Les émissions de CO2 ralentissent, mais pas les concentrations

Selon les chiffres de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie ont encore augmenté de 321 millions de tonnes (+0,9%) en 2022, pour atteindre un nouveau record de 36,8 gigatonnes. Toutefois, la hausse est moins élevée qu’attendu, notamment grâce à l’essor des énergies et technologies vertes. Selon l’Agence, 550 millions de tonnes de CO2 ont été évitées par les infrastructures d’énergies bas carbone en 2022. En Europe, pour la première fois, la production d’électricité à partir de l’éolien et du solaire photovoltaïque combinés a dépassé celle du gaz ou du nucléaire.

Malgré les progrès, l’AIE explique que l’essor des technologies dites « vertes » est encourageant, mais les émissions dues à l’énergie gardent « une trajectoire de croissance insoutenable », alimentant le dérèglement du climat. Les émissions générées par la combustion du charbon ont augmenté de 1,6%, portées par la consommation en Asie et en Europe où il est venu remplacer le gaz devenu trop cher.

Si l’on observe la hausse des émissions de CO2 à l’échelle des régions, c’est l’Asie, hors Chine, qui a vu ses émissions croître le plus (+4,2%), tirée par sa croissance économique. Concernant la Chine, le chiffre reste stable sur un an (-0,2%). Les États-Unis ont également vu leurs émissions augmenter avec +0,8% en 2022, en raison notamment d’une forte hausse de la demande énergétique liée aux températures extrêmes qu’a connu le pays. L’Europe, quant à elle, a vu ses émissions reculer de 2,5%.

Source : AIE.

Quand on parle du réchauffement climatique, il est bien sûr intéressant d’observer l’évolution des émissions de CO2, mais il faut toujours garder un œil sur les concentrations de ce gaz dans l’atmosphère. Or, les chiffres ne sont pas bons. L’augmentation moins forte que prévu des émissions ne s’est pas accompagnée d’une baisse ou d’une stabilité des concentrations. Il suffit de regarder la Courbe de Keeling pour s’en rendre compte. Les derniers relevés en date du 28 février 2023 font état de 421,23 parties par million (ppm), ce qui est considérable. A la même époque de l’année en 2022, on relevait 419,28 ppm !

 

Courbe de Keeling sur un an

Courbe de Keeling de 1700 à nos jours

J’avais attiré l’attention sur cette différence entre les émissions et les concentrations de CO2 au cours de la pandémie de COVID-19. L’économie tournant au ralenti, les émissions de gaz carbonique avaient chuté, mais dans le même temps les concentrations continuaient de croître.

Comme me le faisait remarquer un jour Jean-Louis Etienne, à supposer que l’on arrête par un coup de baguette magique les émissions de CO2, il faudra des décennies – peut-être un siècle – avant que l’atmosphère terrestre retrouve un semblant de pureté.

La fonte de l’Antarctique continue // The melting of Antarctica is going on

Dans l’hémisphère nord, la glace de mer dans l’Arctique se situe à des niveaux historiquement bas. Son extension pour le mois de janvier 2023 est inférieure à celle des mois de janvier des 4 dernières années. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises,, la tendance sur le long terme est à un déclin rapide dans cette région du globe.

Il n’y a pas si longtemps, on pensait que la glace de mer de l’Antarctqiue était à l’abri du réchauffement climatique et ne subirait pas les effets de la hausse des températures. C’est terminé. Les dernières années ont montré que l’Antarctique fondait lui aussi. Les dernières nouvelles ne sont pas bonnes.

Le 21 février 2023, la glace de mer de l’Antarctique a probablement atteint son extension minimale annuelle avec 1,79 million de kilomètres carrés. C’est ce que révèlent les mesures du National Snow and Ice Data Center (NSIDC). C’est un nouveau record pour la deuxième année consécutive. Le précédent record établi le 25 février 2022 était de 1,92 million de kilomètres carrés. De plus, l’extension minimale de 2023 est inférieure de 1,05 million de kilomètres carrés à la moyenne de 1981 à 2010.

La carte ci-dessous montre l’extension de la glace de mer de l’Antarctique avec la délimitation orange représentant l’extension moyenne sur la période 1981-2010. Il est bon de rappeler que la fonte de la glace de mer n’a pas d’impact perceptible sur le niveau de la mer car cette glace est déjà dans l’eau de l’océan.

S’agissant de l’impact de l’Antarctique sur la hausse du niveau des océans, il faut se tourner vers les plates-formes glaciaires. Leur amincissement et donc leur moindre résistance favorisent l’écoulement des glaciers auxquels elles servent de rempart. L’arrivée de ces glaciers dans l’océan contribue, elle, à l’élévation du niveau des océans. J’ai signalé à plusieurs reprises l’impact que pourrait avoir la fonte des glaciers Thwaites ou Pine Island. Si ces glaciers n’étaient plus retenus par les plates-formes, cela favoriserait leur avancée rapide vers l’océan Austral, d’autant plus que ces systèmes glaciaires de l’Antarctique occidental sont interconnectés.

Selon les données satellitaires, la réduction annuelle de la banquise antarctique est de 2 800 kilomètres carrés, soit une baisse de 1 % par décennie par rapport à la moyenne de 1981 à 2010.

Selon le NSIDC, cette réduction de la glace antarctique est due à plusieurs facteurs. D’une part, une oscillation antarctique positive a conduit à des vents d’ouest plus forts que la moyenne. D’autre part, les conditions météorologiques ont apporté de l’air chaud des deux côtés de la péninsule antarctique. Cela a largement contribué à la perte de glace dans la région.

L’étendue de la glace de mer de l’Antarctique a été très variable au cours des dernières années et les scientifiques disent qu’il faudra davantage de recul pour affirmer que cette tendance à la baisse est une conséquence du réchauffement climatique. Le doute ne semble toutefois guère permis. La perte de masse totale de l’Antarctique est aujourd’hui six fois plus rapide qu’il y a quarante ans. La fragilité de l’Antarctique de l’Ouest est observée depuis plusieurs années et l’Antarctique Est, réputé plus stable, semble vouloir suivre la même trajectoire.

Source : NSIDC, global-climat.

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In the northern hemisphere, sea ice in the Arctic is at historically low levels. Its extension for January 2023 is lower than that of the months of January of the last 4 years. As I have repeatedly indicated, the long-term trend is one of rapid decline in this region of the globe.
Not so long ago, Antarctica’s sea ice was thought to be immune to global warming and would not suffer the effects of rising temperatures. It’s over. The last few years have shown that Antarctica is also melting. The latest news is not good.
On February 21st, 2023, Antarctic sea ice probably reached its annual minimum extent of 1.79 million square kilometers. This was revealed by measurements from the National Snow and Ice Data Center (NSIDC). This is a new record for the second consecutive year. The previous record set on February 25th, 2022 was 1.92 million square kilometers. Additionally, the 2023 minimum extension is 1.05 million square kilometers less than the 1981-2010 average.
The map below shows the Antarctic sea ice extent with the orange boundary representing the average extent over the period 1981-2010. It is worth remembering that the melting of sea ice has no impact on sea level because this ice is already in the ocean water.
When it comes to Antarctica’s impact on sea level rise, one has to look to ice shelves. Their thinning and therefore their lower resistance promote the flow of the glaciers to which they serve as a rampart. The arrival of these glaciers in the ocean contributes to the rise in the level of the oceans. I have repeatedly pointed out the impact that the melting of the Thwaites or Pine Island glaciers could have. If these glaciers were no longer held back by the ice shelves, it would favor their rapid advance towards the Southern Ocean, especially as the West Antarctic ice systems are interconnected.
According to satellite data, the annual reduction in Antarctic sea ice is 2,800 square kilometers, a decrease of 1% per decade compared to the average from 1981 to 2010.
According to NSIDC, this reduction in Antarctic ice is due to several factors. On the one hand, a positive Antarctic Oscillation led to stronger than average westerly winds. On the other hand, the weather conditions brought warm air to both sides of the Antarctic Peninsula. This has largely contributed to the loss of ice in the region.
Antarctica’s sea ice extent has been highly variable in recent years and scientists say it will take more time to decide whether Antarctica’s declining sea ice trend is a sign of global warming. However, there is hardly room for doubt. Antarctica’s total mass loss is now six times faster than forty years ago. The fragility of West Antarctica has been observed for several years and East Antarctica, reputed to be more stable, seems to want to follow the same trajectory.
Source: NSIDC, global-climat.

 

Extension de la glace de mer antarctique le 21 février 2023. La moyenne 1981-2010 est délimitée en orange. (Source : NSIDC)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

En Colombie, le Cerro Machín est un petit stratovolcan qui se trouve à l’extrémité sud du massif Ruiz-Tolima à environ 20 km à l’ONO de la ville d’Ibagué. Sa caldeira de 3 km de large contient trois dômes de lave dacitique recouverts de végétation. La dernière éruption connue a eu lieu il y a environ 800 ans. Depuis lors, le volcan a traversé plusieurs épisodes d’augmentation de l’activité sismique, notamment en novembre 2008, lorsque 400 à 450 personnes ont été évacuées.
Le Service Géologique Colombien (SGC) a observé des changements dans la végétation et une augmentation de la température du sol lors de sa dernière inspection du Cerro Machín le 18 février 2023, en raison de changements signalés dans la végétation et d’une possible hausse de la température du sol. Pour surveiller ces changements et déterminer leur origine potentielle, le SGC procédera à un échantillonnage plus détaillé dans la zone.
La sismicité sous le Cerro Machín a commencé à augmenter le 2 décembre 2022, avec des signaux indiquant une fracturation de roches.
Source : Institution Smithsonian, SGC.

Dôme de lave dans la caldeira du Cerro Machint (Crédit photo : SGC)

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Dans un bulletin émis le 27 février 2023, l’INGV indiquait qu’on observait un nouveau débordement de lave au niveau de la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile). Dans le même temps, le tremor volcanique ne montrait aucune variation significative et se maintenait dans des valeurs moyennes-basses. L’émission de lave a cessé au cours des heures suivantes.

Image thermique du Stromboli le 28 février 2023 (Source : INGV)

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Ce n’est pas une très bonne nouvelle pour ceux qui ont l’intention de se rendre à Hawaii. L’éruption sommitale du Kilauea, dans le cratère de l’Halema’uma’u, reste à un niveau très faible
Le HVO indique que les bouches Est et Centre dans le cratère ont cessé de fonctionner. Le lac dans la partie Ouest est très peu actif et la majeure partie de sa surface est recouverte d’une croûte. La réduction de l’activité va de pair avec une phase de déflation du sommet du Kilauea qui a commencé le matin du 17 février 2023. Aucun changement significatif n’a été observé le long de la zone de rift est ou de la zone de rift sud-ouest.
Source : HVO.

Vue nocturne du lac de lave du Kilauea le 28 février 2023 (Image webcam)

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable et modérée, avec une cinquantaine d’éruptions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendre qui montent à 2,5 – 3 km au-dessus du sommet.

Source : IGP.

Source: IGP

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Le 22 février 2023, l’AVO a fait passer au Jaune la couleur de l’alerte aérienne de l’Aniakchak (Péninsule de l’Alaska) et le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée) en raison d’une hausse de la sismicité et d’un rapprochement de la surface de ces événements. La sismicité était généralement profonde sur le volcan (plus de 15 km sous le niveau de la mer) avec des événements longue période à raison d’environ quatre événements par mois. À partir d’octobre 2022, leur nombre a augmenté et les séismes ont été localisés à des profondeurs inférieures à 9 km sous le niveau de la mer. La sismicité a encore augmenté le 31 janvier 2023, avec des dizaines de secousses par jour, dont un événement de M 3,7 le 17 février. La situation se poursuivait à la fin du mois de février, mais l’AVO précise qu’une éruption ne semble pas imminente.

Crédit photo: HVO

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L’éruption se poursuit au niveau du cratère principal (cratère S) du Karangetang (Indonésie). Les images de la webcam ont récemment montré une incandescence la nuit et des coulées de lave qui descendaient les flancs du volcan, mais l’activité effusive semble avoir diminué. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 2,5 km du cratère principal avec une extension à 3,5 km sur les flancs S et SE.
Source : PVMBG.

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Au Japon, l’activité éruptive se poursuit dans les cratères Minamidake et Showa du Sakurajima. L’incandescence est visible dans les deux cratères la nuit. Des explosions sont enregistrées avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5 niveaux), et il est demandé à la population de rester à au moins 2 km des deux cratères
Source : JMA.

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L’éruption du Cotopaxi (Equateur) se poursuit, avec des émissions quasi quotidiennes de gaz, de vapeur et de cendres. Des retombées de cendres mineures sont observées dans les zones sous le vent. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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L’éruption du Fuego (Guatemala) se poursuit avec 4 à 10 explosions par heure. Elles génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des explosions éjectent chaque jour des matériaux incandescents à 100-400 m au-dessus du sommet, et des ondes de choc font vibrer les structures dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent plusieurs ravines et atteignent souvent des zones de végétation. Des retombées de cendres sont enregistrées presque quotidiennement dans les zones sous le vent.
Source : INSIVUMEH.

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L’éruption du Merapi (Java / Indonésie) se poursuit et la sismicité reste à des niveaux élevés. Les effondrements du dôme de lave SO produisent des coulées pyroclastiques qui parcourent jusqu’à 1,7 km sur le flanc SO. Aucun changement significatif de morphologie des dômes de lave central et SO n’a été observé sur les images de la webcam. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 3 ou 7 km du sommet en fonction des endroits.
Source : CVGHM.

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Le lac de lave est toujours actif au fond du cratère du Nyamulagira (République Démocratique du Congo). La sismicité est généralement faible, avec quelques événements longue période jusqu’à 15 km de profondeur le long de la grande fracture qui relie le Nyamuragira et le Nyiragongo. De fortes concentrations de dioxyde de carbone ont été mesurées dans la zone de Mazuku, et à l’ouest d’un camp dans le district du Lac Vert à Bulengo ; Les habitants sont priés de rester à l’écart de ces zones.

Le lac de lave au fond du cratère du Nyiragongo (RDC) continue d’être actif. Une faible lueur émanant du cratère était visible le 15 février 2023. La sismicité est généralement faible, avec quelques séismes longue période à une quinzaine de km de profondeur le long de la grande fracture qui relie le Nyamuragira et le Nyiragongo. Une station près du volcan a enregistré une légère augmentation de la sismicité le 17 février. Le niveau d’alerte reste au Jaune.
Source : Observatoire Volcanologique de Goma (OVG)

La région reste dangereuse et la visite des volcans n’est pas conseillée. De violents affrontements ont récemment opposé l’armée congolaise et les rebelles du M23 qui ont commis des exactions dans la région.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

J’ai dressé un bilan de l’année volcanique 2022. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/bilan-dactivite-volcanique-2022/

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

In Colombia, Cerro Machín is a small stratovolcano that lies at the southern end of the Ruiz-Tolima massif about 20 km WNW of the city of Ibagué. Its 3-km-wide caldera contains three forested dacitic lava domes. The latest known eruption took place about 800 years ago. Since then, the volcano has experienced several instances of increased seismic activity, most notably in November 2008, when 400 – 450 people were evacuated.

The Colombian Geological Service (SGC) found changes in vegetation and increased soil temperature during their last inspection of Cerro Machín on February 18th, 2023 due to reported changes in vegetation and a possible increase in soil temperature. To monitor these changes and determine their potential origin, the SGC will conduct more detailed sampling in the area.

Seismicity under Cerro Machín began increasing on December 2nd, 2022, with signals indicating rock fracturing.

Source : Smithsonian Institution, SGC.

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In a bulletin released on February 27th, 2023, INGV indicated that a new lava overflow was observed in the northern crater area of Stromboli (Sicily). At the same time, the volcanic tremor showed no significant variation and remained in medium-low values. The lava emission stopped during the following hours.

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This is not good news for those who intend to go to Hawaii. The summit eruption of Kilauea Volcano, within Halemaʻumaʻu crater, is still at a low level.

HVO indicates that the vents in the East and Central lakes have stopped erupting. Activity in the western lake is reduced. The lake remains active but with weak lava flows. Most of the surface is crusted over. The reduction in activity is related to a deflationary tilt drop that began in the early morning of February 17th, 2023. No significant changes have been observed along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

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Activity at Sabancaya (Peru) remains stable and moderate, with about fifty eruptions daily. They generate ash plumes that rise 2.5 – 3 km above the summit.
Source: IGP.

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On February 22nd , 2023, AVO raised the Aviation Color Code for Aniakchak (Alaska Peninsula) to Yellow and the Volcano Alert Level to Advisory due to an increase in the number of earthquakes and a shallowing of those events. Background seismicity was generally deep (more than 15 km below sea level) with long-period events occurring at a rate of about four events per month. Beginning in October 2022 the rate increased, and the earthquakes were located at depths less than 9 km below sea level. The earthquake rate further increased on January 31st, 2023, with dozens of earthquakes per day, including a M 3.7 event on February 17th. The situation was going on at the end of February, but AVO indicates that no eruption seems to be imminent.

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The eruption continues at the Main Crater (S crater) of Karangetang (Indonesia). The webcam images recently showed incandescence at night and lava flows descending the flanks of the volcano, but effusive activity seems to have decreased. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 2.5 km away from Main Crater with an extension to 3.5 km on the S and SE flanks.

Source : PVMBG.

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In Japan, eruptive activity continues at Sakurajima‘s Minamidake Crater and Showa Crater. Incandescence is visible at both craters at night. Explosions are recorded with ash plumesthat rise as high as 1.5 km above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and residents are asked to stay 2 km away from both craters

Source : JMA.

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The eruption at Cotopaxi (Ecuador) continues, characterized by almost daily emissions of gas, steam, and ash. Minor ashfall is observed in downwind areas. The Alertt Level is kept at Yellow (the second lowest level on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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The eruption at Fuego (Guatemala) continues with 4-10 explosions per hour. They generate ash plumes that rise up to 1.1 km above the crater. Explosions eject incandescent material 100-400 m above the summit each day, and daily shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend various drainages and often reach vegetated areas. Ashfall is recorded almost daily in downwind areas.

Source : INSIVUMEH.

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The eruption at Merapi (Java / Indonesia) continues and seismicity remains at high levels. The SW lava dome produces hot avalanches that travel as far as 1.7 km down the SW flank. No significant morphological changes to the central and SW lava domes have been observed in webcam images. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit based on location.

Source : CVGHM.

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The lava lake is still active on Nyamulagira’s crater floor (Democratic Republic of Congo). Seismicity is generally low, characterized by a few long-period earthquakes located up to 15 km deep along the large fracture connecting the Nyamuragira and Nyiragongo. High concentrations of carbon dioxide were measured in the Mazuku areas, and in an area to the W of a camp in the Lac Vert district in Bulengo; Residents are asked to stay away from those areas.

The lava lake on Nyiragongo’s crater floor (DRC) continues to be active. A faint glow emanated from the crater could be seen on February 15th, 2023. Seismicity is generally low, characterized by a few long-period earthquakes located up to 15 km deep along the large fracture connecting the Nyamuragira and Nyiragongo. A seismic station near the volcano registered a minor increase on February 17th. The Alert Level remains at Yellow.

Source : Observatoire Volcanologique de Goma (OVG)

The area is still dangerous and visiting the volcanoes is not advised. Violent confrontations have recently opposed the Congolese armya and M23 rebels who have committed exactions in the region.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

You will find a report of volcanic activity in 2022 by clicking on this link :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/volcanic-activity-report-2022/

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Sécheresse en Californie : du mieux, mais prudence // California drought : better, but caution

Alors que la France reste sous la menace d’une sécheresse inquiétante dans les mois à venir, il semble que la situation s’améliore un peu en Californie, mais la partie est loin d’être gagnée. Des semaines de précipitations record ont trempé la Californie mais, d’un point de vue technique, n’ont pas mis fin à la sécheresse dans cet État.
La Californie a connu une sécheresse quasi ininterrompue pendant la majeure partie de la dernière décennie. Ce manque de précipitations a entraîné de gigantesques incendies de forêt, de mauvaises conditions pour les agriculteurs et des restrictions d’eau pour la population.

Les scientifiques prennent en compte trois types de sécheresse : 1) Une sécheresse météorologique signifie un manque de précipitations. Dans ce cas, les dernières fortes pluies ont été positives pour la Californie. 2) Une sécheresse agricole signifie qu’il n’y a pas assez d’humidité dans le sol, ce qui rend difficile la croissance des plantes. 3) Une sécheresse hydrologique signifie que les rivières, les ruisseaux et les eaux souterraines ont des niveaux inférieurs à la normale.
Ces trois facteurs sont pris en compte par le U.S. Drought Monitor qui publie une carte du niveau de sécheresse chaque semaine. Cette carte (voir ci-dessous) divise le pays en zones avec différentes couleurs qui vont du jaune (anormalement sec) au rouge foncé (exceptionnellement sec), lorsque des cultures meurent et que les puits s’assèchent.
Juste après les fortes pluies de janvier 2023, la carte du U.S. Drought Monitor a montré que la majeure partie de la Californie était dans une situation de sécheresse « modérée » et a laissé quelques endroits en sécheresse « sévère », avec un risque d’incendie est encore élevé. Malgré tout, les pluies ont réussi à éliminer les zones de sécheresse « extrême ».
Le U.S. Drought Monitor concerne les Etats Unis dans leur ensemble. Il existe d’autres facteurs examinés par les autorités californiennes : 1) Tout d’abord, il y a les réservoirs, y compris les grandes pièces d’eau qui font partie du State Water Project. Les très fortes précipitations des dernières semaines n’ont pas suffi pour remplir les plus grands lacs artificiels de l’État après la sécheresse de plusieurs années. Cependant, le mois de janvier très humide a réussi à les ramener à 96 % de leur moyenne historique. 2) Ensuite, il y a le manteau neigeux de la Sierra Nevada qui représente en théorie 30 % du stockage d’eau de la Californie. Un mois chutes de neige au début de 2023 l’a placé au-dessus de sa moyenne historique, à 138% à la mi-février. Cependant, la mesure la plus importante du manteau neigeux a lieu en avril, à la fin de la saison de neige, car cette dernière peut commencer à fondre tôt pendant un hiver chaud. Les gestionnaires de l’eau espèrent qu’elle s’accumulera et restera gelée, afin de pouvoir fondre en été et s’écouler dans les ruisseaux et les ruisseaux qui alimentent le réseau hydraulique de l’État.
Au cours de la dernière décennie, la Californie a commencé à contrôler les problèmes de puits, en particulier dans les zones qui dépendent fortement des eaux souterraines, comme la Vallée Centrale. Certaines localités tirent la majeure partie ou la totalité de leur eau d’immenses lacs souterrains dont dépendent les maisons et les fermes. Ces plans d’eau souterrains peuvent prendre beaucoup plus de temps que les lacs de surface pour se remplir.
Au cours de l’été 2022, beaucoup de puits domestiques manquaient cruellement d’eau. Même après les grosses pluies survenues quelques mois plus tard, près des deux tiers des puits contrôlés par les autorités californiennes pour mesurer et surveiller les eaux souterraines étaient en dessous de leur niveau normal.
Tout cela signifie que l’entame pluvieuse de 2023 a éloigné la Californie de la sécheresse, mais il faut rester vigilant. Les sécheresses sont difficiles à surmonter. Malgré les périodes de fortes précipitations, l’État a besoin de plus de pluie et de températures moins chaudes pour sortir définitivement du statut de sécheresse.
Les Californiens croisent les doigts, en espérant que le printemps et l’été 2023 n’apporteront pas une chaleur torride comme en 2022.
Source : U.S. Drought Monitor.

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While France is under the threat of a worrying drought in the coming months, it looks as if the situation is getting a little better in California, but the game is not won yet. Weeks of heavy rainfall left California drenched, but did not technically end the state’s drought.

California has been living through droughts for most of the last decade. They can mean big wildfires, bad growing conditions for farmers, and water restrictions for the population.

There are three basic kinds of drought that scientists look at : 1) A meteorological drought means a lack of rainfall. In this case, the latest big storms were positive for California. 2) An agricultural drought generally means there is not enough moisture in the soil, which makes it hard for plants to grow. 3) A hydrologic drought means that rivers, streams and groundwater are lower than normal.

All three factors go into the U.S. Drought Monitor. It is a map (see below) that comes out every week. It breaks up the country into color-coded areas, from yellow (abnormally dry) to deep red (exceptionally dry) , when entire crops die off, and wells run dry.

Right after the heavy rains in January 2023, the U.S. Drought Monitor map showed most of California in a « moderate » drought, and left a few places in a « severe » drought where fire danger is still high. In short, the rains managed to eliminate the areas of « extreme » drought.

The U.S. Drought Monitor is a national index. There are other factors state regulators look at in California. 1) First, there are the reservoirs, including the big ones that are part of the State Water Project. Even the biggest rainstorm is not enough to refill the state’s largest man-made lakes after a multi-year drought. However, the very wet January managed to bring them to 96 percent of their historical average. 2) Second, there is the Sierra snowpack, which actually makes up 30 percent of the state’s water storage. A month of storms at the start of 2023 put that above its historical average, at 138 percent by mid-February. However, the more important snowpack measurement happens in April, at the end of the snow season, because snow can start to melt early during a warm winter. Water managers hope it will pile up and stay frozen, so it can melt in the summer, and run off into creeks and streams that feed the state’s water system.

In the last decade, the state started tracking problems with wells, especially in areas that depend heavily on groundwater, like the Central Valley. Some communities get most or all of their water from huge underground lakes that both homes and farms rely on, and those subterranean bodies of water can take a lot longer to fill back up than lakes on the surface.

In the summer of 2022, there were a lot of household wells that literally ran out of water. Even after the big storms a few months later, almost two-thirds of the wells the state uses to measure and monitor groundwater were below their normal level.

It all means the wet start to 2023 got California closer to being out of a drought, but not all the way there. Droughts are difficult to overcome, and even those unprecedented storms left the state needing more rain and more cool temperatures to officially get out of drought status.

Californians are just crossing their fingers, hoping the spring and summer 2023 will not develop a scorching heat like in 2022.

Source : U.S. Drought Monitor.

 

Carte montrant le niveau « modéré »  de sécheresse en Californie à la mi-février 2023 (Source : U.S. Drought Monitor)