Reprise des conférences à l’automne

Avec l’amorce du déconfinement, certaines associations et collectivités commencent d’ores et déjà à s’organiser, en espérant que le COVID-19 ne connaîtra pas un rebond à l’automne avec la disparition de la chaleur estivale. Je commence à être sollicité pour présenter les conférences annulées ces dernières semaines à cause du virus.

Je compte reprendre mes conférences à partir du mois d’octobre. Deux sont au programme :

Volcans et risques volcaniques :

Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu ? Sommes-nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaierai de répondre.

Mon exposé se poursuit avec deux diaporamas (une vingtaine de minutes chacun) en fondu-enchaîné sonorisé destinés à illustrer les deux grands types de volcans. La Java des Volcans conduit le public auprès des volcans gris d’Indonésie tandis que Hawaii le Feu de la Terre fait côtoyer les coulées de lave rouge du Kilauea.

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Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique :
Mes pérégrinations à travers notre planète m’ont permis de me rendre compte de la vitesse à laquelle fondent les glaciers. J’ai décidé de m’éloigner momentanément du monde chaud des volcans pour tirer la sonnette d’alarme au travers de cette conférence
La banquise et les glaciers rétrécissent comme peau de chagrin… Aucun continent ne semble épargné. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de très graves problèmes.
Mes propos sont illustrés par un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé d’une vingtaine de minutes : Glaciers d’Alaska, un monde en péril.

Je propose mes ouvrages à l’issue de ces conférences et j’aurai plaisir à vous les dédicacer.

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Si votre commune, votre association ou votre comité d’entreprise est intéressé, merci de me contacter par courrier électronique (grandpeyc@club-internet.fr) pour définir les modalités de mon intervention.

Les émissions de SO2 du Kilauea pendant l’éruption de 2018 // Kilauea’s SO2 emissions during the 2018 eruption

L’éruption du Kilauea dans la Lower East Rift Zone (LERZ) en 2018 a libéré d’énormes quantités de dioxyde de soufre (SO2) et l’ensemble de l’archipel hawaïen a parfois été envahi par le brouillard volcanique, ou vog.
Pour mesurer les émissions de SO2, les volcanologues utilisent un spectromètre. L’instrument est généralement installé à bord d’un véhicule ou un avion qui passe sous le panache de SO2 et mesure l’absorption de lumière par le gaz. Plus il y a de SO2, moins la lumière ultraviolette (UV) atteint le spectromètre. En 2018, il y avait tellement de SO2 que le spectromètre pouvait à peine détecter cette lumière, ce qui n’a guère facilité les mesures.
Le spectromètre mesure la lumière UV sur une gamme de longueurs d’onde. Normalement, avec de faibles émissions de SO2, on examine les longueurs d’onde où l’absorption de SO2 est importante, ce qui permet de détecter de très faibles quantités de gaz. En 2018, la situation a été beaucoup plus compliquée car aucune lumière UV n’atteignait l’instrument. Les scientifiques du HVO ont alors examiné une partie du spectre UV où l’absorption de SO2 est 500 fois plus faible, de sorte qu’une certaine quantité de lumière UV restait détectable.
Après avoir traité les mesures dans la nouvelle gamme de longueurs d’onde, les données ont révélé que pendant la majeure partie du mois de juin et début juillet 2018, les fractures dans la LERZ ont émis près de 200 000 t / j (tonnes / jour) de SO2. Ce sont les niveaux d’émission les plus élevés jamais mesurés sur le Kilauea avec le spectromètre UV qui a commencé à être utilisé vers la fin des années 1970. Il se peut que les premières fontaines de lave du Pu’uO’o en 1983, et peut-être l’éruption du Mauna Loa en 1984, aient montré des niveaux de SO2 similaires, mais ces mesures ont probablement souffert de la même sous-estimation que les premières mesures effectuées par le HVO en 2018. Elles avaient alors révélé des émissions de 15000 t / j (tonnes / jour). Malheureusement, les données fournies par le spectromètre des années 1980 ne peuvent pas être traitées de la même manière que les données de 2018.
Les scientifiques du HVO estiment que l’éruption de 2018 a émis plus de 10 Mt (mégatonnes, ou millions de tonnes) de SO2 entre mai et début août. Au cours de ces trois mois, le Kilauea a émis cinq fois plus de SO2 que pendant la seule année 2017. Peu d’éruptions récentes sur Terre ont émis autant de SO2, et lorsqu’elles l’ont fait, il s’agissait généralement d’éruptions explosives majeures sur des stratovolcans.
L’éruption fissurale de l’Holuhraun (Islande) en 2014 également émis environ 10 Mt de SO2, mais en 6 mois, et non 3 comme le Kilauea. À titre de comparaison, la plus grande éruption volcanique du siècle dernier, celle du Pinatubo (Philippines) en 1991, n’a émis que deux fois plus de SO2 que celle du Kilauea en 2018, mais de manière explosive en une seule journée.
Depuis la fin de l’éruption de 2018, le Kilauea a émis beaucoup moins de SO2. Fin 2018, les émissions étaient d’environ 30 t / j au sommet et sur le Pu’uO’o, et presque nulles dans la LERZ. Début 2019, le Pu’uO’o a retrouvé des niveaux proches de zéro. Bien que du SO2 se dissolve dans l’eau du lac dans le cratère de l’Halema’uma’u, les niveaux d’émission de SO2 en ce moment sont les plus bas observés sur le Kilauea depuis plus de 30 ans.
Source: USGS / HVO.

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Kilauea’s Lower East Rift Zone (LERZ) eruption in 2018 released huge amounts of sulphur dioxide (SO2) and the whole Hawaiian archipelago was sometimes invaded by the volcanic fog, or vog.

To measure SO2 emission rates, volcanologists use a spectrometer. The instrument is mounted to a vehicle or aircraft, which passes under the SO2 plume and measures the absorption of sunlight by SO2 overhead. The more SO2, the less ultraviolet (UV) light reaches the spectrometer. In 2018, there was so much SO2 that the spectrometer could barely detect any UV light at all, which made it difficult to determine the exact amount of gas overhead.

The spectrometer measures UV light over a range of wavelengths. Normally, with low SO2 emissions, one examines wavelengths where SO2 absorption is significant, which allows to detect even very small amounts of gas. But 2018 was different as nearly no light was reaching the instrument. HVO scientists examined a part of the UV spectrum where SO2 absorption is 500 times weaker, so some UV light would still be detectable.

After re-processing all measurements in the new wavelength range, the data revealed that for much of June and early July of 2018, fissures in the LERZ emitted nearly 200,000 t/d (tonnes/day)of SO2. These are the highest SO2 emission rates measured at Kilauea using the UV spectrometer technique, which began in the late 1970s. Early Pu’uO’o high lava fountains, and perhaps Mauna Loa’s 1984 eruption, may have had similar emission rates, but those measurements likely suffered from the same underestimation as HVO’s initial 2018 analyses which revealed emissions of 15,000 t/d (tonnes/day). Unfortunately, because of older spectrometer technology, data from the 1980s cannot be reprocessed in the same way as 2018 data.

HVO scientists now estimate that the 2018 eruption emitted over 10 Mt (megatonnes, or millions of tonnes) of SO2 between May and early August. In those three months alone, Kilauea emitted five times the SO2 it emitted in the year 2017. Few recent eruptions on Earth have released that much SO2, and when they do, they are generally large explosive eruptions at stratovolcanoes.

Most similar to Kilauea’s eruption was the 2014 Holuhraun fissure eruption in Iceland, which also emitted about 10 Mt of SO2, though in 6 months rather than just 3. For comparison, the largest volcanic eruption of the past century, Mount Pinatubo in the Philippines in 1991, only released about twice the SO2 mass of Kilauea’s 2018 eruption, albeit explosively on a single day.

Since the extremely high emissions in 2018 ended, Kilauea has been releasing far less SO2. By late 2018, SO2 emissions were about 30 t/d at the summit and Pu’uO’o, and near-zero in the LERZ. By early 2019, Pu’uO’o had dropped to near-zero levels as well. Though some additional SO2 is dissolving into the new lake in Halema‘uma‘u Crater, current emission rates are the lowest that have been observed at Kilauea in over 30 years of measurements.

Source: USGS / HVO.

Emissions de SO2 au sommet du Kilauea et sur l’East Rift Zone (Photos : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’Etna (Sicile) reste actif avec, de temps en temps, des épisodes stromboliens. L’un d’eux a été observé au Nouveau Cratère SE (NCSE) à 02:12 (UTC) le 22 mai 2020, avec le passage momentané au Rouge de l’alerte aérienne. L’événement a produit un nuage de cendres qui s’est élevé jusqu’à 4,5 km au-dessus du niveau de la mer.
L’activité strombolienne se poursuit également dans la Voragine, avec des émissions périodiques de cendres.
L’amplitude du tremor a légèrement augmenté au cours de l’épisode éruptif au NCSE, mais les mesures de déformation du sol ne montrent pas de variations significatives.
Source: INGV.

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 Le Kilauea (Hawaï) n’est pas en éruption. Son niveau d’alerte reste à « Normal ». Les données de surveillance montrent niveaux normaux de sismicité et de déformation du sol, de faibles taux d’émissions de SO2. On n’a observé que de rares modifications géologiques depuis la fin de l’éruption en septembre 2018. La mare d’eau au fond de l’Halema’uma’u continue de s’étendre et de s’approfondir lentement.
Le Mauna Loa (Hawaï) n’est pas en éruption lui non plus et son niveau d’alerte reste  à ADVISORY (surveillance conseillée). Ce niveau d’alerte ne signifie pas qu’une éruption est imminente ou va se produire à court terme.

Des séismes de faible amplitude sont régulièrement enregistrés sous la zone sommitale du volcan. La plupart d’entre eux se produisent à des profondeurs inférieures à 8 km. Les mesures GPS montrent une augmentation lente de l’inflation sommitale, signe de la poursuite de l’alimentation du système magmatique superficiel du volcan.
Source: HVO.

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Le 25 mai 2020, un panache de cendres du Karymsky (Kamchatka) était visible sur les images satellites, ce qui a incité le KVERT à élever à l’Orange la couleur de l’alerte aérienne. L’activité explosive du 27 mai a généré des panaches de cendres qui ont atteint 5 km au-dessus du niveau de la mer.
La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange sur l’Ebeko, le Klyuchevskoy et le Sheveluch.
Source : KVERT.

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L’incandescence reste visible de nuit au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). Des événements explosifs envoient régulièrement des matériaux incandescents et des panaches de cendres à plusieurs centaines de mètres au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle à 5 niveaux).

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L’activité éruptive reste intense sur le Fuego (Guatemala). Dans la soirée du 20 mai 2020, une nouvelle coulée de lave a parcouru 300 m dans la ravine Ceniza. Les explosions produisent des ondes de choc et des panaches de cendres qui s’élèvent à environ 1 km au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs sont encore observées dans plusieurs ravines.
Source: INSIVUMEH.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru (Indonésie). Les blocs de lave qui se détachent de l’extrémité des coulées parcourent 400 à 700 m dans la ravine Kembar sur le flanc sud du volcan. Les panaches de cendres montent à 200-500 m au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.

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En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo intéressante montrant le cratère Voulvoul édifié par la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Le document d’Alain Bertil montre l’épaisse couche de lapilli qui recouvre la zone éruptive. On peut voir que la lave en éruption était très fluide, avec de grandes quantités de soufre. Cette fluidité explique également les impressionnants écheveaux de cheveux de Pelé observés sur toute la zone sommitale et même au-delà. De grandes fractures concentriques tranchent le sol autour du nouveau cratère et continuent à émettre de petits panaches de vapeur. Bien que l’éruption se soit produite il y a plus d’un mois, on peut encore entendre dans le sol le bruit émis par le refroidissement de la lave.
https://youtu.be/XmutcGPT0ZU

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Here is some news of volcanic activity around the world.

 Mt Etna (Sicily) remains active with occasional strombolian episodes. One of them was observed at the New Southeast Crater (NSEC) at 02:12 UTC on May 22nd, 2020, forcing authorities to momentarily raise the Aviation Colour Code to Red. The event produced an ash cloud that rose up to 4.5 km above sea level.

Strombolian activity continues at Voragine with periodic ash emissions.

Volcanic tremor amplitude slightly increased during the increase in activity at the NSEC, but ground deformation measurements do not show any significant variations.

Source : INGV.

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Kilauea (Hawaii) is not erupting. Its Alert level remains at NORMAL. The monitoring data show typical rates of seismicity and ground deformation, low rates of SO2 emissions and only minor geologic changes since the end of eruptive activity in September 2018. The water lake at the bottom of Halema‘uma‘u continues to slowly expand and deepen.

Mauna Loa (Hawaii) is not erupting and remains at Volcano Alert Level ADVISORY. This alert level does not mean that an eruption is imminent or going to happen in the short term.

Small-magnitude earthquakes are regularly recorded beneath the volcano’s summit area. Most of them occur at shallow depths less than 8 km. GPS measurements show slowly increasing summit inflation consistent with magma supply to the volcano’s shallow storage system.

Source: HVO.

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On May 25th, 2020, an ash plume from Karymsky (Kamchatka) was visible in satellite images, prompting KVERT to raise the Aviation Colour Code to Orange. Explosive activity on May 27th generated ash plumes that rose up to 5 km above sea leval.

The Aviation Colour Code remains at Orange on Ebeko, Klyuchevskoy, and Sheveluch.

Source: KVERT.

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Incandescence can still be seen at night at Sakurajima’s Minamidake Crater (Japan). Explosive events send amincandescent material and ash plumes several hundred metres above the crater. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale).

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Activity is still high at Fuego (Guatemala). In the evening of May 20th, 2020, a new lava flow travelled 300 m down the Ceniza drainage . Explosions produce shock waves and ash plumes that rise about 1 km above the summit. Avalanches of blocks are still observed in several drainages.

Source: INSIVUMEH.

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Eruptive activity continues at Semeru (Indonesia). Incandescent material from the ends of lava flows descends 400-700 m in the Kembar drainage (on the S flank). Ash plumes rise 200-500 m above the crater. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay outside a 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

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By clicking on the link below, you will see an interesting video showing the Voulvoul Crater built by the last eruption of Piton de la Fournaise (Ile de la Reunion). Alain Bertil’s document shows the thick layer of lapilli that covers the eruptive area. One can see that the erupted lava was very fluid, with large amounts of sulphur. This fluidity also accounts for the huge volumes of Pele’s hair that were observed all over the summit area. Large cracks can be seen around the new crater, still emitting small steam plumes. Although the eruption occurred more than a month ago, one can still hear in the ground the noise made by the cooling of the lava.

https://youtu.be/XmutcGPT0ZU

Vue du Piton Voulvoul (image issue de la vidéo)

Glaciers et grottes de glace sur les volcans // Glaciers and ice caves on volcanoes

Alors que la plupart des glaciers dans le monde reculent en raison du réchauffement de la planète, quelques autres parviennent à se développer grâce à des conditions locales très particulières. L’un d’eux est apparu dans le cratère du Mont St Helens. Ce glacier – tout simplement baptisé Crater Glacier – est probablement l’un des plus jeunes au monde.
Les glaciers du Mont St Helens n’ont rien d’extraordinaire. Avant 1980, le volcan était un cône orné d’une douzaine de petits glaciers. La plupart d’entre eux ont été détruits ou ont fondu au cours de l’éruption de mai 1980.
L’ouverture en forme de fer à cheval laissée par l’éruption a fourni un refuge parfait pour héberger un petit glacier. Son orientation vers le nord a permis de protéger la neige du soleil. Une épaisse couche de débris volcaniques s’est accumulée sur le fond du cratère, fournissant un bon isolant contre la chaleur volcanique en dessous.

La glace a, par endroits, une épaisseur d’environ 190 mètres. Mesuré en ligne droite de la source jusqu’à son front, le glacier a environ 2 kilomètres de longueur. Il convient de noter que sa progression a ralenti considérablement en 2014 et il avait commencé à régresser quand je l’ai observé en 2015. L’accès est interdit à l’intégralité du cratère sauf aux personnes disposant de permis de recherche. Il convient en effet de protéger cet environnement fragile et dangereux où les pièges sont nombreux.

Les grottes de glace du Mt St Helens ont fait l’objet d’un intéressant reportage bien illustré dans le National Geographic.

https://www.nationalgeographic.fr/sciences/2020/05/plongee-dans-les-grottes-de-glace-du-mont-saint-helens?fbclid=IwAR1DGCYiff_Q0CcfBZZ-gaLt86aNdQTg0STtuBsFOyWq5vFCh76VvrhrOWM

On trouve des grottes de glace sur d’autres volcans comme le Mont Hood ou le Mont Rainier. Voir ma note du 6 février 2016 sur les grottes de cette montagne.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/02/06/les-grottes-de-glace-du-mont-rainier-mount-rainier-ice-caves/

Il existe d’autres grottes sur la Mauna Loa (Hawaii) et sur l’Etna (Sicile). Je leur ai consacré une note le 9 janvier 2016 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/01/09/les-grottes-de-glace-du-mauna-loa-hawaii-et-de-letna-sicile-ice-caves-on-mauna-loa-hawaii-and-mt-etna-sicily/

A côté de ces glaciers et de leurs grottes, il est bon de rappeler que l’on trouve des trous de glace très surprenants sur certains volcans éteints comme ceux de l’Auvergne, en particulier dans la cheire du Puy de Côme. Les adhérents de l’association L.A.V.E. pourront relire un article que j’ai écrit à leur sujet dans le n°48 de la revue LAVE. Il est intitulé « Les trous de glace de la cheire du Puy de Côme. » La formation de ces caractéristiques géologiques est très bien expliquée et illustrée sur ce site web :

https://planet-terre.ens-lyon.fr/image-de-la-semaine/Img357-2011-06-27.xml

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While most of the world’s glaciers are retreating due to global warming, a few others are able to develop due to very specific local conditions. One of them appeared in the crater of Mount St Helens. This glacier – simply called Crater Glacier – is probably one of the youngest in the world.
The glaciers of Mount St Helens are nothing extraordinary. Before 1980, the volcano was a cone covered with a dozen small glaciers. Most of them were destroyed or melted down during the May 1980 eruption.
The horseshoe-shaped opening left by the eruption provided a perfect refuge for a small glacier. Its northward orientation made it possible to protect the snow from the sun. A thick layer of volcanic debris accumulated on the bottom of the crater, providing good insulation against the volcanic heat below.
The ice is, in places, about 190 metres thick. Measured in a straight line from the source to its front, the glacier is about 2 kilometres in length. It should be noted that its progress slowed down considerably in 2014 and it had started to retreat when I observed it in 2015. Access is prohibited to the entire crater except for people with research permits. It is indeed necessary to protect this fragile and dangerous environment where traps are numerous.
The ice caves of Mt St Helens have been the subject of an interesting report well illustrated in National Geographic.
https://www.nationalgeographic.fr/sciences/2020/05/plongee-dans-les-grottes-de-glace-du-mont-saint-helens?fbclid=IwAR1DGCYiff_Q0CcfBZZ-gaLt86aNdQTg0STtuBsFOyWq5vFCh76VvrhrOW

Ice caves are found on other volcanoes such as Mt Hood or Mount Rainier in the United States. See my post of 6 February 2016 about the caves on this mountain:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/02/06/les-grottes-de-glace-du-mont-rainier-mount-rainier-ice-caves/

More caves can be visited on Mauna Loa (Hawaii) and Mount Etna (Sicily). I wrote a post about them on 9 January 2016:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/01/09/les-grottes-de-glace-du-mauna-loa-hawaii-et-de-letna-sicile-ice-caves-on-mauna-loa-hawaii-and-mt-etna-sicily/

Beside these glaciers and their caves, it is worth remembering that there are very surprising ice holes on some extinct volcanoes like those of Auvergne, in particular in the cheire of Puy de Côme. Members of the L.A.V.E. association can reread an article I wrote (in French) about them in issue # 48 of the LAVE review. It is entitled « Les trous de glace de la cheire du Puy de Côme. »
The formation of these ice holes is very well explained and illustrated on this website:
https://planet-terre.ens-lyon.fr/image-de-la-semaine/Img357-2011-06-27.xml

Le « Crater Glacier » du St Helens en 2008 et 2015 (Photos : C. Grandpey)

Plusieurs glaciers ornent le sommet du Mt Rainier (Photo : C. Grandpey)

Stalactites de glace sur l’Etna (Photo : C. Grandpey)