Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le Merapi (Indonésie) a connu un nouvel épisode éruptif le 3 mars 2020, avec une colonne de cendre qui est montée à 6 000 – 10 000 mètres de hauteur, selon les médias locaux. L’éruption a également déclenché des coulées pyroclastiques qui ont parcouru jusqu’à 2 kilomètres sur les pentes du volcan. Des retombées de cendre ont été observées jusqu’à 10 km de distance. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge pendant quelques heures. L’aéroport international de Solo City – également connu sous le nom de Surakarta – a été temporairement fermé.

Comme je l’ai écrit précédemment, le volume du dôme sommital du Merapi s’était réduit suite à l’épisode éruptif du 13 février 2020. Il est passé le 407 000m3 le 12 février à 291 000 m3 le lendemain de l’événement.
Il est conseillé aux villageois vivant sur les pentes du Merapi de rester à au moins 3 kilomètres du cratère. Le niveau d’alerte reste inchangé.

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Une brève augmentation de la sismicité a été observée sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande). les 22 et 23 février 2020. L’analyse des signaux révèle que la source de cette sismicité était localisée à 3 km sous le sommet, ce qui est normal pour le Ruapehu. Le tremor a augmenté brièvement le 29 février et le 1er mars, puis a diminué et a maintenant retrouvé des niveaux similaires.
En réaction à l’augmentation de la sismicité la semaine dernière, la température du lac de cratère est passée progressivement de 24 ° C à 30 ° C où elle se situe actuellement. Il a été observé une remontée de sédiments gris et des nappes de soufre jaune ont été observées à la surface du lac la semaine dernière. L’eau du lac déborde par le chenal d’évacuation habituel. Le passage de gaz et de fluides hydrothermaux à travers l’eau du lac montre que la ou les bouches situées au fond du lac fonctionnent normalement. Les émissions de CO2, de SO2 et H2S ont augmenté depuis les dernières mesures effectuées le 7 février 2020, mais les valeurs se situent à l’intérieur des plages mesurées l’année dernière.
Il n’est pas rare d’observer une hausse de la sismicité sur le Ruapehu. Des épisodes similaires d’augmentation de l’activité sismique et des émissions gazeuses ont été observés en mars 2018 et 2019, septembre 2017 et avril 2016. Aucun de ces événements n’a entraîné une augmentation significative de l’activité volcanique.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.
Source: GNS Science.

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Au cours des dernières semaines, l’activité sismique a diminué sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska). Aucune activité éruptive et aucune émission de gaz ou de cendre sommitale n’ont été observées depuis des émissions de vapeur mineures fin février. Étant donné que l’activité a maintenant retrouvé un niveau normal, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Vert et le niveau d’alerte volcanique à Normal.
Source: Alaska Volcano Observatory.

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Le Semeru (Indonésie) est bien actif ces jours-ci, avec des panaches de cendre qui s’élèvent à 200-500 m au-dessus du sommet. Depuis le 26 février 2020, des matériaux incandescents sont éjectés à 10 – 50 m au-dessus du cratère Jonggring-Seloko. Le 2 mars, des coulées de lave descendaient le long du flanc sud. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est prié de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: VSI.

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La lave continue à sortir du cratère principal du Karangetang (Indonésie). Elle a parcouru jusqu’à 1,8 km dans des ravines sur les flancs sud-ouest et ouest du volcan. L’incandescence est visible la nuit au niveau des deux cratères sommitaux. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

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La Garde côtière japonaise a présenté les résultats des mesures InSAR du 17 novembre 2019 au 28 février 2020 montrant la croissance du cône central sur l’île Nishinoshima, ainsi que les changements à la surface de l’île et l’expansion du littoral sous l’effet des coulées de lave. Lors d’un survol effectué le 17 février, on a observé une activité continue au niveau du cône au centre de l’île. Les matériaux éjectés atterrissent près de la base de l’édifice. La lave entre dans la mer sur les côtes N et E en générant des panaches de vapeur. Une décoloration de l’eau de mer a été observée le 4 février dans une zone à 9 km au sud de l’île. La zone d’exclusion marine conserve un rayon d’environ 2,6 km de l’île.
Source: Garde côtière japonaise.

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On observe en moyenne chaque jour 18 explosions de faible à moyenne intensité sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent généralement jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Les 26, 27 et 28 février, des lahars ont dévalé la ravine Huayuray-Pinchollo sur le flanc nord. Les coulées de boue étaient de taille faible à modérée et ont bloqué la route entre Chivay et Cabanaconde. Le niveau d’alerte reste à Orange (le deuxième niveau sur une échelle à quatre couleurs) et le public est invité à rester en dehors d’un rayon de 12 km du cratère.
Source: IGP.

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L’INSIVUMEH indique que l’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec une moyenne de 15 explosions stromboliennes par heure. Elles génèrent des panaches de cendre jusqu’à 4 800 m de hauteur. Des matériaux incandescents  sont également éjectés à environ 300 à 500 m au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones situées jusqu’à 12 km du volcan.

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Juste pour l’anecdote – à mes yeux, c’est un exploit inutile – le funambule américain Nik Wallenda a traversé sur un câble le cratère du Masaya (Nicaragua) le 4 mars 2020. Il lui a fallu environ 30 minutes pour parcourir les 540 mètres. Pour des raisons de sécurité, l’homme portait un harnais et un masque à gaz. Wallenda a dû lutter contre le vent, qui, selon lui, était plus fort que lors de sa performance dans le Grand Canyon. A noter que pendant la mise en scène de ce pseudo événement, l’accès au cratère du Masaya a été interdit aux touristes. Sympa, non ? Le seul intérêt des images est de montrer que le lac de lave est en ce moment très profond au fond du cratère. Au vu du port du masque par le funambule, les gaz n’étaient pas très agressifs! lol
Ceux qui sont intéressés trouveront une vidéo et des photos à cette adresse:
https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Mount Merapi (Indonesia) went through another eruptive episode on March 3rd, 2020, with an ash column that rose up to 6,000 – 10, 000 metres, according to local news media. The eruption also unleashed pyroclastic flows that travelled as far as 2 kilometres down the slopes of the volcano. Ashfall was observed as far as 10 km away. The aviation colour code was raised to Red during a few hours. The international airport in Solo city – also known as Surakarta was temporarily closed.

As I put it before, the volume of Merapi’s summit lava dome decreased after the February 13th eruption which produced a 2-km-tall ash plume. The dome volume the day before the event was estimated at 407 000 m3, and afterward, on February 14th, it was reduced to 291 000 m3.

Villagers living on Mt Merapi’s slopes are advised to stay 3 kilometres from the crater. The alert level remains unchanged.

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A brief increase in seismicity was observed at Ruapehu Volcano (New Zealand). on February 22nd and 23rd, 2020. Analysis reveals that the source area was located 3 km beneath the summit, which is normal for seismic activity at Ruapehu. The volcanic tremor increased briefly on February 29th and March 1st, then declined and has now increased again to similar levels.

In response to last week’s seismic increase, the temperature of Crater Lake has slowly increased from 24 °C and is currently at 30 °C. Upwelling of grey sediment and sulphur slicks on the lake surface were observed last week. The lake water is being mixed and is overflowing through the usual outlet channel. The flow of gases and hydrothermal fluids through the lake show that the underlying vent area is open. The amounts of carbon dioxide (CO2) and sulphur gases (SO2 and H2S) have increased since the last measurements on February 7th, 2020, but the values are within the ranges measured over the past year,

It is not unusual to observe volcanic earthquakes at Ruapehu and similar episodes of increased seismic activity and gas flux were observed during March 2018 and 2019, September 2017 and April 2016. None of these resulted in a sustained increase in volcanic unrest.

The volcanic alert level remains at 1 and the aviation colour code at Green.

Source: GNS Science.

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Over the past several weeks seismic activity has decreased at Pavlof Volcano(Aleutians / Alaska). No eruptive activity or emissions from the summit have been observed since minor steam emissions in late February. Since activity is now at background levels, AVO has decreased the aviation colour code and the alert level to Green and Normal, respectively.

Source: Alaska Volcano Observatory.

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Semeru (Indonesia) is quite active these days, with ash plumes rising 200-500 m above the summit. Beginning on February 26th, 2020, incandescent material was ejected 10-50 m above the Jonggring-Seloko Crater, and by March 2nd, lava flows had travelled along the south flank. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay outside of the 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source: VSI.

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Lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater (Indonesia), travelling as far as 1.8 km down drainages on the SW and W flanks of the volcano. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: VSI.

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The Japan Coast Guard has presented InSAR results from November 17th, 2019 to February 28th, 2020 showing growth of Nishinoshima’s central cone, along with changes to the island’s surface and expansion of the coastline from lava flows. During an overflight performed on February 17th, observers noted continuous activity from the central vent. Ejected material landed near the cone’s base. Lava flowed into the sea at the N and E coasts, causing rising steam plumes. Discoloured water had been seen on February 4th in an area 9 km S of the island. The marine exclusion zone has a radius of about 2.6 km from the island.

Source: Japan Coast Guard.

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A daily average of 18 low- to medium-intensity explosions is recordedat Sabancaya (Peru). Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2 km above the summit. On 26, 27, and 28 February, lahars descended the Huayuray-Pinchollo drainage on the N flank. The lahars were small to moderate in size and blocked the Chivay-Cabanaconde road in the district of Cabanaconde. The alert level remains at Orange (the second highest level on a four-color scale) and the public is asked to stay outside of a 12-km radiusfrom the crater.

Source: IGP.

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INSIVUMEH indicates that eruptive activity continues at Fuego (Guatemala), with an average of 15 strombolian explosions per hour that generate ash plumes up to 4,800 m. Incandescent material is also ejected about 300 to 500 m above the crater. Ashfall has been reported in several areas located as far as12 km from the volcano.

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Just for the anecdote – to my eyes it is a useless feat – Nik Wallenda tightroped above the crater of Masaya Volcano (Nicaragua) on March 4th, 2020. It took him about 30 minutes to perform the 540 – metre walk on the wire.  For safety reasons, the man wore a harness and a gas mask. He had to battle the wind, which he said was worse than during his  walk over the Grand Canyon. It should be noted that during the staging of this pseudo event, access to the Masaya Crater was borbidden to the public. Nice, isn’t it? The only interest of the images is to show that the lava lake is currently very deep at the bottom of the crater. Judging from the way Wallenda is wearing his mask, volcanic gases were not very aggressive! lol
Those who are interested can find a video and photos at this address:

https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Baptême d’un nouveau Piton sur l’Ile de la Réunion

La Cité du Volcan, l’OVPF et le Parc National de La Réunion viennent d’officialiser le nom du nouveau cône volcanique né lors de l’éruption du 10 au 16 février 2020. Ils ont retenu le nom de « Jacques PICARD ». La première éruption de l’année 2020 est arrivée à point nommé pour fêter les 80 ans de Jacques Picard, surnommé le « gardien volcan ». En effet, le volcan s’est manifesté la veille de son anniversaire (80 ans, le 11 février 2020).

On peut lire dans la presse réunionnaise que « Jacques Picard fait partie de ces pionniers du Volcan qui ont contribué à faire connaître ce site très difficile d’accès jusqu’à la construction de la route du volcan en 1968. Responsable du gîte du volcan de 1962 à 2000, cette figure emblématique de la Plaine des Cafres a accueilli, guidé et informé, durant près de 40 ans, des milliers de Réunionnais et de touristes, qu’ils soient simples particuliers, préfets ou personnalités en tout genre, telles que les célèbres volcanologues Haroun Tazieff, Maurice et Katia Krafft.» Les derniers Pitons baptisés par les instances réunionnaises ont pour noms Piton Kala et Pélé, Piton Kei Aki, Piton Timize, Piton Jacob, Piton Lo Rwa Kaf, Piton Anne Mousse, Piton Louise et Henri Cornu, Piton Fréri et Piton Delmond.

Source : Réunion La 1ère

 

Eruption à la Réunion (Crédit photo: C. Holveck)

L’Antarctique vire au rouge ! // Antarctica turns red !

C’est bien connu, la presse se régale de phénomènes spectaculaires, en particulier quand c’est la Nature qui les offre. Ces dernières semaines, la neige a pris une étonnante teinte rouge sur Eagle Island, une petite île au large de la pointe nord-ouest de l’Antarctique. Contrairement à ce que le laisse entendre certains articles, le phénomène affecte une surface très limité et en aucun cas tout le continent.

Cette couleur témoigne de la présence dans la neige d’une algue microscopique, la Chlamydomonas nivalis qui fait en réalité partie de la famille des algues vertes. Elle est capable de résister à des températures extrêmes mais quand elle rougit, c’est qu’elle se défend. Elle produit des caroténoïdes pour se protéger des UV en les absorbant. Plus il y a du soleil, plus il fait chaud et plus cette algue se développe. Comme je l’ai indiqué précédemment, au mois de février, l’Antarctique a vécu un pic de chaleur historique. Le mercure a atteint 18,4°C alors que d’habitude, les températures sont comprises entre –28°C et –3°C dans le nord-ouest du continent.

C’est, bien sûr, une conséquence du réchauffement climatique, mais cette couleur pourpre de la neige accélère également sa fonte. En effet, contrairement au blanc, elle réfléchit moins le soleil. L’albedo, le pouvoir réfléchissant de la neige est donc affaibli et elle fond plus vite. Une étude parue dans la revue Nature en 2016 montre que la prolifération de cette algue au Groenland réduit de 13% le pouvoir réfléchissant de la glace pendant la saison chaude.

L’Antarctique n’a pas l’exclusivité de la Chlamydomonas nivalis. Elle est présente un peu partout dans le monde. Dans les Alpes, elle est surnommée : « algue des neiges » ou « sang des glaciers ». Au 3ème siècle avant J.C., Aristote avait déjà remarqué ce phénomène. En 1818, le capitaine John Ross a trouvé de la neige rose lors de son expédition dans le passage du Nord-Ouest; après avoir d’abord pensé qu’il s’agissait d’une météorite fer-nickel.
Alors que le climat et ses écosystèmes continuent de changer en raison du réchauffemùent climatique anthropique, d’autres proliférations d’algues extrêmes sont apparues dans les océans de la planète. À Tossa de Mar en Espagne, par exemple, l’écume de mer a envahi les plages de la ville côtière après qu’une grosse tempête avec des vents et des vagues violents. Le long de la côte de la Mer de Chine orientale et des îles Matsu de Taïwan, des algues bioluminescentes toxiques, les dinoflagellés, illuminent la surface de l’océan avec une lueur bleu vif. Enfin, une sorte d’algue de couleur rouille, Karenia brevis, fleurit le long de la côte de la Floride et libère une toxine qui cible le système nerveux central des poissons.

Source : France Info, Smithsonian Magazine.

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The press delights in dramatic phenomena, especially when Nature offers them. In recent weeks, the snow has taken on an astonishing red hue on Eagle Island, a small island off Antarctica’s northwest tip. Contrary to what some articles suggest, the phenomenon affects a very limited area and by no means the entire continent.
This colour shows the presence in the snow of a microscopic alga, Chlamydomonas nivalis, which is actually part of the family of green algae. It is able to withstand extreme temperatures but when it gets red, it is because it defends itself. It produces carotenoids to protect against UVs by absorbing them. The more sun there is, the warmer it is and the more this algae develops. As I mentioned earlier, in February Antarctica experienced a historic heat peak with 18.4 ° C while temperatures typically range from –28°C to –3°C in the northwest of the continent.
This is, of course, a consequence of global warming, but this red color of the snow also accelerates its melting. Indeed, it reflects the sun less. The albedo, the reflective power of snow is therefore weakened and it melts faster. A study published in the journal Nature in 2016 showed that the proliferation of this alga in Greenland reduces the reflective power of ice by 13% during the hot season.
Antarctica is not exclusive to Chlamydomonas nivalis. It is present all over the world. In the Alps, it is nicknamed: « snow algae » or « glacier blood ». In the 3rd century BC, Aristotle had already noticed this phenomenon. In 1818, Captain John Ross observed pink snow during his expedition through the Northwest Passage; after first thinking it was an iron-nickel meteorite.
As the climate and its ecosystems continue to change due to anthropogenic global warming, other extreme algal blooms have appeared in the world’s oceans. In Tossa de Mar in Spain, for example, sea foam invaded the beaches of the coastal city after a big storm with strong winds and waves. Along the coast of the East China Sea and the Matsu Islands of Taiwan, toxic bioluminescent algae, the dinoflagellates, light up the ocean surface with a bright blue glow. Finally, a kind of rust-coloured alga, Karenia brevis, blooms along the Florida coast and releases a toxin that targets the central nervous system of fish.
Source: France Info, Smithsonian Magazine.

Source: Ministry of Education and Science of Ukraine

Les glaciers à Ruelle (Charente) le 11 mars !

Je présenterai le mercredi 11 mars 2020 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du changement climatique » dans le cadre de l’Université Populaire de RUELLE (Charente). Elle aura lieu à 20h30 au Centre Culturel. (Entrée libre).

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont souvent la conséquence du changement climatique.
Lors de ses voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer mon dernier ouvrage « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique », avec un CD de 160 photos. Prix de vente : 10 euros.

Photo: C. Grandpey