Quelles mesures pour empêcher que Reynisfjara tue à nouveau? // What measures to prevent Reynisfjara from killing again?

Suite au décès survenu sur la plage de Reynisfjara (Islande) le 10 juin 2022 (voir mon article du 13 juin), le cinquième de ce type au cours des sept dernières années, une réunion a été organisée pour discuter de l’opportunité de fermer Reynisfjara complètement, partiellement ou de mettre en place une autre mesure.
La ministre du Tourisme a déclaré que cette situation ne pouvait plus durer, et cette remarque ne s’applique pas seulement à Reynisfjara, mais aussi à d’autres endroits en Islande qui, bien qu’ils soient d’une grande beauté, peuvent s’avérer dangereux pour les non-initiés.
La ministre a suggéré de fermer temporairement Reynisfjara. Elle a ajouté : « Personne ne parle de fermer complètement Reynisfjara. Juste pendant les périodes où les marées peuvent s’avérer mortelles. Nous agirons bien sûr en coopération avec les propriétaires fonciers et l’industrie du tourisme.
Bien que la plupart des guides disent aux touristes d’éviter de s’approcher des vagues, tout le monde n’écoute pas et rappeler aux gens que cette zone est dangereuse n’est pas toujours chose aisée. L’un des guides a déclaré: « Après le dernier gros incident, nous avons crié aux gens de s’éloigner de l’océan. Certaines personnes nous ont écouté, mais il y en a d’autres qui sont venues vers nous et ont dit : « Qui êtes-vous, la police ? » Ils nous ont insultés et nous ont dit d’aller nous faire foutre.
Ce guide touristique n’est pas en faveur de la fermeture complète de Reynisfjara. Il pense que la surveillance devrait être assurée par « des spécialistes formés à la gestion de grands groupes de personnes se trouvant dans une situation potentiellement dangereuse. Des personnes ayant le pouvoir d’agir ». Il pense qu’il pourrait y avoir deux personnes à tout moment de la journée, en particulier quand il ne fait pas nuit.
Pour le moment, les autorités islandaises n’ont pas envisagé officiellement la mise en place de services de sécurité à Reynisfjara, mais les pourparlers entre l’État, les propriétaires terriens et l’industrie du tourisme sont toujours en cours.
Source : Reykjavik Grapevine.

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Following the death at Reynisfjara beach (Iceland) on June 10th, 2022 (see my post of June 13th), the fifth such death in the past seven years, discussion has renewed over whether to close Reynisfjara completely, partially, or try another strategy.

The Minister of Tourism said this situation could not be accepted for much longer, and this does not only apply to Reynisfjara but to other locations in Iceland that, while certainly beautiful, can prove dangerous for the uninitiated.

The Minister suggested to close Reynisfjara temporarily. She added : “No one is talking about closing Reynisfjara completely. Just when the tides are at such a point that they can prove deadly. But we will of course do this in cooperation with the landowners and the tourism industry.”

A tour guide said that while he and most other tour guides tell tourists to avoid the waterline, not everyone listens, and trying to call people back from the waterline is not always effective. He said: “After the last big incident, we’d be down there, screaming at people to get away from the ocean. Some people listen to us, but then there’s some people who will confront us and say ‘What are you, police?’ They’ll be swearing at us, telling us to f*ck off and all this.”

This tour guide does not believe Reynisfjara should be closed altogether. He thinks there should be « specialists trained in how to manage large groups of people coming into a potentially dangerous situation. People with the authority to act. » He thinks there might be two people at any one time throughout the day, particularly through the hours of daylight.

For the time being, increasing the human security presence at Reynisfjara has not entered the discussion on any official level, but talks between the state, the landowners and the tourism industry are still ongoing.

Source: Reykjavik Grapevine.

Photos: C. Grandpey

Dernières nouvelles de Yellowstone // Latest news from Yellowstone

Créé en 1872 alors que les États-Unis se remettaient de la Guerre de Sécession, Yellowstone fut le premier parc national américain. Il abrite des geysers, des sources chaudes, des chutes d’eau et une très abondante faune. Aujourd’hui, Yellowstone fait face à son plus grand défi depuis des décennies.
Comme je l’ai déjà écrit, les inondations provoquées par les crues de plusieurs rivières ont détruit de nombreux ponts, emporté des kilomètres de routes et provoqué la fermeture du Parc à l’approche de la haute saison touristique. Yellowstone s’apprêtait à célébrer son 150ème anniversaire. Les localités proches du Parc ont été inondées et des centaines de maisons ont été envahies par l’eau de la rivière Yellowstone et de ses affluents.
L’ampleur des dégâts est en cours d’évaluation par les responsables de Yellowstone, mais sur la base d’autres catastrophes qui ont affecté des parcs nationaux, la reconstruction pourrait prendre des années et coûter plus d’un milliard de dollars. De plus, on se trouve dans un contexte de paysage écologiquement sensible où la période de travaux ne s’étend que du dégel au printemps jusqu’aux premières chutes de neige à l’automne.
D’après les responsables du parc, les dégâts les plus importants semblent concerner les routes, en particulier celle reliant l’entrée nord du parc à Gardiner (Montana) aux bureaux du Parc à Mammoth Hot Springs. Il est probable que des centaines de passerelles sur les sentiers ont été endommagées ou détruites.
Recréer une empreinte humaine dans un parc national est toujours une opération délicate, d’autant plus que le réchauffement climatique accélère la fréquence des catastrophes naturelles. Les incendies de forêt sont de plus en plus violents, dont un l’année dernière qui a détruit des ponts, des cabanes et d’autres infrastructures dans le Parc national du Lassen en Californie.

Sommet du Lassen Peak

Les inondations ont déjà causé d’importants dégâts dans d’autres parcs et menacent pratiquement tous les parcs nationaux. Le Parc national du mont Rainier a fermé pendant six mois après les pires inondations de son histoire en 2006.

 

La vallée de Yosemite, dans le parc national du même nom, a été inondée à plusieurs reprises, mais a subi ses pires dégâts il y a 25 ans lorsque de fortes pluies se sont abattues sur un important manteau neigeux, un scénario semblable à ce qui s’est passé à Yellowstone. Cet événement a provoqué la fermeture du parc pendant plus de deux mois.

 

Il est difficile de dire si Yellowstone sera confronté à une situation analogue, même si la reconstruction de la route qui passe près des Mammoth Hot Springs, où l’eau bouillante s’écoule sur une série de terrasses en travertin, présente un défi. Outre le contexte géologique proprement dite, des microbes et des insectes se développent dans un environnement que l’on ne trouve presque nulle part ailleurs. Par ailleurs, le Parc devra éviter d’endommager les artefacts archéologiques ou culturels de la région qui possède une riche histoire amérindienne.

La campagne de réparation de Yellowstone survient au moment où un nombre de plus en plus important de touristes est impatient de visiter les parcs nationaux américains. L’arriéré de leur budget d’entretien atteint des dizaines de milliards de dollars. Le Parc de Yellowstone devait recevoir de l’argent par l’intermédiaire du Great American Outdoors Act. Il s’agit d’une une loi adoptée par le Congrès en 2020 qui autorise le déblocage de près de 3 milliards de dollars pour l’entretien et d’autres projets sur les terres publiques. Yellowstone n’a toujours rien reçu et a maintenant besoin d’une rallonge pour faire face aux réparations les plus urgentes estimées à au moins 1 milliard de dollars.
La moitié sud du parc devrait rouvrir bientôt, ce qui permettra aux visiteurs de venir admirer le Vieux Fidèle, le Grand Prismatic et le Grand Canyon de Yellowstone et sa majestueuse chute d’eau.

 

Toutefois, la partie nord du Parc qui a le plus souffert des inondations pourrait ne pas rouvrir cette année,. Les touristes ne pourront donc pas voir Tower Fall ni Lamar Valley, l’un des meilleurs endroits pour voir des loups et des grizzlis.

 

La réouverture de certaines de ces zones dépendra de la rapidité avec laquelle les routes emportées pourront être réparées, les arbres abattus pourront être enlevés et les glissements de terrain pourront être dégagés. L’entretien des quelque 750 kilomètres de chaussée dans l’ensemble du Parc demande beaucoup de travail. Un responsable du parc a déclaré: « Je pense qu’il faudra probablement plusieurs années avant que le parc retrouve son aspect normal. »
Source : Yahoo Actualités.

Toutes les photos sont de C. Grandpey

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Dernières nouvelles: Le Parc national de Yellowstone rouvrira partiellement à 8 heures du matin le 22 juin 2022. Les services du Parc viennent d’annoncer que les visiteurs seront autorisés à parcourir uniquement la boucle sud du Parc dans le cadre d’un système de plaques d’immatriculation temporaire prévu pour gérer les foules. Les véhiculesavec des plaques paires et les groupes de motards seront autorisés les jours pairs et ceux avec des plaques impaires ou des plaques personnalisées (vanity plates) les jours impairs.
Les véhicules d’agences de voyage et les visiteurs avec une preuve de réservation pour la nuit dans les hôtels, les terrains de camping ou dans l’arrière-pays seront autorisés quel que soit leur numéro de plaque.
La boucle sud est accessible depuis les entrées sud, est et ouest du Parc. La boucle nord est fermée sine die.
Source : Service des parcs nationaux.

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Created in 1872 as the United States was recovering from the Civil War, Yellowstone was the first American National Park. Now, the home to geysers, hot springs, waterfalls and some of the country’s most plentiful and diverse wildlife. Today, Yellowstone is facing its biggest challenge in decades.

As I put it before, floodwaters wiped out numerous bridges, washed out kilometers of roads and closed the park as it approached peak tourist season during its 150th anniversary celebration. Nearby communities were swamped and hundreds of homes were flooded as the Yellowstone River and its tributaries raged.

The scope of the damage is still being tallied by Yellowstone officials, but based on other national park disasters, it could take years and cost upwards of $1 billion to rebuild in an environmentally sensitive landscape where construction season only runs from the spring thaw until the first snowfall.

Based on what park officials have revealed, the greatest damage seemed to be to roads, particularly on the highway connecting the park’s north entrance in Gardiner, Montana, to the park’s offices in Mammoth Hot Springs. Perhaps hundreds of footbridges on trails may have been damaged or destroyed.

Re-establishing a human imprint in a national park is always a delicate operation, especially as a changing climate makes natural disasters more likely. Increasingly intense wildfires are occurring, including one last year that destroyed bridges, cabins and other infrastructure in Lassen Volcanic National Park in California. Flooding has already done extensive damage in other parks and is a threat to virtually all the national parks. Mount Rainier National Park closed for six months after the worst flooding in its history in 2006. Yosemite Valley in Yosemite National Park has flooded several times, but suffered its worst damage 25 years ago when heavy downpours on top of a large snowpack – a scenario similar to the Yellowstone flood – caused the closure of the park for more than two months.

It’s not clear if Yellowstone would face the same obstacles, though reconstructing the road that runs near Mammoth Hot Springs, where steaming water bubbles up over a series of stone terraces, presents a challenge. Along with the formation itself, there are also microbes and insects that thrive in the environment found almost nowhere else. And the park will need to avoid damaging any archaeological or cultural artifacts in the area with a rich Native American history.

Yellowstone’s recovery comes as a rapidly growing number of people line up to visit the country’s national parks, even as a backlog of deferred maintenance budget grows into tens of billions of dollars. The park was already due for funding from the Great American Outdoors Act, a 2020 law passed by Congress that authorizes nearly $3 billion for maintenance and other projects on public lands. Now it will need another infusion of money for more pressing repairs estimated at least $1 billion.

The southern half of the park is expected to reopen soon, allowing visitors to flock to Old Faithful, the Grand Prismatic Spring, and the Grand Canyon of the Yellowstone and its majestic waterfall.

But the flood-damaged northern end may not reopen this year, depriving visitors from seeing Tower Fall and Lamar Valley, one of the best places in the world to see wolves and grizzly bears.

Whether some of these areas are reopened will depend on how quickly washed-out roads can be repaired, downed trees can be removed and mudslides cleared.

Maintaining the approximately 750 kilometers of roadway throughout the park is a major job. A Park official said: “I think it’ll probably be several years before the park is totally back to normal. »

Source: Yahoo News.

Photos : C. Grandpey

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Latest news : Yellowstone National Park will partially reopen at 8 a.m. on June 22nd, 2022. The Park Service has just announced that visitors will be allowed on the Park’s southern loop under a temporary license plate system designed to manage the crowds: Those with even-numbered plates and motorcycle groups will be allowed on even-numbered days, and those with odd-numbered or vanity plates on odd-numbered days.

Commercial tours and visitors with proof of overnight reservations at hotels, campgrounds or in the backcountry will be allowed in whatever their plate number.

The southern loop can be accessed from the Park’s south, east and west entrances.

Source: National Park Service.

Opération de sauvetage sur le Vatnajökull (Islande) // Rescue operation on Vatnajökull (Iceland)

Avec une superficie de 7 900 km2, le Vatnajökull (Islande) est la deuxième plus grande calotte glaciaire d’Europe après celle de l’île Severny de Novaya Zemlya en Russie. Le glacier est très populaire auprès des touristes et plusieurs agences y organisent des excursions. En particulier, les voyageurs espèrent pouvoir visiter les grottes creusées dans le glacier par l’activité hydrothermale de cette terre volcanique.
Cependant, randonner sur un immense glacier comme le Vatnajökull n’est pas tâche facile et la compagnie d’un guide local est fortement recommandée. Il existe de nombreux exemples d’accidents mortels sur le glacier. En novembre 2011, un touriste suédois de 25 ans est mort de froid. Son corps a été retrouvé dans une crevasse du Sólheimajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. En février 2014, un touriste allemand aq laissé la vie sur leVatnajokull alors qu’il explorait une grotte de glace avec un guide professionnel. En janvier 2018, un touriste français de 27 ans est tombé et s’est blessé en escaladant l’Öræfajökull; il est mort d’hypothermie.
Plus récemment, le 17 juin 2022, quatorze randonneurs polonais et deux guides islandais ont eu plus de chance et ont pu être secourus sur le mont Hvannadalshnjúkur, le point le plus haut du glacier Öræfajökull. L’opération de sauvetage, qui a duré près de 24 heures, a été l’une des plus importantes jamais entreprises ces dernières années. La température était proche de zéro, il pleuvait et il neigeait. Les conditions n’étaient donc pas bonnes et la visibilité était pratiquement nulle. Les sauveteurs ont déclaré que la situation était quasiment «critique» lorsque le groupe a été retrouvé. Ils pensent que les voyageurs n’auraient pas pu résister beaucoup plus longtemps. « La situation aurait pu être bien pire. »
Source : Revue islandaise.

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With an area of 7,900 km2,Vatnajökull in Iceland is the second largest ice cap in Europe after the Severny Island ice cap of Novaya Zemlya in Russia. The glacier is very popular among tourists and several agencies organise trips to the glacier. In particular, travellers look forward ti visiting ice caves dug in the glacier by hydrothermal activity.

However, visiting a huge glacier like Vatnajökull is not an esay task and the company of a local guide is highly recommended. there are examples of deadly accidents on the glacier. In November 2011, a 25-year-old Swedish tourist died from exposure. His body was found in a narrow crevasse of Sólheimajökull, a glacial tongue of Mýrdalsjökull. In February 2014, a German tourist fell to his death in Vatnajokull glacier while exploring an ice cave with a professional guide. In January 2018, a 27 year old French tourist fell and got injured while climbing Öræfajökull and died of hypothermia.
More recently, on June 17th, 2022, fourteen Polish hikers and two Icelandic tour guides were more fortunate and could be rescue from Mt. Hvannadalshnjúkur, the highest peak of the Öræfajökull volcanic glacier. The operation, which took almost 24 hours, was one of the most extensive rescue missions to have been undertaken in recent history. The temperature was just around freezing, it was raining, sleeting, snowing. So the conditions weren’t good and the visibility was basically nill. The rescuers said the situation was verging on “critical” when the group was first found. They don’t think the travellers could have stayed there much longer. « It could have been much worse.”

Source: Iceland Review.

Photos: C. Grandpey

Plage de Reynisfjara (Islande) : un mort de plus // Reynisfjara Beach (Iceland) : One more dead

Un touriste est décédé le 10 juin 2022 après avoir été emporté par une déferlante sur la plage de Reynisfjara, dans le sud de l’Islande. L’homme, un octogénaire canadien, est resté dans l’océan pendant environ une heure avant de pouvoir être secouru et il était mort au moment où l’hélicoptère de la Garde côtière a pu l’atteindre. La victime faisait partie d’un groupe de touristes plus important en compagnie de sa femme qui a également été surprise par la même vague. Le guide a pu attraper la femme et la traîner en lieu sûr, mais son mari n’a pas eu cette chance. Les conditions en mer étaient dangereuses, avec des vents très violents qui ont empêché l’hélicoptère des garde-côtes d’atteindre l’homme pendant une heure.
Le 11 juin, un groupe de touristes étrangers, dont une famille allemande, a été emporté par une déferlante là où le couple canadien a été surpris. Personne n’a été grièvement blessé, mais il semble que le groupe pensait qu’il pourrait atteindre la berge s’il était pris par les vagues.
Ces accidents ne sont pas vraiment une surprise quand on voit le comportement des gens sur la plage de Reynisfjara. Les guides locaux disent qu’ils voient fréquemment des gens se mettre en danger, et même courir dans les vagues avec de jeunes enfants.
Il y a eu de nombreuses noyades à Reynisfjara ces dernières années. Des visiteurs, généralement des touristes étrangers, ont été emportés dans l’océan par de puissantes vagues. En mai, un touriste espagnol a failli se noyer après être entré dans les vagues pour se faire prendre en photo. En novembre dernier, une jeune femme chinoise n’a pas eu cette chance et est morte. Entre 2007 et 2019, trois personnes se sont noyées sur cette plage.
Des mesures de sécurité ont été prises par le gouvernement islandais. Une partie de la plage a été fermée, mais de nombreux visiteurs ne tiennent pas compte de la fermeture. Une grande partie de la plage reste ouverte, avec des panneaux de sécurité bien visibles et des explications en plusieurs langues sur le danger posé par les déferlantes.
Source : médias d’information islandais.

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A tourist died on June 10th, 2022 after being swept out to sea by a wave at Reynisfjara beach in South Iceland, The man, a Canadian, who was in his eighties, was in the ocean for about an hour before he could be rescued and was dead by the time the Coast Guard helicopter was able to reach him. The victim was part of a larger tour group with his wife, who was also caught by the same wave. The tour guide was able to grab the woman and drag her to safety, but her husband was not so lucky. Conditions at sea were quite dangerous, with very high winds that prevented the Coast Guard helicopter from reaching the man for an hour.

Only a day later, a group of foreign tourists, including a family from Germany, were swept up in a wave in the same spot where the Canadian couple was caught. No one was seriously injured, but apparently, the group believed they could swim back to land if they were caught by the waves.

These accidents do not really come as surprise. local guides say they frequently see people putting themselves in harm’s way on the shore at Reynisfjara, even running into the waves with small children.

There have been many drownings at Reynisfjara over the years when visitors, generally foreign tourists, are swept into the ocean by powerful “sneaker waves.” In May, a Spanish tourist nearly drowned after intentionally wading into the surf to have photos taken. Last November, a young Chinese woman was not so lucky. Between 2007 and 2019, three people drowned at the popular beach.

Safety measures have been taken by the Icelandic government. A part of the beach has been closed, although many visitors ignore the closure. Much of the beach remains open, although with prominent warnings and explanations of the very real danger posed by the sneaker waves are posted in several languages.

Source: Icelandic news media.

Photos: C. Grandpey