Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): L’éruption au mois d’octobre // The eruption in October

L’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) vient de publier son bulletin mensuel pour le mois d’octobre. L’essentiel est, bien sûr, consacré à la dernière éruption. Vous trouverez le bulletin mensuel complet à cette adresse:
http://www.ipgp.fr/sites/default/files/ovpf_20181102_bullmensu_en.pdf

Comme je l’ai écrit précédemment, l’éruption du Piton de la Fournaise s’est terminée le 1er novembre 2018 à 04h00 (heure locale), après un total de 47 jours d’activité. L’activité de surface est restée faible en octobre, et la lave a principalement circulé en tunnel. Seuls de rares coulées éphémères ont été observés, alors que le sommet de l’évent éruptif se fermait progressivement
Les débits estimés à partir des données satellitaires ont varié entre 1 et 6 mètres cubes par seconde pour tout le mois d’octobre. Cependant, étant donné que l’activité de surface était dominée par une circulation de la lave en tunnel, ces valeurs sont probablement sous-estimées. En raison de cette incertitude, le volume total de la lave émis a été estimé à 9-18 millions de mètres cubes entre le 15 septembre et le 17 octobre 2018. Après une progression rapide des coulées entre le 30 septembre et le 6 octobre, l’étendue du champ de lave n’a pas beaucoup évolué pendant le reste du mois d’octobre
Au cours de la seconde quinzaine d’octobre, les émissions de SO2 provenant au niveau de la bouche éruptive sont restées faibles (proches ou inférieures au seuil de détection.)
L’inflation de l’édifice volcanique s’est poursuivie pendant tout le mois d’octobre. La source responsable de cette inflation était située à une profondeur de 1 à 1,5 km en dessous des cratères sommitaux (Bory et Dolomieu) et reflétait une mise sous pression du réservoir magmatique peu profond, en réaction à une recharge de magma en profondeur. Cette alimentation plus profonde est responsable de la poursuite de l’éruption, avec 47 jours d’activité.
Source: OVPF.

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OVPF has just released its monthly bulletin for October 2018. Most of it is, of couse, dedicated to the latest eruption of Piton de la Fournaise. You will find the complete monthly bulletin at this address:

http://www.ipgp.fr/sites/default/files/ovpf_20181102_bullmensu_en.pdf

As I put it before, the eruption of Piton de la Fournaise came to an end on November 1st, 2018 at 04h00 (local time), after a total of 47 days of activity. The surface activity was very weak in October, with most of the emitted lava travelling through lava tubes. Only rare lava flow outbreaks were observed, while the top of the eruptive vent was gradually closing.

Discharge rates estimated from satellite data ranged from 1 to 6 cubic metres per second over the entire month of October. However, because the eruptive activity at the surface was predominated by lava tube activity, these values may well be underestimated. Due to this uncertainty, the total volume of erupted lava was estimated to 9-18 million cubic metres between September 15th and October 17th, 2018. After a rapid advancement of thelava flow front between September 30th and October 6th, the extension of the lava flow did not change much during the rest of the month of October

During the second half of October, SO2 fluxes from the eruptive vent remained low (near or below the detection threshold.)

Edifice inflation continued throughout the month of October. The pressure source responsible for this inflation was located at a depth of 1-1.5 km below the summit craters (Bory and Dolomieu), reflecting a pressurization of the shallow magma reservoir in response to magma recharge from depth. This deeper feeding is responsible for the continuation of the eruption after a total of 47 days of  activity.

Source: OVPF.

Vue du site éruptif (Crédit photo: T. Sluys)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Fin de l’éruption ! // The eruption is over !

Après avoir débuté en fanfare le 15 septembre 2018 à 4h25 (heure locale), l’éruption du Piton de la Fournaise vient de se terminer le 1er novembre 2018 à 4 heures (heure locale) dans une quasi indifférence générale. Il est vrai que ce fut une éruption relativement modeste et que le volcan nous a habitués à des spectacles de plus grande envergure. Le dernier a pourtant permis à certains de réaliser de très beaux clichés. Ce n’est pas forcément quand les éruptions sont les plus spectaculaires que l’on fait les meilleures photos.

Cela fait plusieurs semaines que l’OVPF fait état d’une reprise d’une inflation qui « témoigne de la mise en pression d’une source localisée sous les cratères sommitaux (Bory-Dolomieu) à 1-1,5 km de profondeur, liée à la réalimentation du réservoir superficiel par du magma plus profond. » Il se pourrait donc que le Piton reprenne du service dans peu de temps…

Source : OVPF.

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After having started with a flourish on September 15th, 2018 at 4:25 am (local time), the eruption of Piton de la Fournaise just ended on November 1st, 2018 at 4 am (local time) in a quasi general indifference. It is true that it was a relatively modest eruption and that the volcano has accustomed us to larger scale shows. The last one nevertheless allowed some visitors to take very nice photos. It is not necessarily when the eruptions are the most spectacular that one makes the best photos.
It has been several weeks since OVPF has reported a resumption of inflation which « testifies to the pressurization of a source located under the summit craters (Bory-Dolomieu) at a depth of 1-1.5 km, related to the recharge of the shallow reservoir by deeper magma. A new eruption might occur in the short or medium term…
Source: OVPF.

Photo: Christian Holveck

Volcans du monde // Volcanoes around the world

L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) débutée le 15 septembre 2018 se poursuit. L’intensité du tremor éruptif montre des valeurs très faibles. L’activité de surface est toujours extrêmement faible elle aussi. Aucune résurgence n’a été détectée au cours des derniers jours et seul un panache de gaz reste visible au niveau de l’évent éruptif. La lave s’écoule uniquement en tunnels.

Source : OVPF.

Un nouvel épisode éruptif a été observé à Ambae (Vanuatu) dans la soirée du 30 octobre 2018 (heure locale). Les explosions étaient accompagnées de panaches de cendre montant jusqu’à 4 ou 5 km au-dessus du cratère.
Les zones sous le vent ont connu des retombées de cendre modérées. Il est fait état de grondements du volcan et d’une odeur de gaz volcaniques.
Le niveau d’alerte reste à 2. Les visiteurs et la population locale sont priés de rester à 2 km de la bouche éruptive.

Source : Geohazards.

L’Anak Krakatau (Indonésie) reste bien actif ces jours-ci. On peut voir sur les réseaux sociaux une vidéo amateur montrant des éclairs au sein des panaches de cendre et de matériaux incandescents émis par le volcan. Le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 4 ; il est rappelé aux touristes et à la population de ne pas s’approcher à moins de 2 km du cratère.

https://video.foxnews.com/v/5855394224001/?#sp=show-clips

Entre le 19 et le 25 octobre 2018, le dôme dans la cratère du Merapi (Indonésie) s’est accru à raison de 6100 mètres cubes par jour, avec peu de variations par rapport à la semain précédente. Le 21 octobre, son volume, estimé depuis la partie SE du volcan, atteignait 219 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte est maintenu à 2, sur une échelle de 4.

Source : VSI.

L’éruption du Sabancaya (Pérou) se poursuit de manière relativement stable, avec une moyenne de 30 explosions par jour. Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent jusqu’à 3,4 km au-dessus du cratère. Le 27 octobre 2018, les émissions de SO2 atteignaient 2 671 tonnes par jour. Il est demandé au public de ne pas s’approcher du cratère dans un rayon de 12 km.
Source: INGEMMET, IGP.

Un nouvel épisode éruptif a débuté sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska) le 25 octobre 2018, en se référant à des données sismiques. Un fort épisode de tremor a duré une vingtaine de minutes et a été suivi de 40 minutes séquences plus faibles. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.
Le réseau sismique a également détecté de petites explosions dans la soirée du 26 octobre et le 27 octobre au matin.
Source: AVO.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) that started on September 15th, 2018 is continuing. The intensity of the eruptive tremor is showing very low values. Surface activity is very weak as well. No outbreak has been detected as lava is flowing in tunnels. A gas plume can be seen at the eruptive vent.

Source: OVPF.

A new eruptive episode was observed at Ambae volcano (Vanuatu) in the evening of October 30th, 2018 (local time). The explosions were accompanied by ash plumes up to 4 – 5 km above the crater.

Downwind areas experienced moderate ashfall. There were reports of rumbling from the volcano and smell of volcanic gases.

The alert level remains at 2. Visitors and local residents are asked to remain at 2 km around the eruptive vent.

Source: Geohazards.

Anak Krakatau (Indonesia) is quite active these days. One can see on the social network a video showing flashes of lightning among the ash clouds and the ejection of incandescent material.spewed by the volcano. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4); residents and visitors are warned not to approach within 2 km of the crater. .

https://video.foxnews.com/v/5855394224001/?#sp=show-clips

Between October 19th and 25th, 2018, the lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) grew slowly at a rate of 6,100 cubic metres per day, similar to the previous week. By October 21st, the volume of the dome, based on photos from the SE sector, was an estimated 219,000 cubic metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source : VSI.

The eruption of Sabancaya (Peru) is going on in a fairly stable way, with an average of  30 explosions per day. Gas-and-ash plumes rise as high as 3.4 km above the crater rim. On 27 October, 2018, the SO2 emissions reached 2,671 tons per day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Source: INGEMMET, IGP.

A new eruptive episode started at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) on October 25th, 2218 based on seismic data. Strong volcanic tremor lasted about 20 minutes and was followed by 40 minutes of weak tremor pulses. The aviation colour code was raised to Orange and the volcano alert level to Watch.
Small explosions were also detected by the seismic network in the evening of October 26th and in the morning of October 27th.

Source: AVO.

Le tremor traduit la lente agonie de l’éruption du Piton de la Fournaise (Source: OVPF)

Quelques réflexions sur la dernière éruption du Kilauea (Hawaii) // A few thoughts about Kilauea’s last eruption (Hawaii)

C’est un comportement bien connu chez les Américains: ils ont souvent tendance à dire qu’ils sont les meilleurs et les plus forts! Ils adorent aussi utiliser les superlatifs. Ce qui se passe dans leur pays ne se produit nulle part ailleurs. C’est un état d’esprit que l’on retrouve dans le dernier « Volcano Watch » publié par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO. Selon l’Observatoire, la dernière éruption du Kilauea « marque un tournant décisif pour la volcanologie, non seulement à Hawaii, mais également dans le monde entier ».
L’article nous rappelle que des effondrements sommitaux comme celui qui a profondément remodelé la caldeira du Kilauea sont relativement rares. Sur le Kilauea, ce fut le plus important effondrement sommital depuis au moins l’année 1800, avec les explosions les plus fortes jamais enregistrées depuis 1924. Seuls trois événements comparables se sont produits sur les volcans basaltiques dans le monde au cours des 50 dernières années: au Piton de la Fournaise (Île de la Réunion). ), sur le Miyakejima (Japon) et sur le Fernandina (Galapagos). Des événements explosifs bien plus puissants se sont produits dans le passé sur le Kilauea, mais pas depuis 1790.
D’autres facettes de l’activité du Kilauea en 2018 sont sorties de l’ordinaire:
– Le séisme de M 6,9 qui a frappé le flanc sud du Kilauea le 4 mai 2018 fut le plus important enregistré à Hawaï depuis 1975.
– Les émissions de SO2 au cours de la phase principale de l’éruption dans la Lower East Rift Zone, avec au moins 50 000 tonnes par jour, n’avaient encore jamais été mesurées à un tel niveau sur le Kilauea.
– Le volume de lave émis par la Fracture n° 8 fut également inhabituellement élevé pour le Kilauea ; il fut environ trois fois plus élevé que lors des éruptions de la Lower East Rift Zone en 1955 et 1960.
De tels événements extraordinaires donnent aux scientifiques l’occasion d’étudier attentivement le comportement du Kilauea, de remettre en question des idées anciennes et d’en tester de nouvelles. Par exemple, sur la base d’observations visuelles de l’activité explosive de 1924 dans l’Halema’uma’u, les scientifiques pensaient que de tels événements étaient causés par l’interaction des eaux souterraines avec des roches ou du magma à haute température et craignaient que cela se reproduise en 2018. [Note personnelle: La vidange régulière de l’Overlook Crater a montré qu’il n’y avait pas d’interaction avec les eaux souterraines. De ce point de vue, les craintes du HVO étaient infondées.]
Un autre événement intéressant a été le processus d’effondrement de l’Halema ’uma ’u. Selon le HVO, la situation était « remarquablement prévisible ». En effet, la sismicité a progressivement évolué en crescendo en l’espace de 1 à 3 jours, jusqu’au moment où le plancher de la caldeira s’est affaissé soudain de plusieurs mètres en quelques secondes. Le phénomène s’est répété des dizaines de fois entre mai et août 2018 (voir le graphique ci-dessous). Un phénomène similaire a été constaté lors de l’effondrement sommital du volcan Miyakejima au Japon, en 2000.
La question est maintenant de savoir comment va évoluer la situation. Le HVO persiste en affirmant que l’éruption traverse « une accalmie » et pourrait redémarrer à tout moment. L’Observatoire fait référence à plusieurs événements du passé. Après l’effondrement et les explosions du Kilauea en mai 1924, la lave est revenue sur le plancher de l’Halema’uma’uu au cours de sept brefs épisodes éruptifs entre juillet 1924 et septembre 1934. Les géologues du HVO pensent que la même chose pourrait se reproduire dans les mois ou les années à venir. La plus longue période de repos éruptif dans l’histoire du Kilauea a eu lieu de 1934 à 1952, sans lave active sur le volcan pendant 18 ans! Cela montre que le Kilauea peut se tenir tranquille pendant des décennies.
[Ma question est la suivante: Comment le HVO peut-il affirmer que si la lave apparaît à nouveau, elle fera partie de la même éruption? Tous les paramètres sont actuellement proches de la normale et cela fait deux mois qu’aucune lave active n’a été observée dans la Lower East Rift Zone! Sur le Piton de la Fournaise, à la Réunion, les éruptions sont généralement espacées de quelques mois et sont considérées comme des événements distincts. Le Kilauea et le Piton de la Fournaise sont tous deux des volcans de «point chaud». Pourquoi les observatoires devraient-ils adopter des politiques différentes? Si l’OVPF raisonnait comme le HVO, les épisodes éruptifs à répétition du Piton de la Fournaise pourraient être considérés une seule et même éruption susceptible de durer des mois, voire des années. En tant que tel, le Piton rivaliserait avec le Kilauea! Les scientifiques américains avaient laissé entendre que l’éruption de 2018 durerait des mois, voire un an. Madame Pelé en a décidé autrement. Dans la mesure où nous ne savons pas prévoir les éruptions, des erreurs sont possibles. Il n’y a pas de honte à cela. Les scientifiques du HVO devraient admettre que la dernière éruption du Kilauea est bel et bien terminée et que la prochaine sera une nouvelle éruption! C’est une question d’honnêteté scientifique.]

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It is a well-known behaviour among Americans: They often tend to say they are the best and the strongest! They are fond of using superlatives. What happens in their country happens nowhere else. This is the spirit that underlies the latest “Volcano Watch” released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). According to the Observatory, Kilauea’s latest eruption “marks a watershed for volcano science, not only in Hawaii but also worldwide.”

The article reminds us that summit collapses like the one that profoundly reshaped the Kilauea caldera are relatively rare. At Kilauea, it was the largest summit collapse since at least the year 1800, and it included the strongest summit explosions since 1924. Only three comparable events have occurred at basaltic volcanoes worldwide in the past 50 years, at Piton de la Fournaise (Reunion Island), Miyakejima (Japan) and Fernandina (Galapagos). Much larger explosive events have occurred in Kilauea’s past but not since 1790.

Other aspects of the 2018 activity were also unusual :

– The M 6.9 earthquake that struck Kilauea’s south flank on May 4th, 2018 was the largest in Hawaii since 1975.

– The SO2 emission rate during the main phase of the Lower East Rift Zone eruption, at least 50,000 tons per day, was the highest ever measured at Kilauea.

– The lava production rate from Fissure 8 also was unusually high for Kilauea, about three times higher than during the 1955 and 1960 Lower East Rift Zone eruptions.

Such extraordinary events give scientists an opportunity to study aspects of Kilauea’s behaviour first-hand, to challenge old ideas, and to test new ones. For example, based on visual observations of the 1924 explosive activity at Halema‘uma‘u, scientists thought such events were caused by the interaction of groundwater with hot rock or magma and feared it might happen again in 2018. [Personal note]: The regular drainage of the Overlook Crater showed there was no interaction with groundwater. From that point of view, the HVO’s fears were unfounded. .

Another interesting event was the process that left the deep pit where Halema‘uma‘u had been. HVO says it was “remarkably predictable.” A regular pattern emerged in which seismicity gradually built to a crescendo over 1-3 days, until the caldera floor suddenly dropped several metres in a matter of seconds. The pattern repeated dozens of times from May to August 2018 (see graph below). A similar pattern was recognized during summit collapse at Miyakejima volcano, Japan, in 2000.

The question is to know what will happen next. HVO persists in saying that the eruption is going through “a lull” and might restart at nay moment. The observatory refers to several events of the past. Following Kilauea’s collapse and explosions in May 1924, lava returned to the floor of Halema‘uma‘u during seven brief eruptions from July 1924 to September 1934. HVO geologists think the same could happen again in the coming months or years. The longest period of eruptive quiescence in Kilauea’s recorded history followed from 1934 to 1952, with no active lava on the volcano for 18 years! So, Kilauea could stay quiet for decades.

[My question is: How can HVO say that if lava emerges again it will the same eruption that is continuing? All parameters are currently close to background levels and no lava has been seen in the Lower East Rift Zone for two months! On Piton de la Fournaise on Reunion Island, eruptions are usually spaced by a few months and are considered as different eruptions. Both Kilauea and Piton de la Fournaise are ‘hotspot’ volcanoes. Why should observatories adopt different policies? If OVPF reasoned like HVO, the Piton de la Fournaise repetitive eruptive episodes might become a single eruption lasting for months and even years. As such, it would rival with Kilauea’s eruptions! U.S. scientists suggested that the 2018 eruption would last for months or even a year. Madame Pele decided differently. As we are not able to predict eruptions, mistakes are possible. HVO scientists should admit the last eruption is over and that the next one will be a new one! It’s a matter of scientific honesty.]

Les tiltmètres ont parfaitement montré les événements successifs d’effondrement et d’affaissement de la caldeira sommitale du Kilauea (Source : HVO)

La dernière éruption du Kilauea, avec ses énormes coulées de lave et les effondrements sommitaux fut l’une des plus extraordinaires des dernières décennies (Crédit photo: USGS / HVO)