Recherche de l’énergie géothermique au Canada // Looking for geothermal energy in Canada

Les scientifiques canadiens prévoient d’utiliser la tomodensitométrie (CAT scan en anglais) sur le mont Cayley, un volcan de Colombie-Britannique, pour tenter d’exploiter la chaleur souterraine sous ce volcan et la transformer en énergie renouvelable. [À l’origine, la tomodensitométrie est une technologie médicale consistant à utiliser des rayons X pour créer une image tridimensionnelle de l’intérieur du corps humain.].
Situé à environ 24 kilomètres à l’ouest de Whistler, en Colombie-Britannique, le mont Cayley appartient à la chaîne des Cascades où se trouvent également le mont St. Helens et le mont Rainier dans l’État de Washington aux États-Unis. La dernière éruption du mont Cayley remonte aux années 1700, mais il reste beaucoup de chaleur dans le sol.
Un puits foré dans les années 1970 dans le mont Meager, qui se trouve a proximité du Cayley, a révélé une température de 250 °C à une profondeur de 1,5 kilomètre. La présence d’autant de chaleur à une profondeur relativement faible offre une excellente opportunité d’obtenir de l’énergie géothermique. À titre de comparaison, la température en profondeur en Alberta, où certains voient des opportunités géothermiques, n’augmente que de 50 ° C pour chaque kilomètre de profondeur.
Les centrales géothermiques produisent de l’électricité grâce à la chaleur contenue dans l’eau souterraine. Leur succès dépend de la précision du forage des puits; il s’agit de trouver le plus d’eau à la température la plus élevée possible. En raison des coûts, les forages géothermiques doivent atteindre un taux de réussite de 50 % pour être rentables. À titre de comparaison, les foreurs pour le pétrole et de gaz n’ont besoin d’être performants qu’une fois sur sept.
Les géologues canadiens essayent de faire en sorte que les foreurs améliorent leur taux de réussite en leur fournissant une carte 3D de l’intérieur du mont Cayley, sans avoir à utiliser des outils traditionnels tels que les données sismiques. Une partie de la carte 3D est dessinée à partir de la géologie de base. L’équipe scientifique analyse quels types de roches sont présents pour déterminer leur degré de perméabilité ou de porosité. Les géologues essayent aussi de localiser et schématiser les systèmes de failles susceptibles de contenir de l’eau chaude. Ils examinent également la façon dont l’énergie électromagnétique se déplace à travers le volcan. Par exemple, lorsque la foudre frappe, les géologues peuvent examiner comment cette énergie se déplace à travers la terre, là où elle est absorbée et là où elle passe. C’est la raison pour laquelle ils doivent faire des mesures tout autour du volcan afin de le pénétrer sous tous les angles. En procédant de la sorte, ils peuvent commencer à mettre au point une image 3D de ce qui se passe sous terre. En rassemblant ces différentes observations tout autour du volcan, ils peuvent commencer à voir s’il existe une chambre magmatique à 10 kilomètres de profondeur ou un réservoir rempli de fluide chaud à deux kilomètres.
Les résultats pourront ensuite être utilisés par les foreurs pour déterminer exactement où ils doivent se positionner pour obtenir les meilleures ressources thermiques. L’objectif des géologues est donc de réduire la marge d’erreur lors de l’exploration.
Outre les travaux sur le Mt Cayley, le Canada a quelques projets géothermiques en cours. Des entreprises au Saskatchewan et en Colombie-Britannique ont foré des puits et d’autres sociétés ont également des projets de forage. L’Alberta s’est récemment joint à la Colombie-Britannique dans l’élaboration d’une politique de développement géothermique. Cependant, aucun puits n’a encore produit d’énergie. De ce fait, le Canada est le seul pays de la Ceinture de Feu du Pacifique à ne pas avoir réussi a exploiter l’énergie géothermique.
Source : Médias d’information canadiens.

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Canadian scientists are planning a “CAT scan” of Mount Cayley, a British Columbia volcano, to try to harness the underground heat beneath this volcano and turn it into renewable energy. [CAT is the abbreviation for Computer-Axial Tomography. Originally it is medical test that involves using X-rays to create a three-dimensional image of the inside of the body].

Located about 24 kilometres west of Whistler, B.C., Mount Cayley, belongs to the Cascade Range, the same mountain chain as Mount St. Helens and Mount Rainier in Washington State in the U.S. Mt Cayley’s last eruption was in the 1700s, but plenty of heat remains in the ground.

At nearby Mount Meager, a well drilled in the 1970s showed temperatures of 250° C at a depth of 1.5 kilometres. So much heat at a relatively shallow depth is a great opportunity for geothermal energy. For comparison, underground temperatures in Alberta, where some see some geothermal opportunities, only rise by 50° C for every kilometre of depth.

Geothermal plants generate power through the heat contained in underground water. Their success depends on sinking wells in just the right place to find the most water at the highest temperatures. Because of the costs, geothermal drillers need a 50 per cent success rate to be viable. As a comparison, oil and gas drillers only need to be right one time out of seven.

Canadian geologists are trying to find ways to help drillers improve their hit rate by building a 3-D map of Mt Cayley’s interior without using traditional tools such as seismic lines.

Part of the map will be drawn through basic geology. The team will analyze which rock types are present to find out how permeable or porous they are, or locating and diagramming fault systems that may hold hot water. They will also use methods such as examining how electromagnetic energy moves through the volcano. For example, when lightning strikes, the geologists can examine how that energy moves through the earth, where it is being absorbed and where it passes through. This is the reason why the geologists will have to go all around the volcano so as to sse into it from all the different angles. By doing this, they can start to develop a 3-D image of what is underground. By collecting these observations all around the volcano, thry can start to see whether there is a magma chamber at 10 kilometres depth or a hot fluid-filled reservoir at two kilometres.

The resulting scan could later be used by drillers to determine exactly where to position themselves to get to the best heat resources. The geologists’ goal is to reduce that exploration risk.

Apart from the work at Mt Cayley, Canada has a few geothermal projects underway. Companies in Saskatchewan and B.C. have drilled wells and a couple more have plans. Alberta has recently joined B.C. in developing a policy for geothermal development. However, no geothermal wells are yet producing energy, making Canada the only country in the Pacific Rim of Fire not to do so.

Source: Canadian news media.

 Vue du Mont Cayley (Crédit photo: Wikipedia)

La Palma (Iles Canaries) , un an après… // La Palma (Canary Islands), one year after….

La Palma vient de célébrer le premier anniversaire de l’éruption de la Cumbre Vieja qui a plongé l’île dans une grande détresse. L’événement n’a fait aucune victime mais a ravagé la vie de nombreuses personnes.
Alors que les autorités organisaient des cérémonies le 19 septembre 2022 pour commémorer le premier anniversaire du début de l’éruption, l’île espagnole n’est plus la même, géologiquement, économiquement ou socialement.
Quelque 3 000 bâtiments ont été ensevelis sous une épaisse couche de lave qui met du temps à se refroidir après avoir atteint une température de 1 140 °C. De nombreuses bananeraies, des routes et des systèmes d’irrigation ont subi le même sort.
A côté de l’agriculture, le tourisme est essentiel à l’économie de l’île. Cependant, la moitié des 8 000 lieux d’hébergement officiellement répertoriés restent fermés en raison de la présence de gaz toxiques. C’est aussi la raison pour laquelle environ 170 habitants vivent encore dans des chambres d’hôtel.
L’ancien site touristique de Puerto Naos est devenu une ville fantôme. La lave n’a pas atteint la ville, mais la forte concentration de gaz carbonique a entraîné l’évacuation de ses 1 000 habitants. La plupart vivent chez des proches et tous continuent de se demander quand ils seront autorisés à rentrer chez eux.
La Palma, avec une population de 84 790 habitants, a vu la visite de nombreux hommes politiques et autres dignitaires. Des membres du gouvernement, dont le Premier ministre Pedro Sánchez, se sont rendus sur l’île à de nombreuses reprises, principalement pour annoncer de nouveaux programmes d’aide. Des fonds publics d’un montant total de 566 millions d’euros, destinés à aider à la reconstruction, ont été débloqués par le gouvernement.
Pourtant, un groupe de personnes affectées par l’éruption célèbre l’anniversaire en protestant contre la mauvaise gestion des fonds. D’autres expliquent qu’après l’éruption qui a duré 85 jours, la solidarité a disparu. Les producteurs de bananes se plaignent de l’insuffisance des subventions.
Cependant, certains entrepreneurs font des efforts pour faire redémarrer leurs entreprises et essaient de tirer parti de l’éruption. Pendant l’événement, j’ai évoqué un astronome qui proposait des programmes nocturnes d’observation des étoiles sous le ciel clair des îles Canaries. D’autres habitants guident les visiteurs à travers la cendre volcanique.
Le volcan n’a pas encore reçu de nom. Avant l’éruption, on le connaissait sous le nom de Cumbre Vieja, qui était aussi le nom du parc national tout autour. Cet été, les habitants de l’île ont proposé de l’appeler Tajogaite, le nom de la région dans l’ancienne langue Guanche.
Malgré les dommages qu’ils ont subis, les habitants de La Palma ont envie de s’en sortir. Il y a à peine deux mois, ils ont obtenu une petite victoire sur le volcan avec l’ouverture d’une nouvelle route tracée sur la lave pour relier les flancs opposés de la vallée d’Aridane qui avait été coupée en deux par l’éruption. La route permet d’atteindre en deux heures des maisons isolées; elle raccourcit les trajets scolaires des enfants et permet l’accès aux plantations de bananes qui ont échappé à l’éruption dans la vallée.
Source : médias d’information internationaux.

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La Palma has just celebrated the first anniversary of the three-month-long eruption of Cumbre Vieja eruption. The event left no casualties but wreaked havoc in the lives of many.

As officials held ceremonies on September 19th, 2022 to commemorate the first anniversary of the start of the eruption, the Spanish island in the Canary archipelago is not the same, geologically, economically, or socially.

Under the thick layer of lava, still slowly cooling down from the initial 1,140°C temperature, some 3,000 buildings were buried along with many banana plantations, roads and irrigation systems.

Alongside agriculture, tourism is essential to the island’s economy. However, half of the 8,000 registered places of accommodation remain closed due to the presence of poisonous gases. This is also the reason why about 170 local people are still living in hotel rooms.

The former touristic spot of Puerto Naos has become a ghost town. The lava didn’t reach the town, but the high concentration of CO2 gases forced the evacuation of its 1,000 residents. Most are staying with relatives, and all continue to wonder when they will be allowed back home.

La Palma, with a population of 84,790 has seen the visit of many politicians and dignitaries. Cabinet members including Prime Minister Pedro Sánchez have visited the island 60 times, mostly to announce new aid packages. Public funds totalling 566 million euros to aid reconstruction have been delivered by the government.

Yet a group of people affected by the volcano is celebrating the anniversary with a protest against the bad management of the funds. Others explain that after the 85-day eruption solidarity disappeared. Banana farmers complain that subsidies were insufficient.

However, some entrepreneurs are finding ways to reshape their businesses and exploit the eruption.

during the event, I wrote about an astronomer who offered nighttime stargazing programs under the clear Canary Island sky. Other locals guide visitors through the volcanic ashes.

The volcano has not yet been given a name. Befoer the eruption, it was known as as Cumbre Vieja, the name of the surrounding national park. This summer, island residents voted to call it Tajogaite, the name of the area in the ancient Guanche language.

Despite the damage they suffered, local people are determined to thrive. Just two months ago, the islanders were able to claim a minor victory over the volcano with the opening of a new road built over the lava rock to connect the sides of the Aridane Valley that was split in two by the eruption.The road takes two hours to reach isolated houses, shortens kids’ school routes and allows access to the surviving banana plantations in the valley.

Source: International news media.

Les webcams ont permis d’observer l’éruption du Cumbre Vieja depuis son fauteuil, avec de superbes images…

Une photo de l’éruption, prise par Nathalie Duverlie, figure sur la couverture du livre « Histoire de Volcans »

 

 

 

 

 

 

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion : Photos de l’éruption

Voici quelques photos de l’éruption du Piton de la Fournaise que vient de me faire parvenir mon ami Christian Holveck. Très belles, comme d’habitude. Avec tous mes remerciements.

Ne manquez pas de visiter le site de Christian. Vous allez en prendre plein les yeux!

http://www.christianholveck.com/

Photos : C. Holveck

Eruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) !

7 heures (heure métropole) – 9 heures (heure locale) : Le Piton de la Fournaise est entré en éruption ce lundi 19 septembre 2022. Une crise sismique a été enregistrée à partir de 6h23. Cette crise, accompagnée de déformations rapides, indiquait que le magma quittait son réservoir pour se propager vers la surface

Moins de deux heures après le début de cette crise sismique, le Piton de la Fournaise est entré en éruption sur le flanc sud-ouest, dans le secteur du cratère Rivals, à environ 2200 m d’altitude.

L’accès à l’ensemble de l’Enclos est interdit. La RN2 reste ouverte à la circulation.

Rappelons qu’une première crise sismique avait été enregistrée le 7 septembre, mais n’avait duré que 2 heures. L’éruption prévue dans les minutes ou les heures suivantes n’avait pas eu lieu. Comme lors de précédents événements semblables, les scientifiques de l’OVPF n’écartaient alors aucune hypothèse quant à la suite.

Au vu des hésitations du magma pour atteindre la surface, on peut raisonnablement penser qu’il ne s’agira pas d’une éruption de grande ampleur. Les conditions météorologiques sont mauvaises ce matin sur le volcan et on ne voit absolument rien sur les webcams. L’Observatoire se veut prudent « Nous ne pouvons pas confirmer l’arrivée de la lave en surface. Néanmoins la présence d’un tremor montre l’émission de gaz chauds et incandescents en surface, et de la possibilité d’émission de lave à court terme. »

Le Journal de l’Ile propose une première vidéo de l’éruption :

https://www.clicanoo.re/article/volcan/2022/09/19/decouvrez-les-premieres-images-de-leruption

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11 heures (heure métropole) – 13 heures (heure locale) : Il a fallu attendre quelques minutes avant 12 heures (heure locale) ce lundi 19 septembre 2022 pour avoir une confirmation visuelle de l’éruption. Les mauvaises conditions météorologiques sur le volcan entravent considérablement les observations. Selon Météo-France, le temps ne devrait pas s’améliorer ce lundi après-midi. Une amélioration est possible mercredi.

La première observation directe de cette nouvelle éruption, depuis le sentier du Piton de Bert, a pu être rapportée peu avant midi par un des scientifiques de l’OVPF. Il a confirmé la localisation de l’éruption à l’intérieur de l’Enclos sur le flanc Sud Sud-Ouest, aux alentours de 2 200 m d’altitude, non loin du cratère Rivals, à l’Est du Piton Kalla et Pelé.

L’accès à l’Enclos est interdit. Pour espérer entrevoir l’éruption, il faudra se rendre sur le Piton de Bert, sur la bordure Sud de l’Enclos. Elle se trouvera alors juste en face.

Cette éruption était attendue depuis la fin de la dernière le 17 janvier dernier car des signaux indiquaient que du magma s’accumulait dans le réservoir magmatique. Une première intrusion a été constatée le 7 septembre dernier, avec une crise sismique mais sans éruption faute de pression suffisante pour permettre au magma d’arriver en surface. C’est ce qui explique le raté de la prévision éruptive à ce moment-là.

Cette fois-ci, la nouvelle intrusion de ce lundi est arrivée en surface Faute de confirmation visuelle, l’OVPF s’est d’abord montré très prudent dans ses communiqués. Selon la directrice, « il est impossible à dire si ce magma va sortir en une seule éruption de grande ampleur et de longue durée, ou par plein de petites éruptions. »

Même sur un volcan effusif bien surveillé comme le Piton de la Fournaise, la prévision éruptive reste fort complexe. On comprend pourquoi elle est quasiment impossible sur les volcans explosifs de la Ceinture de Feu du Pacifique.

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17 heures (heure métropole – 19 heures (heure locale) : L’éruption se poursuit. Après une phase d’augmentation en début d’éruption, l’intensité du tremor volcanique est en baisse progressive depuis 8h00, une évolution habituelle au début de chaque éruption du Piton de la Fournaise.

Les conditions météo restent médiocres, ce qui est fort dommage car c’est souvent au début de l’éruption que les fontaines de lave sont les plus spectaculaires. Voici l’une des rares images de l’éruption, diffusée par le Peloton de Gendarmerie de haute Montagne: (PGHM).

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7 am (Paris time) – 9 am (local time) : Piton de la Fournaise erupted on Monday September 19th, 2022. A seismic crisis was recorded from 6:23 a.m. This crisis, accompanied by rapid deformations, indicated that magma was leaving its reservoir to ascend towards the surface
Less than two hours after the start of this seismic crisis, Piton de la Fournaise erupted on the southwest flank, in the Rivals crater area, about 2200 m above sea level.
Access to the Enclos is prohibited. RN2 remains open to traffic.
A first seismic crisis was recorded on September 7th, but only lasted 2 hours. The eruption expected in the following minutes or hours had not taken place. As in previous similar events, OVPF scientists did not rule out any hypothesis as to the next events.
In view of the hesitations of magma to reach the surface, it is reasonable to think that it will not be a large-scale eruption. The weather conditions are bad this morning on the volcano and we cannot see anything on the webcams. The Observatory wants to be cautious « We cannot confirm the arrival of lava on the surface. Nevertheless the presence of a tremor shows the emission of hot and incandescent gases on the surface, and the possibility of lava emission in the short term. »

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11 a.m. (Paris time) – 1 p.m. (local time): A few minutes before 12 p.m. (local time) this Monday, September 19th, 2022, one could have visual confirmation of the eruption. Poor weather conditions at the volcano significantly hamper observations. According to Météo-France, the weather should not improve this Monday afternoon. An improvement is possible on Wednesday.
The first direct observation of this new eruption, from the Piton de Bert trail, was reported shortly before noon by one of the OVPF scientists. He confirmed the location of the eruption inside the Enclos on the South South-West flank, around 2,200 m above sea level, not far from the Rivals crater, east of Piton Kalla and Pelé .
Access to the Enclosure is prohibited. To hope to catch a glimpse of the eruption, people will have to go to Piton de Bert, on the southern rim of the Enclos. It will then be right in front of them.
This eruption was expected since the end of the last one on January 17th because signals indicated that magma was accumulating in the reservoir. A first intrusion was observed on September 7th, with a seismic crisis but without an eruption due to lack of sufficient pressure to allow magma to reach the surface. This explains the failure of the eruptive prediction at that time.
This time, the new intrusion has come to the surface. For lack of visual confirmation, OVPF was initially very cautious in its press releases. According to the director, « it is impossible to say whether this magma will come out in one large and long-lasting eruption, or in many small eruptions. »
Even on a well-monitored effusive volcano like Piton de la Fournaise, eruptive prediction remains very complex. It is easy to understand why it is almost impossible on the explosive volcanoes of the Pacific Ring of Fire.

Here is a first video of the eruption on the Journal de l’Ile :

https://www.clicanoo.re/article/volcan/2022/09/19/decouvrez-les-premieres-images-de-leruption

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5 p.m. (Paris time – 7 p.m. (local time): The eruption continues. After a phase of increase at the start of the eruption, the intensity of the volcanic tremor has been gradually decreasing since 8:00 a.m., a usual evolution at the beginning of each eruption of Piton de la Fournaise.
The weather conditions remain poor, which is a shame because it is often at the beginning of the eruption that the lava fountains are the most spectacular. See above one of the rare images of the eruption, released by the High Mountain Gendarmerie Peloton: (PGHM):

Photo: C. Grandpey