altitude of approximately 2,100 meters. At the time of the bulletin’s release, the most advanced lava flow front was located immediately south of Rocca Musarra (approximately 1,580 meters above sea level). Seismic activity had not changed compared to the previous bulletin.

Source: INGV.

As the source of this new flow is at a relatively low altitude, the evolution of the situation will need to be studied carefully.

As Boris Behncke (INGV Catania) points out, « Once again, Etna surprised us: the volcanic tremor was declining and the signs of explosive activity at the summit craters were becoming less and less visible. » This is a spectacular turnaround just a few days after the paroxysms at the Northeast Crater on December 27.

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Following the seismic crisis of December 5, 2025, which suggested a near-term eruption, the situation calmed down at Piton de la Fournaise (Réunion Island). From December 14th, inflation of the volcano ceased, but seismic activity indicated that the pressure buildup in the magma supply system continued.

At 4:47 a.m on January 1st, 2026, the OVPF recorded a seismic crisis at Piton de la Fournaise, indicating that magma was propagating towards the surface. Due to a probable or imminent eruption, the Préfet of Réunion activated alert level 1 and ordered the closure of the Enclos at 6:00 a.m. on January 1st.

A new twist occurred a few hours later. In a new bulletin, the OVPF indicated that the seismic crisis that began on January 1, 2026, at around 4:45 a.m. had slowed considerably and could be considered over.
This increase in seismicity was accompanied by rapid, low-amplitude deformations in the summit area of ​​the volcano. This was evidence of a deep magma intrusion that did not reach the surface, probably due to insufficient pressure for its propagation. Seismicity is still recorded, however, indicating that the magma reservoir remains under pressure.
The OVPF explains that no hypothesis is being ruled out: a definitive end to the intrusion? A resumption of the intrusion? A new intrusion? An eruption?

At the time of this bulletin’s release (January 2, 2026), the Préfet of Réunion has decided to reinstate the Vigilance (Watch) phase of the ORSEC emergency plan. The Enclos is once again open, and access to its upper section is only possible via the three marked trails maintained by the National Forestry Office (ONF). A return to alert level 1, « probable or imminent eruption, » remains possible should a new phase of magma intrusion be observed.

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It is a phenomenon that often happens in the winter in that part of Alaska. Strong northwesterly winds in the vicinity of Katmai and the Valley of Ten Thousand Smokes have picked up loose volcanic ash erupted during the 1912 Novarupta-Katmai eruption and are carrying it to the southeast. This is not the result of recent volcanic activity and occurs during times of high winds and dry snow-free conditions in the Katmai area and other young volcanic areas of Alaska. No eruption is in progress. All of the volcanoes of the Katmai area (Griggs, Katmai, Novarupta, Mageik, Martin, Snowy and Trident) remain at Aviation Color Code GREEN and Alert Level NORMAL. The AVO specifies tat resuspended volcanic ash should be considered hazardous and could be damaging to aircraft and health.

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An eruption at Iodake Crater located at Satsuma Iwo-jima, a subaerial part of Kikai’s NW caldera rim (Japan), was recorded on 29 December 2025, the first since 3 September 2024. An eruption plume rose 200 m above the crater rim. The report noted that there were few volcanic earthquakes, and no notable changes detected before or after the eruption. No volcanic tremor was recorded. The Alert Level remains at 2 (on a 5-level scale).

Kikai is a mostly submerged, 19-km-wide caldera near the northern end of the Ryukyu Islands south of Kyushu.

Source: Japan Meteorological Agency (JMA)

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Kilauea (Hawaii) is going through a pause after the 39th eruptive episide. Webcam views show persistent glow from the south vent and several instances of brief glow from the north vent. Summit inflation is underway. Since the end of Episode 39, 13.7 microradians of re-inflation have been recorded beneath Kīlauea summit. Forecasting models suggest a window for Episode 40 between January 7 and 14 2026.

Source : HVO.

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Eruptive activity is going on at Taal (Philippines). The seismic network is still recording daily volcanic earthquakes along with periods of volcanic tremor. Gas-and-steam emissions generally rise as high as 20 m above the crater. One minor phreatomagmatic event occurred on 26 December and lasted two minutes. Short dark jets of material were ejected above the surface of Main Crater Lake and fell back down into the water. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5);

Source : PHIVOLCS.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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