Mort dans une grotte sur le flanc de l’Etna

Etant un peu claustrophobe de nature, je n’ai jamais été vraiment attiré par la spéléologie. Dans le milieu volcanique, je ne me suis jamais vraiment senti à l’aise à l’intérieur des tunnels de lave. J’ai toujours peur qu’un événement imprévu, tel un séisme, fasse s’effondrer leur voûte en me blessant ou en m’emprisonnant à vie sous la surface de la Terre. C’est peut-être ce qui est arrivé à une touriste sur l’île de la Réunion. Disparue dans le brouillard le 26 juillet 2021 au niveau du Piton de Bert, elle n’a jamais été retrouvée et les recherches officielles ont été abandonnées. Seuls quelques bénévoles parcourent inlassablement la zone de l’Enclos qu’elle est susceptible d’avoir visitée.

En lisant la presse sicilienne de ces derniers jours, on apprend que des restes humains datant d’au moins 40 ans ont été retrouvés par une équipe de la Guardia di Finanza de Nicolosi dans une grotte de lave sur les pentes de l’Etna. La découverte a eu lieu lors de l’un des exercices fréquents pratiqués par ces hommes sur le territoire de Zafferana Etnea. C’est le chien de recherche et de sauvetage qui accompagnait la patrouille qui a sonné l’alarme. Le canidé aboyait et montrait des signes évidents d’intérêt à l’adresse d’une anfractuosité, un comportement de signalisation typique en cas de découverte personnes disparues lors de séismes, par exemple. .
Faisant confiance à leur chien, les policiers ont approfondi l’examen de la zone et ils ont découvert au fond d’une anfractuosité difficile d’accès des restes humains, dont les mauvaises conditions montraient que le corps était là depuis longtemps. Ils ont été transportés à la morgue de l’hôpital de Cannizzaro.
Les médecins légistes tentent maintenant de retracer l’identité de l’homme qui est probablement mort entre la fin des années 70 et les années 90, en automne ou en hiver. Il semblerait que l’homme soit entré volontairement dans la cavité et qu’il soit mort de causes non violentes.
Un numéro de téléphone a été diffusé afin de collecter tout signalement de personnes disparues au cours de cette période.

L’article dans son intégralité est à lire à cette adresse.

https://www.lasicilia.it/catania/video/il-giallo-del-cadavere-trovato-in-una-grotta-alle-pendici-dell-etna-era-li-da-almeno-40-anni-1389140/

Grotta dei Lamponi (grotte des framboises) sur le versant nord de l’Etna (Photo: C. Grandpey).

IMPORTANT : Il est recommandé de ne pas pénétrer seul dans un tunnel de lave et d’indiquer à une tierce personne avant de partir en randonnée sur un volcan le plan de parcours et de visite.

Cumbre Vieja: images de l’éruption

Comme je l’ai indiqué précédemment, la presse espagnole diffuse de nombreuses informations et images à propos de l’éruption du Cumbre Vieja à La Palma. C’est ainsi que l’on découvre plusieurs vidéos illustrant l’arrivée de la lave sur la plage de Los Guirres. En voici un exemplaire:

Les webcams fournissent en direct de très bonnes images de l’événement. On voit les blocs de lave de la coulée a’a dégringoler le long de la falaise littorale avant de s’accumuler sur la plage, à quelques dizaines de mètres de la mer.

Capture écran webcam

Personnellement, je préfère l’arrivée en mer des coulées hawaiiennes faites de lave pahoehoe. Leur fluidité est beaucoup plus esthétique que les laves en gratons produites par les volcans stromboliens.

Photo: C. Grandpey

On peut également voir une vidéo qui montre les tunnels de lave par lesquels la lave s’est échappée des flancs du Cumbre Vieja.

Après les éruptions, la visite de ces tunnels est fort intéressante car elle fait découvrir le cheminement souterrain de la matière en fusion. Là encore, je préfère l’intérieur des tunnels que l’on rencontre à Hawaii ou sur l’île de la Réunion. Les voûtes constellées de stalactites de refusion sont d’une grande beauté.

Dans le Tunnel Bleu à la Réunion… (Photo: C. Grandpey, avec mes amitiés à Rudy Laurent)

Voilà pourquoi je ne suis pas allé à La Palma….

Dans les instants qui ont précédé mon intervention sur France 3 Limousin le 30 octobre 2021, Jérôme Piperaud, préposé à la présentation du 12/13, m’a demandé pourquoi je ne me rendais pas à La Palma pour assister à l’éruption. Je lui ai expliqué que ma décision était motivée par plusieurs raisons.

Dès le début de l’événement, j’ai vite compris que la lave vomie par le Cumbre Vieja allait causer de gros dégâts aux zones habitées. En constatant l’ampleur de l’évacuation de la population (plus de 6000 personnes ont dû quitter leur domicile), j’ai également vite compris qu’un périmètre de sécurité serait mis en place, avec interdiction d’accès, afin de protéger les biens des personnes évacuées, et éviter vandalisme et autre pillage. Il faudrait donc que je me contente d’observer l’éruption depuis un belvédère situé à 2 ou 3 km du volcan. Très peu pour moi qui suis habitué à aller sur le terrain volcanique.

Suite à cette évacuation en masse, de nombreux établissements (hôtels et appartements) étaient réquisitionnés pour héberger les victimes de l’éruption et ne ne voulais pas occuper une chambre d’hôtel dans ces circonstances. J’ai considéré que je ne faisais pas partie des priorités d’hébergement.

Il n’était pas question pour moi, non plus, d’essayer de tromper la vigilance de la police espagnole pour essayer de m’approcher ‘en douce’ des coulées de lave. En présentant les travaux que j’ai déjà effectués sur les volcans (voir les résumés sur ce blog), j’aurais peut-être obtenu l’autorisation de pénétrer dans la zone d’exclusion, en sachant que l’approche du cône éruptif était beaucoup trop dangereuse. J’ai effectué une telle démarche avec succès à Hawaii et à Stromboli, mais ma flamme volcanique a perdu de sa vigueur depuis cette époque et je n’ai pas eu le courage de me lancer dans une telle démarche.

Une fois auprès des coulées, je n’aurais pas eu grand-chose à faire, si ce n’est les voir progresser et poursuivre leur travail de destruction. Quant à la prise de vue des maisons en train de se faire détruire par la lave, je laisse ces clichés aux magazines en mal de sensations. Ce genre de voyeurisme morbide ne fait pas partie de mon approche d’une éruption volcanique.

Les scientifiques espagnols ont procédé aux analyses nécessaires et celle des échantillons de lave récoltés à plusieurs kilomètres de la source n’apporte rien en matière de prévision, et donc de prévention.

Tout comme en Islande ces derniers mois, les webcams dirigées vers le Cumbre Vieja ont permis de faire de bonnes observations sans avoir besoin d’être à La Palma. Leurs puissants zooms ont fourni une meilleure vue des fontaines de lave que celle que pouvaient avoir les touristes depuis les différentes terrasses d’observation. De plus, les organismes scientifiques espagnols (IGN, INVOLCAN, Pevolca) n’ont pas été avares d’informations, bien relayées par la presse ibérique.

C’est pour cela que j’ai suivi attentivement le déroulement de cette éruption depuis mon fauteuil…

Quelques captures d’écran des webcams

La lave continue de couler en Islande ! // Lava keeps flowing in Iceland !

L’éruption du Fagradalsfjall est maintenant terminée, mais l’Islande vous offre la possibilité de voir de la lave couler à Icelandic Lava Show, avec une nouvelle exposition qui ouvrira à Reykjavik avant l’été 2022.
La nouvelle exposition sera située à Grandi et sera différente de celle qui est présentée à Vik.
À Vík, l’accent est principalement mis sur le Katla, l’un des systèmes volcaniques les plus dangereux au monde, et on explique aux visiteurs comment vivent les habitants sous cette menace constante.
À Reykjavík, l’accent sera mis sur le volcanisme islandais en général, en insistant sur les dangers autour de la capitale.

L’Icelandic Lava Show a été inauguré en 2018 à Vík. Le spectacle présenté dans la salle d’exposition recrée une éruption volcanique semblable à celles de l’Eyjafjallajökull et du Katla. La lave chauffée à 1100°C se met à couler devant les visiteurs et finit sa course sur de la glace. C’est une bataille épique entre les éléments et une occasion unique de s’approcher de la lave incandescente, de la voir couler, de l’entendre grésiller et de ressentir la chaleur intense qui s’en dégage. C’est le seul endroit au monde où les gens peuvent s’approcher en toute sécurité de coulées de lave actives.

Vous trouverez plus d’informations sur ce site : https://icelandiclavashow.com/

Tarifs d’entrée :
Adultes : 5 900 ISK (environ 40 euros)
Enfants : 3 500 ISK – environ 23 euros (2 – 12 ans)

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The eruption of Fagradalsfjall is now over, but Iceland offers you the opportunity to see lava flowing at the Icelandic Lava Show with a new exhibition due to open in Reykjavik before the summer 2022.

The new exhibition will be located in Grandi and will be different from the existing one in Vik..

In Vík, the focus will mainly revolve around Katla, one of the most dangerous volcanic systems in the world, and visitors are told in detail what it’s like for the locals to live under this constant threat.

In Reykjavík, however, the focus will be in Icelandic volcanism in general, with special emphasis on the dangers around the capital area.

The Icelandic Lava Show was first opened in 2018 in Vík. The show recreates a volcanic eruption similar to what Eyjafjallajökull and Katla volcano are famous for by melting lava up to 1100°C and displaying it to the visitors into the showroom and over ice. It is an epic battle between the elements and a unique opportunity to get close to red-hot lava, see it flowing, hear it sizzling, and feel the intense heat that radiates from it. It is the only place in the world where people can safely experience hot lava flow at close quarters.

More information on this website : https://icelandiclavashow.com/

Admission prices :

Adults: 5,900 ISK (environ 40 euros)
Children: 3,500 ISK – environ 23 euros (2 – 12 years)

Photo: C. Grandpey