Si vous aimez l’Islande…

A la fin du mois de juillet 2020, je conseillais à ceux qui, comme moi, aiment l’Islande, la lecture d’un roman intitulé Heimaey par Ian Manook. L’ouvrage a été publié en septembre 2018 aux Editions Albin Michel. Il est également disponible en Livre de Poche.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/07/25/islande-la-peninsule-de-reykjanes-et-un-peu-de-lecture/

Ian Manook a écrit un autre roman, Askja, qui, comme son nom l’indique, attire le lecteur dans les Hautes Terres du nord de l’Islande dominées par la masse imposante du Herðubreið. J’ai dévoré ce polar avec la même voracité que le précédent. Sans perdre le fil de l’enquête, l’auteur nous fait voyager de Vik à Akureyri. Il nous fait traverser les champs de lave ornés de mousses parfois fluorescentes. On pénètre au cœur de la chambre magmatique multicolore du Thrihnukagigur. On côtoie la demeure des elfes, sans oublier les escapades amoureuses avec les femmes islandaises à la peau blanche et aux seins lourds…

Voici le résumé du livre proposé par l’ami Google :

Dans le désert de cendre de l’Askja, au coeur de l’Islande, le corps d’une jeune femme assassinée reste introuvable.
Près de Reykjavik, des traces de sang et une bouteille de vodka brisée au fond d’un cratère, mais là non plus, pas le moindre cadavre. Et dans les deux cas, des suspects à la mémoire défaillante. Ces crimes rappellent à l’inspecteur Kornelius Jakobson, de la police criminelle de Reykjavik, le fiasco judiciaire et policier qui a secoué l’Islande au milieu des années 70 : deux crimes sans cadavres, sans indices matériels, sans témoins, que des présumés coupables finissent par avouer sans pourtant en avoir le moindre souvenir.
Après Heimaey, Ian Manook nous entraîne cette fois au coeur d’une Islande plus brute et plus sauvage, dans les rouages d’une machination politique qui révèle une toute autre facette de cette république exemplaire.

Publié à l’origine aux Editions Albin Michel, l’ouvrage est également disponible en Livre de Poche.

Islande: séisme de M 5,6 et restrictions sanitaires // Iceland: M 5.6 earthquake and COVID-19 restrictions

Le séisme de M 5,6 qui a frappé le sud-ouest de l’Islande le 20 octobre 2020 n’a pas seulement laissé des fissures dans les plafonds des maisons. Une crevasse de 50 mètres de long et 60 centimètres de large s’est ouverte dans les falaises de Krýsuvíkurberg, sur la Péninsule de Reykjanes, à 5-10 km au sud-est de l’épicentre, dans une zone fréquemment visitée par les touristes*. A noter qu’un randonneur a été renversé par la secousse dans la région de l’épicentre et a été blessé à la tête.
Une forte odeur d’huile et de soufre se dégage du lac Grænavatn près de Krýsuvík, et l’activité dans la source chaude d’Engjahver a considérablement augmenté. Grænavatn est un cratère d’explosion, juste au sud du lac Kleifarvatn, de couleur verte en raison du soufre qu’il contient. La source chaude d’Engjahver, en revanche, est généralement bleu clair, en raison de sa bonne alimentation en eau. Dans de nombreux endroits de la péninsule, la secousse a fait rouler des blocs sur les pentes des montagnes.
Un géophysicien islandais confirme que le dernier séisme fait partie d’une série d’événements provoqués par des mouvements de failles à la frontière entre les plaques nord-américaine et eurasienne, le long de la Péninsule de Reykjanes.

La table d’orientation auy sommet de la montagne de Keilir a été déstabilisée par le séisme (Source : Iceland Monitor)

* En ce qui concerne la pandémie de COVID-19, la frontière islandaise reste ouverte aux autres États de l’UE et de l’Espace Schengen, mais l’Islande continue de mettre en œuvre des restrictions de voyage.
Les passagers arrivant en Islande peuvent choisir soit de se soumettre à deux tests de dépistage du COVID-19, séparés par cinq jours de quarantaine jusqu’à ce que les résultats du deuxième test soient connus, soit de ne pas subir de contrôle aux frontières mais de passer 14 jours en quarantaine après arrivée.
Les frais de contrôle à la frontière s’élèvent à 9 000 couronnes islandaises s’ils sont payés à l’avance; si les frais de dépistage sont payés au point d’entrée, ils s’élèvent à 11 000 couronnes. Aucun frais n’est facturé pour le deuxième test de dépistage.
Des restrictions sévères sont imposées pendant la période de quarantaine. Vous ne pourrez pas utiliser les transports en commun, aller en voiture, visiter les attractions touristiques et parcourir de longues distances. Vous ne pourrez pas fréquenter les restaurants, les bars, les gymnases, les piscines, les cinémas, les théâtres, assister à des rassemblements publics ou privés de quelque nature ou taille que ce soit, ni visiter les endroits où il y a foule. Vous ne pourrez pas entrer dans les épiceries, pharmacies ou autres magasins. Des services de livraison de nourriture sont disponibles dans certaines villes, mais pas dans toutes.
Une liste des hébergements susceptibles de recevoir (à leurs frais) les personnes en quarantaine est disponible.
Source: Iceland Monitor

Situation actuelle (en date du 22 octobre 2020) de la COVID-19 en Islande

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The M 5.6 earthquake that hit Southwest Iceland on October 20th, 2020 did not just leave cracks in ceilings. In Krýsuvíkurberg cliffs on the Reykjanes peninsula, located 5-10 km southeast of the epicentre, a 50-metre-long and 60-centimetre-wide crevice has opened in an area frequently visited by tourists*. One hiker in the region of the epidentre was knocked out by the quake and suffers from a head injury.

There is a strong smell of oil and sulfur emitting from Grænavatn lake by Krýsuvík, and activity in the hot spring Engjahver, a short distance from there, has increased considerably. Grænavatn is an explosion crater, just south of Kleifarvatn lake, green in color due to the sulfur it contains. Engjahver hot spring, on the other hand, is usually clear blue, due to inflow of water. In many places in Reykjanes, the quake sent rocks rolling down mountain slopes.

An Icelandic geophysicist confirms that the last earthquake was part of a series of events, caused by movements on the North American and Eurasian plate boundaries, which stretch all along the Reykjanes peninsula.

* As far as the COVID-19 pandemic is concerned, Iceland’s borders remain open to other EU and Schengen states, but the country continues to implement travel restrictions.

Passengers arriving in Iceland may choose either to submit to two screening tests for COVID-19, separated by five days’ quarantine until the results of the second test are known, or else not to undergo border screening but instead to spend 14 days in quarantine after arrival.

The fee for border screening remains unchanged at ISK 9,000 if this is paid in advance ; if the screening fee is paid at the point of entry, it is ISK 11,000. No charge is taken for the second screening test.

Severe restrictions are imposed during the quarantine period. You must not use public transport, you must not go for a drive, you must not visit tourist attractions and drive long distances. You must not visit restaurants, bars, gyms, swimming pools, cinemas, theatres, attend public or private gatherings of any kind or size, or visit any place where crowds are likely. You must not enter grocery stores, pharmacies or other stores . Delivery services are available in some, but not all, towns.

A list of accommodations that receive guests in quarantine is available.

Source: Iceland Monitor.

Ascension du Stromboli : jusqu’à 400 m et uniquement avec des guides alpins et volcanologiques

Comme je l’ai indiqué précédemment, les touristes peuvent de nouveau gravir le Stromboli, mais à deux conditions : 1) ils ne pourront pas monter plus haut que 400 mètres d’altitude et 2) ils devront être accompagnés de guides alpins et volcanologiques. Le maire de Lipari vient de signer une ordonnance dans ce sens. Il a ainsi satisfait les guides locaux qui avaient demandé ces dernières semaines une plus grande sécurité sur le volcan et la possibilité d’une autorégulation

Selon le maire de Lipari, « le choix exclusif de cette catégorie professionnelle est lié à une connaissance plus complète des activités volcaniques, acquise à l’issue d’un cursus spécifique, ce qui leur garantit une évaluation du risque volcanique. » Pour cette raison, la nouvelle ordonnance crée également un «Centre de coordination des excursions» dont le but est de faciliter la mise en place de secours rapides en cas de problème.

Cette réouverture du volcan est une bouffée d’oxygène pour les guides de Stromboli après deux saisons estivales au cours desquelles le volcan est resté fermé aux visiteurs suite aux événements éruptifs de juillet et août 2019.

Afin de mettre en place la nouvelle politique d’accès, les guides expliquent qu’il faut prévoir une nouvelle signalétique, avec en particulier des panneaux comportant des informations détaillées pour la sécurité des visiteurs.
L’ordonnance a provoqué la colère des guides de randonnée et naturalistes qui sont exclus de l’autorisation. Le président de l’AIGAE regrette le refus de concertation des autorités. Selon lui, l’ordonnance est illégale au regard de la réglementation européenne sur la libre concurrence et sur la liberté des professionnels de se déplacer,  d’exercer librement leurs activités et de dynamiser le marché, comme le font les 3 000 membres de l’association depuis plusieurs années.

Source : La Repubblica / Palermo.

Photo : C. Grandpey

Stromboli : excursions guidées autorisées jusqu’à 400 mètres d’altitude // Stromboli: guided excursions allowed up to 400 metres a.s.l.

Dans une note rédigée le 19 juillet 2020, j’indiquais que « l’accès au Stromboli est actuellement restreint et les touristes ne peuvent grimper qu’à 400 m d’altitude avec les guides locaux. » Je tenais cette information d’un ami italien, mais il semblerait que j’aie fait preuve d’un trop grand optimisme. En effet, un article paru dans la Gazzetta del Sud précise que jusqu’à ces derniers jours, l’accès au volcan n’était possible que jusqu’à 290 mètres d’altitude. Cette limite d’accès était motivée par l’activité imprévisible du Stromboli qui est capable de produire de fortes explosions, comme au cours de l’été 2019.

Le journal italien nous apprend que le maire de Lipari a signé le 14 septembre 2020, en concertation avec la Protection Civile et les volcanologues italiens, un décret permettant l’accès jusqu’à une altitude de 400 mètres, avec accompagnement de guides volcanologiques autorisés.
Cette décision est, évidemment, bien accueillie sur l’île de Stromboli et plus généralement dans tout l’archipel éolien car les excursions sur le volcan attirent chaque année des milliers de touristes, dont beaucoup d’étrangers. La crise sanitaire n’a rien arrangé en 2020. Les autorités compétentes font toutefois remarquer que la nouvelle altitude d’accès peut être modulée en fonction de l’activité volcanique. .

Source: Gazzeta del Sud. Tous mes remerciements à mon ami sicilien Santo Scalia de m’avoir transmis l’information.

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In a post written on July 19th, 2020, I indicated that “access to Stromboli is currently restricted and tourists can only climb to an altitude of 400m with the local guides.” I got this information from an Italian friend, but it seems I was overly optimistic. Indeed, an article in the Gazzetta del Sud explains that until recent days, access to the volcano was only possible up to an altitude of 290 metres. This access limit was motivated by the unpredictable activity of Stromboli which is capable of producing strong explosions, as in the summer of 2019.
The Italian newspaper tells us that the mayor of Lipari signed on September 14th, 2020, in consultation with Civil Protection and Italian volcanologists, an ordnance allowing access up to an altitude of 400 metres, with the accompaniement of authorized volcanological guides.
This decision was, of course, wolcomed on the island of Stromboli and more generally in the whole Aeolian archipelago because the excursions on the volcano attract each year thousands of tourists, many of them foreigners. The health crisis did not help in 2020. The competent authorities note, however, that the new access altitude can be modulated according to volcanic activity.

Source: Gazzeta del Sud. Many thanks to my Sicilian friend Santo Scalia for passing the information on to me.

Photo : C. Grandpey